Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel (France), Port-au-Prince copy, the 1789-1804 only, (20 reels, digitized at NB...

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Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel (France), Port-au-Prince copy, the 1789-1804 only, (20 reels, digitized at NBS from U.FL microfilm; UF/LLMC split costs)
Physical Description:
Mixed Material
Publisher:
1789-1804 only,
Publication Date:

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General Note:
4-per-1789-
General Note:
U. Fl. Microfilm

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Source Institution:
University of Florida
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University of Florida
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Resource Identifier:
LLMC31773
System ID:
AA00000839:00015


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GAZETTE NAI-ONALE ou LE MONITEUR UN IVERSEL

Sdattr dul 7 m vioe a1 U, lt-2, AL,: Ii) l imniv.:Tivinvint rt di Antitoi cunstitu& es, cut'fu6 diiis Ic .11ONII LURM jtII l o U R/,..


Dimanche, 1 o nivte an 1 2 lde Id Rpublirque ( ir jwtavier 804.)


O o00.


EXT E R I.E U R
PORTUGAL.

jlfbonte le i dhesembre ({ i frimaire.)

,Tot st actuelletent tranquille a Lisbonne.
Nous doon nce cal neaux reglemrens sevtres de
police que 1'dn fait executor, depuis les troubles
i eutent lieu dants ceetc ville, '4t dernier. 11
en'c peniis i p ersonne de passer d~s dix beures
du suit dans les rues, metnte dans cel.l des
(wubourgs sans ere muni depapiers qui prouvent
qu'on n'cst point sans aveu-
ALLE MA G N E.

uinne eB 17 Wdecembre ( 25 frimaire.)
leM conicillers et employes de la cour auli ue
imnpeiak sant exempts de la taxe d's revenues. l y
teu a ce sujet des d6bats tr6s-vifs dans le conseil-
d'etat.
-1. a fall, pour la construction del'acqueduc
qu4e le due Albert .de Saxe-Teschen fait etablir
dant le faubourg de Marier-Hilf, des tuyaux de
Ier de vo,ooo toises de longueur. Avant de comn-
neincer les operations, le ginereux fordateUr a
remis 00oo,ooo florins au magistrate.
Hambourg, le, 21 d fembre (29 frimaire.)
Lei couiers de Londres ne nous arrivent point
tigulirement, et sont quelquefois trcs-long-tems
ca route. Le dernier'tque nous avons requ, ne nous
a rien appris de bien intiressant. Le bruit s'dtait
rtpandu dans cette capital que laamiral Nelson
itcut moin; mais on regardait gn&ralement cette
baIselle come fausse. Ony avait appris qUte les
Anglais de Honduras avaient kt6 sommesa une
setonde foi par le go'tverneur espagnol, de quitter
teun -crloni', et s'y etaient reftuses uae second

S-its nouieltes de la Jamat* ue nesont point
.'Tune natLuie res-rassurante,etdoiventfairectaindre
que si on se xefithauit des extrines precautions
te' qron peuiI igard dei negres, is ne prissent
bilenioi -e 4'l s. Plusieurs de ces esclaves y ont
tre penin,l, et o'ntaient pas coupables de moins
gve davoir tu6 leurs maitres. Le gouverneur de
ice a jug ptropos de d6fendre A tous les imis-
aires des quakers de' prcher les negres et d'avoir
aucun commerce avec eux. II en a meme banni
deux du pays.
Il.a &t6 enjoint aux meqniers d'Ecosse d'em-
po er les mules de leurs moulins dans l'intirieur
des terres, au premier bruit d'une descent, ou du,
moini de les briser.-

RATISBON N E.
uite du protocole du college des princes. Siance
du 9 dicembre 18o3 ( 7 frimaire an 12t.
POMtiRANIS antitieure, suo loco et ordine.
S. NM. e roi de Suede a donn6 l'ordre, en sa
'3talit de dijc de la Poimranie antericure A sa
l'kgation comitiale de remercier S. M. I. des soins
q.u'elle a doinns tani au maintien de la constitu-
tion germanique en general, qu'A celui des droits
des membres de. 'Empire en ,particulier et de
demander que S. M. I. soit priee de faire connaitre
aussit6t que possible ses propositions ulterieures,
r rgler I'objet contenu dans son dUcret de cour,
ditU 1 8 juillet de cette antiee
*Au reste cormi le te glcrcent des iridemnit.s
et.lseeffeTts ont d,'j, hit naitrc plusi-eu'i diltir[:n I.,
at n] font encore craindre d'autres, cette lmionf
rit davis que S. M. I. soit pre rcspectuoeuuicimII
41t vouloir bien proposer les thesures convenables
Pour les fair cesser et prevenir alin que toutes
t8 contestations entire les membres du corps ger-
miniquc sc.ient tV minces, et qu'ils puissent tous
rguA leur alt,.:ntion vers le bien gnrnal, auquel
I .le roi de ,uSile -'attachera do son cote a con-
tibuter, coOformemenrt A ses devoirs.

Sthiooa etc.
4'i KhtMtLkFErc, sto Iof ct ordiue \
S. A. 8. E. a d.j.i fait coonamtre par son subde-
IuC, le 93 tbro i80o dats la i 9. seance de
a 4tepuin11.1i(d, adJn taii 4e it B sub membalro,
: c., Son opinion au sujet de la tolerance Teli-
S8* adle at u''.ip qui, lpnrsdic dins


quellileb votes .imis detnierenient suir 1'affaire nt
proposition ainsi qu'il suit: '
Que quant a ia constitution eligteuse des pays
et territoes allemands, I'exercice de la religion qui
y est tablie devia 4?Ie conlim! < dins le reces de
la deputation garanti et mis it I'abri de toute
attvinte, qu'on devia laisser a chaqae religion la
libre jouijjnce et possession dis funds d'eglises et
ad'ecles ,qui lui appartiennent d'aprcs la stipula-
tion du tiaite de Wes'iphalie et la S rIctionner
IobnellUement dans le Iuini recas de la deptwation ,
( sjuf oute tois les biers eccld6iastilques qui, par
e plan general, sont destin.s Ia.acuiilaii.,iiorn, ou
!;.si&s la libie disposition deot nOicauxc souverains);
mais come les droits des souve'r.ari des pais alle-
main's relatifs a la religion et son exercise londea
sur la paix de Weiiphalie doivertt leur rester
come une emanation de la hperiorite territb-
riale, S. A. S. Ie due desirera t aussi de son c6td
que parmi toutes les religions. qui'-existent dans
I empire, I'intolerance qut ~taii devenue presque
constitutionnelle danrg p usieurs Etas et les haines
religieu es etlesprit de persecudofa qitA en talentt la
suite, fissent place aux principes d'une veritable
tolerance religieuse et estimod 6tipioque et que
par la sanction de ces principles et;sentimens lib&
raux, de la part de tout l'Emipiri, le chemin pour
les r6pandre filt fray6 et qu'en consequence le
prircipe d'une tolerance religieuse et gerierale, et
de la pleine jouissance des droits civil pour chaque
religion, sans qu'il puisse cependant tre touch
aux fonds appartenans A 'eglise et aux- coles, tit
ktabli come loi d'Empire d'une maniere &gale-
ment obligatoirepour Ie souverains et les sujets. ,,
Or, comme S. A. S. E. a vu avec plaisir, par
le protocole des deux. olleigessupericurs de l'Em-'
pire, que le memne vceu a et ianiieste dans quel-
ques uns des votes ciuis jusqu'ici d qu'il appert par
les raisons sur lesquelles ldie a appuye son opinion
A cet 6gard dans la: l99' sance dela deputation ex-
traordinaire. de lEEmpire qu'elle accederait de son
c6ti volontiers A la resolution que S. M. L. et I'Em-
pire preudiaient de fia)er le chernin pour repandre
ces sentimens de tolerance en Ic sanctionnant par
une loi gentiale de I'Ernpie', ia legation de S. A.
S. E. n a pas du nmanquer, d.'aprs l'ordre express
qu'elle a vetwo de porter cLelce dicranion au ptoto-
cOIle, noyennant Ie present supplement. ,
ELLWANtEN connite Wurtem erg,
AR1MBERG suo loco et ordine m -
S. A. S. le duc d'Aremnberg a citrgd sa lgation
d'accorder entierement: et avec pleine conviction
au vote de S. A. S. It prince de Schwarzenberg,
porte an protocole le a de ce niois re tlativement au
decret de cour du 3o juin, qui est I'objet de la deli-
beration et de prier iterativement ses bauts-coetars
de vouloir bien avoir regard A la demand d'une
deuxieme voix virile A affected sur la seigneurie
d'Empire de Mappen, que sa legation a adresse a
la diete genera!e en date du re. de ce mois, et
qui a dte dict6 le 6.

UlUriora si opus, reservando.

LA ToUR ET TAXIS suo loco ca ordine.
S. A. S. le prince regnant de la Tour et Taxis, a
charge sa legation d'etuettre le vote suivant, rela-
tivement au decret.de cour du 3o juin i8o3, sou-
mis A la ddliberation.
On doit des tres-humbles remercimens a S. M. I.,
pour les soins infatigables avec lesquels elle s'oc-
cupe du ,maintien de la constitution germanique
dans toutes ses parties. Le ddcret de cour sus-men-
tionne en est une preuye maniteste et announce
en mrene-items un esprit de modeiation et de tole-
rance qui est dans le plus bel accord avec les
progress de laxuieres et des sefitimens libiraux.
On espere en consgquento' .que de la part des
pp craftlIis on fera 'd1 aumit r inior;, J-! IH'llnI dti con-;
sentir a la parity au college des princes qu'on se
roose, et qui est entierenent conform an sens
e la paix de Westphalie, qu'en dernier lieu le
part catholique dirige par Ies minmes priunpes
liberaux, s'est niontie favorable au part protes-
tant par rapport a la collation de nouvelles voix
au college des princes.
D'apris ces considerations importantes, S. A. S.
th6esite pas ,
i) De se joindie A S. M. I. relativement A ses
Pip.,it-ii..w., tendantes A retablir la parity au col-
6ege des princes ;
so. S. A. S. est d'avis et propoo, quant A
ia collation de nouvelles voix;


a. Qu'on doit principalement avoir ,gard aux
pretentions tres-londee, de i'auguste mason archi-
ducale d'Autriche, d'apres ces demandles mode~les ;
b., Qu'on doit egalement avoir egaid. de pre-
ference A d'autres qui n'ont point tncore de voix,
pux masons princiees qui etant dijA pourvu,..s
de voix viriles, >peuvent justifier de leur quali-
fication sufisante pour en acqucir de nouvelles;
nC Que quant aux nouvelles voix A introduire ,
on doit inagster sur la qualification cxgc par les
lois d'Enpire et la capitulation inipe6iale;
d. Dans la supposition du rctahlissenient de la
panrif. S. A. S. propose que l'introduction des
xiouvlles voix crtOes par le XXXII du reces
de deputation ait lieu simultanetment avec ce i-
tablisemnentr.
L o B I o w I T Z silo loco et ordine.
La legation de S. A. S. le prince de Lobkowitz
est chargee de voter sur le d&cret de court impe-
riale du 3o juin de la maniere suivante :
Le nombre des voix du college des princes a
subi tn changement considerable, tant par la ces-
sion de la rive gauche du Rhin consentie dans
le traits de paix de Luneville q(ce par la secu-
larisation des chapitres et prelatures d'Empire basee
sur cette paix. Par cette cession et secularisation
le part catholique a perdu vingt quatic voix ac-
tives tandis que le part protestant n'a perdu que
la scule voix de Montbelliard, en change de
laquelle il a acquis sept et respectivenuent huit
voix.
Autant il fut just et equitable de compenser
au part protestant la perte de cette seule voix ,
autant I'estoi aussi d'indemniser le parti cathlo-
lique des princes d'Empire (de la perte bien plus
considerable qu'il a faite par rapport au nombre
des voix; et comme les Etats protestans de 1 Empire
ont constamment soutenujusqu'a present que touted
les fois qu'un prince catholique etajt admis il
fallait egalement en introduire un ptotestant, ils
ne s'opposetont pas a ce qut le parti catholique
fasse aussi valoir maintenant pour le retablisse-
ment de la parity des voix, un ptincipe qu'ils
ont reconnu eux-memes comme just, d'api6d
I'usage suivi jusqu'ici: ct Cn consequence de quoi
les voix catholiques continues aun, ,XXXII du
rec& de deputition du 25 f'cvticr, devront t6te
mediatement reconnues et cxercdes afin de rdta-
blir promptement la paiits et alors seulement
les vingt-sept nouvelles voix protestantcs proposees
par les puissances mediatrices t desires dins
le susdit reces de deputation pourront &ire in-
troduites au college des princes si conjointe-
ment avec elles un pareil nonimbe de voix catho-
liques y est ega'ement adrnis.
S. A. S. reconnait done d.ins le decret de court
imperial les dispositions bienveillantes du chel
supreme envers l'Empire pour lesquelles on ne
peut pas assez le remeicier, et elle propose enr
consequence pour efcctuier le piomupt reiabli-.-
scmnent de la paritd des vix que les voix catho-
liques nominees au XXXil du concluumn de
la deputation soient incontinent mises. en acti-
vi et qclue dans le cis ou les vingt-sept nou-
velles voix ult6rieures continues au meme para-
graphe, seraient confi&6es aux Etats d'Empire non
catholiques, I'admission et I'introduction de ces voix
evangeliques ne soit accord (que sons la con-
dition unique et express qu'il soit coniere au
parti catholique on nombre egal de voix pour le
maintien de la parie.
A quel effet S. A. S. propose les nouvelles voix
catholiques suivautes :
A la mason d'Autriche six nouvelles voix, A
aflecter aux pays designs dans le vote meme de
'Autriche.
A I'Nlecteur archi-chancelier, tune voix ulthrieure
pour le comt6 de Wetzlar.
A 1'Ilecteur de Salzbourg une voix pour la
principaute infkiieure de Passau.
Aux Ordres Teutonique et de Malte A chae-un
une second voix.
Aux princes de Furstenberg. Aremberg, Salmn-
Salin, et Lichtenstein, a chacun tune second
voix.
Aux comtes catholiques de Westphalie de
meme qu'aux coites catholiques. de Franconie ,
u ne voix ind6pendante et particuliere et aux col-
lege des connes de Souabe, une second voix
curiale, i afierter aux .pa.s q.'il',,I*i !c'.,a A e`t
effect. -









Ann pimiois d Mettemich, tig-te, Balien-
bausich due',d'e Croy, piinces de Golloredo et
Khlevcnhuller a chcuu une voix.
Au prince de Frucilezz. deux voix tant par
rapport A la qualification de sa sulnisance, quaa
condition que la qualification constitutionnelle
Bainaquante soil encOre rglec. .
11 sera au rest facile de trouver les voix qui
mnatiqueut encore pour rktablir la parity. On accede
enl in en general et entiermenat au vote de I'Au-
triche et onse reserve 'ultieure en cas de besoin.
COMES DE WEITERAVIE, SMto loco Ct srdie.,
Dans le vote qu'on a port de ce'c5t&-ci au pro-
tocole Ic i mars on a manifest opinion qu'on
renouvelle ici, qu'il serait convenable de soumettre
5 Mte deliberation particdiliere les demands faites
itelativenent i de nouvelles voix et non encore
co1mrises dans les propositionrde la deputation, et
I on y a ajout6 au prealable la declaration formelle
qu'on devrait ranger cea demands paranniles objets
qui meritent d'etre ptis en consideration patti-
culiere.
En se r6ferant a cetto declaration de mnime
qu'aux autres qu'elle a faites jusqu'ici la legation
des comtes de Wettieavie se voit obligee, d'apres
les circonstances existaites et les devoirs de l'union
des comes, de reserver ptealablenmept dans le pre
sent supplement de vote, la qualification notoire et
rTelle des maisons princieres de Lippe, Wied et
Wittgenstein, qui ont soliicit l'introduction (a
cobt desquelles demands la participation des agnats
a quelque voix deja accordees, qui serait convenu,
peut trbs-bien avoir lieu, puisqu'elle n'augmenterait
pas le nombre des no4velles voix) et de reclamer
a protection de l'erpcreur etde loEmpire, afin que
des maisons moins anciennes ne soient pas intro-
duites de preference A elles et A leur prejudice.
D I a E CTOI RE.
ta Espere que les votes qui manquent encore arri-
veront incessamment; le directoire ouvaira ,alors
de nouveau le protocole ain qu'ils puissent y
6tre points.
Quibus discessum.
Quatricme continuation du protocol du solidg9
dss piunces.
D I R E C T' 0 1 R E.
Ouvre le protocole conformiment au desir ma-
nitestd A cet igard.
RATISaONNS (El. arch.-chancelier.)
S. A. E. ne s'est pas dissimuld, lors.de l'adoption
du conclusum general de la depuiation le prejudice
que son XXXII portait au part catholique, qu:
avait eu auparavant la majority au college des
princes. Cependant., pour ne point occasionner de
retard S A. E. na pas voulu s'opposer A ce que
ce paragraphe y filt compris, d'autant moins qu'elil
esperai t t qu'elle espere encore avec confiance
qu'i~ lavenir la difference de religion dans I'Empire
n exerceta plus aucune influence sur les d libera
tions de la diete, et que tons les Etats de I'Empire
tans exception s'empresseront d'assurer 1'dgalilt
legale des droits des deux parties de religion, et qu'au
reic en ladoptant le susdit XXXII, S. M. 1'em
| "eieur et IEmpire ont conserve la faculie de con
ceder plusieurs voix viriles a d'attres Etats catho
liques, et de retablir par la une proportion plu
just centre les voix.;
Mais S. M. 1. est d'avis que 1'6galit mrme de
droits des deux parties de religion se ait expose
si, du moins, dans Fun des troi colleges de l'Enm
pire; savoir : dans celui des princes ou le part
catholique format auparavant la majority, il n
Sfit etabli une parity de voix pretention tellemeic
moderee qu'elle ne saurait s'en desister.
On tie peut sans doute pas disconvenir que 1
part, protestant formant deja tla majority dans I
college electoral et dans celui des villes, on n'ex
gerait pas trop en demanudant que dans la reorga
mis.tion actuelle du college des princes il y ft
du moins etabli prealableient nu nombre eg;
de voix, attend que les cas d'extinction et di
succession des families, ne tarderont pourtant pa
de deranger de nouveau cette 6galite sans qt
oi l'une ni l'autre partic puisse s'en plaindre.
S. A. E. croit, en consequence devoir se coT
former dans ses propositions A cette just demand
du chel supreme de I'Empire, et conineelle desi
que 1l'tablissexment de cette parity de voix ntie s'
fectue opas au detriment des voix concddies a
', i du tonclussm general de la diputatiom
Ct qua le rang et I'omdre d'appdl qui y sont stab
ne soient altetes que le mnoius possible, il no rest
qu'a conf6rer au part catholique les 27 voix q
mai manquent encore, d'une maniere quine fa!
as naitre dc nouvelles dificults, rdativea ent
cur classification.
La designation de ces nouvelles voix et lexani
de leur qualification demaidaat neces.aitcern
do tens et de la r-Ilionu, 8. A E. croit qu


4oo00
pour ne as rrtaiL r pilusl long-tens les delib&a-
tions urgentes de la diet sur taut d'objets inor-
tans on pourait recountr a expedient de laire
exeicer provisoiementi les 27 voix comme supple
mentaires et jusqu'A ce qu'oil se soit accorded sur
leur introduction, par tes Cinq premiers princes
catlioliques, savoir; Autriche, aBuiere Sa!zboutg,
Ratisbonne--et Grand-Maitre Tutonique de la ma-
niere suivante par l'Autriche 6 autant par la
Baviere et les 5 -autres par Salzbourg Ratis-
boune etiGrand-MaitreTeutonique chacun 5 ; cest-
a-dire que lorsqu'il 'agirait de former un Conclusum,
leg voix supplementaires seraient cornptees en su4
de cells que ces Etats exercent actuellement.
L'histoire offre ine measure analogue, par rap-
port aU colidge electoral, qui arreta que dans un
certain cas la voix de Mayence serait comiptee pour
deux.
Dans le cas cependant oi lon voudrait d&-i--
present accorder une voix virile A chacun desquatre
princes deja .qalifies, savoir, aun due de ,Croy
et aux princes de Lruchsess, de Fugger Baben-
liauien elt de Metternich ,, quoi S. A. E. se.
pr.et.alt voloutieis, Baviere, Salabourg, Ratis-
bonne et Grand Maitre Teutonique cxerceraient
une voix supplmenataire, de moins. Oni pourrait
alors aussi accorder la demand du duc de Saxe-
Weinmingen-Saalleld 4'une propre voix virile au-
lieu de celle quil exercait jusqu'ici en common,
si I'Qn confkrafit en ,change une troisieme voix
au prince de Furstemberg. Entin, on pourrait deja
actuellement 4tablir. encore, qa'il setait conter&aut
prince de Colloredo et de Khevenhuller une vox
virile A chacun aussit6t qu'ils s'y seraient qualifies,
et qu'alors les princes de Lippe Delmold et de
Wied-Runckel seraient admis conjointement avec
eux.
S. A. E. desire que ces propositions soient
agrees et portees ensuite a S. M. I. par ui a.vis
ulterieur de l'Eapife.
Ulteriora.si opus rtservando.
LE DIRCTOIRE ouvrira de.nouvea Ie protocol
i laprainiere demand qui en sera faite,
Quibus dicessum.
REPUBLIQUE LIGURIENNE,
GUnes, le 7 dicembre ( b frimaire.)
Des.lettres d'Espagne du t5 noveinbre, don-
nent sur la situation de Malaga des nonvellcs Uar
peumoins facheuses. L'epidemie s'y-affaiblit ,pgracei
aux measures prises par le gouvernement et au trai
tenment qu'on y met a present en usage. Suivan
i les rapports des m6decins, cctte mialadie nest poin
d'un caractere pestilentiel et nc se communique
i point par Tinteimddiaire de fair;' pour la con
tracter il faut on toucher les malades, on habite
la meme chambre. D'aprls les txamens qui on
etc fails il parait, qu'elle est de -Onme nature
que la lievre putride propre a la Hollande et A
la Z]lande. La chaleur de la skison lui donne'l
plus grand degrd d'intensite; ainsi le changemen
Sde temperature doit infailliblement la laire cesser
Les Danois et Ics Sued6is en ont sur tout et
e ataqus quoiqu'ils soviet en petit nombre e
u qu'ils vivdnt retires et entr'eux. Ces circonstances
- consolantes pour les habitans de Malaga, doiven
- aussi rassurer les ittangets des auttes pays.
On 6crit de Lugano, le ti qu'un coup d
s vent imp6tucux a fait submerger tioisgrossesbarque
Sur le lac Majeur. Tout a p.i, homimes et mar
thandises parmni lesqueller qgantite de grains des
Stones pour Bellinzona.


bande, et itir-tout 1'inportation des Pro.,iucii.,i
antiglaises dauns les cantons linitroplie de I. et '
il adu seconvaitcre, par quelques pfros penda,4
aux tiibuuaux de ntotrtvtl,.tcltec .i, ,,h' -,d
se faisait tualgre toutesles defenses etproi.-i in "
Le grand-conseil vient eniio de prendre une d&i
sion a cet gaid. qui port : Que les pr6tentitiun
formees devant les trtibunaux balois relativeniet
ai des comrmissiions, pour faire importer des inar-
chandises a nlaises dans c le ratotrancaiu -i
serpot plus ajhnities A l'avenirpar les tziburtaux
qu tie pourront render acun jugenie at
regard. ,, Cette ordonnanee a etc un coup de (oulta
pour les n6gocians, qui ont la bassesse de se pr&ter a
un pareil commerce; elle est tais-propte, sio,
a nettre une 1in i la contrebande, du moia i
la diminuer de beaucoup.
REI*UBLIQUE BATAVE.
La Haye, le 24 dicembre ( n' i j. )'
LE gouvernement a arrt, le to de ce mois
le licenciement de nla garden national nun soldee.
Le decret qui vient dpdalaitne A cc sujet, colt.
tient l'ordre aux colonels respectils de tire licen,
cier le 30 de ce mois par les officers comnan-lv
dans, ladite garde national de la maniere la plus
honorable ct de lui temnoigner, au nora du gonu-
vernement d'itat, sa reconnaissance des services
qu'elle a rendus a la paUtie.
Les rapports que le conseil de la marine a reca
de Malaga pendant les derniers jours de cette se-
maine sont tres-tranquillisans. Ce flcau a aussi
cess6 ses ravages sur la corvette batave ia Dafihi,
qui se trouye sur la rade de ladite ville.
II n'y a pas. eu de cangeuent pour ce qui regarded
les dispositions prices pour Iannee piochaine, coit.
ccrnant 1'exporjataon et l'unportation et les droits
qui y sont affecties ; tout Yestera sur le pied 4tabli
par les anciennes ordonnances. .
Le gouvernement se petsuaidint que I'anti'ipatkia
des paiemens sur le tioisieme et qutrierme tqtme
du don gratiit tappoteta uine somnie sullisinfe
pour les depenses pressatutes pour le cominieice-
tnent de I'anleeprochlaine, eat revenue sur la niisure
relative ai in emprunt voloiiaire des'epi millions;
a i, centre toute attente, le. prduit de ceile ajni.ci-
pation ni suffimait pas on aurai I ecours A aes
enmprunts pa3niculiCIs a Anisterdarn, 'etc. ,
Amsterdam, le 94 d nblre (2 nivse.)
Les n6gocians de cette ville viennent d'ouvrir
t une souscriptior don't le produit est destiny a don-
t ier des secours aux pauvres que la stagnation du
e commerce laisse sahs outrage. lls peuvent aller
- se chauffer dans un local qui a e2i ouvert a cet
r iff ,et, oa 0on entretient un grand feu.
t -- Le transit des canons de fusils ec deopiito(ets
e par'iotre Republique est proh b1. L'aiffieq tariff
5 des droits de douano est continuet pour Iannde
e prochaine.
t
. Nous apprenons que les Anglais out dhtachd
c plusieils v.iisseaix de 1'escadte qui bloquele Texcl,
et pour renforcer Icur fluue du canal..
S Le vaisseau de garde au Texel a, chass sut
tes acres it y a trois jonus et a et pousse sur
.plusicus va;iseaux en lade, qu'il a fort endom-
eI rages. Ce vaisseau a li-meme beaucoup suffers.
s Personne h:ureuserment dna peri.
! -11 n'y a point el" de variations sensible daus
s- os fonds.


REPUBLIQUE HELV ETIQ.U aienti ldenr a ,l..e cept e c a, pi


dle, le 21 dhcembre ( 29frimaic.)
On vient de renouveller tles anciennes lois pro.
hibitives centre lea juifs. Toute espece de com-n
mecee de berail, par-tout ailleurs que dans lets
marches publics, lear east ;dcfndu its ne pour-
ront faire des affaires de commerce avec les ha-
bitaus de ce canton qu'en payant toujours comp-
tant; leurs crituTci ci leurs traites, de oquelque
nature qu'elles soient, n'auront aucune validity.
Le college des censeurs des livres est ritabli
sur fancien pied. U&e ordonnance particuliete du
grand-conseil defend 1'entree dans le canton des
ouvragcs de taille.urs, cordohniers, menuisicrs, etc.
strangers. Personnel lravenir, he pourra exercer
Un metier qu'apres l'avoir appris, et personnel W'en
p6urra exercer deux a'la-fois,
-Nos magistrates out repris leurs anciens cos-
tumes. 11 a te enjoit aux bourgmaltrcs et aux
coniseilleis de ie rendre aux pr&ches du dimanche
mlatin.
Du ti deembre (3o fritmaire).
Notre gouvernement, don't les administres ont
tant de rapports j6urnaliers, et non interrompus
avec la France, s'est de tout teams fait un devoir
de vivre en bonne harmonic avec nos voisins. Vai.
nement its'et enforce jasqu'a present, de prohiber
ontierelaentle c,.,rmciec nca0Mbandihes dec Corutle-


I T,, E t 1 E U R
Paris Ic 9 inise.
ACTES DU GOUVLRNEMENT.
Paris Is tffrimaire, an it.
LEF GOIUVERNTMENI oi LA '-RPUBLIQ1E, SUti
rapport du ministic des finances, arrete ce qt
S UtR : .I I ,'* :, :
SArt. 1:. Le lac eIc Grand-Lie tet les flenvel et
rivieres navigable, dependans du s ariondissie
ment forestier seront divis o en 61 cantonneMnia
de peche suivant 'tat ci-anCnex.
IL. Ces cantonnemeni seront mis as adjudiatlio''
Ot licence suivant ledir iat.,
HI. La dur&c des adijudications et des licenced
sera, au plus, de trois annies c:onicuiv'.s-
:V. Le prix en sera verge dans lacaisse du receveur
des domaines dans les termes fixs par lea aditjud
stations ou les licences.,
V. Le ministry des finances eat 1ha.gc de l'ex6
action du present arrtve.
Le pi emier 'onmu, ,ign/ l
Par le premier co0sul,
i: 4Wit.uirr-.ltat, sign, H. B. M1.3 .


I





5e. COS vaon


ST'A T CON CER NA NT L4A P c .


LoLVrI;Ur.lu~ .


ILL-11-VILA.NE...







'MORBIHAN.........

ILLtET-VILAINE... .







Cis-nu-N.ORD....












MOtlBaHAN.........


itai Sevre
Nauiaire.

Lac du f
Grand-LieiuX

LaGheneau


72 400




24 {


4 a

3 84









r4r 840


I 694


'Arquenoni .8-

."* Oe Got'..i 4

Le Trieu .. 18

Le Guer... 7

Triguier. $
Le
Morbihan. i8s

L'Auray.... ,5


Le Blavet.. {

Le LcScorf...

L'Oust.....
LeMorlaix.i

S+: L'Odet....
S WL'HellIe...l
n., ... .Le
Landernau.n
Le Cbha.
tcau-tLin.
..LCaxhaix.^


i5

It

Ii

4

4




85

45


M1ODE DUE LOCATION
DANOMI NA TION TED E propose pour lP echle
de chaquc diaus les caltlouincmeus. OBSERVA t flONS.
bES CANTONNMNuS D 9 PAcak A rAIITABLl. cantounctKne
Adjudicatiou| Licence.


I* La M eilleraye................ .. .... ... ..
2 Ancenis .... ...... ....................
3 de la Martiniere au port la Vigne...........
4 du port la Vigne a Trentemonu............
5 de Trentemons aUx ponti db Naites ........
6 de Pinui-la-Madelainz a ii Forget.........
7 de rile Forget A Bdel-IRivie, .............
8 do Belle-liviereau Cellier (emb. dans l'oc6ko.)

i 4d pont de Maurienne a I'Aclise deVerton...
2 de cette ecluse an pont Rousseiu.'...-.......
3 de ce pont aux Comits (emb. dans la Loire.)

4 de Saint-Philbert A la grve de Bute.........
2 decette gr&ve au passage de Pilon....,....

i du pont de Piloi &t son embouch. dans la Loire.
SCosson ............... .. ..... ........
f Jou6................. .... ... ............
3 Saint-Helier............... .... ..........
4 Rennes......... .....................
5 Le Comte..........................
6 Appigrin ..... ..... ...............
i Canafde Cice................ ......
8 Mons.................... ........
Poutreau................ ,,.. .*.**.......
0 BouAe.................. ...........
ii LaBoissiere...........................
SCic.. ..... .. ....... ......
13 Glaure.......... ...... ..............
14 Gallien.......................... ... .
I5 LaMoliete............... ..; .........
A6 Macaire............. .............
17 M essat.. ..... ..... ............. ....
18 de Malons'Redon.;........ .............
19 de Redon son embouchutrd ocian.....
i Antrain,...... .... *....***

i de Dinan au ruisseai de Nehen..,........
s de ce ruisseau au point Siint-Jean..... ...
S du port St. Jean a sbn embouci. d'ans I'Ocan.

I de Plancouet au riuse" a .de Nehen.......
o de ce ruisseau a son embouchure dani'Oc an.

i du moulin de Soutzin la.n me. ...........
i le Pdnthiers A I'embouchure de Lieze........
Sde l'embouchure de Lieze A Lezardritux......
3 de Lezardrieux la mer.. ..............

I de Lannion a la mer....................

i de Treguier A la mer......... ... ........

i de Vannes A la pointe de 1'ile de Raz.......
a de cette ile a la mer.,.....................

t de la Chartreuse A Auray.................
a d'Auray A i'emb. de la riviere de Plemorgeat..
3 de cette embouchure a Loc-Maria .........

i de Hennrbon atn ruisseau de Caudan .........
2 de ce ruisseau A l'6cian au-dessus de Camers..

i du Pont-Cerf A son embouch. dans le Blavet..

x de sajonction avec la Lapte A celle avec l'Ars..
s de ce point a son embouchure dans la Vilaine..
i Morlaix A. la mer.........................

x Qimnper,i ne......................


r Landerniu, idm........................

r Chiteau-Lin, idem.....................
t Cathaix et Chiteau*Neof...............


11 694.

4
10

3 5oo00
4 5QO

4
5
7 5oo
5 50oo


adjudicat.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.

idem.
idem.

idem.

idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idemr.
idem,
idem.
idem.
idem.
idem.

idem.
idem.
idem.
idem.
idern .
idem.

idem.
i.dem.
idem.

ident.
idem.

idem.
iderm.

idem.
idem.
idem.
idem.
idem.
idem.

idem.
idem .
idem.
- idem.


idem.

idem.



... ,


licence.
















idem.















id *


idem.


idem .


idem.


i barrage.

plusieursbarages
vendus. ;


TOTAL......... 61 cfatonnemeuns


CeraifiU conform.


:


Le secrttairt2d'Etat H B. Maehr.


I












I!


401









4o0


PVj FECTU1RS DE POLICE.
L.e cojilt-d'itat, e de pret de p ce, dstirtat
da. preveiur ies accidens qu pourraienut resulter
,Ie la chiite des tiles ardiises er platras qui aun
iiefnt et ditach tides maisons par l'eflet de l'ou-
t5ayn qui s'est manifesto dans Paris le 6 du co.u
I as, et qui seraient rests sur les toits oundans les
,o:; blues invite les proprietaires .ou principaux
l'),a;ires, don't les maisons auraient it6 endom-
tiJges a les faire visitor ct a faire transporter
dans les rites les platras tiles on autres objeis
qpi pourraient compromettre la sfiretl des citoycns.
~:ux qui ne se. conformeraient point a cee avis ,
9sraient passibles des dommages-interets pour les
accideas qui en risulteraient.


ENTREP-RISE DES ViEOCIVTERE.S,
de J. F. de Cliabannes. (Par brivet d'invention.)
La France, de tous les Etats d'Europe e plus
liche. Ic plus etendtu le plks .peapli, ie plus
industrieux voit cheque jour ses habitans se
transporter da Paris d4ns ses vastes provinces, de
ses provinces vers sa capital. C'est peut-etre le
pays du Monde oui on voyage Je plus et ou i1'in--
dustrie t activei nationatine ont le plus besoin
de moyens de se comrmuniquer et de se repandre.
Le plan de l'etablissement des velociferes est
de procuier dans toutes les parties du territoire
fiincais des faci;itcs des commoditis des sfiretes,
et une cClerite .de voyager qu'on regarded once
momentt conunne impossible et auxquels peut-4tre
trnme on tie voudra ajouter foi qu'aipri e'cxpe-
littIC*e.
le desit de rendre cette entreprise aussi utile
a'u Gouvenfemlent pour le ritablissement des pos-
ws, qu'elle Ie sera pour l'entretiep des. routes,
a detcrmrne le proprietaire a offrir tons les n1aitres
de post la prdItrence de la conduit de ses voi-
lures; rdais par-tout ou des prejuges ou la mneprise
de leurs veitables inteiets., les porteraient A refuser
ce service oua le fire mal, des relais particuliers
1 ix-cuteaontavec encore plus de ccilcite.
Les routes de Paris a Lyon Rouen et Bruxelles,
vont servir de modele aux etablissemens successifs
qui se mnontetont sur touts les autres routes. Une
yoitute va transporter des voyageurs presses, plius
d'un tiers plus vite que la malle aux letires et ser-
vira de base atx propositonsaque'lt proprietaire
se propose de tale ensuite an u.uvernement de
desservir toutes les depiches toujours un cinquieme
ou rnicne un quart plus vite que les malles d'aui-
jourd hui et de procurer au commerce l'avantage
inippreciable de cette augmentation de corres-
pondaiuce, et iuietus millions au tresor-public.
D'autres vtoitures trahsporteront les voyageurs
plus vie qtue les n alles aux lettres en hiver, et
pr.tsq(u'ausi vile en t& en leur laissant niantoins
uit dix tw.ures de repos dans vingt-quatre.
Des fourgons transporteront non-seulement les
miales et gros eflfts des voyageurs mait touted
espece de marchandises de roulage, plus vite que les
voitures publiques les mieux dekservies aujourd'hui.
Les prix n'abuseront point dle sa superiority sur
toute autre enterprise de ce genre et des pro-
vinces eloign6es ou des routes moins fr6quentees,
ne paieront plus des tatifs arbitraires et dispropor-
tonnes. Ii les prix mitoyens de tous ceux qu'on
prend aujourd'hui ont servi a composer un tariff
fxe et regulier, ct seront les mmes sur tout le
territoire Iranjais, et s'ils varient jarnais, ce ne sera
que lorsque lexclusif sur une route rendant les
vohtures presque toujours pleines, faciliterait anu
prop;itaira le moyen, dc les diminuer.
lien ne seta petit, rien ne sera minuiieux dans
cet etablissement tout y concourra A nieriter l'es-
time et -Ia conliance de la nation et du Gouver-
nement et A rpondre a I'attente que Ie public a
le droit d'avoir d'une telle announce.
Un franc par lieue dans let voitures de premiere
vitessq.
Soixante-quinze ceitimes dans les diligence
.ubiiquci. *
Cinquante centitnes.dans les places exti.incuies de
i- ral .
Quarante centiies dans les places ext&ieures du
detriere.
Trente centimes seulement pour ces denx der-
niOres places pour tout militaire allant rejoindre
snr corps avec certificat, ou retOutrnant pat co Ijg6.


Vingt francs par quintal par cent lieues, pour
le transport des marchandises par les fourgons.
De giandes facilities pour le transport des fonds.
Tel sera dans son ensemble l'etablissement qu on
espere rendre Ie: plus vaste qu'il y ait jamais cu.
Le desir d'tre utile iA on pays T'a fait concevoir,.
et donnera le courage de 'exekcuter.
Nota. Leg voiures sont en ce moment exposees
A la curiosity. du public, h6td des Vdociferes,
quai Voltaire.
*Le premier depart pour chaque nouvelle route
sera successivement annonc-4par les papiers publics.
Toutes lettres pour demands de places doivenit
4tre 4ffranchics.


ctO U R S.
Ecol~ spiciale der L ngpue orientates vieantes ,
pris la Bibliotheque nationals
Conformiment "t'ta tli du to -germinal ap 3,
portant iqu'il ica ctabli dans !'enccinte de la
,i Bibliethenue national, une cole publique des-
,s tinie a 1 enseignement des langues orientales
i, vivantes, et d'nc utility reconnue pour la
, politique et le commerce, etc. s
Les course tablis pat- cette loi commenceront,
A dater du lundi it niv6se an. a daus l'ordre
suivant:
Cours de person.
Le citoyen Langl~s, membre de l'Institut national
de France, aprci avoir d6veloppc les principles de
ia langue persane expliquera diffdrens" dialogues
persans, et la parties g ographiqae'de l'Ayin-Akbiry,
opi Commentaire du grand-moghbl Akbar, conte-
nant la description des provinces de l'Hindoustin.
It donnera ses leSbhs' les lundis mercredis et
samedis, A sept heur~pdu soir.
Coors d'arabe.
Les lundis et vendredis, A cinq,beures pricises,
Le citoyen Silvestre de Sacy siembre de l'iris-
,titut national, epliquera alternativement, les lundis
et vendredis quelquies ch:ipitresdel'rAlcoran, le
tome II de l'Histoire de Tamerlan par Ahhmed.
ben-A'rabchah, et le poeme Lamiyyat Al-ahdjarm,
de Thog'ri.
Les mercredis 'a lan 'me heure, D. Raphael
donnera. des. leSons de prononciation. et de lecture
de larabe vulgale etde conversation familiere.
Cours d Twar k.
Le eitoyen Jaub'drt, ectraire interprcte de la
Rapubliqie pour lea langues orientales consacreta
auelquea leop a d'vclopp'ment des principles.
expliqu era eisItC le Taiid de gRographie et
1'Histotre des gueraes mariimcs ,'iruitules : Tohkfei
dal-Kobar f asf&r 6l-Bahh&r.
Une.leon par semnaine sora consacthie a la tra-
duction des Capitulations ou Traitis existans entrCe
le Gouvernement frangais et la Porte ottomane.
II donnera ses lecons les mardis, jeudis et
samedis, a cinq heures et demie pricises.
Conws de grec moderne.
Le-citoyen d'Ansse de Villoison membre de
l'Institut-national de France, developpera les prin-
cipes du grec moderne, et expliquera rhistoire,
de Moldavie ecrite en grec vulgaire par Alexandre
Amira,. de Smymrn, le lundi et le mercredi, A
deux.heures pr6cises, et le vendredi, A une here.
Le frisident de I'Ecole spiciale des langues orientiles,
L. LANGLUS.
Nta. On entire par la rue Neuve-des-Petits-
Cliaips, no 46.

LIBR A I RI E.
C'est par crreiir que l'almanich des Beaux-Arts
pour 'ani i, a t annonci au prix de fr. 40 cent.
franic de pori; i1. prix est le francs 4o centimes,
et 1',ni pale 3o ikhynimes en-sus, pour Ic port.


LIVRE S DI V ERS.
Suite d6es Ediin st1riotypes d'iprts le procidd
de Firmin Didot en vente, A Paris chez Pierre
-Dido ain'a iAmprimeur rue des Orties, n0 3 ; et


Firmirin Didot, libaire, rue de Thionville u-
&ros 116 et 185o.
Les Amours de Psyhia ft de Cupidon, par It
Fontainam vol. in-i8. Prix, brochi, papie
ordinaire, 70 cent. ; paper fin', i ft. to cent
paper velin, 3 fr. io cent. ; grand paper velin;
4 1. 6o cent. '
Fables nouvilles mises en vers franjais pit
R. N. Duhoullay; i vol in orn du portrait
de l'auteur, imprim sur beau paper carr( fin
dAuvergne. Prix. i fr. 5o cent. et franc de
port a fr. I
Les memes paper velin a fr. 5o cent., et'
franc de port 3 fr.
A Paris, chez Levacher, libraire, rue du Hure.
poix, no 2, press le point Saint-Michel; dt Galland
libraire, palais du Tribunat, gallesie de boisl
no gg3.
Code des Successions ou traits complete sur lea
dispositions du Code civil relatives aux success
sions, donations, testamens, partages, etc., v C
des models des ptiricpaux actes, rcdigs d'ajpr.i
let former nouvetlek; r sivi du texte des lois ci
de rexpos6 des motifs, par les orateurs du Gbuver.
nement et da tribunat, lis citoyens Treilhard
Bigot-de-Preameneu 'et Simeon par' Auguste
Firmigier Lanoix, juris-consulte de 1 academei de.
legislation; deux volumes in-it.
Prix, 6 francs et 7 francs 5o centimes franc do
port. 1 ;
A Paris, chez Rondonneau au dep6t des ois
place du Carrousel.


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C H N 6 T R A N G, R S.

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Londres........ 24 20 c. 4 5 c.
Hambourg ..... .' F "I
Madrid vales..... c. t. ,
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Lisbonne.. ....... 495
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Livourne ....... 5 f. 6 c. 5 1. I c.
Naples..... ... .
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Lyon............ p. 5 j. 1 P
Marseille......... p. A i5 j. i p.
Bordeaux.'. ..... p. oj. a 2
Montpellier...... .p. A i5j.
Geneve..... .... ti6 i
Anvers... .. ....
A, ',vr T S B L I C S.
Cinq p. cent c., jo. de vend. an a. 53 fr. 6o c.
Idem. Jouissance de germ. an XII. fr. c.
Provisoire...... ... ......... r c.
Bons de remboursement.......... s fr. 40 c.
Bons trois-quarts............... ft c.
Bons an 7........... ..... ...... fr
Bons an 8............ ....... fr. c.
Coupures................ ...... fr. c.
Ordon. pour rescript. de domaines.. i Ir. c.
Ordon. pour rachat de rentes.......9. gfr c.
Act. de a Banque de France ...... 1067 fr. 5o e.

S P E C T A C L E S.
Thkitre de r'Opira. Auj. Anacreon ou l'Amour
filial suivi des Noces de Gamache.
Thietre Louvois. Auj. la Flotille; M. Muzard et
leVicillard et lesjeunes gens.
Thidtre du Vaudevillt." Auj. Sophie ; une union
de Famille le jour d&e Ian t. la Patodie dAg, '
meminon. -
Theitre du Marais. Auj. Fanchon la vielenic
et les Mineurssuedo6is.
hatre de la Ci Auj. le Mariage de Figaro oU
la folleJournde a;vec un feu d'artifice la fin d0
la corpposition de Ruggiet.


L'abonnementi s faith AParis rue des Poitevius, no ia. L prix est de o5 frinc pour tries moi, 5eo francs pour six moisn et too franc pour 1'niade co ire. On no 'abonne qu'aa
c t.imerrnsent de chaque mois. '
it taut adresser les lcttres, I'argentettle effts ,franc de port, au citoyen Agasse, propridtaire de cejournal, rue destPoitcvin n* iS. T 'es Us tfuts, sa*s tie t s, ditfl iv ts
. n ordre. II fa1pt comprendre dansles envois le port des pays oi 'en ne peut affranchir. Les lttret des dipartemens, non affranchies, ne scrout point retiices de la post.
IItf ant aveir soin pour plus de siircte, de charger cells qui tenferment ids saliurs.
Tout ceqii contirne lartdaction d.it 6tre adressi ao ridacteur, rut d4 ?oitrvins, tn o3 depuis neiu hfeaurts d mating jusqu'A canq kure du soir.


A, Paris, de l'impritreti.i d H, Agaae, proptidtairc dt Moituar, rue des BRitevina, it iS.


ii
d
Ii




0
IC





pm


Lundti 1' t1 nivo'e an a de a Riputbtique ( jandier a 804..)


E X;E RI EU R.

p BLI
ua, j' *i e deiembre ( ofrinmaire.)
.. Lvient de praltre en cette ville une nouvelle
Frulle perioelique", sous le titre de Di.rio taliano :
cette lenille est imiifnim6 en itilien et en francais
tile sera composer d'artiles places sous lea rois
divisions suivantes : 1 Itpublitqie italienne ; *'
nouvelles; 30 litterature. .' '
'Les ediceurs motivent *ainsi Ii dispos:iion qu'ihl
ons prise d'djouter au ltate illticn une iradu.tionu
.itInaise. I a .nuc dIu rondle lelte disent-ils, la
ligue Cliplo 0a1i. ;'e de 1'Eutope eat le francjis.
En second lieun. les Francais auront une occasion
fouinalirre Je se imniliadi cr ;ivcc lnoire ianiie; le
luliens auront le mpme an .itage ; enfin la littera
Iure italienne trop peu conrite sera pire.e&tee sous
sn1 vtiriable aspEct, par le cOmpte rendu des
oph)ations des acadlnieD et universiib et les ana-
lysesidesbons ouvragesr nouveaux ou de ceux deja
connus.
Dans le premier numero que les editeurs de ce
Journal viennent de fire parahre its ont insre
un precis hisiorique des actes du gouvernement
ihalien depuis les cornices de Lyon: ce precis pre-,,
*Itniant cei actei dan' leur'ensemble, semble devoir
offride l'iiteret, minee aux lecteurs qui auraient
duejai eCuconaisancc le dchacun de acles isolemenit.
LeI oici a

PIdsiS des actt' idu government de la Ripr1blique
Siti nne, depusu les cvniurs de Lyon jusqu' ace
* +m dim t t, 't ', .- '
.. An ser (1802. )
v6janvier 8oq. LaRipublique italienne est pro.
landie dans Ies cornices de Lyon et sa constitu-
tion est approuvwe par le vdeu+ national : les
memibres de son government sont nonimesm
BONAPARriS., son fondateur, estprisident; Melzi,,
vice-president t le gouvernement provisoire dis-
parait devant Vl'tablissement constitutionnel qui
est solennelltment inisall6. -
4fcririer t8o0. A cetteepoque memorable repa-
lit I'ancieiine ere chionologique et,,en cons&-
quence, 'abolition de I'ancien calendrier decadaire
'tstdatie du 14 frvfier x80w an I de la Rdpublique
italienne. On revient pour designer leas terns a 'an-
clen systnme gregorien. ( Avis public le 17 fivrier

Dans ce premier acte, le gouvernement declare
qu'il rend honmmage aux usages, aux habitudes, et
stir-tout a celles qui interessent le culte, en ordon-
nanit a reprise de I'ancien calendrier. La constitu-
lion avait d claret cligioc de I'Etat, celle qui avait
Consacr6 cette ere dans I hisiojie.
2o fivrier. Les abus renaissans des titres et dis-
tinctions excitent attention du vice-prside'nt :
larticle r16de la constitution avait d6fini l'id6e
vtaie tce l'galith civil ainsi que celle de la subor-
dination politique : et consequence' ce: abus est
d&iruit nominativeent et dedfendu dans lesactces
publics et dans les petitions.
24f'vrier. Le gouvernement commence a s'or-
ganiser par la nomination des ministres de laguerre
etdel'intericur : les citoyens Trivulzi at Villa sont
nOrmmis par le president, 'ainsi qu'il en avait le
droit constitutional.
I mars. La pol;c appelle les premiers soins du
gouvernerneht pour prrcitrer a la soci&t6 la sfret6
ui lui est due: la police devait acquerir sa con-
fance ; F'nergie et la moderation dicterent le decret
duu e t mars portant etabli..ierent d'une prifec-
lure le police dans le dipa tenment d'Olone, ainsi
ue leregleement du 17 mars, rolatif la police

*2 mars. La convention faite avec la cour de
.tme., pour la restitution respective des criminels,
8upulee en 179o, entire les Etats remains et ceux
de:la Lotrbardie est renouvellee provisoiremtent et
itendrue tout le toritoire de la Republique ita-
lene. I

d't nrs. La foi publique est le nerf principal
dree adminitraiioi econorique : cette reputation
deloyaute e conserve dans anEtat, quand il pontr-
voavec exactitude : la deite publique ; mais pour
(oalamre les munyens les plus convenables A son
amottissement, il faut, avaut tout, en determine)
l enontant, avec precision. Frappe par cette con-
Iidiration le gouvernement a etabli un bureau de


liquidation pour cet objet, en donnant aux cr~an-
ciers de FEtat lei0dlai de trois moist, pour lainc.
insacire leurs litres de criance. '
3 avril. Le president de la R6publique iulicimnn
ordonne la convocation di corpi-legislati. pour le
24 juin 1802.
5 avril. En attendant que lecorps-lgilatiirpfltiise
s'occuper de l'organisation definitive di iribunal de
cassation, et des deux tribuniaus de 'revision or-
donais par la constitution, le president de la R epu-
blique, par dectret du i avril io8 organise pro-
visoirewent les mnmes iribunaux. -
17 avril. Les colleges elecioraux sont convoques
par le president de Gla ipublique italirnne poui le
15 de nai afin de proceder -i .1 nomination de
ceux qui doivent remplir quelquei place vacanucs
dans le corp'-legislatit.
6 mai. Les differences de system, dans I'admi-
nistration et I'economie des divis dep.arem-n;ns del
la Republique ,riclamaient du Gouvernernt liita-I
blissement de r-gleinens unilormes e'tplhisoimplis :
I'organisation dcs preecttures et sous-prtleaIeulics
remplit cet objet.
10 mai. Lestribunaux de cassation et de revision ,
en vertu d'une proclamation du grand ju-e, ont
ordre d'entrer en function au ler. juin .So2 ; A cet
effet, le grand-juge public un riglement provisoire
pour le tribunal de cassation.
I mai. La convocation des colleges blectoraux
'6tant trs -pArbchaine on public leii glmenitis qt ils
aurontA observer dans l'exercice de Icura lonctions.
Par dicrets des 2o avril et Ier. mai, le president
nomme les citoyeris Veieri ministry du tresor
public, Prina, ministry des finances, Bovara, mi-
nistre du culte.
25 mai. La comptabilit i de tous les ministers,
et particuliirement celle du tresor public et des
finances est soumise ait e sages iegilcinens.
31 t mai. La Ville de Legnago et son arrondis-
sement font parties de la jurisdiction du commis-
saire extraordinaire de Vrone jusqu'aux confines
du department del Basso P6 sur la ligrc de
I'Adige.
31 mai. Les operations des collies Ilectoraux
eiat terminees la censure est convoquee Crd-
mone pour proceder, sur la presentation desdits
colleges, A la nomination. definitive des membres
du corps -lagislatif et A cell d'uni consulteur-
d'6tat. .
2 juin. Le message de la censure est public par
1# vice-pres'ident le '-juin' 88og.
jo juin. Traite d'amitia r6ciproque fait eitre
la l6publique italienne et cerlie de Sini-Ma ii),
stur les bases de la raisongen rale' des peuples,
et avec les ptincipes, de loyaute qui conviennent a
des gouvernemiens, aini et generux. .
i8 jiin. Prorogation, pendant deux mo'is de pluh,
en'.faveur des crianciers de I'Etat, do dalai qui
leur itait accord pour l'inscription de leurs titles
de criance.
i juin. Ils'a issait depuislong-tems delay grain de
affaire des donhscatibts faites sur les Grisons dans
la Valteline a Chiavenne et a Bonino. La loi du
i3 pluvi6se an 8, avait nomme une commission
particuliere pour cotinaitre ce grand' process; mais
Cette commission, a raison des ivenemens de la
guerre n'avait pas pu finir ses operations ; le
vice-president, en vertu de la mdroe loi, raonime
une commission extraordinaire pour terminer ces
objets.
23 et 28 jtfin. Lec minister du culte est Orga-
nis6. Fixer ses attributions aurait &t6, dans des
teams de prdjugi un ouvrage long et panible ;
mais la sagesse de notre gouvernement lesa a d-
termtinics avcc tant de clartei et de justice, qu'on
ne sail lequel le pius admirer ou de son respect
pour la religion, ou de sa fermetb A 'maintenir
t.s principles de la constitution dIe Etat.
2Sjuin. A cette ipoque, commencent les stances
du corps-legislatif. Determineri Ic mode de fair
communique entr'elles toutes le autoritcs qui
doivent concourir A la formation des lois tel
est le premier objet de leurs ddlib6rations; ce'
mode estia de maniere que la cileiite d'expe-
dition dans les opdratiorisne diminue., ni la ai-
gularit ni la maturity ,des discussions.
r 3 juillet. Par decret du. president un conseil
d'adininistration compose de trois mernrles cst
C appele a part.ager le tr.,vani du umnistr de tla
: ;, : + : ,. .. "A


_I ~_ -LCIIIICC -I _


N o .0.


guerre : chacin des tris- a une aturibiution d6ter-
amine ; il en a li direction ; it porte le titre de
conseiller d'administration de la guerre. Ge conseil
est preside par le inistre de Ia guerre, a qui
sfeu1est,. riierv, Ie droit de prdnoncer ditiniti-
vemtent ;.sel61 aussi il a la signature des acts du,
consei. ,' ", .
10 jillet. Le corps legwitif exclut, par une loi
de la- cIncilrr nce pour lea march qui sC IfoiL au
coimple de la, Republique, les fonctionriaires pu-
blics, les stipencdis et les emnplos i militaires et
civils qui ount une sold. Les strangers en sout ega-
leident exclus q,,and cLs niarches portent, sr une
f.-urnitu'iret 'objets quiiwot de fabijque ou de pro-
duits natiionau. .
3 juillet. Le gari,-jif.. en.vertuAdelq'art. XIV
de son: reglement proLsis,Jilo. 6ridnne ( par former
d'interpr&tation ).ar tribunal de cassation de rap-
porter a l'appui de ses jugenmens le texte des lois qui
les auront motives. meinedans le cas ou les ;equetes
en casgatipi auraient en t kcjL.ces.
4pj'ilet. Le, mennie mni:i.tre dele'nd aux tribu-
naux *de pcuidici| in.tance de iieiAr les demandes
en cassatiun.
gojwuilti L'obligation de rapporter dans leurs
jnL-emeni le te'te de la Ioi qui les a motives est
6tendue par utse' citculai re du giand-juge auic
tribunaux inltiieur,..
22 Jinitet. Le cops l'i.lajlif ordonne de fire
des rlrlernens org~niques sur la jurisdiction des

23 juillel. Par tine autre loi, il determine le mode
d'C'lec'ion del julges d'ippel, 'de' ceux de premiere '
instance et de ceux de conciliation.
24juillet. Le corps-Jegislatif ordonne de faire les
reglemens organiques des autorites.admi-nistratives
des ddpartemens 'Iistricts et communes: en vcrtu
de cette loi les departemens ont une prefecture,
,une administration departemenitale et un- conseill
'general; chaque commune a .une municipality et
un ,conscil-general: les sous-prefectures sont dans
les lieax dlsignes par la loi.; chaque district a un
chancelier ct un conseil de district.
24 jitillet. Par une autre loi, le corps.-lIgislatif
fixe la ut.kc peisonnelle des communes, pour tous
les hommes depuis 14jusqu'a 6o ans accomplish le
maximum de cette taxe est de 3 liv. to sous. Les
peres de douze enfans en sont exempts. En sont
egalemerit exempts: to ceux qui sont domicilies
dans une commune pour'leurs etudes; 20 ceux
qui pour iaslon d'une inhrmnt habittlelle, seft
declares incapable de gagner leur vie. Dans les
lieux fermes par des murs, on a substitud -a la taxes
personnelle, un supplement d'impot sur quelque
article de consommation.
d6juillet. Les rassemblemons de Bilogne avaient
determine le prefet qui y dcmcurc, a conier la
police interieure et.exterieure de cette commune,
au commandement militaire. Cette measure est ap-
prouI.ve par un d6cret de la cr,,, .i Ai ju-
t180o2 eit consequence duquel les auteurs.et com-
plices des dlits conmims a Bologne, sont ntis en
jugement devant une commission nuilitaire qui est
nommee le lendemain par le gouvernemernt.
27 juillet. Par une loi du mrme jour, le corps-
l6gislatif en vertu de l'aiticle VII titre II de la
constitution, fixe l'dpoque de la minority itl ti
aussi ce qu'il taut avoir de propiete pour jouir des
droits de citoyen ; itl eplique ce qui les pcut faire
suspendre ou perdre, et la maniare d'6tablir un
registre civique.
t8 juillet. Par une autre loi, it declare que les
strangers quant aIa a sreti de leuts proprieis, et
a la faculty d'y succeder, seront ttaites come les
citoyens cux-memes.
5 aoiat. La consulate d'Etat accord apu vice-presik-
dent, par un decret fait aux termes de la constntu-
tion, le droit de retenir,encore un nwois dans les
prisons un grand nowbre de agjabondls et de co.,
quits arrksts a Bologne dant les jburiees.des v6 et
7 juillet ; enjoignant neanmoins p;u gouvemernti'it
( malgrd cette faculty ) de prendre les mesures,'les
plus prompted pour faire juger leur wise en liberty,
on prononcer leur traduction aux tribunaux com-
pitens.
5 about. Le corps14gislatif dcIl-ire.que ceux qui,
avant le Ier: juin (jour de I'entree en. fioni'i.:, .J3
tribunal de c-swiin ) o6t etU j uns ne, pquijXS
pas jouir d& li lacult6 d'avott recu'ss el :a4.iti,.,.,
pourifot 1)p)lorer dc: eel ci narn.e, : n, ,.1 r.u d,,
les jit',u.... ,bii etc rendnspar des tribuaaux none.
uiionstiiiutin,.:. La loi z.aiurdc en oputre ce diroi
de recourse, ceCL qdi ont ti jug s avant li


I~-'~


S: i" A dater du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvernerent et des Autorits coastituces, contends dans le M o N IrTu snt usi Lk.


AZETTENATIONALE LE ONITEURUNIVSEL

GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL.











404


1'?. juin, parce que toujours en vertu des lois
alois existantes, it devait y avoir lieu i exeicei ce
dJoit. i
Mais elle en exclut tous ceux don't les requites
wrint et rejettes par les tribunaux qui, avant -ctte
Apoque du i". juin exergaient les functions de
tribunaux de cassation, elle en exclut egalement
,eux qui avaient laiss6 ecouler le delai fixed par la loi
pour se pourvoir.
( La suite a ui prochain numeiro).


L'ouverture des universitis de Bologne et de
Pavie s'est faite dans les derniers jours idA novembre.
les consulteurs d'etat Paradisi et Mo'scati, totus
"'deux membres de lInstitut national et charges de
la surveillance des e tudes, &taient pri4sens a cette
wolennite. Le professeur de clinique midicale Testa
a Bologne. le protesseur d'dloquence Monti a Pavie ,,
pronoticerent le disuouis d'ouverture, le premier
en latin; It se, ond en italien; tous deux men-i
teretir des appla *dissemens universes. Le consul'
tear.. Mostati itit pout but principal dans son dis-
couis de piouver que l'instruction publique doit
t6ujours cdncourir de plus en plus. a ressetter
les nceuds del'union republicaine. 11 a indiqu6
aux professeurs conmme aux 6leves quel itait le
veritable esptit de N'education publique," I'amour
de la patie qui stimule puissamment le genie
ct lui f;it piedre un .gcnereux essor; il tiche
d'activer l'emulation d'une jeunesse studieuse en
fixant yes regards sur tes hautes destinies auxquelles
-ell est des aujotrd hui appele.
Le consulteur Paradisi prononta un discours dans
e mmrne sens, en presentant les nouveaux status
de Fluniversiti de Pavie. tIt restait. dit -itl, au'
gouvernement 'A rendre A cet' tablissemont sos
anciepues lois fruit de l'cxpirience et do la me-
ditation d'hommes illusrres, qui 'avaient pendant
gi longtenis rendu florissant et splendid I le seul
chanement A fair aujourd'bui c'est do enrichir
des nouveaux advantages, des nouvelles lumieres
que notre iede lui offie. Puis il ajoute : le
gouvernerent approve les tudes precdentes,
et reconnait solennellement les droits qu'ont acquis
les eleves en suivant la m6thode adoptde duiant
les dernieres ann&s.-'
Le lendemain tons les professeurs commence-
tent leurs course : le professeur de l'analyse des
iddes, Bigaami;, leprofesseur de philosophic mo-
rale Prandi, a Bologne; Brunacci des hautes
mathirnatiques : jacobi, d'anatomie compare ; et
Monti, d'eloquence, A Pavie, se distinguerent par-
ticulieremeat. Le citoyen Ceretti, professeur d'61o.
quence, ancien et estime, a Bologne, se tronvant
retenu A Milan pour cause do maladie, envoya son
discours.

REPUBLIQUE HELVETIQUE.

Badle le 3 dicembre j ". nivhse.)

SLE landamman de la Suisse vient de transmettre
aux divers gouvernemens cantonnaux le travail de
la commission 4ilit.aire helvctique scant A Fri-
bourg sor l'organisation g6enrale d'un corps de
troupes de la cotifedration. Voici lks principles
bases de cette organisation : il sera former un corps
de i5,ooo hointnes de ia confed&ation helvetique,
cui sera abandonn6 a la disposition de la diete,
en Cas rte tesotmf La ifirmatlo t dc- ce corps de
troupes doit avoir lieu de maniere que, sans porter
atteinte aux droits de souverainet6 des cantons,
tes dtfauts d'un system militaire fcd&ratif seront
evits autant que possible. Par ces motifs, tout ce
qui concern organisation, le commandant, les
exercices, la discipline, I'armement le pavement
des divers contingent cantonnaux, scront rigles
sur un pied uniform.
L'organisation militaire de chaque canton doit
Etze art&re de manicre que le prompt rassemble-
ment du corps dit de secours puisse non-seule-
ment se faite dans 'bordrc convenable mais que
mnime la formation d'un corps d'armee general
lielvctique puisse se fair d'aprcs les principles fon-
damentaux organiques de la tactique moderne, On
fixera pour chaque canton leg troupes des differ
'centes armes qu'il aura A fournir. Les companies
de tirailleurs et eclaireurs qui formeront la deuxieme
partie de i'infanterie serotnt choisics priOerablimen
laus les cantons montagneux, les corps d'artilleri
seront fournis par le* cantons dans lesquels il y
beaucoup de canons et de moyens selvanit a 'iris
auction de 'artillerie. Les cantons bn les gens aise
ont des chevaux, seront les plus propres pou
bournir la cavalerie l6gere.
Les contingens seront exerces dans les armae
'aux frais de louts cantons respectifs; aussi-tot qu'il
entreront en campagne, par ordre du landamma:
ou de la diet, ils seront pays d'urie caisse mili
taire general ; ils cessent d'etre des troupes can
tonnales, pour ette envisaes comme troupes d
la confederation. II est necessaire d'etablir un conse
de guerre et un Ctat-major-general helveique
auquel seraa confe~ la surveillance et la sanctio


de tons les contingens. Mais si en cas de guerr
la diete nomme un gIneial auquel elle confere
It coummandement en- chef d'un corps de troupes
helvetiques, cc ign1ral est subordonnc directe-
ment aux ordres e la diet, t ertierement ind6-
dendant dans toutes ses operations militaires du
conseil de guerre de la confederation ; car l'expC-
rience a suf isamment piouve combien il est preija-
diciable a Vinteret public, si les operations d'une
armie sont entravies par.les deliberations d'un con-
seil de guerre. L'administration mnilitaire de cc
corps de troupes helv&iques aura une organisation
touie particuliere, etc.

AN GLET E R ,RE.

Londres le 9 dicembre (17 frimaire.)

Le paquebot do la Jamaique a apporte les non-
velles suivantes:
*t-On entreprir, dans la nuit du 3:octobre. de
mettre le feou a a vile de Kingston. Ce complot
fut he'ureusement dicouveit t le feu fut cteint
peu de terns ap1is qu'il cuteclatc.
,,Le gouvernement do la Jamaique a risolu d'em-
p&chr Its communications qui.ont eu lieu jusqu'a
prese ntte les missionnaires envoys %d'Angle-
terre et let negres. Deux des premiers o, meme
etc bannis du pays. Les habitans blancs de cette
colonic prennent les plus grandes precautions et
semblent craindre une revolte de la part des noirs ,
et le renouvcllement des horreurs qui ont si long-
tems desole les iles voisines.
On a pendu,le Ior octobre, trois noirs cou-
pables du meurtre de leurs mattres. M. et Mnm Rudd,
du port Antonio out aussi eit maisacris par leurs
negres.
), La flotte de la Jamaique devait se rasseinbler
au fort Antonio, le to1 octobre, et fire voie
pour I'Angleterrc ,le t5 I.I1 parait que le snners de
a Jamaique sont iffstese de coisaires frangais.
Le port do Falmouth a etC pendant quelques
jours en Atat de blocus, par la timdritc de ces
corsaires.n ,
-M. Fox a prcvenu la chamber des communes
qu'il se proposait do fire' dant peu do jours,
Une motion sur la situation actuelle d'un grand
personnage (le prince de Galles. )
-Dans la seance da 5 M. Gorry a 4onni
avis que le lord lieutenant d'Irlande avait public,
le 29 novembre dernier une proclamation qui
defend la distillation des esprits d'avoine ; en con-
sequence, it cryait devoir fair observer A la
chambre, que c'ctait sur la diskette d'avoine daps
ce pays, qu'itait fotnde 'I proclamation. II expose
A la chambre qu.e la disette de cot objet aurait
pour I'Irlande d'aussi ficheuies consequences que
la disette do bled pour cc pays-ci. 11 est done
indispensable ppur le government, de prendre
en consideration la subsisiance de la masse du
peupl. ..
Le gouvernement, a. reu aussi avis de la di-
sette des, pommes-de-terre dans trois provinces,
. ce qui etait une nouvelle ralson de publier la
proclamation, pr6venant la distillation des esprit
d'avoine; la fourniture du froment n'etant pas
suffisante pour la subsistance de la masse de la
nation, et ce moyen de subsistence &tant en outre,
par sa chertc au-dessus do ses aoyens. C'est pour-
quoi, au lieu d'encourir aucune censure pour
avoir public sa proclamation, M. Corry no douto
pas qun le lorq4-lieutenant a droit de prctendre
aux plus graadsi. oges. pour sa vigilance et la
recrautioa qu'il a ptise dant une circonstance do
a plus haute importance. Oh a ordonn6 le rapport
Sde la proclamation.
Le bill pour Ia desertion des mnatelots et
celui pour le droit sur la dr&che, ont iti lui
t une troisieme fois et ont passe.
On a fait une premiere lecture du bill pour
remprnnt de cinq millions sterling.

ESKtrait d'une laeit particulitre di Londrs.

Le vaisscau t iGlatton nous appofti des nou-
s velles de Jacksop-Bay et do Sidney-Cove (dans.la
e Nouvelle Galles ), .vec- oneU promptitude sans
it exceple. Sa travetise n'a pas duie un an. Le capi-
ot amine, Co t,t. qui le commander, ca 4teji connu
a par un voyagg prwicdent dans lte mwme pays et
- par 'histoire ptrCessante qu'il en a public. I1
's rapporte ncort cottne fois beaucoup de curiositis
ir d histoire naturdle et des echantillons de boit
.proprc, a ila marine, que lord Saint-Vincent avaji
gden~andes,, 'pour voir si notre ,nouvelle colonies
es ne pourrait pas nous-nettre en 6tat do nous passer
ls des bois du Nord et de ceux de I'Amiique. Le capi
n ta ie Colnett a aussi rapport quclques nunmros di
i la premiere gazette imprimic dans la Nouvelle
* Galles, sous le titre de $idnqT-Gazutt ou .New
e South Wa tIs advertiser.


d
, La colonies se trouvait, A son depart dans un
n itat asscz floiissant; IC commerce des bcsliaux avec


Taiti Itli itait hisifavorable. L'ie reme de Ta'it
etait en proie aux honreurs de la guerre civil. O
accusait les missionnaires anglais d'y tenir une co.1
daite peu convenable A leur minnistere'; car malgrt
leur promesse de ne se mnler de ien, ils avaietit
pris part A la querelle et combattaient pour l'un
des parts. La society icossaise pour la propagatiolt
de 'a foi venut envoyer de nouveau missionnaires
a la Chine. On voulait m me fire imprimer, pour
faciliter leurs ptogres, one traduction chinoise des
quatre 6vangiles que possede I'universitc de Cam.
bridge; mais le celebre Montucci a demonrtr, -qu
cette edition anglaise fructifierait trcs-peu parmi les
chinois...... M. Stamtori le jeune, qui a feCsid
plusieurs annees A 'Canton et qui tonnah pat.
faitement la langue et les caoeurs de la Chine, et
maintenant de 'retour en Angleterre. On se flattait
qu'il publierait incessamment ses excellens mpi.
moires sur la littcrature tt let mceus des Chinois
mais des raisons politiques l en ompichent. On ,
craint que les missionnaires portugais qui sont i
Pekin, et qui observent toutes les demarches d-o
Anglais avec jalousie ne de'on.assent la public.
tion de ces memoires au miitistere, come un
crime capital, ce qui pouirait nuite beaucoup ju
commerce que font les Anglaisi la Chine. Ces
raisons n'empecheront pas'cependant M. Barow,
secretairc particulier du lord Markartency, de nout
donner r'histoire de son voyage a la Chine. On y
trouvera ses observations et ses vues particulieres;
elles doivent d'autant plus piquer la curiosity pu-
blique que M. Barrow est djit corinu par un
voyage tres-interessant au Cap-de-Bonne-Espdiance,
don't le second volume s'imprime a present.


I N T


R I E U .


Avignon, le 3o frimaire.


Le maire de notre commune vient d'itabliv un
concourse d'industie et de proposer les prix sui,
vans,:Une mcdaille d'argcnt deIa valour de 72 tfr.,
au fabricant qui fourmra la plus bell. piece de
florence; une de So fr. a icelui qui fournira une
offere de soie de nouvelle invention, et qui sra
jugic etre demeilleur gott at de meillcure quality;
une de 36 fr. A celui qui fournita une ctoffe de
soie la moins chere, raison -de sa quality; une
de So fr. au teinturier .qui aura fourni le plus
beau vert emerande an vaisseau; une de So fr.
a l'imprimeur qui aura fourni l'ouvrage, au moins
de 3oo pages, le plus net le plus correct et le
mieux imptime ; enhin, une de 5o fr. ad tannieur
qui aura le mieux fini, en tout point, deux pieces
de cuir noir male, A I'usage des sellers et boutr
relies.
.Nantes, le 6 tivdse. ,

Un ouragan affreux a mis cette nuit tout Its
monde en allartnes. II a durC depuis minuit jusquA
plus de sept heures du mating. On croit meme
avoir ressenti'quelques c1getes secousses de trem-
blement de there 11 y a eu sans domte beaucoup
de dommage ; mais ils ne sont pas encore bict
connus.
Rennes le 4 nivJ6e,

Une maisoht de cette ville s'est icroulee avant-
hier. Plusieurs personnel ont et6 victims de cet
ivenement malheureux. Aussit6t que le bruit 'cn
est r6pandu les gendarmes a pied et a cheval
sont accourus, et beaucoup de monde avec cux,
ont affront le danger d'etre eux-.mmes raii
par une portion do mason qui menaIait de t6nsbed
sur eut. Its ont arrachi en tres-pcu d'instans de
desseus les ruines cinq personnel, don't troist tei
piraient encore; les deux autres etaient notes.
Les trois femmes blesses qui ont.te conduits
A I'h6pital, sont aussi bien que leur Atat le co0-
porte ; on espere les sauver. On a continue hiet
Ies travaux et lOn n'a trouve aucune trace qu9
piut indiquer d'autres victims.

Chartres le 7 nivwr.

Hier '6 niv6se une temptpe affreule qui a dutt
depuis six heures du matin jusqu'A midie, a alt un
digat considirabic a Chartres et dans les environs.
Presque toutes les .couvertures des maisons dcI4
ville et des fauxboprgs ont 6te plus onu minso en
dommagees; grand nombre d chemain.des Onte
renversies. Les rues, en un instant se sOut ttriO
v6e jorichLs de tiles -et de decombres. ~Legis
de Notre-Dame a beaucoup souffert dan s a tot0
ture. La violence du vet itait tell, qe (uon voyai
se detacher de cct edifice et voler en lair, poO
ainsi dire, come des feuillcs de paper ,des t-
bles de plomb de six huit et dixpieds do e
A la champagne le dommage n'a pas tei
considerable ; plusieurs clochers ont eti abattusi ;
plupart des b~,,imncn ont etC ddcouverts ou rTel
)verses; beaucoup d arbres truiticrsu et autres"t
ct6 casses on dracitus. I)i.int a it qltl ,a 'de
cede cet ouragan, le barometre sealt e dev C
neuf lignes ; lendemain A 'niidi ii d'tait
cendt de isou.


t
.
e











4o5


Paris -i let i 1nivose

MINISTERE ElDU GRAND-JUGLE.

Par jugemient du i 5 brumaire an ai sur la re-
ute des, citoyens Louis Colomb Francois Ser-
vonnat et autres, tous risidens A Vienne, deman-
deuvs en declaration d'absence de Claude Colomb,
ti-devant deomicili daas. cette commune; le tri-
.bunal de premiere instance, scant a Vienne d6-
atrtementde i'scre, a ordonnd que pardevant "'un
es iujues commis a cet effect contradictoireinent
avoc le conmissaire prOs It tribunal il serait
trocIde a 'enquetc stir 'absence de Claude Co-
boahb. .


PRE LECTURE DE POLICE.
RDOoj NACB cO'rcnconat .Ie balayage des "rqes.
.. ., i ,,+ P l ei ,.ii 6 V,:l6 u av I ... ;. !;

Le comseialer-d'dtat, prifet de police ,. vu far-
tile XX, de l'arrnet des Consuls,, -lu iamessidor
an8 qui le charge de suiveiller le baltyage auquel
les habitans sont tlnus devant Jeurs maions ,
ordonne ce qui suit :
Art. 10. Tons les propri&taires ou locataires sont
tenut de fire balayer reulicirement, tous les jours,
au.devant de leurs massona boutiques-, course,
ardins et autres emplacements.
Le lalayage se fera a partir du ruisseau dans
jes rues A deux paves. Les boues et immondices
seront muises en tas prdajies murs.
Dans lea rues a chauss1c, le balayage se fera
depoisle milieu de la chaussee. Les bouts et im-
mondices seront raises en tas pias des ruisseaux.
Nul ne pourra pousser les boues et immondicos
devant les proprictts de ses voisins.
II. Aussi-tOt apres le passage des voitures du
tnenoicnent, les propritiaires oulocatairesjetteront
ja quantity d'eau suffisante pour dissiper la trace de,s
tas de boues.
III.'Le balayage sera terming a 8 heures du matin,
qepuis le ier 'vendemiaire jusqu'au ier germinal;
et A sept heures au plus tard A dater du 10 ger-
minal jusqu'A la fin de I'annde.
IV. Nul ne pourra dcposer dans les rues au-
cunes Otdures et immondices, provenant de I'in-
erieur des maisons, april let pjasSi'e des voitures
tdu nettoiement.
V. Les italagistes qui occupent avec autorisa-
tion de la police des places dans les rues et sur
lei Halles et marches sont tenus, martin et soir ,
de lets balayer et de les rendre nettes, sous petie
d'en tre expuls6s. T
VI. Confonnement aux anciennes ordonnances
de police, it est difendu de deposer dans les rues
wocunes ordures ou immondices, autres que celles
qui dolvett ette enlevees par entrepreneurr du
nettoiement.
VII. Les verres, bouttilles cassies et morceaux
die glaces seront deposees le long des nmaisons,
siparement des bioues et immohdices.
VIII. 11 est expressement defend de rien jete
dans les rues par les fentres et croisecs.
IX. Les habitat. de la campagne et autres qui
raniasseuit, dans PaI.vs dles immondices et du petit
iumier -, hi ptiurrfiit le I.iec quu jusqu'au lever du
oleil; is se servirotit de thanettes coines en plan-
Chei raisess on toiles,
Ceux qui enlevet du fiumiet-litiere sont te-
lisi de le contend stir letus *charrettes, par des
banns,
X. Dans lea teins de neige et de gelke lea
froprietaires ou locataires sont tenus de balayer
a ueige et de casser les glaces an-devant de leutri
1maitons boutiques course, jardins ct autres em-
placemens, jusquep et comprise le ruisseau.
II mettront en tas ces neiges et glaces ; et en
tas de verglaj, ils jetteront des cendres du sable
ou des gravois pour obvierauxaccidens.
I. s ne pourront diposer dans les rues anue-
.eit reiges ct glatas provenant dc Icws course ou
de lintieieur de Iclus habitations,
XII. Les concierges portiers et gardieus des
Imisons natiornales'tt de tous leas abhlsemens'pu-
Lthhs chatunii c ce Cui lecbncerne, Sont person-
nellement responsables de'l'cxcution des disposi-
tion ci-dessus..
XIII. II sera pris envers les contrevenans aux dis.
positions ci-ddessus, tells measures de police admi-
nistrative qu'il appartiendra sans prejudice des
Poursuites a exercer contr'eux pardevant les tribu-
antix, conforaoetnent aux lois et Iglemeus de
police. -
+XIV. La presente LiJtKLIinni C= sacr initiiiiice
'ubliee ci ahthIL.e


Les commnissaires de police lea ofliciersde paie,
Ie commissaire de la peiiie-,oicrie, linspecteur-
gereral de la salubrite et les autres preposis de
la prdlectute de police sont charges chiacun en
ce qui le concern de tehit a main a soil exe-
cutliou.
Le gAenral-commandant d'irmes de la place de
Paris, et lea chefs de legion de la gendarmerie d'elite
et dela gendarmerie fiaiionale du dpartement de la
Seine, sont requis de lear faire piAter main-forte
au besoin.
Le conseiller-d'itati, ;ijfit sign, Dusois.
Par le conseiller-d'itat, prifet',
Le secritairt-gi!draI, sign, Pas,.


M T t :OROLO G I E.
Sur la ittrifiti ds 6 niviie- an it.
'Les mauvais teamss que j'at(%taais dans ette dddci-
naistn orieale de la'une, comniencele sI 2frimaire
deinier, et que j'avais annoncis.dans ( Annuaire
iniitologiqew sesont effgctuhs d'ung inanietefrap-
pante A mesur, qu'on s'est avanci. dans la cons-
titution. Des ls premiers jopi de riivOse on a-
essuyO dans la Manche et la mer d'Allemagne des
tempites.qui ont occasioNne beaucoup de dom-
mages (Voyez le Moniteur .-du 6 nivose, article
interienr; et a Paris les mauvais tens te sont
manifestl par des pluies.fr6quentes, entremelies
de vents forts, toujours meridionaux,, qui out
do teams A autre donna lieu A diflfens eclaircis
dans l'atinosphcre.
Le 4, veille du luniistice bordal, offrit une
journey tres-pluvieuse par un vent qui Variait
du sud-ouest au sud-sud-ouest.
Le 5 niv6se, jour du lunistice, le vent s'inclina
tout-A-fait au sud I mais nun courant supericur
d'oucst-sud-ouesct.coimmp a A se ,developper. ,Une
demie-heure avant le lever du soleil Ie therpo-
metre bien expose tu uor4, g arquait onze degrees
et un quart au-deasus de zero; fait qus prove
comibien les vents, plus encore, que la saisow,
influent sur la temperature, puisqu'au milieu de
juin, it n'estpas rare de voir la pointe du jou .
par des vents boreaux,, ler thermometre plus bas
qu'il n'itait le 5 nivose.
Le 6, jour de pleine lune et lendenmain du
luniste boreal, le vent de sud subsistait encore
avant le. lever 4du soleil.; Ic theimomrnate marquait
9 1 au-dessus de ziro; etiJe barometre dtait dei-
cendu A 27 pouces 5 lignea C .
On sait qtue ce jour fut malheurmcenisent trop
remarquable par les desajtres que les mim&oresoc-
casionnerent dans ]a matinda. '
En effet, l'influence d: la ddclioaison boriale ,
encore a son maximum joicite A cfilee de la pleine
lune et i cello du voisinagi du perig6e produisit
une influence composer si gfande que. vars huit
heures du' matin uri vent d'une triplence extraor-
dinaire variant du sud-ouest a 1'ouesit-sud-ouest,
fit dans Paris des degats considirables ;-renversa
des chemindes enleva les plombs qui couvraient
differers difices publics, d6tacha les ardoises
et les tiles d'un grand nombre de toits en un
mot, causa beaucoup d'accidens facheux. Au
Jardin des Plantes dans les Tuileries et le Luxem-
bourg des arbres tr6s.forts furentlgs uns rompus,
et lea autres deracinds. : *
Pendant la plus grande violence du vent, dans
les interstices des nuages infdrieurs qui cotraient
rapidement de l'ouest-ud-onest vers I est-nord-est,
je remarquai que des nuages sup6ricurs en balayures
dirig es du nord-ouest au sud-est, -taient station-
naires, et attestaient l'effort d'un vent de nord-
ouest qui voulait souffler. Ce vent ranidcissa.it l'es-
pace necessaire a Ilecoulement du courant infereiur,
et par sa resistance occasionnait 1'cxtreme rapildite
de ce dernier .
Mais A midi et un quart, le vent de nord-ouest
ceda heureosement a effortt di courant infericur,
et deleors celui-ci ritrouvant un space plus libre ,
devint paisible dans son course etla tensp&te cessa.
Quel que court que fut ccet tempite, c'en
itait teeetementiune; c'est-a-dite que cM'tait, come
datis toutlelesauttres, un couran d'air inferieur
devenu tris-rapide ,pi le ru&issemenit de l'espace
que la masse d'air qui s'ecoulai A.tic folicee de
franchir. II ne ae nianilfesm e effect aucU es
caradtrets des orages et des ouragans ructeores
que produit un syst8tede catises d ui autre ordre.
L'abaisement du: barometre qui a to hcures, cait
A 97 puices 4 lines A, devait cate uniqucmcnt
attribute Al'alteration de la pression i ertscale de
la colonne d'air par la rapiditA du courant inf&-
ricur. Aussi des midi, on vit le mercury remonter
rapidement.
II faut espirer que ceux qui s'interessent aux
progrts des connaissances direccement uiles vou-
drot. enfin donner qucluan ueniton aus relations
qui existent entire les faits meteorolbgiques qu on
observe dans le course de chaque aunce, et lesa


diff&rens syst&mes d'iftdlieice de lat litte. is s~
convaincront avec le ternis qu'il y a un londement
reel dana lea influences de cette planet sur notre
atmosphere et que si les relations dont je pale
n'out pas et0 saisies jusqu'a present, c'est parce
que chaque systnme d'influence a toujours6 et exa-
mite isolmnent.
LAMARCK.

ARTS INDUST RIELS.
Youvweau proctdi pour f.briqurr l'alun at tiicietle-
nent, Et sans le secours de Ciovaporitiun.
Les citoyens Guyton et Vauquelin ot ait tiun
rapport a Tinstitut national', en ihuctidor au 9
sur un nouveau procede du citoyen Curaudau ,
pour fabriquter artificiellement I'alun. Come ce
rapport nest pas generalemerit connu, nous ctoyons
devoir le communiquer a nos lecteura.
Le citoyen Curaudau propose pour la labri-
cation de l'alun d'employer cent parties d'argile
et cinq de muriate de soude dissous dans suffisantc
quantity d'eau pour donner au mdlange une con-
sistance pateuse. On en fait ensuite de, pains don't
on remplit in fourneau de reverbere, daus lequel
on fait un feu actif pendant deux heures, oujus-
qu'a cc que l'interieur du fourneau soit obscure
rnent rouge. La calcination 4tant finie on riduit
l'argile en poudre on,.la met dans une bonne
futaille, at on verse dessus, a diverse reprises,
un quart de son poids d'acide sulturique, en agi,
tant fobrtement A chaque fois. D6s que les vapeurs
d'acide muriatique qui se d6gagent alors sont dis-
sipees, On ajoute autant d'eau qu'on a mis d'acide,
et on remue cQmme la premiere fois. II s'opere
entree 'acide, 'la terre et feau, uue comnbinaison
st prompted que le melange s'chauffe, se gonfle
et exhale des vapeurs eitrimement abondantes.
Enlin, lorsque cette chaleur est un peu appaisee,
on continue d'ajouter de l'eau jusqu'a ce qu'il y en
ait envion hui t dix iois autant que d'acide.
i La terse inutile A la formation de l'alun etant
deposee, et la liqueur 6claircie on la tire dana
des baquets on chaudieres de plomb. Oh met en-
suite sur le marc autant d'eau qu'on a retire de
liqueur, et on reunit celle-ci A a premiere ; enfin ,
on met dans ses lessives une dissolution de potasse
dans; laquelle it. doit y avoir de cet alcali le quart
du poids de I'acide employed, et I'on agite; si on
prifere employer le sultate de potasse ,on en wett-a
deux oibis autant que d'alcali.
,, Au bout de quelque teams la liqueur en re-
froidissant, fornie des cristaux d'alun, don't la quan-
tit' s'6leve quand la cristallisation est achevee, a
trois f6is le poids de I'acide'employe. On ravine cet
alun en le faisant fondre dans la plus petite quantity
d',au bouillante possible, alors il est aussi beau
que le meilleur alun du commerce..
,, Comme le marc retient encore quelques parties
salines le citoyen Curaudau recommande de le
lessiver une troisieme fois avec quantity d'eau
suffisante pour le dessalet comrlettement, ct de se
servir de ce lavage au lieu d'eau simple pour une
second operation ; par ce moyen, il n'y a lrieu
de perdu.
i, Ainsi, sans le secours de chaleur artificielle
on obtient la plus grande parties de i'aluri qui s'est
former dans l'operaiion ce qui eat un advantage pre-
cieux. L'auteur conseilic d'employer les caux meres
qui contiennent encore de P'alu et, du sulfate de
fer ti&s-oxid6 A la -fabrication du bleu de Piunse,
ce A quoi elles sont en effet tr6s-piopres.
91 11 regarded sur-tout la fabrication de l'alun
come trds-ayantageuse pour les fabricans de bleu
dc Ptusse ; car ils pourraient calciner leurs argiles
en meme terns quo les matieres animals sans
aucune augmentation de d6pense. Ils n'auraient
pas besoin d'y ajouter la potasse, et la presence
du fer, au lieu d'y tcre nuisible y scrait au con-
traire tr6s utile. S ils voulaient maine fabriquer
de lalun pour le commerce its pourraient em-
ployer, /pour dissoudre la combinaison de I'alu-
mine et de l'acide sullfuique, au lieu d'eau, la
dissolution de sulfate de .potasse, qui provient
des.la vges de leur bleude Irusse, substance qu'ils
pertdnt ordinairement. Is pourraient egalement
employer aux memes usages,les residus ou cimens
des distillateurs d'eau-forte qqi contiennent l'alu-
mine ei la potasse propres i la confection de I'alun ;
il sunirsai d'arroser cette substance rdduite en
poiudre avec l'acide sulfurique, et d'ajouter au
melapgc la quantity d'eau necessaite, en oplrant
come il a ete dit plus haut. Les eaux meres
de cos aluns sesaient bonunas aussi A la fabrication
du bleu de Prusse.
"i Nous observons meme, cet regard, qu'il
y a dans les cimens des distillateurs d'eau forte,
plus d'alcali qu'il n'en faut pour la saturation du
sulfate d'alumine que forme I'atgile, et que pour
tirer tout le part possible de cette substance i
faudrait y ajouter un huitieme de son poQids de
cette terre calcinde d'apses la methode du citoyea
Curaudau; t en ernploant environ spixante par-
ties d'acide peour cet de terre, on obtiendrait au
ainis cent quatre-viugt pasties d'alun trAs-beau.


-1-7~- -----












SPar ces diffretns proctd(s, Te cit. Curaudau
assure que pendatit long teams it a fabriqii de l'alun
avec uu avantage de plus de ).5 pour cent sur celui
du conmtierce, pt que, mal,,re Ie prix oil it est
descendu maintenant on a encoi lto 12 pour
cent de bc6tlice. Ertin que les fabricans de bleu
de Prusse a qui la potasse ne co0iterait riei ,
auraient encore dans ce moment 17 a 18 pour cent
A gagner enifaisant irtificillemnent ce sel.
v) L'on voit, d'apres ce qui a 6t6 expos dans
ce ripport, que Ic memoire.du citoyen Curaudeau
reuterme des resultats d'oxperiences faites en grand,
tris- interessaus pour les manufacturiets et.les com-
merans, et qu'il serait utile sous ce rappqrt (qu'il
iut rIpandu par la vote des journaux scientifiques.
ISous pensous done que la classe doit savoir gre
au citoyen Curaudau d'avoir fait connaitre le re-
Wltat de ses observations et qu'elle doit I'engager
it fair ainsi turner a I'avantage de son pays le
fiuit de ses utiles travaux. ,,
(Ewtrait des Annalcs des arts et 'manufactures.)


SPECTACLES.
Le theatre de l'Opera Cotnique vient de donner
avec un succes tr'&-conteste i6''Hetireux malgti hai;
ouvrage.qui dit-on a complItement reussi dans
une tour du Nord oa il a et6 execute sous la
direction du compositeur M. Boyeldieu. La mu-
sique quI' nous avons entendue a Paris, est de
M. Mehul et il y a lieu de s'etonner qu'un
poeme de cetee nature ait fix Fattentioni de ces
deux artistes distinguish. Nous ignorons si Boye!dieu
a trouve, en travAllant sur ce sujet, urie occasion
heureuse de produire tin pendant agreable A son
Calife de Bagdad rmais nous1 voyons A regret que
M. lihul qui s'il nous est perrnis de le dire ,
ie devrai peut-6tre pas risquer de compromettre
ainsi son talent n'a rien trouv4 dans l'ouvrage
qui pfit lui inspirer:und& ces morceaux auxquels
il doit sa reputation si bien tablie eq si distiniguee.
Quant au sujet de THeureux mn'/gri lui, le titre
le fait ass,'z connaltre : le principal personnage
nc peut obtenir la main de sa maitresse si quelque
revers ne lui arrive : ainsi l'a decide le plus extraor-
diraire de tous Jes peres qui ont une file A marier.
Au lieu de revers, le jeune hommne voit successi-
veinent toutes les faveuis de-la fortune s'accumuler
sur lui: il se croyait orphelin il leiron,.ve sort pere.
et cet evenement est pour lui la sou- : de la plus
plus vive douleur; de soldat it devient capitaine:,
et it se desespere ; de pauvre millionaire, et il
entire eCn fureur..... On voit que la principal
idWe A laquelle on doit ce sujet, tne pouvati fournir
que des situations d'un comique faux : ce vice
a et generalement senti. Cependarit, :'u.teura
ete dernande et noromni c'est le citte e S tint-Just.
Elleviou dans le role de l'Hii',rwi in dgr lui:,
ne peut nmeriter ni nouvel diogi ni reproche
nouveau ;. dcpuis un certain terns, la plupart de
ses roles sbnt taillIs ssur le meme patron; it lui
serait trop difficile de ne pas paraitre souvent le
meime. '.
Le thlitire de J'Opera-Buffa vient d'offrir, en ex&-
cutant la Cosa rara une ennion complete de ses
premners sujets : ils y paraissent tous les uns dans
des 6oles principaux les autres dans des emplois
secondaires. Aliprandi, notamment s'est charge
d un petit r6le dout sans lui on n'eft pas sans doite
re.connu tout le merite.
L+ Cosa rara est un des opera que I'ancicuce
troupe des bouffons ex6cuta cn -i790 avec le plus
de success. Simoni chariteur un teu froid, mais
doue de la imtrthode la plus ipafitii, et d'utie
tr6s-btlle voix, y paraissait avec avantagc : Maikdini
y excellait dans un role de paysan jalux., ..l.:nm i
Morichelli etait charge du role de la reine. Aujiur-
dc'hui cc dernier i6re est confii a M"it Striiha
Sacchi 't est loin d'avoir perdu A cette dispo-
sition nouvelle. M"~e Strina Sacchi le chante avec:
son talent ordinaire, n.tis ell': samblait avoir ytsery&-
jusqu'ici tout I'eclat de ses moyens, toutc sa har-
diesse, et la verve brillante qui la caracterise pour
un air de bravoure qui n'appartient pas a Vtncendo
Mlatini, auteur de la Cosa rara; mais, dit-on,
au napolitair Moscati qui se fait avantageuse-
menit connaitre A Paris par de tels essais : cet air
est d'un movement qui entraine et d'un grand
efklt; des parties de choristes y sont lies avec une
grade hlabiletl ; en un inot, c'est une production
distinguee dans son genre ; mais ce qu'elle offre
de plus etonnant, c'est le talent de la cantatrice
qui l'ex&cute, qui en surmonte ics difficultis avec
une assurance une facility une justesse et uise
beauty de sons inexprimable : ce morceau 'est,
de la part de Mine Strina Sacchi un veritable


406

tour de force : du reste il ne tient paint A l'ou-
vrage, et sort beaucoup du ton gen&al de
la composition; c'est ual irnconveenitt qui ne
pent eTre rachete que par l'effct que le morceau
product.
Pres de Mnle. Sntina Sacchi parat dans la Cosa
rara M ue. Nava Aliprandi, cpocse du chariteur de
ce nomn; ioulle comparison n cst a etablir e ptrp ces
deux cantatrices, dies sont destinies. a se seconder
mutuellement et nullement a rivilisur entire elles:
On peut douter que Mute. Aliprandi pfit remplir
tout 'emploi de Mme Strioa Sacchi, mais elle est
une acquisition heureuse pour la reunion depuis
la retraite de madame Georgi. Madamic Aliprandi
est doude d'un beau talent musical ; sa voix 'est
pure, encore fraiche just, flexible; sa nmthode
est bonne ; la sagesse en est le prir.cipe; la cor-
rection le seul ornerong ; la pfurete le caractere
essential. Aussi sure de plaire constautament, et
pour ainsi dire au meme de'gfV elle n'a point a
craindre les &uei lsqi itMenacent d'.iutre chan-
teurs, mais denue& de cetite chaleir qui anime la
scene qui donne d la vie a l musique et' de
l'ame a des sons, ,iUe produita ratement i.enthou,
slasmne.--
La Cora ara. o a ti entendue jivec utn plaisir
nouveau, et' L10'- a obten'iu leplus brilliant success.
Cette <.nppoiidonii t'apas la couleur btillinte de
Cimarosa et 'tlegance" sourenue 'de Pasiello ;
mais elle est simple et expressive : le dial',gue est
quelquelois coupe d'une maniere cormiqAe, cesi
les morceaux densemrble n'ont pas ce caiactre
original et cette verve qui disiriniietnt ceux des
compositeurs que nous venous de nonimer; les
morceaux isoles donet louvrage est semne ; les petits
airs Pi4 bianca 4i giglio Lilla miti dove sei; le
Canon ,, crit pour trois voix de femmes et le
Duetto Pace'caro mio sposo qui depuis la niiou-
veautitede cet opera 'ut o te retenus de, tout le
monde, en assurent constamment le succs. 11 a
t& sous tous les rapports!, excxute d'une maniare
superieure. "
SAu theatre Louvois, un petit acte intituhle '
Renitez-vous au bois de Boul'ogne;, a i'is.i : est
une bagatelle don't un quiproqUuo. Iorn'.e le na-lid /
il en results qu'un rendez-vous pour un-conl at
de marlnge est converti en un deni; et que de
deux jeune's gens du mrme nmin, l'un qui cuit
!se marier, est sur le point de se battle'; et l'autie
qui veut se battr, n'eniend parleir qe iTan contract
ee manage: ceijibrboglii nese denojue pas sanis
quelque invrais nibblnce, mais le dialogue offire
des details ag'eblcs et quclques traits spirituals.,
,Les auteurs sont: MM. Dorvigny et Georges
Duval .. S....

SB-EA 1IX-ART S.
Le i5 du courant, i paraitra une estampe gravee
parDebucourt d'apres le tableau original de Veinet,
ayant pour titre : les Cittiesayantpirdu'la trace. Prix
24 fr. et 48 fr. avant la lettre. Cette estampe ne lc
cede en rien a tout ce qui a pairu jjsu' cejourde
cea deux habiles artistes, tant poutla composition
du tableau que pour Ia precision et le fini de la
gravure. ,
I Se vend cliez Auber proprrtaire et editeur,
rue Lazarm, no 88 ; et au magasin rue Vivienne,
nU 42.

A VI S.
Valencitnnes, le 6 nivost.,
Les administratcurs de l'cole secondaire de Va-
lenciennes, priviennent que la place de professeur
des Math&natiques de,ladite &cole se trouve en
ce moment vacant qu'en consequence ceux quii
aspirent A cette place et desiieraient fire parties
des, candidates A presenter au ministry de l'interieur,
seront admis concourir, A computer de ce jour
jusqu'au 15 pluviose prochain.
L'examen aura lieu dans le local ot l'adminis-
tration. tient ses seances, le mercredi de chaque
seinaine.
Les aspirans se prcsenteront A l'avance au cit.
Benoist, maire et,prtsidert de ladite administra-
tion, qui leur indiquera I'heure dti concourse et les
conditions de I'admission.

LI B'RA IR IE.
,TABLEAU HISTORIQUE de toutes les deconvertes
faites en Afrique par les Europkens jusqu'au
commencement du, i91 siecle inclusivement.
Cet ouvrage qui vient d'etre public a Londres
par les bodies de ta Socite d'Afrque content,


non-seulement la masse gnrn6tle de touted I
d&couvertes faites jusqu'a present dans I'Aflriqt
septentionale mais encore une infilit de de tai
nouveaux et curieux sur les divers enpipies (ui s
trou'vent daas l'inthieur de ce continenlit. O
compare les observations des modernei avec 1e.
coutaissdinces des anciens sur cette p Iii ie ill N,,],I..
La nouvelle edition aun 'ituat'c des dC., ,a
de Hornain et de toul les ':t .,:i:.,iinri ,;
sont parvenus depuis A la Soci6t6 d'Ai.CLil11 ,
ete traduite en ha.i, iis pat un honimede lottres
at tn,lh.i I u dcpIiti-ciim t de la .marine.
L'Institut national avait propose -pour fan t.
la question suivante, don't le prix a te teniisi
Ian am12': d dtermteer les dcouvertes -faites e;
Afiique par tis E tropiens jusquau 18e side (,
le's compare avec cdles qui out fnites f arles
anciens depuis Ptolemie f1.
La traduction que nous annoncons doit n&es.
sairement servir de guidee A ceux qui voudiorit
s'occuper de ce travail 'interessant. ',
Elle plaira en menie-terin, toutes les classes des
lecteurs par la vaiit.e des faits nouveaux qu'ells

Rien de ce qui zegarde leis inpines jonqi'alor,
prCiju'inco:niius, du moinou., du Lasheia et da
Monou, n'y est oubli6. .
La traduction dua Tblean historiqat des dicau-
utes des.FLmroPeens en Ajiq:ue v% parahre aices,
saniment. en deCu volumes inS d'enaviron 400
pages chacun.
L'inipiession de, cet outrage se terinine en ce
moment, chez' Paln jeune et comripagnie place dtt
Pantheon. .. .i

Vente a I'arniable de cinquante exemplaires des
(Euvres couiplettes de Voltaire de la superb
edition de Kebl., dite dte lr.,ai,.tnis dans i'as
Sortissecmcnt ci-apres :
Six exemplaires, 70, o l. is-8 grand papiev
v/'-in-ra 9 ir. le vol., 63o fr.
/ Les Ijo' fiq',ei ,par Moreau 1o8 fr.
D,)uze exemiplajres, 70 vol. in-S beau paper,
A 6 fr. le vol. 42.0o fr.
Ls o108 figures, 1o8 fr.
Quatorze exemplaires 70 vol. in-8" paper
moins beau, A 4 fr. le vol., 280 fr.
Les toS figures, 108 fr.
Six exemplaires, 9I 'vol. in-a 2, grand paper
velin, A 6 fr. le vol. ,552fr. .
Les i8o figures o8 fr.
Douze exemplires 92 vol. in-is,, paper corn-
niun A g fr.1e vol.', 84
,A 35 pour cent-dc rabais sur les prix ci-dessus.
Cctte vente n'aura lieu que jusqu'au 3o niv6sg
courant, et se terminera plus to6tsi les 5o exem-
plaires sont places avant cetse dpoque. 11 est done
de l'int&r& des pci-.onnes'qui voudront jouir de
cet advantage et tretrertaites d'avoir 1'exemplaire
qu'elles desirerofit de ne pas attendre au derniet
moment ; car on n'en vendra pas plus que la quan-
tit6 d'exemplaires .annonces A chaque prix.
Chaque exemplaire sera fourni broche et garanti
comp let.
On i6tablira an ir pluviose les prix ordinaireM.
A Paris chiee propri&taire rue Montmartre,
no 5, press le Boulevard.

L I V IWE S N 0 U VEAU X.
Maurs des Israilites et des Chritiens, par I'abb
Fleury ; nouvelle edition corrige avec soit,
augmentee de plusieurs tables et d'une notice sur
la vie de lauteutr ainsi que de ses ouvtages.
'T1"ois volumes in. 12 paper ordinaire, 5 ftr.;
paper fin avec portrait, 9 fr.; paper velin, idem,
ta fr. ( Ce dernier est en petit nombre. )
A Paris chez Goujon, fils, imprimeur-libraire,
rue Tarrane no 737. AnI. I.

8 PECTACLES.
Thiitire de iOpira Buffa. ,Auj. la Cosa rara (la chosc
rare. )
Thiatre Louvois. Auj. le Rendez. vous au bois de
Vincennes ; le Sage wtourdi et Guerre ouverte.
Theatre du Vaudeville. Auj. la Veillie villageoisc
et Fanchon la vielleuse.
The'Vre de la Ciit Auj. le Mariage de Figaro ou
Ja Folle Journ4e.
Thidtre du Af.ai,. Auj. Amphitrion; IAmtat
timide et les Fausses Infiddlitis.


L'abonuemncut sc tait a Paris, ,re des I'Oitcvina, no 1n I.e pri x t dste a5 franc your tiait mois, 5o franct pour six moist et too francs pour I'anunc cutuire. O tOe s'abooune qu'au
otarcuccuCnt dt clihaque moist.
11 tl nt .llresst les lettres t'argent et lets ffets, ,franc de port, au citoyea Agasse proppritaite de-, cejournail rue des Poitevins,, x8S. faos Itse teftt, sai exception doi*cut itrt
a sqn othd. 11 faut comprendrc daant les envois le pnit de pays ot t'on ne peut affranclir. Le lettres des ddpatemens non affrauchics ne serouit poin;4ctirees de la posted.
ii f.at avoir soin, pour plus de suretd, de charger cells qui recferment des valenrs. t i
'eOI. ce ,qui cOncirC la rddaction doit itre adrcsse au rddacteur, rue des Poitevins n* o3 depuis cuf heures du matin iuttqn"' cinq ihetires do, oir.

A Paris dt I'imptrimeic de HI. Agassr propritaiMre dA Monitgur, rue des Poitevins no 3.













GAZE'


}NALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


A dater du 7 nivose an 8, les Actes du Gouvernement et des Antorit&s constitutes contenus dans Ie MONITEUR sont oWjicielf.


Mardi, i s niv6se an i2 de la Ripublique ( 3janvier 180o4.)


EXTERIEUR.

ALL EM AG N.E.

Miich it 23 diceaibre ) i". nivo ie.)

LA direction du pays a demande des renseigne-
-nens,.eactsj't prompts sur toes Its confrairies
existantes dans le pays.
-La commission spkciale qui vait ce etablie
Pour les aflaires des couvens, sera dissoute a la fin
di. cenIe annee; 'ses attributions passeront aux direc-
fions respcctivis des.pays

REPUBLIQ.UE ITALIENNE.

Milan '2 decemnbre29g frimaire).

Rome n'est pas le seul endroit de l'Italie qui ait
eprouv des inondatioris. Le Val.di-Chiana dans
la Toscan a vu ravager par parties ses champs par
uno pluie terrible ,qui a tout-a-coup prodigieuse-
mentl ntoisi les torrens. Elle est tombee plusieurs
jourts d suite avec la mnime abondance et sans
delidle. Les liviers etiflIespar ce surcroit d'eau ,
ont devasie tout sur leurs bords. Tout le pays est
encore covert de plusicus pieds d'eau et res-
semble A une mer. Moyennant les soins empresses
qu'on s'est donnrs pour aller aux secours de ceux
qui couraient.le pips de danger personnel n'a peri.
On est mnme parvenu g6ndralemnent a salver les
bestiaux. II y a mnme de l'espoir ,,qu'en facilitant
promptement aix eaux le moyen de s'6couler, les
sentnces ne seront pas eritierement perdues.


Suite du pricis des actes du gouvernsment de la
Ripublique italienne depuis les comices de Lyon,
jusqu'd ce moment.
6 aiot. Le grand-juge ordonne aux commissaires
du gouvernement pr s les tribunauw de fire tous
Is mois'leui iapport en dormant I'ctat progressif
idcesprocOsdes ricenus, poiacronnaitre si t'huma-
nitv s'accorde avec la vengeance publique pour
sauver'linnocence accuse et punir les coupables
que la loi condamne.
to aout. Reglement envoy aux tribunaux d'appel
pour i'admislion de ceux qui se destinent a la pro-
fession d'avocat.
o noait. Le corps-legislatif, par une loi auto-
rise le government a suppimer tous les tribupaux
criminds extraordinaires existans, et a etablir, ou
il sera besoin des tribunaux sp&iaux, don't I'ac-
tribution sera de juger to le crime d'agression
quelconque -, o celui de conoussioni; 3 celui d'ho-
micide premedit6; 40 celui de vol avec effrac-
tion; 50 celui d'incendie cause par m6chanceti.
Lcs-tribunaux spiciaux sont renouvellis chaque
simestre : neanmoins le gouvcraement peut lea
ontinuer pour u. terns legal, it les circonstances
'exigent.
13 aotit. La conscription militaire est ordonnie
par un loi du coips-ligislatif., Dans cette cons-
cription dolvent 6tre compris tous les nationauix,
depuis 20 ans accomplish jusqu'a 25 annees aussi
accomplies. Ne sont point compris dans la cons-
cription 1 ceux qui font actugllement partie'de
armne; 2 ceux qui, ayant servi, ont obtenu un,
congi en regle ; 3~ ceux qui sc sont marines avant
lePoque de la loi; 4 ceux qui, ayant er6C mariks
avant cette epoque sont rests veufs avec des
.nan s; 50 ceux qui, A l'poque de la publication
de la loi, etaient consaCres au service de la reli-
got0n, au moins dans un des ordres majeurs. Les
comncits se divisent en cinq classes suivant la
tie proessive des cinq antnaes, entire lesqIelles
I'coule 'age nicessaire pour y etre comprise : ainsi
ctux qui, au to octobre i8os auront attcint I'Ag e
de ans formeront la premiere classes, et ainsi
te suite jusqu't ceux qui, ayant atteint la vingt*
calxqUemc annee completteront la cinquieme
classe. Les listes correspondantes a ces diverse
classes.s'augmeutent successivement par l'inscrip-
tio ceux qui, d'annie en annce atteignent
dage requis. La meme precision est mise par la loi
aus ha prescription des m6thodes d'exncuter ia cons-
liption, et des m'odes par lesquels on cesse d'y
4trt compris.
.17 aoui. Loi du corps l6gislatif qui met en acd-
itn isistitut national.


i8 4ao0t. Le corps ligislatif, par une loi de
police, assujettit a la surveillance des. autorites
compktentes les personncs suspects' : il indique
provisoirement (etjusqu'a la redaction legale d'un
code coiiecrionnel), la forme A suivre pour punir
les enfans la' requite de leur pere. II prestrit
les reglemens auxquels scront obligis de se con-
former les Iripiers et.ceux qui pretend sur gages.
23,aout. Aprcs avoir arrive le mode de la publi-
cation des lois, l corps-lgislatii determine les
ddlais tespectli s raison dci distaric 'oh la loi
doit &tre parvenue a la connaissance gonrale des
citoyens. Ce terre pour le department d'Olone,
est de dix jours apres la publication qui en aura
te ftaite dans le chef lieu il est de vipgt jours i
pour les departemens limitrophes et de trente
jours, pour tout le rest d&e,la .Republjque.
s6 aoit. L'organisation des tribunaux de comi-
merce jeur. competence leurs functions sont
deterniuees par le corps legislatif par une loi
de ce jour.
28 aoit. Le gtand-juge, par sa circulaire de
ce jour, adressee aux commissaires du Gouver-
nement pris les tribunaux, declare que le recours
extraordinaire en cassation n'est, applicable qu'aux
jpgemens sans appel, qui n'ontpas d'autres moyens
ordinaircs de se pourvoir.
28 aout. Suivant un avis du ministry du tresor
public, il est accord uin autre mois de ddlai aux
creanciers de I'Etat qu4 n'ont pat encore fait ins-
crire leurs titres de creances au bureau d0 liqui-
dation.
3} septembre. Le vice-president, par un dkdcet
de ce jour .ordonne de mettre en vene autant
de biens nationaux qu'il en faudra, pour satis-
faire aux creancieis de I'Etar, don't le. pavement
a et& sp6cialement assure eto ve;tu des prec&-
dentes lois.
3 septembre. Le corps-legislatif, par une loi,
autorise le gouvernement a determinter:et a gne'ra-
liser les rcglemens et le tarif pourlailoterie pu-
blique.
4 s4pumbre. nL'i-stroution, publfiqte est en cce
jour l'objet des deliberationsdu, corp's-kgislatif :
la loi qu'il fait embrasse tout ce qui est relatif A
cet important objet; deux universities o6 se pro-
fessent toutes les sciences sont ouvertes ; 'u'ne
a Pavie, et 'autre a Bologne. Chaque department
peut avoir un lycee ; chaque commune un gym-
nase :'dans l'espace de doux ans au plus, on
doit avoir organism un plan uniform d'instruc-
tion publique.
8 septembre. La police des theatres de la com-
mune de Milan est mise sous la surveillance de ce-
lui qui en a la direction sous celle du prefet de
police et du commandant de la place, chacun en
ce qui les concern.
8 septembre. Le ministry des finances fait distri-
buer aux pritets des d6partemens les instructions
necessaires. pour la vente des biens nationaux, de-
cretic le 3 de cc mois.
9 septembre. Le PRESIDENT et PREMIER CONSUL ,
par son decret de ce jour, cede it la Republique
italienne une quantity d6terminde de pieces d'ar-
tillerie qui se trouvent dans ses diffirentes places
fortes, jusqu'a la concurrence de 4.000,000 francs;
il lui cede 6galement une certain quantity d'autres
armes et munitions de guerre ; il ordonne la fabri-
cation de fusils pistolets, carabines ; il etablit une
salle d'armes A Mantoue et une autre plus grande
A Pizzighetone, oh I'oh pourra reparer les dqui-
pages de idge ceux de champagne ceux de points
et ceux de reserve.
i1 seftembre. La loi sur le paper timbre est rendue
par le corps-l gislatif.
I septembre. Le president dicrete la cessation
des seances du corps-lIgislatif, pour le 21 du*
courant.
1i septembre. En vertu de la loi du 24 juillet
dernier sur 'organisation des autorites adminis.
tratives, le vice-president', par son d6cret, pro-
cede a la formation des conscils-gin&raux de dd-
partement.
14 septembre. Le grand-juge, par une circulaire
adreisee aux uribunaux d'appel. les invite de veiller
sur la morality des juges qui sont sous leur de-
pendance. ainsi que sur cell de leurs employs;
d'&trc xescrvis sur la taciliti d'accorder des-per-


mission de s'abehiter de leurs posters, it enfii., a
'ui envoyer, chaque moiss, uu rapport coiioiunt
les crimes qui se cnbmmcttent Le pAiL friqhuelimunt
avec les Circonstances les plus-dign-s d'atteotioi.,
qui pourraient reclamer des amesutes du gouvea-
nement.
14 p, 1rml,'e. Le corps-legislatif.ay nt done aux,
cranicers de.l'Etat le delai dfipititei" in&oc 4l1,
d'un an pour faire inscrire leujs ptres met ai la
disposition du gouveirtemint-t 'un liods. extraordi .
naire pour payer les pensions, pour acquitter quatie
mois ad'intiet aux creanciers des Monts-de-Piete'et
des banques publiques ainsi que pour les crean-
ciers hypothecaires des anciennes provinces. II ac.
corde un secoursaux creanciersqui seraientreconnus
dans un bicoin urgent.
14 septembre. Dans ce meme jour, on rend uti
loi contre les detenteurs de biens natiunau sa,'a
Litres, pour les ohbligcde prouver daus le dejai
d'un mois, comment ils en jouissent: cette loi con;'
tient aussi des dispositions centre ceux qui doivent,
au tresor public; elle leur prescrit de payer, dans
le course, du mois d'octobre procbain- ioa la moi-.
tie de la some don't ils sont debiteurs aux dif-
ferentes caisses de l'Etat.
14 septembre. Par une autre loi 'affranchisse-
ment des decimes et des livels des biens dcclaris
nationaux, est permits par le corps-legislatil.
14 epit. Unfondsextraordinaire de 13,397,461 I;
17 s. 3 d. est mis, par une loi, a la disposition
du gouvernetnent, tant pour donner des secours
aux creanciers de I'Etat dans-le besoin que pour
pourvoir aux defenses de fortifications, d'arsenaux
et d'armemens, etc. ; une taxe de b deniers sur le
prix de la vente des domaines nationaux doit itre
etablie jusqu'A la concurrence de ladite some
decretee.
17 septembre. Le corps-lIgislatiffixe par une loi
de ce jour l'oiganisation definitive de la garden na-
tionale,
20 septembre. Let jeunes Italiens sont invites a
venir se presenter pour tfouer la gendarmerie
national.
21 stptembie. La liquidation et le paiement des
dettes actives et passive des communes sont regls
par une loi du corps-legislatif.
21 septembre. Par une loi de cejour on ins-
.itue un tribunal special de premiere instance civil
et criminal pour toutes les causes ohi il y aura
lesion a l'intir&t national.; la mnme loit etablit les
forces a suivre par ce tribunal.
22 seteimbre. Reglement provisoire pour la ccle-
rite dans l'expedition des causes en tat de revision
pour les pays de la Republique qui. taient ci-de-
vant Venitiens.
s3 septembre. On 6tablit dans les departemens
des delegues pour 'administration des benifices
vacans.
27 septembre. Le gouvernement public des dispo-
sitions reglementaires relatives a l'exdcution de
Particle XVII de la loi du ter du courant, sir Ic
p aiement et I'affranchissement des dimes et des
ivels sur les biens d6clares nationaux.
27 sefptembre. Pour mettre a execution ce qui est
ordonne par la loi du 14 courant, le gouverne-
ment public les reglemens necessaires relaiivement,
io ceux qui sont detenteurs sans titres de biens
nationaux; 20o ceux qui doivent au tresor public;
.3 A la maniere de fire les declarations dc propridt6
at celles des dettes non-connues.
3o stptembre. La commission militaire institute
Pour juger les coupables des rassemblemenes do
ologne ayant termine ses operations la consulted
d'etat autorise le gouvernement iemettre aux
autorites civiles la police intericure et ext6ricure de
cette commune.
1er octobre. Le ministre de l'inttrieur ordonno
la formation du registre civique.
4 ectobre. Le vice-prisident par un arr&t6 defend
toutes plantations de tabac.
17 octobre. Dans tous lea departemens o0i il y a
un tribunal d'appel, on oomme des procureurt
nationaux pour alleger les lieutenans de prdfectures
des charges extraordinaire auxquelles ils sont
obliges.
18 octebre. En consequence deo la loi du a at.'ds
derni.er, sur la police, le gouvernement arrte
les dispositions r6glementaires sur les gens sans
avcu vagabonds, nmendians infires.


ft 102.


_II _~ ~_ _~ ___LI_ -111111


IF"1~;














wo oqtobrt. Pat uA autre arriti, du a du cou-
rant, et en execution de article XI de la tisme
loi il etablit des riglemens pour les fripierm ct
pour ceux qui prktent de 'argent sur gages.


408

,etaieht faiteg par le gouvernement ou lts ministres
elle vcilllC sur lIi operations des procuriurs na-
tionau'x a qui elle envoie aussi les instructions
convcnables pour -'exercice de leuis functions.


o octobre. Un arrs de ce jour fixe 1'orgatisa- 7 die. Les associations clandestine sont d~fen-
tibt des 'consuls communaux de Ia tisiere classes. dues parune proclamationduministre de I'iet&iur.
( La suite a un prochain numnro, )I


ag9 octobre. En' vertu d'une disposition de la loi
du 2 octobre dernier on nomme1 un tribunal sp&-
cial -de premiere instance civil et crimine!, pour
jmggi les proc6s enmportant lesion contie linticis
national. .
:..3o-octobre. La garde national est organise en
vertu des dispositions de-la loi di 17 ieptembre
dernier rendue par Ic obrps-lIgislatif.
3 novterbre. En vertu de la loi, du 14 septembre
deunisc 1I government design les biens natio-
naux qtti son mntis sa disposition, pour let objets
y d'termine et ce, jusqu'i la concurrence de la
some decrtie. *
6 nwembre. Le president de la Republique, par
un arrfte nomme la moitii des membrea qui
composent institute national ; cette moitie en
vertu du meme arrste doit se riunir et nommer
it la majority absolue des voix, l'autfi' nmoitie ,
jusqu'au nombre de 60 en toutt les plus' ags ont
des pensins. ..
1 2 novgmbre. L'hospice que le president de la
lRpublique avait arr! e de faire itablir sur le Sim-
plon, est dote par le gouvernement de la some
annuelle de 21,783 liv. o s. it d., provenant
des biens de deux couvens supprimes.
13 novembrc. L'organisation des lycees et gym-
nases eat d&cr&ite.
14 novembre. Le gouvetnement arr8te provisoi-
soirement un plan de repartitioa pour la cons-
cripiion.
15 novcmbre. .Le gouvernement fixe, dans une
instruction particuliere les attributions qui appar-
tiennent ja police, par rapport a trois objets qui
forient son institution; savor, 1i. prevenir les
dlits maintenir. l'ordre public ; 2. decouvrir les
delits commis leurs auteurs, et coop6rer ainsi &
servir le ministeie de la justice, qui seule doit les
punir ; 30. veiller a ce qu'il ne se commette point
decontravention aux reglemens de la police admi-
nistrative, et cooper ainsi a ce qu'elle revive
son execution complete.
22 novembre. On met a la disposition du ministte
des finances la some de s,733,o3o liv. A compete ,
sur le fonds des 5,997,46i fr. accords au gouver-
nement par la loi diu 14 septembre, pour .payer
les crdanciers arrieres, reconnus dans un besoin
urgent, ainsi que pour payer la moitii des pensions
arnerees.
29 novewbre. Le grand-juge, par une circulaire,
communique aux tribunaux et aux juges limpor-
tante decision du cdrps-lkgislatif, rendue sur la
question qui lui ate &faite pour savoir : Si les
crianciers des communes et des corporations sup-
primees qui en -vertu des lois existantcs ne peu-
vent plus poursuivre leurs principaux dibiteurs
en justice peuvent convenir sur leurs cautions ?
II est decide que ces causes ne sont point du
resort administratif; il faut qu'elles soient jugies
par les tribunaux competens.
3 dicembre. Le produit de ce qui reste dft sur
les ventes des biens nationaux est affect au paie-
ment compiet des pensions arriieees.
8 dicembre. Le ministry de l'interieur, voulant
reprimer les abuse introduits dans la navigation
des canaux du department dOlone, pubhe un
r leement contenant les former A suivre a l'avenir,
par lIs mefiniers maitres de bateaux conduc-
teuts etc.
i3 dicetmbre. Les dispositions' des deux arr&tis
du 3 novembre dernier, relatives a la vente des
biens nationaux, sont prorog6es jusqu'au iS du
rnois de janvier iSo3 it exception' de la faculty
de doriner des papers en pavement.
21 dicembre. Le grand-juge, par une circulaire
de cc jour communique aux commissaires pros
les tribunaux deux declarations du tribunal de
cassation ; par l'une, il est accord aux condamnhs
ie terme de 48 heures pour se pourvoir en cas-
sation ; par l'autre sont exclus du b6natice des
dispositions de la constitution et de"la loi dus 2
juillet, les juges ou tribunaux ,non constitution-
nAcs dans le cas Oa il y aurait une accusation
dirige contr'eut.
24 dr(embre. Faute d'une loi renidue par le corps-
legislatif sur les contribntions,.on continue pto-
visoirement I'impbt loncier et les contributions
indirectes sur Ic pied actuel.
7 Df.cearbre. Au lieu de Poffice national des
lois 4tabli par le government provisoire passe,
on cree ute commission legal compose dec
trois ind.liidh's Cette commission est institute
pour rcpondre sur toutes lea +questions qui lui


RI PUBLIQQUE HELVET QUE.

i4e,, le 26 dhcembre (4, nivje. )

M. le baron de Crumpien. mmiistre de la coui
de Vienne pros la Conldcration helvetiqu., est
arrive le 18 de ce mois a Schaflhouse; il a con-
Stinue lc lendemain sa route popr Fribourg.
i* e congers commercial d'Arau continue set
sarice's, dont-l'ouventtre a eu lieu le 17 -ddce
mois; il est compose des deputies commerciaux
de Zurich, Aigovie, Lucerne Fribou g, Soleure,
B em~n' Bale Vaud, Saint-Gall teltGlars. On y
iterid encore deux deputre du pays des Grisons ,
et 6n ausnonce quc lea dbats seront rendus publics
pair a voie de l'inpression.


STT I R ATUR E. -IP O S ItE., ,
Les MKitamorphoses d'Ovide, en vers'franais ; par
M. Desaintange ; nouVelle edition, revue et
coirigee (J).
II fallait, pour vaincre les difficultis sans nombre
dt cette immense et pcnible enterprise ,.et beau.
coup de patience et beaucoup de talent, Ovide ewt
si vari, i sestableaux sont si diffirens, que pour
les reproduie ,il fallait r~unir des talents que pos-
sede rarement un nime homerime e ra spmbler
sous son pinceau diverses.couleura qui se trouvent
difficilement sur la meme palette.
Le talent du citoyen Desaintange se prete avec
une flexibility singulicre a cette vadiite de son
models. U soutient, avc lc po~c latin, e ton d'une
familiarity noble, plus difficile a rendre dans notre
langue, qie le style lev6 : ses vers out du mouve-
ment et de la chaleur dans la peiriture expressive
des passions; et, tour-a-tour, at examplee d'Ovide,
iil chausse le brodequin,prend le cothurne, et des-
cend de la hauteur de r'epopie aux graces de la
pastorale. ..:
Ovide emprunte-t-il la touche mile et cnergique
d'Homere ? vous le retrouvez dans son interpreted.
Lisez, par exemple, rendroit ou Hercule, prit a
fire un sacrifice sur le mont (Eta, se revet de la
tunique empoisonnee. .
Voici les, ver4 de M pesainiange:
Ignorantles dangers du. tissue qu'il diploie,
Du poison le hdros se rev6t. avec joie.
Mais & pine sa main sur let autels ardens
Verse avec 'iA priere et le vin- et ,'encens ,
Le venin dchauffd dans ses veines circle.
Endurcie a tourmens, la grande ame d'Hereule
Quelque tems, sans gimir, souffle un mal si cruel; .
Vaincu par la douleur, it repousse l'autel ,
Et remplit tout.. t(Eta d'un hurlement terrible.
11 veunt s dipouiller de ce supplicc horrible :
Mais sa chaft se dechire et suit le vitement.
Ses efforts redoublis, redoublent son tourment.
Toute l'inergie des expressions latines est rendue.
Capit inscius Aeres
lnduitairqu Auneris Laarn virus schidnc.


Pouvait-il "-re mieux traduit que
premier vcrs ? Les deux suivans ne
expression fidelle de ceuK-ci ?


par les deux
sont-ils paS


Thura dabat primis tt rtiba frtcantia jfamrnis
Vinaque marmereas patra fundebat in arae.

Cette locution neuve et po6tique
Verse avec la price et le vin et l'encens
Ne fait-elle pas d'autant plus de plaisir, que le
latin ecige cette figure hardie. On en pent dire
autant de cet autre vers :
Nec morn, IehAifram tonatur seindtrs vestem.
II vcut sc ddpouiller de ce sppplice horrible.
Et le)vers- qui suit ne peint.il pa, Ja chose meme
par les sons 'initatifs,. et ne fait-il pas en quelque
sorte,image al'orcille ? Changez-y unescule syllabe.
etmettez: mais sa feau se dichire, quelle difference !
Qua ti'shitut, ttrahlt ilia cuttn n'a pas la msmem
beauty.
Voulez-vous un autre example du genre htoi que,
avec des nuances trns-difftrentes ? II est puisc dans
la nmme fable.
.
(1) Un volume in-t dt5 oti pages; prix, 3 fr. )5 cent.
De l'impnirrit t de Cs.[prc -. A Paris, che Diiterville ,
ibraire rue du Battoir, u* i6.


S* i ft tJovi inc1ltafrlofrs
Airboris caaise-ardu\ gessrra* (Ete
Injus pyram structis; aricut pharetramiqs eBapac<-;.
Rfrn,..qc ijutas iterAm trojana sagitta,
Ferre jubes Pante saiAun. *uo Janma rminist'r
Suib'dita dium qt avidis comprtnditur i~,rai.ti er .r .
Congeriom sylvae Nimao Vellere sumnamn
Sterns et impositd clave cervice recumbis
H and alio sults qitdm si convivajari -
Inter plena neri redimitus f ccula srtis.
JanIqui ealins et iA omtan s l tis 'ulrna sonasat
secrosque artus contemptoremque petbat
Flamma ssum .. ..
Les latinistes. savent-que securos arts, earntem.
torrm suum; son de ces locutions qu'il esta t"
pros impossible de transporter dans notre langue
onvavoir que le traducteur les a. hcuratisemcrn
recr s en restant fidele au g6nie de sa langue.
Toi, fils dejupiter, ton grand destiny g'acheve.
.pes troncs s011 abattus; et ton btfcher sdleve.
Philoctet a reu ton arc et ton carquois,
Et ces traits qu'lion devait traindic deux fois.
Par cc fidele ami la flamme eat allumiec.
Couchd sur Its logs crins du lion de .,Ndde,
'Sur ta lourde massue avec un air serein
Tu reposes ta t&e, ainsi iqu'en un fetin
Un convive pench stir la rose odorante.
Deja de tons c6tds la flamme davorante
S'auir-e se deploie attaque lehroi i's
Qui la voit. la mipriie et la souffre et repos.

Ovide est-il rapide ? le years francais semble courir
Mais l'hyenne bonclit, 's'dance at nos regards
f'ont vu franchir dun saut lets filets et lets dards..
Oli lance les limicr, : elle dchappe, et plus vittei,
Plus prompted qu'un oiseau, les trompe et leIs vite,
On demand Leiape, on l'appelle grands cris.
C'etait- le nom dii chieu donnd par ma Procris.
Diji le cou tendu, luttant contre sa chain,
Ldlape impatient la souffrait avec pine.
II part, I'ceil suit, le cherche, et ne le souvc pasi.
On devine sa course aux traces de sec pai.
Et un peu plus loin:
Je me plais a l c voir avec mrne vitesse',
L'un poursuivte toujours., l'autre dviter sans cspe.
Elle saute il bondit; dell tourne it revient;
Elle dehappe, it la press ; on dirait qu'il la tient;
11 ne ticat rien. Cent fois il tend sa gieule avidt,
Ne saidit que du vent, et ne mord que du vide.
Autre example i-peu-pr~s du Ameme genre:
Mais la trompqtte sone : ils artent, et leun pas
Eflleurent la carrier et ne la toucheit pas.
Lenrs pieds, sans se mouiller, auraient couru sur.l'ondo:
Its auraient, sans courber Ieur chevelure biinde,
Gliste sur lets pis ou sur la gerbe en fleur.
Hippomece a pout lui la publique faveur.
On lui crie : Avaucez; qu'un beau feu vous enflainme;
Courage vous vaincres.
Ovide est-il majestueux ? la traduction s'lleve:
Ici des nations s'dlevent, s'aggrandissent:
LI par l'Age vicillis de grands. Etats pirissent.
SIlion, qui soutint perdant dix ans enticers
Tant de combats sanglaiis tant d'assanut mnurtitri,
N'offre. plus qu'un amas de ruins funestes,
De sa grandeur'passde humbles et iristei restes..
Sparte n'est qu'un desert at Mycenes n'cst plus.
Et toi, -noble cited d'CEdipe et de Laiut,
Que reste-t-il de toi ? -l fable do ta gloire.
Que rditc-t-il d'Athene ? un vain norn dana histoirc.
Ovide exprime-t-il lea plaintes et les regrets de
Amour? le vers franyais semblb soupirer et se
plaindre. Ccphale raconte ainsi lts derniers moment
de son epouse:
Elle dit, et je vois trop tard pour mon malheir
Qu'un vain nam a cause mon crime et son erreur.
Que me sert-il hdlas que je me justified ?
Procris avec son sang perd uun rest de vie.
Elle me voit encor ; c'est son deraier plaisir.
J'eus sou dernier regard j'eus son dernier sppir;
It stre que du moins- pour elle je respire,
Avec moins de regrets daus mies bras t elle expire.
Voyez encore ce passage de la lettre CChlplr
Biblis a son Irere.
Je suis vaincue : hdlas mon destin.l'a voulu.
11 depend de toi seul ; tois mon juge absolu.
Tu peux perdre ou sauver tne amante timid :
hloisis et que ta hlaine ou ta pitid decide .
Souge at moins avant tout, tsonge au meins quti jesuu
Je suis ta sceur ; je veux tre plus, si Je puis*.
Isttu eon enemri quand jc suis hou auitett? ? *













toute celtt .fable de Biblis est ectite avec le
joeme charge. Ge qui rend le travail du citoyent
Desainiange encui,: phlus tearquable c'est que,
join de secouer 1'cntrave imposee aut traducteur;,
ii 'a isaene e en s'iinpoiant pourloi la precisiuMl
I plus i;oeuieU e : il a rendu Ovide presque vei
pour vers. Precinas un example qui prouve corn-
binn cette conchisIon igOieuseC ade, prix. -aeisl
les premiers lives publics separement come es-n
sais, la description du vent du midi dans la fable
di Diluge etact telle qu'on va la lite.
L'Autan an front bumide, obscurci de brouillards,
qt totljoun' euitouprdde uu ges pari
S'cnvole en iccouanit ton aile pluvieuse.
Sa p etoi in eitplg et sa battle, igeue ,
Et aes longs ghievetx gris s grands flots mui.clani ,
Semnblent 5se londtr.cun pluic et verser dcs!torren ,;.
I.oqu';l eut rasSemnbld 'le noir arna.des intes i
,:Et prtc.6 ddns ses$ ainneun Iu:s ondes suspekndues,
L'air ftiniht ti soudain lu'i pir Iautre froissi"
SDesnuages epaist tomibent fiotsa pcses. .
Ce ine sont pas les couleurs poetiques qui man-
(Jent A ce tableau ; on I'a memne cite avec dloge
nlacsieu l fois : mais le traducteur a senti que les
traits pouvaient en &tre plus pr&is. 11 y a dix vers
dans I rangais,: et il nty en a que six dans Ie
tin. Madidis .Notus etvuai alis
Teribiei PiicS tetetius caligine wultum.
Barba gftois` 5irnis, canis fitkit unda capillis
front icded nebula lrorant fentd siinusque.
Utau easM tati etdentia eubila pressit;
it fiago', 'et deisi fundantar ab there nimbi. *
Dans l'ditiou complete ce tableau est resserri,
en six vers, et iud6pendamment du mdrite dela
dif1icult6 vaincue les connaisseurs s'appercevront'
que l'ensemble y a beaucoup gagn6, et que l'ffet
en est plus amarque.
L'Autak ole, :escort de n'uages pars
Son front sombre et terrible csi l hagie de brouillards:
Ses ails,. sts chevenz, sa barbe appesantic ,
Semblent soe distiller en longs ruisseaux de plui.
9a main tamasse au loinJcs nuages errans,
L.e press : lair relate ctse fond en torrent.
La description entiese du ddluge est rendue avec
la memc precision vets pour veis. Faisons senir
par un autre example, combien la fiddlit' concise
onne de relief 4 une version poetique.
Primns amio.r Phabi, Daphes Pencia quem non
Sors ignara dedit e, svt a Cupidinis ira.
b)iphtii, du dieu des vers, fut le premier amour.
Pks caprices du souit ce ne fut point t'ouvrage ;
Cupidoa iirit6 se vengeait d'un outrage.
Voilk bien la precision rapide et serree de I'ori-
ginal ; si vous voulez en sentir tout le prix, com-
T arez la leqon des premiers essais: il y avait aprks
le premier vers:
,on oquedu seul destit l'asccndant invincible
Er dididd le choix de xe dieu trop sensible :
Cupidon iritd se fit un jeu cruel
D'erbrAicr do ces feux to court de l'immortel.

Vouloir rendre Ovide presque vers pour vers,
c'bait s exposer au danger d'etre froid et sec force
diVte exact, de nianquer la plhsionomic en vou-
lant saitir chacun des traits d'alterer la fidelity
poetique par I'excks de la fid1lt itterale. Cepen-
dait le citoyen Desaintange a su se montrer ibre
et facile sous les chaines les plus pesantes, et e tre
ftdilih teC'sans cesser d'etre poete.Jamais iln'abrege,
j~niais il ne paraphrase.'
II y a plus, si on juge que d'apres une exactitude
4u s' scrupuleuse le copiste ne deguise aucun des
eblauts de son modele, on se trompe. Quand
Ovde .joue sue les nmots, le style de son interpreted
'c passion ,' et substitute les mouvemens de 'arme
i d'inghnieuses subtilit&s. Ce passage de la fable
de Nreoisse en rest une preuve suffisante.
1ilt ego sum sensi, nec e m ea fallit imago:
Veror aore me! ;;Jlaiinas moveoqut firoque.
(aid faciam roger, 'anng-roget ? quid deinde regabe V
tod Narcisse parole & son image.
Ah I trop t rd je Ie voi,
Je tuis, je sibs ccli que je retrouve en toi:
Jt suis pour mnon malheur amoureux de moi-m6pe,
Quel doit &re le vona do mon desire extreme ?
Qui suis-je? que ferai-je, et que dois-je csprerr ?
Si j'itplore, est-ce moj quo je dois implorer ?
ra demanded? jAe uias k bier queje deiande.....
Si Ic livre du cit. Desaintange n a pas et l'objet
de lenthousiasnie et de t'engouement, il a t ctet
sera' celui d'une esiime durabk; s'il n'a pas et
penes, il a t lI. '"


409

La premiere ditiou, eu deuix voltums in-es .
sest cpuiste en triA-pet de teams celle-ci, d'u
prix modique, seca sans douie aussi ptomptement
unlevce; L. P.


SCIENCES. MtDECINE. PHYSIOLOGCE.

A Ur -kti i k'AIC 1' R. .
De fonvrage dit docur Alphooise tLeroy, intitul
MoSClNR MA 1 R.TNELLa. (P/oytz lt compete rendu.
de cet ouvrage, au no du 18 videriaie an a.)

Quoiqu'on ait-beaucoup erit sur 1'aft d'elever
les enfans et de traiftr leuis inaladies',a matiere
sti loin de re epuisee: le p"slesseur Alphonse Leroy
I'envisage sous un point-de-vue plus analogue qi'on
ne I'avatn ait aux connAissaiaces physiqu ae et chi-
miques doun note siedle s'cit enrichi. 11 s'efforce
de lattacher au sujet particulier qu'il uaite, toute
laitheorie mndicale, londj sur cettc idee just et
sublime-i qu ils fault etudier I'hllomre adtiie dans
I'enfant qui en estC a premiere bauche, La Aridecine
materneile de cet aulcur peut frayerIa route A des
decouvertes importantes: sa matche est hardie i
imposante et pardessus touti, original. On lerait
un superbe ouvrage des nonbreux matieaux accn-
mnules dau le sien. Mais souverit lea principles n'y
sont point assez dvelopp es; qielque foi ils man-
quent d'ensemble et d'jiarmonie; ici, ccsont des
tailts et des resultats tnuveaux k corinstati; lU, des
virites trop abstraites, Ou des hypotheses trop haiir-
d&es, arrctent Ie lecteur. Observons cependant que
ces defauts doivent moins tre imputes l'auteur,
qu'a a difficult des questions qu'il s'agit de re-
soudee: dan unt article prcedent, on a donie un
apperju d l-a doctrine d docltqei Leroy.
Dans les principles que I'auteur y professe it
est d'accord avec ia plupart des siadecins et des
physiologistes modernes quoiqu'il en fasse une
application beaucoup plus ktendue que ces der-
niers. Quant a la theories qui lui est particuliere,
les consequences exigent une sedieuse attention.
L'influence de lair libre "e j.a lumiee et du
calotique tant sur les vgetaux 'que sur '&cono-
mie animal, est dej& bien connue ; mais le pro-
fesseur la montre plus en grand, sons un jour
-nouveau, et jusques dans des details oik on ne
l'avait pas ,encore soupSonnte; il en fait la base
de l'lducation physique du premier age ;il l'tend
aux alimens aux vatemens aux boissons aux
lotions ,aux frictions nousdiioqs m me, jusqu'a
la maniere artificielle de former la capacity de la
poitrine jusqu'aux moyens les plus recherchls
d'activer et de perfectionner I'organe de la.respi-
ration, celui dei la vue, de l'ouic, du tact, etc. etc.
On avait dit avant ie docteut Alphonse Leroy ,
que les meoes devaient allaiter 1lurs enfans, et
meme leur donner le premier lait comme le
remede le plus doux et le plus propre 4 1'6vacua-
tion du miconiumn; mais persorne n'avait insist-
sur les qualitis vitales de ce lait, sur le regine
propre a lui donner ces qualitis, sur mille Circons.
tances qu'on n'avait pas cru idtiresser la vie de
l'enfant., sur la necessity de tenir celui-ci pr6sde
sa mere pour qu'il en recoive immidiatement, et
Ie lait vivifiant, et la chaleur animal don't il a
besoiri: I'auteur revient hiequemnient A ces prin-
cipes dans ie course de son outvrage ; il rapporte
des faits instructifs et des experiences Curieuses,
que les phnonmenes de vitaliht que nous con-
naissons dcji dolivent nous rendre croyables : il
done enfin do nouveaux developpemens a Tin-
fluence du lait et de la nutrition sur le caractere
mdral des enfans, et ~ celle deu habitudes morales'
et des affections, minme passageres des'meres oun
des nourrices sur la constitution et le temperament'
des nouveaux-nes.
L'auteur en traitant des maladies pdiculaires
et vermineuses auxquelles sont sujets les enfans,
pense avec les anciens, et avec presque tous les
physicians modernes, que les debris de la vie se
riorganissent en animaux imparfaits, it ajoute de
nouvelles preuves dc cette trorganisation de la
matiere anin-ale cd&omposce et montre les cir-
constances favorables ai cette singuliere operation
de la, nature. Lorsqu'il parole de la pamoison des
enfans, espece de cruise resultant le plus souvent
de la colere il remote a la cause physique des
passions, au systeme nerveux; il se propose de
determiner aussi Ie sidge de l'entendement; ii faith
voir que l'instinct n est que 'eflet de l'organisation.
ou le product mieanique 'sdesprganes qui viennent
), au secours les uns des autes..... en reason
is de la liaison qui est entire ecx. 11 n'y a que l'ana-
9i tomie qui pourra ddbrouiller ce qu'une meta-
physique-theocratique a prolondement obscurci.
Tous les animaux, apportent done en venant
,> au monde th instinct piopre et diffIrent, selon
,i leur organ station. papre, ce qui sert a les con-
,, server et a les defehdre ; mais par la Suite, l'ies-
,,tinct. le! passions, I'entendement, se deve-
loppent et se perfect tionnent les uns par les au-
i tres, et se mettent chiez 1'homme ~u une h~a-


it moe dqutl' ieve blen au-dessus dc toua les ant
s maux repanlus sur. ce globe.
,, Ces grandes distinctions vont se-vir a &tairet
plus qu'on Uic perse lega )sloice des diffe-
ii renters &,l(tei de vie que, noUs possedous. L'impul-
,I sion est :ujuaid'uit donned; elle ne peut a'arreter
ps jusqu,' ce jlne hi curiosity de 1'homme philosophy
solt satisftait, juiqu :. l.c qttil .i .coanuu partaite-
inent le, nrenismc: de son instinct, de ses sen-
i, stations de ses passions etid. son entendeient.
Cette connaissance fondle sue I'nataomTie com-
:I parade et raisonnec porter l1homme at une pds-
fecuileitE inlinii ; il pourra se airte un instuinc
i d'une perfection inouie ,4 i pourra coordonner
is les mouvemens de ses passions et dc son euten-
ti decent. LilIcJucatibn do 'hridinc i tt sur-tout cele.
as que lesaiuvdtgee done pour satisfaiese besoins ;
vs en sotidti, l'honime civilise ne a aperlectionnr:
c que pour ses'plaissr. ,'
Enpiin, Ie me profeqseur explique nieux
qu'on e l'avait fait. avant lui, Ie rapport du tra-
'yail de la dentition avec les chanaenicus qui s t-
viennent dans les divers sysiemeae i'enfant, aux
ipoques de sa croissance.
Quoiqu'il se latte d'avoir considered, le premier,
chaque- s stirn doui d'un principle special en cir-
culatoi6n autour de ce system t et meme de chaqute
moticul-,. nous ne croyons pas que cette th orie
lui;. soji.particuliere. Gtimaud Dumas etc. ont
dit plus clairement que le-sangagissait par sa vitality
mme ; que nos organes agissaient les uns sur ies
autres, et a distance : d'aut'res oSt ctu aussi que
les molecules vivantes du corps s'attiraient et se
repoussaient par uni mouvem.ent continue ; la. sup-
position de Pautra semiialiSi, par les anciens, con-
dtlit naturellemeryt auxn rmes idces. Le docteur
Thouvenet admrnettait, il y a plus de vingi ans use
vapeur ou unr atmosphere animal, qu'il assignait
comime la source des sympathies et des antipa-
thies, soit entire les divers organes d'un mrme
individu, soit entire les brganes d'un individual a
'autre, soit enfin entire les'corps vivans ct les
eaux ou les meiaux pres de la surface de la terre.
C'est meme par ces principles et par leur analogic
avec- f lecticiti quil expliquait le movement
de la baguette divinatoire.
SNous ne onions pas que chaque,organe ait un
foyer special de vitality d'ou s'echappent des mo-
lecules animals ; mais le movement de ces mo-
lecules est-ils soumis aux lois des attractions et des '
rdpulsions electriques plut6t qu'i celles des attrac-
ttions et des affinites chimiques; c'est un problem
qu'on n'a point encore resolu. Si I'on entend par
fluide animal la vapeur ou le gaz du corps vivant,
certes cc fluide existe; it agit nidme sur l'organe
du chien, qui distingue son m;aitre de toute autre
personnel, par I'odeur de cet atmosphere ou de ces
parties gazeuses du corps ; ma s il est faux qu'on
ait demontre, ainsi que le pretend I'auteur, t'ana-
logic dt ast atmosphere, de cclui des nerfs qu'il cite
pour example, avec 'ilectrique et la lumiere. Les
nerfs et les muscles sont excites i est vrai, par
1'agent galvanique ou dlectrique ; mais ils ne le
sont que par leur contact immediate avec les conduc-
teurs des divers appareils.
Le fluide animal, en etat de gaz n'est done
pas sensible ta action de l''lectricitc. Le mrme
luide qu'on suppose gratuitement exister dans le
systdme nerveux, et quoun appelle depuis quelque
tens fluide nerveux onu lecticit$ animal, n'est
done probablement pas la vraie cause du dve-
loppement de ,'lectiicite et de la commotion a
lequelle celle-ci donned lieu. Ea resumaut tout ce
que nous savons sur la question don't il s'agit,
nous dirorts que le cqrps vivant pett lanrcer a une
certain distance des vapeurs animals qui se
combineront, si I'on veut avec Ic calorique et la
la lumiere ; mais nous ignorons si ces vapeurs par-
tent plus specialement du systEme nerveux et si
clles oot plus d'analogie que toute autre avec
I'electricit6. Nous ne conviendrons pas sur-tout,
at moims que experience ne le d&montre qu'il
eiste dans le corps human Un' fluide qu'il faille
appeler-fluide nerveux : il n'en existe pas plus que
d'esprits animaux qu'on a trop long-tems adwis
sans preuve, et qu on rejette bien loin aujour-
d'hui. Nous nous bornerons a savoir seulement
que les nerfs les muscles, les fibres et autres
parties du corps human sont excitables par I agent
electrique ou galvanique.
* Jusqu'ici nousavons consider6presqu'uniquement
les principes dans lesquels le professeur Leroy est
d'accord avec la plupartdes mndecins et des phy-
siologistes modernes : i nous reste a, jeter utn
coup-d'ceil sur-,a thbolic p-ticiulierc et sur les
consequences pratiques qui en derivent.
Trois articles principaux distinguent de tonte
autre la theorie du professeur Leroy : io it attri-
bue presque toutes les maladies de l'erffance au
system sanguin ou vasculaire : c'est pour cela qu'il
recommande presque toujours I'application des
sangsues ; 2o les organes d ie*tifs des entais sont,
selon lui, faibles comme le sont ceux des carni-
vores ; 3 la vie est faible chez les entais.
Nous disons au coutraire avec les meilleurs au-
turs que la forcs vitals eat cac les canlans d'au.











tant plus exquise qu'elle est plus pres de sa sourceI
les prganes qui la reoilvent sonk il est vrai, iw
iile'f et si mobiles, tjue la moizd i secousse peut
en ebhaakr le s fondensens. C'est un irbre don't la
vegetation est riche et pure, quioiqu'il ne pulsse
encore braver les vents et les tempetes; Mais les
chefs-d'aouvr, les plus parfaits de r'a't ne sont-ils
pas aussi ceux don't les plus legeits accdens peuvient
alter Tl'ug.anism:ion ?, et, dan I holnine adulie
jlui-nmme, la facilitE extreme uavdc' hqiielle pou-
vent s'operer daris les. organs -'es dErangemntin
s (uhits qu. causerrt lu mrnot, accuse-t-elle la puls-
sauce du principle vital ? Avttn6ns plutbt que
Vl'fant est naturellement ties--ivace; sa vie est
une l.;mmne qui n'edermande que del'aliment pour
s'etendre.. .
Ne nous inma2ionois pas non plus~ que les en.
fia-dienl'cnt .a.cc teile dificuIlt que suppose notre
Siifeifr. Les forL. C igetlives et astiapnildaces soui ,
chz eux ,' extraordioaaiies; laI qpantit6 de nour.
riture qu'ils prennent et le peti de tens qu'ils
Smetrent A ala dtger'. attestent dvidenmmint Tneigie
de ces forces. C"-t i tort que le professeur illegue
en faveur de son opinion intention.de la nature
qui done salon lui, des dents l'enfant, afin
quil, s'en serve pour procurer it son estomac des
sul.m.,l auniimiales plus solides quelle sort de
simp!es vygetaux qui an. conviennent pas Al'ilat
de fniblesse de ses orgianes digestifs. Car si la nature
done au bout de quelques mois, des dents aux
enfans., elle n'assure point en meme terns it ces
,dents un point d'appui assez fort, pour. permiettre
ia mastication des-viandes. En mere prevoyante,
elle commence de bonnee heree un travail qui
a besoin de plusicurs annies pour etre parfait;
Nus observerons ici que sa pratique, A en juger
par son ouvrage vaut mieux que sa.theorie : car
les prescriptions quil v donne ont pour base une
dicte vegetale renlorcee de quelqugs, substances
animals; as le defaut de sa theorie est de
poser en principle. qu'en general les chairs d'ani-
mnaux conviennent mieux, a Ia dlicatesse de I'es-
tonac des anfans ..que des substances v getales.
C'ei pieciserue len contraire, du4:moins d'aprhs
la doctrine communement re'ue : seulement on
pense que dans un enter puisement ou depeiis-
sement, il convient de faire pretidre aux enfans,
sous forme liquid, quelques sucs animaux, qui,
dans un tres.petit volume, contiennent upe subs.
stance plus nutritive. Les gelees de certaines viandes
sont cohseillees dans des cas semblables, 'parce
(qu'elles ont quelqu'analogie avei le principle mu-
quenx d'oH i'enfant a tirmEd'abord sa nourriture.
Mais rious n'emploierions dans aucun cas les subs-
tances animals x ivanrtes., et sur-tost le sang chaud
et r&cemment tire des volatiles que l"auteur con-
selle souvent d'apres son experience ; si cc re-
neide nest pas dangereux. ia coup i&r la tIaop
grande confiafice dans son efficacit6e 'est beaucoup;
et l'on ignore jusqi'oaf les meres pourraient ent
porter I'abus : car c'est aux merely que I'auteur,
adresse son ouvrage ; et c'est peut-etre de sa part
un tort que de les inviter a juger si lts conseils
q:t Icur seront ,donnes J r *de jeunes mcdecitni'
sont fonvdes sur !a covinaissance de la nature. 11
devait eviter cet inconvenient avec d'autant plus
dc soin, qu'il se plaint lui-anme tres-souvent de
la pcimequila cue is se fair ecouter des meres.
Pourquni done reveiller encore leur' mehance et
lcuis inqui6tudes ?
Nons avons deja remarque que, d'apres la theorie
d'Alphotise Leroy le system vasculaire ( le sang)
joue Ie plus grand r6le dans les maladies des en-
fans, quiqu'il dise dans le 6me ouvrage (j'igore
en quel sens ), que chez eux les matitres solides tm-
pieltet sur le tissu vasculaire. Les physiologistes
et les pathologists admettent avec beaucoup plus
de raison, la predominance du system lympha-
lique dans Iage tendre ou I'habitude des affec-
tions muqueuses et pituiteuses ; il arrive sans
donte, que ces affections se compfiquent quel-
quefois de sympt6omes inflammatoites )); rmais ce
nIest pas une raison pour attribuer toutes les ma-.
ltdies de I'enance'i A effervescence du sang. Le

(t) Nous accordons tnme au profcsseur AlplionSe Leroy
que, dans des affections de ce genre et dans celles de
l'enfance et de la vieillesse, le sang parait se porter Vert
les sinus et les vaisseaux du cetveau. Cependant on 'eat
gard6 d'cn conclude qu'il falltt ntcessaireatent saigner les
enifans et les vicillards.Je pense, d'ailleurs, avcc les rnrillcu
praticiens que application des sangsucs derriere lea oreilles
mtnlkod favorite dec 'auteur, fait arriver avec plus d'abon-
dance le ang la pattic piqude et irritde pat les sang.
&3es : cc qui sans doute, n'eat pas dans intention du
mndeci., ,
(Note id riedacteur de cot article. )


410

roupf trs aigu connu sous le nom d'angine mem-,
b "e,',. pppele parFrapck( lib. 2, de ijlamrna-
t;'i 'u I.u ) synamut iLi iay ngta, ne nous parjitpoitit
pren.r.: sa source dins le ~,stiir3e vasculaire ou
calorifique,; car le saignees. les bains, les delayans
ne sauvent polut les enfans attaqults de cette ma-
ladie, et ne parissent pas mnme les soulager. Les
vomnitifs empechent u b.-raiemenit leur iort : il y
a toutedl apparence que cc ,rouI, est encore une
maladie du system inLqqueux (2).
Le p.r,.lesseur Alphonse Leroy, dans ia derniere
pantie de son uvtage a 'donne sur Ic traitement des
maladies de I'erifancec',des conseils qui sont ouvent
miiles ; mais qqi le selaient advantage s'ili ne se
ressentalent du vice de sa thdorie. Ainsi, pour Il
traiienient de la petite viroe:;, it conseille' oujours
l'applicat'i,.n des sangsuec tqt usage du vessicatoire.
Or, un t'aitement unilprrne de cene maladie est
d'autant onpins dJmissible, qu'a peine existe--il unric
m.ladie qui ait des formnic et.des complications
plus vriees que celle-lit ,la ficymre vatiolique peut
re inl 1niatoirc bilieuse, pituiteuse etc., elle
se combine avec les iimens de mille autres affec-.
tions idiosyncraiiques, au poipt qu'clje est rare-
rment la nime dans denx .ujep ,,ao6i pour ]in-
tensito, s0ot pour Ia marthe-t ,les periods ,. soit
anfin relativtment aux maladies don't elle se com-
plique 'espece de tempeanient, i' fi'ge et au
_sexe de r'individu ,. aux qualities mcmes de la
peau, etc., etc. L'autdur, en presentant I'eflryyant
tableau des opinions divergentes des nmidecius
anciers et modernes sur It otraitement de la variole,
soit naturelle oit inocule semblerait devoir
proscre elernellemeht l'inocuilaion variolique,;
mais ce n'est.point IA son but il.veut seulemeun
fire triompber sa nithode de routes celles des
autres praticieni. Car it renonce aux bienfjits
de la vaccine et se fonde pnur y xenoncer sur des,
craintes plui.que chimerique d'une gale animal ,
et sur des faits.qu'il a consigns, dit-il. dans deux.
numerous de aCltefdu Cabintet : Or, ces ptitenlus
faits ont &te dimontres faux; et I'auteur aur.'.i' d'
se dispenser de fes reproduire : de parcilles alliga-.
tions infirmeraient un temoignnge sur un grand
nombre de faits'd'une toute autre importance qu'il
a accunmuls dans* son ouvrage, et qui nous. pa-:
raissent d'autant plus vrais, qu'ils se rattachent aux
phenomenes de lavitalit.
Les defais que nous venonsde critique nesont
qu'unea exaggeration des principes. Mal. ce qiai
couvret ces difauts, c'est le genmr. quon rie peut
refuser a 'auteur de la Midecins maetrnelle c; cest
le zele ardent polar les progres de la science mcdi-
cale ; ce sont rifinn des apperius nouveaux, des
idWes grandes ,.des principles ftconds et lumineux
don't i parah rempli., qu'il repand avec lib&ralite,
et qui'l s'engage A developper dans les ouvrages
don't is'Occupe. TOURLET.


.J URISPRUDENC E.
Froc.st- ,',:ito'du conseil-d'itat, contenant la dis-
cussion d:u project de Code civil d&creti en r'an t1 ;
S volumes in-49, edition original, faite sous la
direction du citoyen Locre secretaire-gendral?
du conseil-d'etat, et redacteur de ces proces-
verbaux (i).
Les procbs-verbaux du conseil-d'etat sont indis-
pensables pour les personnel qui, voueest A l'tude
des lois raison de leurs functions ou de leur
ctat, ofit besoin d'approfondir les dispositions du
Code divil, et de puiser dans un texte pur et
exact les motifs de leurs decisions Cr de leurs
avis.
Cette edition original est la seule qu'ils puissent
consulter avec une entire contiance: c'est celle
qui a et6 distribute par ordre du Gouvernement
au senat, au corps-ligislatif, au tribunat et au
tribunal de cassation. Toute autre n'en serait qu'une
copie plus ou mPins exacte; et conmme les moin-

(a) L'affectiod qui se manifeste i la gorge n'est alors
que symptomatique. Le sldgt da mal reside dans le 3ystmec
muqueux : c'est en portant momt attention sur cc systime,
et en stimulant en maine temn le tube intestinal que je
suis parvenu rdchapper de cctte cruellc maladic, ma fille
Agde de quatre ans.
(NeoIr da rddactsur di ct article. )
(i) le .volume:, an 9 ct to. Prix, 7 fr. 3o c. xo fr.
franc dc port. .
II* volume,'an it, 05 fr. ao fr. franc de port.
A Parist chez Ruidonuicau, au dipAt del cois place du
Carrousel.
r.*:


dres fautes dans un obvrage consulth. et
conime aiutritk .:.peuveCt entrainer de graxjs
conseqrlencel, e icitoyen Rondonneau ; seul disti
buteur de Jouvrage pievient quo toU lesexer.
,plaires porteront sa signature.
''Des avis particuliers annoncer6nt ai publitbi,
et la mise en ven v e des proces-verbaux contena t.
la discussion des titres du Code civil qui 1,n't
decriets dans la session de l'an 1is. I se.


AVI S.
t'entreprise iencrale des messageries, rue Notre.
Dame-des-Victoires, privient le public, io ate
de tout teuis le droit des facteurs et aides facteu",s
quoique distinct dins uune. colonue particu.li're'
est compris dans la taxation total de chaque
article intnce t la derni&re colonne dtcs regities
don't ils soit po.orets ; a0 quell tasetant faite
en francs, inties Ce dixaines inscrites dans cette
derniere colonne, n, aont que des centimes et
non des sols tousnois ; 3 qu'il est .sCvremejt
defendu auxTacteurs et aides-facteuis de rien exiger
au.ldel de la taxation de chaquearticle;' 4 enfin
qu'a Iaverir les divers articles d'exp.ditionr ne
stiont portes et remis A leur destination que pat
des facteqrs ou aides -facteurts, vitus uniformi.
-iuent d'pne vestei d dcr p ble i,sur laquelle ser
attache une plquc,.'u dence.

L I VRE S D RIVER S.
SOCRATE darns Ie rntmpljed'AgltureT,poefne qui
a remporte le prix. decerne par linatisut en l'atn .
De 'inmpprimeride Didot jeune. Se trouveches
Baudouin impuieur de lInstitut rde Grenelle.
Saint-Germain; Barba libraire au Palais du
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Vionne. .. ... ... f. c. f. 89 c.
PNtersbourg....
C *g A N G E S.
Lyon.... ......... 5
Marseille....... .p. 5 j. 17 p.
Blordeaux ........ o I i .
Montpellier....... p. A i5j.
Geneve..... ie..
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1ni. Jouissance de, germ..an XII. 51 fr. lo0,.
Provisoire..................... fr. c.
Bons de.remboursement.......... fr. c.
Bonn trois-quarts ............... fr. c.
Bons an 7 ... ....... .. .... r. c.
Bons an 8................. ..... fr. C4
Coupures. ...................... f.
Ordon. pour rescript. de domainss. 1 fr. c.
Ordon. pour rachat de rentes........ fr c.
Act. de la Banque de France....... 107o f. e,

SPECTACLE E- S.
Theidtre de l'fira. Auj. Edipc ,a Colone suMi
de Psyche
Thedtre Louvois. Auj.M. Muzard ; lejaloux ialgrE
lui et le Collateral.
Theatre du Vaudeville. Auj. Ida ; une Reunion de
Famnille le jour de Fan et Rind Lesage.


t%,bouncment te fait A Parts rue des Peitevins, n xt. Le prix est de 5 francs pour trois aois 5o francs pour six noi et too francs pour I'annie ettiere. On noe 'abonne quba2
senomrancnasit de chaque mnois. I '
It taut adresser 1e? lcutres, I'argent et let eFets, franc de port, au citoyen Agaset, propridtaire de cejtournal, rue des Poitevins 8. Teos lers Its, sans ecepti, diw l nt *r,
a son ords. It! f.ut comprcdrte dans les envois port despays o l'on ne pent affranchir. Let lectres des ddpartemens, non affranchiet, nescront point retiredes ic la posted.
1 Fant avoir soin pout plus de soireti, de charger cellos qui rcfulerment des %*kit. '
Tout cc qi concrne la reaction deit Etre adressa an rtdacteur rue doe Poucevins ,,n* a, depoisi ncf heras da matinjusqu'nA cinq heures d soir,


A Paris, d I'irnprime4ic dS H. Agasse, ptopiiaiiake dOl Monitear, rte dcs Poitevins, n* 3.,


'YIY---


--~---~--l~----~F-~ ~-C~---~-- "-~---r.~-~-=a~n--*I~---- -LL _Z1Cri












GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL


A dater du 7 niv6se an 8 les Actes)du Gouvermnem nt e t des Autorites constitutes, contends dans Ie CIi m 'I .. .. out o ~fi't i '

:- "'..n t os a" : dcl a Ripubliiftie (r 4. '*
,, ; '/o'.'"AR ...... M t t1


Ej:TE R'T-E U R.



Senmlit le 2 d'cembr. (i o friinaire.)

A i n'estt pas aussi heureux contre les rebelles
a' la coil, puotnane. Nous avons deja parole
d'une t uaqu e qu'tl a tentee contr'eux et 'qui a.
lairt ral itus>i. 11 vi.ent d'en essayer une scruide
Spi n'a PS e un illcur4 suciLcs. PO dit qu'zl
ahl'o10'ommes stir lai place. '
l '_l d6nier vaisscau qui destendait le Danube
avic die's colons de IA Sopabe a ete .a'ii)u ,'
(uninie C-It. pcide s par des b'igands toil,.
lMis tene. Iis, les'colonis s'etaint mis en etat
dte (IkO e. L'ncoutun.cL p.tr deux Frii-is, ls ont
joeouis-e k'leiigainds qui ont laise sept- lhornmes sur
S. ,ce .. ( .'E, trait du Publiciste. ) .

.A'LLE M.A'G N E.

ien, e 2t dicemnbre (29 fii maire.)
ilvienti c paraiiCe iine patente iuperiale qui a
pour objet dle reprinmr de plus en piu, lusure. Les
mniert d'un pret pour lequel il. auma ete retnis
un g.ge ne pouitron s'lever A' plus de dinq
point tent par an, et ceux d'un pr&e sans gag
a plu de six pour cen.j

uE UBL IQU E LI I URI EN N E.

,Gines, le 19 diceInbre ( frimaire.)
Le sontf dc cette r'publiqu'e est occupy de la
teDie-nisation dqs colmmissauiats des relations com-
nielialts.

ANGLE T ER R RE.

Londres, le 15 dicembre (23 frimaire.)
'Vendredi derpier il y cut un beat extreme -
*niat animr dans la cehambre des communes a
'occasion d'un tapporit produit pour voter 129,039
aoimmes de ioupi s de terre. Apres' ce dbat quai
se piolunge.a jusqu'Ai onz h,'urci et deminie dii soir,
le. rappoit pass et fit I lU pour la prente re fois.
Le comitr s'est occupy saomedi du bill pour la
uspension des paiemiens de la banque en nume-
laire. II contituera d'&te en vigueur jusqu'a six'
" mois apres la ratification des articles prelimi-
naires de paix. Dans ;es circonstances actuelles,
]a. ncessit6 du bill est si evidence, qu'on ne
s'anald A aucune opposition sur cet objet.
Oni Croit que le d.bat de vendredi prochain
datil la chanibe des comniuneo sera tals-int6-&
rcssant, et probablement le plus important qui(
puisei avoir lieu avant la vacarice. I1 n'y a point
de I question. sur tA'&t present de la politique. et
4dla iiat:on qui ne puisse y etre discutee.
Le pfrlementne s'ajournera gueres avant le 20o de
ceC mnis, et ion ne croit pas qu'il se rassemble
avar la premiere semaine de evrtier. Dans la crise
a'acll le sproptietaires de la champagne ne sau-
iritetre iehieuxemployes que dans leurs provinces
etleurs districts.

Du 20 dicembre ( 28 fiimaire. )
l1t st cruel de penser qu'a la veille de voir peut-
ic LilciueCr l'invasion des Francais, on ed soit
encore A discuter dans le parlement, eI mode de
recrutemnet de notre arm:e et qu'on soit oblige,
davouer qu'on s'6tait trompe sur les moyens que
o,0a avait cru avoir de former sur-le-champ uue
amtne de roerve; qu'aiusi on se trouve reduit A
romrinnencer sur nouveakix frais. Que les ministrei
ctViienncnt on ne conviennent pas de leut mn-
ai 2 cet egard, il n'en est pas moins vrai u'bon
a laitsB se iefroidir le zele de la nation qu on a
contlnuellement tatonn6 autour de notre systeme
de( iense, et qu'en tout Ie gouvernemnent a man-
qui d'inergie et de sag sse. 'irois cent mille volon-
tairtS ont, en effect 'oflert leurs services pour la
defense de I'Etat; iais ces volontairces-la n'6tant
pas des troupes don't le gouvernement puisse dis-
poer pour toutes les operations militaires et pour
toIs les besotis du service on ne sailt pourquoi
leo ministres r)i)t cnula I tihblessc dte consentir ce que
nt t'de millfrs de jcunes gens rul,,isi..I',iii on atu-
at pu xemplover plus utilem-ent le patrioii'me et le
Courage, a'enrolassenit de ptieftence daus-ces corps.


On ignore egalemenr pourquoile pouvemnementr
na pas persisted dans la riioluiion ou il ;vaii puitu
&tve d'abord de licencier- une part' 'de ces.
volontaires',, pour laciliter le reciuteiueint de
l'arme 'de reserve. T..iujours est il eriiii qine
celle- i,. nalgii les primes unrrnies acLoritdc piout
les' eng.,Lg;mens s$ troU\ve if loin .-li Cf.niplct
aii'el on avail pieicniih la poetqi', qUt.ii tJ'
inramtenant com'ic'p.erdus et:le, itmii qu'on a tam-
ployr-eo-la d-panse' qd'on a faite pour csis.ei .,le
li t., n"'er. Cest du moins qe .qui result clirc-
imc-ii lei de jiers dbat, 4ie lAc.iaaubi, ,4ds Cis.-"
iuunes. *,* 1 -
Ia corvette qui avaite,& tkspidiee d&s le corn-'
mnent de *Ia giterre pour poite3 au gouvcrneur de
File Sainrtel-Hlene., la ,nouvcllc de Ii icprise des
h.' tiliits est iidiecurcuseinmei tonibe C au pe.o-,
voir de I'ennendi, en 'e iendaint a sa destiiition:
cet accident est Cause que Ion nest pcut ei re pas'
encore inform dd Ia '-.erre a Sainte-Htleite a'
moins qi'on y en aitreua Iavis par voie' ndiiecte.
Un corssire framnc.is a pris e.t bhil, dans.
les parages de Tabago, un bitiumeunt ,nii.iis aric6
de six cLanonsi, et 1. Oin e 1 IJ'l.tleP t 4o Ia Brtbade,,


I N T E R I


EUR


Bordeaux nivse.'
Nous avonp prauvi dans la nuit diu 5au 6 du.
courant, un coup' de vent tts-.viklt:-, quit
faith chlvirer un naviredanois.et une -at'iare chagige
de vin; peisonne ni'a peri hettreuscmcit de cet
accident. '
Angers fliosie..
Nous avons prouve, dans la niit du 5 au 6-
de ce noise, un ouragan dontt l viul-nt.c a caus6
,de grinds "avages '; p'usieuts, n.ii'rons oqt' et
renversees, et-'ls ,res ctailent reinp!i. de e dhaisi
dechemines et d'ardoises. Deux hb.-1eau tlht.ii., dc
ble ont et& submerges au port Ligay et c'est avec
betucoup de mine qu'do est p ineni depuis a
en retire un de l'ean. La champagne ai be uc.up
souffert de la forc du vent it des. abrei il'ne
grosseur 6norme onjt 0t1 bris, ttueIrqaes peiintiles
croieut-que sur les sept heures du nmatin la .Itcrit
a eprouve un ttem'blemert. Nous ippretldriun S..ilis
doute quelques autres 'ffets de cet ouiap.m car
tout announce qu'il a di se fjire sentir au loin.


M L A N G E S. H I'ST 0 I R E.
Coup-d'ail historique sur tes rsultats drs priricipanx
traits entire la France et I'Agleterre avant le
trait dAAmiens. '
Par .N. FRANOIs (DE NtUFCiHATEAU.)
La paix d'Amiens etait sur-tout avantageuse a
I'Angleterre ; des puissances coalisees ia Grande-
Bretagne etait celle qui avait fait le moinmsd'efforts,
et qui obtenait cependant le i sultat le plus utile.
II semblait que I'Europe n'euit piohliiue tant del
tresors nefit verse tant de flots de sang pqite pour
acquerir aux Anglais de nouvelles possessions, et
des possessions immenses en Amnieque et en Asic.
Mais le trait d'Amiens etait A peine proclaim,
que le cabinet de Saint-James s'est hate de le tvioler.
Cette rupture inattendue tonne les Anglais eux-'
memes. On sait qu'ils se demandent: pourquo done
sommes-nous en guerre, ?
Cette question prouve que l'ktat des peuples
modernes peut s'amdliorer.Jadis, ilb n'avaient pas
1'idee des'interroger sur ce point. Its apprenaiewt,
au gr6 d'un homme, qu'ils itaient en paix ou
en guerre ; ils se rjouissaient ou se battaient sans
examen.
Its veulent savoir aujourd'hui pourquoi donc il
faut qu'ils se battent. II ,y a deslois pour les peu-
ples et un tribunal pour les rois. lis out pour
juges le public et la posterit. Ils le recoqoaissent
eux-memes, puisque tout en ayant recours au sort
aveugle: des batailles its ne negligent pas d'invo-
quer t'quit6 de rcilamer le droit public de
prononcer du haut du tr6ne on de fire impri-
wer et de repandre des factumis qu'on appelle des
manifestes. Notre fameux Pascal a dit qu'i tlstpilus
aisi de trouper des avocats que des raisons. Les An-
glais le demontrent, par la difficult qu'ils 6prou-
vent A s'expliquer poutiquei ils sent en guerre.
11 n'en est pas ainsi du c6t6 de la France. L'em-
pressement avec lequel la Nation francaiseseconde,
en, ce moment. les vues du Grand-Humnie qui
la gouverne, est ionde sur le sentinint de la
justice de sa cause et a conviction des efforts


_ 1_____ ___I


qu'Li 4 (.i~ s ut viltr ,u Moiide Ihli,.ril. ie lit.Ia
U lligtuwm oLeicabinckf ,er Londr.-i ni-fvoulait
tb0ur Ino .s iltilC i _, Uoa "' htaisserqw, qu tI. eaii --'Siv
leircs ; ,alas'eetaeit auconip i ;p -Car- eidlait de
inhauvaisei t9 S ,e iat I n: tntn'qtiuaiir fni.ntci pour sa- '
Voir a quoi s'en tenit. : :,L .; ..
ILhistQire nou, .a iprend qtqu 'yi la'ceix sultan
turc''qui se piquaitduii. nio.sn te. hd ii sa
parole 6 tant' a. pinornet d',1,.ilgue i dt, tmeno' ddti
.ri chrelucn qui aivait paying la lsiceue,, ,ltira de
i.in sert le trait romipu par. j piUnee ,perfide ,
et supply I'Eie spiec .deq.ji., cr .,par 'evene-
m.ent qn s.1n ce' nell justicee i,. .ippri',n' e la
tidliI i ,ti. ('.eC artiI-I ii'pl J ICs Tu Ces', et s:;ns
doute aussi les Chretiens. Le sultan gagna la 'ba-
taille. Tous les so ldats hanrais denimanderit potter
aussi sur leur c6uor un double doi i.u,', d'Aiuiens.
'est la seu!e cuiiis.se dlont ils veuillent s'attler
pour aborderten Angleterire.
En a l:nJ.Et qtj'un dieu .2 'i1at juge cette
i .li.' ii.I. I. Itcs' jouItuau i lont le lour du
pi: n'opin]on s'clate ,et la cause, sir. plaidee
d~v.' cc -h Ini-, de .i'Luopc et de avenir le
plus in, .. ii. i L Ic co rn]' it pius ;ig-i le de tous
lcs trili .diu',. ; don't les Lc i in: sonlt I'ideessur
la conscience, non d'un Feul liommc ou d'un.seul
people mais de toute 'cspecct hIimaine. D'un-
bout du Monde A fanutre,; on se demand on
(hin: tl te motif qui a pu dcider la cour de
Saiin t- lames a violer si hrusquement ine paix
qu'c(le parait n'avoir signee qtii'j '.cu Is desscin dea
I' ronripre. '
Ce n'est pas le rocher 'de Maihe qui vaut la
home ineflacable d'un paijure si solennel.
3i ce n'est pas pour Malte que le-gouvernement
angla-s recommence :ie lutte horrible dispen-
dieuse et incertaine, quel!a est done la cause irm.-
peirfante, quel'est le grand sujet qui le force a
sle retracter, A se dishonorer a revenir ainsi centre
tout ce qui peut y avoir de plus saint et de plus
respect parm1i les nations, n&me les plus baibaies,?
Enfir chacun ripete avec cc sage anglais: Pourquoi
douncsornnmes-nous. en gue re?
On y cherche one scule cause parce qu'on
veut ti'.uver du senis uo il t 'y en a -pas. Cette
cia'i,e ljoin d s' c- uluitie ponrrait tre foit cor-
pliijrue. Le c birietiidc I.onkres a .eu ptobablement
de fausses -notions sur 1'etat reel de la France et
sur les dispositions des puissances du'Cointinent.
Q)ant a la France il a pense que la menace de
1 -guerre etrangete allait rallomer les frnmens de
la guerre civil ; et cette menace au contraire,
a fait 6clater des exclamations' d'une haine una-
nime contre un gouvernement parjure. Quant a
TEurope, fatiguee de tant de sacrifices it faut
de la folie pour croire que le Continent puisse
ktre disppse a rentrer aujourd'hui en lice afin de
dispenser le roi de la Gtande-Bretagne de rendre
le rocher de Malte tatidis qu it veut garder, en
vertu du mnme acted, la Trinite et Ceylan etc. etc.
II y a urine conjecture qui me p-n.lt plus vrai-
seniblable. On dit, en Angletene., que le cabinet
de Saint-James ne peut se consoler d'avoir signed
la paix parceque I On a refuse faly rappeter expries-
senrpt les anciens traits centre l'Angleieie ct ia
France. Dabord, si'ce-n'est qiue cela il y avait
un bon iemecde; c'efitt t de ne pas signer. Un
plaideur qui accepted une transaction pour la
lompru le leudemain, ferait mieux, cc me semble,
de ne pass'arianger que de manquer de bonne foi.
Ensuite il etait natural qqe lon ne parlat pas de
tous ces vieux traits, en concluant celhi d'Amiens.
Un ordre de choses nouveau devait etre fiind6 sur
des bases nouvelles, et P'on ne pouvait appliquer
i laRipublique francaise une diploinatie du terns
des rois; c'est pourtant IA dit-on le vrai mot
de l'1nigme ; c'est 11 la blessure seciette du cabinet
de Londres. 11 s'est repenti tout-A-coup d'avoir
adopted un systeme trop clair, trop evident, trop
peu favorable aux astuces et aux pretextes ambigms
Atui soit'. quand on le veut des sources eterneiles
de dispute et de guerre. 11 n'y avait plus d'equi-
voques, et c'est une arme n6cessaire et familiere
aux diplomats de la Grande-Bretagne. Du moius,
c'est la ce qui rsulte d'ufni coup-d' il historique
sur' touts les conventions intervenes depuis deux
siecles entire la France et I'Angleterre. Non que
je veuille en imputer la fatite au people anglais!
Loin do moi, Ja pens6e de lui fair une ij',
Les nations ne sont pour riea dans les faiblcsses
de leuts chefs; ellk e efont que les payer et ce
que l'on va lire prouvera qu'a Londres, conine
ailleuirs, a maxime d'Hdrace est vraie :
Quidquid delirant reges, pltetuntir Athi i.
Je ne renlonte pas au-dclda de deux siecles ; et il
est aujourd'hui ni convenable ni utile de









412


voul6ir s'ccarer plus loin. 11 est neatly d'Ahrdg-r le
lived M. Gaillard.surla rivaliti del$ Fiancr ti d
I'Angleerrc ;'nais it y a long-tems que lest Anglais
eux-mimes ne sont nullement curieux de se re-
porter aux epoques des treiziame et quatorzieme
sicldes. La politique dIe IEurope 'a cbmmnice de
se former qu'A Osnabrack et i Munster ; c'est la
premiere assise du droit public moderne ;,opet
dispense de fouiller au-dela de ces fondemens.
Le cabinet de Londrei nous a trace lui-mrnme
Lj lihgnq en-dega de laquelle il voulait sarrite. On.
doi:tserappeler combien ilty tenait das les conie-
rences dg&. Lille. Le lord Malmesbury prescntait un
project ol se twouvaient,.soigneusement-nnumeris et
confirms gcomme devant seiir de bate A la paix'
,i conclure, les traits: "
De Nitegue,n'......... 1678 et 1679.
De Riswick en... 0... 67.' -
D'Uirecht en;........;... 13.*
De Badeor's en4 4 .... ;.. 1715. !
De La Haye *t.o-.-' 17 17-. '- -..
De Vienne en .'.." .... 738.
D'Aix-ta-Clh pelle e 8.'.. i748:' :"-
Deo Pias,' en.. ...... 1763.
De.: Veisailles, en......... 1783. "
II ne sera pas inutile de passer en revue cesactes i
quii n'ort plus d'existence que dans l'Histoire, Leur
coidirntation 6tuit une clause de style, adnmise sans
ifilexion par l'aveuglement incroyable des ministries
des rois de France. On voit sans peine ce qui faith,
dans ces conventions I'objet des regrets violent du'
cabinet tde, Londres. Pour que chlacun en soil
rapp6d, i1 suffit de remettre ici, brievement, sous
les yeux du public, les clauses principles de ces
divers traits. Ceux qui, A tout piopos ,admirentet
exallent la sapience de rino peres, seiont un pen
surprise de voir jusqu'a quel point nos bons ayeux se
sont laisses .pendant un si&le, jouer ou opprimer
o par le minister de Londres.
Ce sujet n'rst pas meme effleur dans nios livres.
Les auteurs parent longuement des combats et des
guerres; leur genie est mort pour la paix.. Nous
n'avons pas ce qui s'appelle une bonne .istoire de
France. Avant la revolution personnel n'efit os6
I'ectire. Voltaire -avait nriotre la route ; les Anglais
Font suivic. II serait teams que lesFraitais aspirassent
aussi A cegenre de gloire ; la Rpublique y est sur-
tout interesse, Car la meilleure apologie du gou-
vernement actual, c'estle recit impartial des mal-
heurs et des fautes de l'ancien regime. En voidci un
echantillon :
Ce fut vers le milieu du dix-septieme siecle que
l'Anoleterre, jusqu'alors occupoe exclusivement de
ses issentions civiles et religieuses, et da soin de
reprendre son commerce usurp4, long temis par
des strangerss plus actifs commien= a, par al-
heur pour elle et pour 1'EuroFe entire, vouloir
sortir dc son ile oet A ublier ses affare pour se
rmler, a tout propose, des aflatires des atres. 1 est
bien singulier qu'un people qui calcule sans cease,
se fasse illusion dans le premier de ses calculus. L'or-
gueil national piend idi l'ombre pour le corps. Cette
epoque est chere aux Anglais. 1s placent a ctd on
nimeo au-dessus de lear grande ,chartre. l'acte de
siavigation ubi tfut le fondement de leur tyrannic
maritime en 165 et que les autres peuples ont eu
la bonte de souflrir, oun n'ont pas eu l'esprit d'an-
nuller par le faith en se l'appropriant. Le silence des
nations sur un acte aussi oppressif, ne pouvait
qu'enhardir celle qui se l'etait permis. Aussi 'oeil ne
petit qu'avec peine mesurer, a partir de la, le che-
min qu'ont fait les Anglais.
Lots de la paix de Westphalie, en 1648 ,ils n'a-
vaient, hors de l'Angleterre que deux autres petites
lies Jersey et Guernesey. C'jtait la tout leur patri-
moine. L'acte de navigation leur suggera d'antres
ideas. Its se trouverent A itroit, optiret gout au
bien d'autrui. L'Etpaene, qui Ctait alors la puissance
rdponderante, furt lpouillc par eux de I'ile de
a Jamaique et its s'en emparerent sans declaration
de guerre. Ce n'etait pas encore tout ce qu'ils vou-
laient lhi drober. En i656, l'Angleterre avait en-
voy cinq mille hommins et une escadre pour pren-
dre Saint-Dommingue ou Hispaniola. cette expidi-
tion nanqua; tous los homes perirent; mai sceci
montre assez que los conseilsde lAngletcrre convoi-
taient deja :'Am&rique ; ou i'on pent observer que le I
traits d'Amiens leur a donned sans coup ferir, une
ile bien plus important par sa position, et pres-
qu'aussi considerable que cello d'Hispaniola.
Outre la Jamaique,les Anglais enleverent encore
aux Espaguols la ville de Dunkerque alors de pen
de consequence. Les Francais, comm imncs pai le
rmaichal de Turenne, eurent Il. complaisance d'ai-
dcr les Anglais i la prendre. Nous conclanies aussi
avec los Anglais de ce terns un premier traits de
cornicice c'est--i-dire, qu'ils nous tromperent une
premiere fois.
En 660 leur toile' palit, tandis que cell de la
France parut briller de plus d'clat. L'affreuse guestre
de trente ans, cette epoque sanglanter fut termin&e,
it faut le dire, graces au gonie de la France, par le
trait de Westphalie. Apres la paix des Pyrenees, la
France avait attemnt le sommnet de la gloire militaire
et diplomatique. D,:nx hiommes qui ont peun de ri-
vaux daun l'histoitre, lRichlieu Mazarin, prepare-


in Ic fie Fleo qu'non cstt nveaud'appcIer lested ledeo'
Ljui XIV. Masis routes les puissances fureat ou fei-
gnirent d'&tre allarnies de l'ambition do Louis A
qui l'on imputait le prbjet de recommencer le grand
role'de Charles-Quint, L'Aig' terre surtout, quoi-
que bien moini intiressie que toute autre puissance
a craindre les eflets de cette ambition ,voyait avec
regiet lIs fondemens diunc marine jets par Riche-
lieu et nournissait d'ailleurs des vues de spoliation
epd'envahissement qu'ori devait voir bientt c&lorre,
L',Angletexre fut,.ein effer, Ik plus idente k susciter
et a payer des ligues enemies de la France. Ce fiut
le, cabinet do Londres qui, des Van 1667, enwoya le
clievalier Temple pour n6gocier en Hollandc, entire
le Ektats-Gcinraux, iEspagne ct 1'Apgleterre, cette
tiple alliance qui, grossic par I'inconcevable acces-
sion de la Suede, bientt par celle de I'Autriche et
par d'autres encore, lut le foyer auquel s'allumerent
toutes les guerres don't I'Europe Iut embrise et
que la imalhleucuse France cut piesque seule A sou-
ten ir. .
La France- avait- deja .prouve qu'q1" pouvait
suffice ai tout.Ce fut Francois Ir, qu; preserve
I'E*rpope d cc, gigaptesque Projet do monarchic
naiverselle, Rve paxr Charres-Quint. En 1639,
Louis XIII avait eu a ia-fois sept armiee sur
--pied, dans los Pays-Bas, en Champagne, en Lan-
guedoc, en halie n Piemont, en Franche-
Comtd, etc etc. Instruit dje la.triple alliance en
1672, Louis XIV pretendia s'en venger sui les
Hollaridais. On, a trompe'lotsque l'on dit qu'il
n'en voulait qu'a lruts gazettes. Louis ne pouvait
s'adresser' qu'aux Etars-Generaux.-Son armec entra
en campaign ~et ses armes furent hetiremes. Le
vues particulicres-du minister anglais furent un
moment suspenduies par une circonstance ind6-
pendaAte de sa hainei: Idur ioi Charles II ntait
faible, et il conservait pour la France un peu de
partialit6. Ainsi, apres avoir allumi cette guerre,
FAngleterre ne figura que d'une maniere equi.
voqui ,,plut6t nxme come allide que come
ennenuii de la France. Cette puissance, qui' avait
par I'ogane de Temple affected tant de Clainte
des projects de Louis XIV, afin d'inspirer cette
crainte a Ceux quit e eprob vaient pas se d-
mentait visiblement et s'unissait a celui meme
qu'elle avait priscrit a I'Eutope comme un tyran.
Les traits de Nimegue ne concernent done c'An-
gleterre relatiyement a la France qu'autant que
cos traits confixment en mme-temnis les conquetcs
oe la Fiance dans les Pays-Bas csp.gaols, et les
conventions que r'Angletetrre e la Hollande avaient
faites ptrecdemmnt a iWestminster et a Brida.
Mais on trouve dans ces traits un article bien
remarquable qui pint au naturel 'esprit de do-
minaion, et la vanity ridicule du minister
anglais. -
Tnaiti do Nimegue ( Angleterre 'et Provinces-
Unies) : Dans toutes les mers qui s'itendentdepuis
9% le Cap-Finisterejusqu'a Van-Staden enNorwege,
," les navires de guerre ou marchands, des Pro-
it vinces-Unics soitqu'ils aillent seuls ou en flotte,
) saluer6nt, en abaissant leur pavilion et la voile de
ii leur grand mat ; tout aisseau qui portera le pa.
i villon anrglais.is Cet article incroyable est ici rap-
pele de deux traits antcrieurs. Est-ce pout ce sala-
malec que le cabinet d; Saint James' est si fache
que I'on ait pas voulu reparler aujourd'hui des traits
de Nimegue ?
Sous les dehors les plus brillans, la guerre ter-
minde par la paix de Nimengue, fut le commen-
cement dq diclin do Louis XIV et des disastres de
la France. GCette guerre sollicitie par le cabinet de
Saint-James, engagea celui de Versailles dans des
dipenses excessive elle couta plus de i 5o millions
d'extraordinaire. Colbert ne fut pas le maitre do
se !s. procurer come il aurait voulu; Louois
engage a le nionaarqilue prf&rcr I'emprunt h l'impo-
sition et le desordre des finances creusa des-lors
ce gouflie oi la France devait A lafin le prcipiter;
jamais la monachice n'avait paru si forte, Louis
etait proclamc Grand et i allait cesser de 'eNtre.
Ce fut de Londres que lui vinrent les attaques
les plus terribles,s lorsqu'on s'y attendait le moins.
En 1668, le prince Guillaume d'Orange dibarque
en Angleterre avec quinze mille hommes';lec roi
Jacques se sauve; les Coinmunes d&clarent que
tuir, c'est abdiquer. Le gendre monte sans obstacle
sur le ttone de son beau pere cola se fait paisi-
blement ; mais la secousse rste long-terns dans les'
esprits. Dh -ce moment, le gouvernail des affairs
anglaises est livtA muccessivementi deux patlis con-
traires, cdnmnc les anciens out pens6 que le monde
est dirigh par deux principles; quand le Ibon prin-
cipe domine, on ne s'occupe, en Anglterre, qau
d'amliorer I'agrticltute et le commerce, et Ion
desire alors d'etre en paix avec tout le Mon'de,
c'est I'interetbieu entendu dun people industrieux;
quand I'autre principle privaut, on en veut a toute
la terre, mais sur-tout A la France ; on n'entend
que le cri de uerre. c'cst celui d'un people pard.
Aprs la rv0uti.ion de 1689, le part an i-G.llican
tut moins gene tlans cette haine qu'il dectore du
nom d'aniipathi& national et qui n'est dans le
fond quune estime un peu deguishe. Ce part
se trouva d'autnaAt plus A son aise, qu'il h'eut qu'a
seconder l'animosite petsonielle di stadhoiuder
contre Louis. La famease'ligue d'Agsbourg, don't


Guiliume fut Fame', Cqui i' tait ,qu!i tlie
de la triple alliance deo 1667 s'itait reforrimse
secret. Alors commie on 'a vu depuis, on .aid.
tait deja de partager la France. La temp" t alie
fpndre sur Ie cabinet de Vtesailles; ds qu'j, ,
apperqut il osa la braver, et I'arine rentra
champagne ; mais Louis XIV vieilli n'avait plus l
memes mibistres. Colbert qui ctait mor dans he
sort* de disgrace ne tht jamais bien remplac6 .
la revocation de l'edit de Nantes ripandit dn,
1'Europe les capitaux et industries t ia hina
d'unt grand part. Louis avait afftire A des ennemtis
acharns et il tait las de combattre; it fit des
sacrifices pour obtenir la paix : cc fest pas d
cola que 'on peut le blazer,
Dans toute ceitt guerre e cabinet "deLohdres
avaitjoue un role extremement actil; mais Its con,
scilsavaient encore e'te genes par 'ses troubles ini-'
iieurs.Le rculhat delay discoidequ'il avait attiiemp-"
raissait se burner pour euau auarticles suiva i
Paix do Riswick, en 1697. is La France rcconnakt
Stoe irol Guillaume pour 1 giFime 'toUiveain Jd,
in,'Angleterre.,i Le traite contitnit, au umplu
des:slipulalions conceinant 1 pvopriiet de la bai
d'Hudson et des terres que-l'Angletwcie eIclIamit
centre les Hollandais d'aprisic trait die Nimgue,.
Mais cc n'est pat I caSi de S'arrkter ici aux app
Yences. D'une-part, la paix de Riswick nuisast pro.
diieusement au commerce de France, par isl
grands avantages qu'on fit aux Hollandais, ou'
plutotaux Anglais. D'ailleurs, le vrai profit que
le roi d'Angleteire retira dans le, teams, d'avoir
participe a la ligue d'Augsbourg et d'etre intervcnu
au tratte de Riswick, ce fut de, commencer ,so
mIelr directement des affairs tcontienwtales,
figure ainsi o6 il n'avait que fair et a st mettre
dans le cas de traiter d&sormais, d'egal a egal, avec
le roi do France. je dis ici expressemceit l'es roln
d'Angleterre et do France ; car il ne s'agissiait aun
cunement des interests des peoples anglais et fran
gais. Ce fut ce qui he tarda point ia cater, pour
le malheur des nations, forces de se combaitre
sails trc consulties, et sacrihies malgrie ilesi a ds
vues de famille a des passions personnelles ou a
des interets qui leur 6taient trrs-itrangtrs.
En 1698, a peine la paix de Riswick enalt d'tre
signde que le conseil de France s'apperqut. apid
coup, de l'oubli qu'il avait commis en ne statuatit
rien dans ls strait negocies en 1697 Sur Ia
succession di roi d'Espagne Charles 11, que Cts
infirmits, menacaiejt d'urte fin prochaine. Un traits
de partage fut preal bliment conclu: les trois cornM
peitaeurs a cc vaste heritage ~tiient un archidic
d'Audriche un prince dc Baviere et le dauphin do
-France. Chacun des trois devait obtenir une part
des Etats espagnols. L'Angleterre avaii petsid i4
concert avec la Hollande i ces arraigemen.. 1:'
testament de Charles II dirouta ces comnbinaisons,
en leguant au dauphin, d'aprs l'avis du paper ja
monarchies indivisible, ou sure refus du dau-
phin a I'archiduc Charles d'Autriche. Louis XIV,
accuse d'aspirer A tout envabir avait consent
au partage et n'avait point privu le cas du
testament : i s'itait m6me content d'un lot assez
modique. Quand it ent vu le testament, il aim.,
mieux prendre les armes pout obtenir le tout, que
de n'avoir qu'une parties qui serait aussi contested.
Le duc d'Anjou fut done prodlami roi d'Espagne,
et la guerre recommenga ; c'est ce qu'on appelle 14
guerre de la succession, qui coita A I'Anglieten
quelques millions de guindes, mail qui remplis
le grand objet du cabinet de Londre, en'pui-
sant la France,
Durant cette lutte terrible, le ministtre de Vet-
aailles ne cessa de negocier et de fair a sos estineis
des propositions certainement trcs nmodur&i. Ce;tc
conduit etait loyal ; elle efit desarme los Anglis,
sile people en ent etc juge, et si Louis XIV n'aval'
pas eu, dans le debut. le tort' que 'on va' dire:
Guillaume en voulait a Louis; mais le parlcment
d'Angleterre n'etait pas toujours dis ose a ifae la
guerre a la France pour des pointilleties d'orueil
centre deux xr6is., La majotit6 de cc corps etait Dien
convaincue alors de cette verit6, trop oublide depuis,
que les vrais intieret de la Grande-Bretagne sont dc.
s occuper d'elle-meme, de perfectionner son indus-
trie et son commerce, d'animer son agr;cultu"e. ct
non do s'immiscer dans les querellef do I'Europe.
MAais Louis leur donna l'excmple, au moins tres-
imprudent, devouloirse mbler des affairs de 'Angle,
terre. Comme si c'itait peu de faire son petit-l ro
des Lspagnes, it se piqua de reconnaitre Ic fils d
J.iqques II, ct de lui accorder le titre et les Ihonri"uls
de rol de la.Grande-Bretagne, centre I'articielVdu
traits de Riawick'. La foi des traitEs est sacrec, et
1'on n'y a jamatis manqu6 impunnment. Cette on-r
duite de Louis four it un beau prctexte au genie
mnalfaisant qui sonfflait la discorde et qu> rJ etaW,
en iectet l tOuter conciliation. On saitt qtl ecs
la chose fut pnrrce. La Hollandc n'tait alors qu'ane
csp&ce de satellite cmporti dans le tourbillon dc,
la Grande-B,eitagnc ct c'iit la Hollande qui s-
moltrait la plus constant, la plug dare dais seS
refus. Elle osa proposer formellement au rot do
oindre ses armies avec cells dts allei, pour do
tritter son petit-hls. A cette proposition, Louis XI
humilie report un moment d'niic j' pour '_
miere fois, it &civit 4 ss sujets: it lhur h partager


:;""~~












ion indignmt;on. La gtetrrc fltfpousjCe avec une
nourelIe ardetsr. On obtint de IAutriche des con-
ditions wlbrables; aiis I'Aagleterre ne fut ,oint
,ussi aip#inent iappaisee. ct ce fut alors qu leC .f t
sentr, pour la 1aeuiiiere fois, a la France alfaiblie,
]a gilfle de ses leopards.
Pajl Ud'Utecit, en 713. cLa Frauce d6molira
I iuakerqei, a sea deperns.
,,Elle prbmietderte jamais le r parer.
,,Elle en rompra les digues et les Iclise. :
Elle cede A lAngleteire la.bate et le ditroit
Sd'Hludson, avec routes lei c6tes, niers et places
,- quiy sonst tuees.
Ellelui "'de encore'l es d c Saint-Chris-
,, toph et e Tetre-Neuve.
,Elle lui cede, en ouure', la'Nouvelle-Ecosse.
,eii Acadie ,aitci tIouIts ses dipndances. ,
,Tout Frtangais est excins de la p' he dana n
Saprages. (Traiti d'Utrecht, frangRaas e angl.ua). '
ul'Espagne, A son tour cede 1a, Angleteire
CGibrali et File de Mlinorqlue, eu port Mahon,
,, etc. etc. ftc. (lbidem, espagnol et anglais. )

Cette liste 4de cession0s est d'une longueur exc-
dane. Ce qu'il y a de singnlier c'est que pour,
oir Gibialar et File de Mianorque, 'PAngleicsee
avait admeltrel'inquisition; car lldese soumnet A
ne soufhiii a Gbrjihar aucun maure ni aucunjuif",
ce qu'on nepeut executed qU'avec toui les secours
de la Sainte-Hennandad. Mais ia condition impo-
Sia Louis XIV de fire dimolir Dunkerque i ses
dipens, eCt bien plus rivoliante. On verra bient6t
pis encore.
Aujourd'hoi, 1'on no concoit guere pourquoi et
la France et IEspagne futent alois si liberales enveis
le cabinet de Londies, a comment il lallait pa er
sia.er, AI'Angleteire I droit qusfiremnctne t-c
endait pas d'elle de placer un prince fracaais ur
Itbne d'Espagne. Mais nous voyons tres-claire.
Sent dais quelfes vaes particulieres le,cabinet de
LQndres avait &ti si empress de former la triple
alliance.etla ligue'd'Augsbourg et de secouer les
bliiadons d'une guerre terrible sur le Continent de
IEuropejJl criai au voleur centre Louis XIV; et
par I'ecneOient, c est Louis qui est dipouilli par
CeuXqui lui pr&chaient la moderation.
far. le m6me trait d'Utrecht, la France garantit
i0a niaisori de Handvre la succession au tr6ne
d'Angletene. Elle reconnait I'indip-ndancs du Pqr-
tugal, cI divescts psions qui lui sont faites par
ITpagnee -i ueIla redditiom par Autrichc des
Pa)s-las cspangIbl pour servir de barrierre i la
Hlolla'ude.
(La suited deisiu.)


LIT T 1R AT URE.

LYckE ou COURSE D ULITTEtATURE ANCIENNE ET
MOD RNE par J. F. Laharpe; avec cettCe pi-
graphe :
i Indecti, dioFant, ft 4 entf inminissm s eriti. I,
Tomes 3'c eq 14e. Prix to fr., i -80 broches.
A Paris chez H. Agasse ,Jimptimeur-libraire,
rue, des Poitevins, n0 1.8

Nous avons aujourd'hui peri de bons critiques,
et pouttant, en ce cenre, nous ne manquons pas
demodeite; mais s semable qu'on dedaigne de les
iiter.-On vctt je ne dirai pas fire niiux mais
fire plus qu'ils ne firent ': on exagere la critique
qui, des-luot.; devient la satyre.
La critique, telle que je la retrouve chez les
alciens telleque j'ai tle droit de croire qu'elle doit
ftte, est une discussion littiraire cdablic sans pas-
oi1', dani lJaqiIle on expose loyalement le po.ur
t It contre dans laquello on les Opp0se 1'un a
l'autr hbabilement, pour que le public soitjuge.
Salts 16 premier cas il ne faut que deola bonne
fQi .daoa-le second je. ne dirai pas qu'il faut
t1 peu plus, pdisque, nous voyons que cette qua-
ttt q u strbl ;.devuir appartenir a tous les hom-
nca est pouriantamoiis facile A rencontrcer hez
tux que e talent; dans He second cas done il faut
ue amourr et'le sentiment du vrai vous dirigent
att sta icicheclie, conmtie le goit dana -'applica-
tion des connaissances presque generals don't votre
sprit doit tte ornsc; dans vos remarquca sur les
Ct yainsu s ur leg genres qu'on peut compare ,
et ot le rapprochement toujours amene sasiS
afectation, iclaiieit kls doutes, ajoute a vos preu-
e, confirm vosjugemens. La reunion-de tan't
wtam ec est trop rare pour que la quality deo
bh arihue soit cocmIune.-


4i3
*Les bong ritiqins yoleiesie, n'ont pazs. dri
imorns je le p~ise di-Anie des bonsctitiques
.acies. 11 ic ie re semble 'pas qude Voltaire, et
-un pluis digie disciple en cette pantic harpe,,
soicin au-dessous de Quiintihlie et le Longin ;
mass, eli se pioposanr la minae fin que ces deux
savans ithecur i Is'ont qqelqueluls obtenue par
des nooeaus il, ireni.' lltO~tfluelquefois (Voltair
,ttrr-toI ) a.iguis leus, pieceptCes du el ,de la
pliUsantitric et du sarcaline; mats ces sarcasrnci
el cettc plaisanteic couvCren presque toujo-ur, ielc
.aiti de criti'uu que pour 6;rc) plus piquans,
'lien. Aolt pi rUOiilns ilutni;xK .i loins ins-


Tut, Ie moronde cotmiat let Mielanges littiaires
de V~Itire ouvtage .qui ne saurait ttie trdp
m dite pat let gens iAe lettres, apprecie par ceux
qui soin dignes de l'ire ; texte second dint tel
.an2pciu peut, fourni plus ,d'un volume', et que
Volaire scitbl avoin .compose en se jouant. Le.,
Course de Laharpe est en quelque torte une inti-
relsante pai'aphrase de cesa melanges; 'non que
les menres matieres y.eoient traitees ; masi ce sont
.lcs mrnmce plincipco qn'il y developpe et la mna-
rieice du dsctipl y, rappelle sans cesse celle dao
maitre, moins soerret sans doute qud cette, der-
uiere; -il le fallait. Quelle difference Iun ecrivait
pobr la itibunte ct pourle cabinet, mais d'abord
pour la tibune ; I'autre pounle cabinet seulenment,
L'oci ll,plphs aisementdistraite, ou plus t& fatigue
quite Ieial ne pcut icduite i se s scules percep-
tions, saisir dans un auditpire ce qui la frappes
avec autant de alreut que Ie faith l'ceil dans up
livre,, aidd du secous de l'oreill-e ( car on s'en-
tend quand on lit); et si, par nalheu enficore ,
il &ihappe A celle-ci quelques traits de :ce qu'elle
coutr eldie n'oa' pas, 0 co3rmne I'cfil ;la ,aculte
d'y revenir loeil pouvant relire ce qu'il a lu,
Ioreilic mne pouvant interrompie lorateur pour
le force a reprendre cc qu'il vient de dire.
II faut done hien distinguer, 'Fcrivain qui dut
d'abord &re profsseur d'avec l crivain qui n'est
at ne dut tre.qu ecnrivanm.Laharpe.s 'a.diess.mn a une
assewbl6e composer, en ar.inde patic d'iomnics
du monde, devait, pour se fair entendr.e, ex-
pliqueret commenter ce que Vohlaite n'avaitl bsoin
que dcproduire par appercu bien sir d erre cornm
prism tous ceux qui le liaient. Ajoutez quo Vol-,
tairg courant arbitiairement d'un objet A I'autre ,
saan'assujetr a un ordre systeinati(q'c n'ieait tenu
atlen epuiTer ; pouvait s'arri&er oil et quand il
voulait, ne presenter qut la sommiti dts dflc-
rentes branches de litierature que Laharpe, au con-
traire ,,devait pacouri dans touted leur etendue,
pace qu'il traita t de a sciCnce liLttiaire expro-
fesso; parce qu'il faisait un Cf.ursr; qu dla ns u
Course [out ikaoi ie etir, tout d0oit uSas'e 1tplasi
que s'cst trace Ie pro lesseur pur arrived ,'de di-
veloppemens'en developpernens, aiu terme deIlins-
truction.
Le Cours do Laharpe, ridige dans cet esprit,
offre donc tin double but d'utiliti. II convient aux
homes lesaplus verses dans I'etude des lettres,
a cetx qui ,, par iat mime .les culiverit, non
moins qu'a ceux qui s'y livrent pai d6lassement ,
et empruntenten,. de cette etude, des ornerens pour
leur raison. 11 maintiLnt les uns dans -les principes
d'une litterature toujours saine don't il jette en
quelque sort, let fondemenais dans I'esprit des
autres.
II docti discaint ct arment memninis. pselti. L.

Les critiques de profession devraient lire et relite
ce Course, pour apprendro common on petit se ien-
fermer dans une; carrier qui touche A cello de Ja
satyre don't elle n'et st paice que par uae ligne
presqu'iiperceptible. Laharpe en la respec.irn
toujours, I'a quelquelfos checuree. L'on pout juger
par sa maniere souvent piquante jantais outra-
geante qu'il a cra quen cc genie on pouvait se
permettre beaucoup ce qui est ats-loin de tout
se permettre. En s'approchant de 'exces jamais
iit. n'y tombe. Son gout le defend contce uner
sorte do penchant qui semble l'y entrainer. II se
retient, revient sur iui-neme ou ne lance le trait
mordant qu'adouci par tout ce qui le prepare, et
dans tous les cas doublement justifi .par la fai-
bilesse do l'crivain critique, oppoisc a la force de
son critique. .

Une grande quite lehlistinguc, au sutplus p a
honne foi; la bonne ( A, sans laquelle dans klstarts,
ainsi qu'en morale, il n'est plus que dos adbitres
iajustes ou -perfides ; la bonne Ioi qui faith qu'on
nous paidonne jusqu'a nos ciaruurs.

Laharpe come tout les homes, eut ses pas-
sions heireusementn modliics chiez lui par cctce
raison 1-onc.itec qui faith le-caractere de son talent,
qui sert de guide a sbn esprit : s'il s'dgare quelquec
fois dans ses jugemucslittlraires (cc don't j doui.);
si s seduit par des rte v'nai.ns, il y apporte quelque
fois trop de rigueur (ce don't on re saurait douster);
je pense qu'il se dissiaule a sol-nimme Ila catise
secrete qui l'inpite, qu'insciemments entraine il se
monte xmnscienmueat plus rigid qu'il a'aurait du


1',tre. Sa evt,&it, si elle avait niu motifi dins soi
excess ne serait plus de la scv&rit-I uais de 'inu-
justice :or, je pene qIue dans son iuflexibilit6
rtnide. Labarpe n'a jamais la volonti d'etre injuite;
que ses critiques ;sout 1I fruit de a conviction et
qu'il nous dit si cen'est toute !a viriti, du inoins,
toute, sa verite..
Les deiux tones du Coisas de Litte.r4ture qui
rviennet de paiiitne, m'ofirent pllciinc.uieu de quoi
justificr tout-ce quieje viena de dice. L',inpoataae.
'des matieres qu'ils ci:ntienncit de cells ptinci-
palenicit qui inieressent la litt6ratuie et i'L. dut
critique, autant que le norn d un cntvain, devenLu
abljourd'hui autod6e, caimnnajindAlt qu'oti ne juge
1PS legeremeut cea nouvellcs nuiodc'ii .nit et sOit
;en ineme-tems Il: amtotif et I'emaue de l'exarauen
approlondi que j'en vis laire.
Je conllence par le tome XIII, qui se compose
to. Dou cHAI aR Vllle., divis'en cimuj sections.
SSFC ION PAtEMiERE.-I)Desparadoxes de Fountenpilte,
Lamvtte Trublet;, Stc. en /itteratureiit en poesie ,
considers conwae les premiers abus de, 'espit phtlo-
sophique dans le dix-huitseme siecle.
SecTiON II. Des odes de Lamotte.
SECriON III. Odes et -poeies sacries de le
FhaIc de Pompignan. -
SKCTION IV. De quelques autres" holes de diffi-
iens autAtrs ; de'Racine le fits de Malfilitre, de
Thomas, etc.
SECTION V.- 1),u.d icourrs ev veis et de I'ijpire
et de leurs diffirentes 6spfces.
2". D'UpN APPENOtcE qui content plusieursfrag-
imens sur Gilbert, Colardeau Florian Bonuard,
Chamfort, etc.
Ces fragm'ens sont (eti le.ai 'titres lI'naoncent)
de cc'naac anlayses qu'on doit savoir gte aux di-
tears d'avoir recueillies. Je passe A la sEctCON
Pk I'RE c'est-a-dire aux paraIoxes de 1'outenelite
Lavmott etc.
L'esprit de system qui nest pas d'abord l'esprit
de patli mais qui. le devient des qu il se propage
et qu'il commence A former cole ou a faire secte;
cet aveugle esprit qui prend sa source dans l'amour-
propte que-toturmente la soif de la celebiriti, plus
que la passion dela gloire, avait au commencement
du 18e. sieclt, resolu d'envahir le domaine de la
literature. d.
La-mort venait d'erlever les grauds-hommes qui
l'avaient possedc et agrandL Les facultcs des suc-
cesscurs' ne se trouvant point en proportion avec
cellfesdes deva.ciers ,ii tiallut recourir pour I&
cul'tiver (ce ne pouvait &tre, pour le faire valoir)
a des procedds indtistri'ets Ct imee aitificiels que
ceuxci -n avaicnt pu connaitre ; c est-a-dire que lc
bol-esprit, appelld A rtigir l'h ritage du genie,
pour &chapper d'avance au compete qu'il en lau-
drait rendre un jotrr, cierchaa Auiner dans l'opi-
nion cet heritage en l'attaquant par le discredit,
A riier son importance et presque son existence ;
c'est.-a-dire pour parler sans figures que Larnotte
et Fontenelle sentant trop bicn qu'ils ne pour-
raieut jamais s'dlever jusqu'aux grands poetes don't
les noms 6taient la gloire de la France essayerent
de les fair descendre jusqu'A leur. niveau ; c'est
l'ordinaire resource de limpuissance; resource
si commode et don't on a si commundment use
dans tous les siecles, qu'on est itonni queLaharpe,
en avouant qu'ils I'oit employee duns ce but leur
pr&te un motif qu'il est assezdouteux qu'ils eussent;
qu'il veuille qu'on remarque dans ce meme esprit
de systme', le germe, et come l'embrion de
l'esprit philosophique, qui depuis a fait t.nt de
progrs nmais dont'il est vraisemblablk qu'on ne
4'occupait point alors ; coinme si Ie premier (l'esprit
de systcme ) naturellement presomptueux et opi-
niaitfe eit voula chercher ailleurs qu'en soi un
auxiliaire, ou qu'il en erit meme eu besoin pour
tramer la grande cqnspiration des prosatcurs contre
les poetes.
6a La ddraison en litterature dit fort bien
Laharpe, ne troublera jamais lordre socialI, et it
shblircldu ridicule pour en fire justice. i C'est fort
bien. Que lamour-propre ait done fait, en cette
occasion diraisonner Fontenelle et Lamotte c'e g
tout ce que nous en pouvons oncl re aanI nous
permettre de descendre plus avant dans le tIot in-
tirieur de ces deux 6crivains, pour agrandir leurs
oiaoyens de success, et leurpreter des vues profondes
quils n' tent point, puisque de I'avea mime do
leur cetaseur 's n'ont point voulu les avoit. "
Rousseau et Voltaire vengerent la podsia par des
6pigrammes; Laharpe la venge ici par de bois r ai-
sonneens. II1 prouve ce dount doutent quelques
peasonnes moins ainitics encore que Fontenelie
et Lamotte aux iaisteres des nteufsoeuis; il prouv
qioe les grand poetes, daut leinrs vers, ont tou-
jours dit tout ce qu'ils out vounu dire. La nj iveri
ajoute-t il de pouver le contraire c'ttat d'oser
prendre une scene de dRacint, one eitrhe de Bolleau ,
une bills de de Rousseau, at de nous faur voir


- I.II-r~l~*L9CClrC .-


~ `











S 414.


qu'deu tpfiait dir efh prose mi.udtX q'ils f'ont dii
en vers etc. Mais c'est ce qu'on n a pas laiti, sans
doute parce que cela ne peut se fair; parce que
Ces essays iernitt daus les deu'x lagages, une
folie ; cAr c'est uline olie que de pritetidre refaire,
pIur le faire rnieux', ce qui, soit en prose spot en
vers ne saurait eire micux fait. L'on ne va point
au-del de la perfection. II n'y a pas, de talent qui
puisse supplier le genie. Ce que inspiration a
product d' excellent chez les poetes come dhez les
prosateurs chez les ptosateurs come chez les
poes'; tie peut, non seulement etre surpassed,
maks ne peut que perdie, transported de chez les
uns chez les antres.Je dirai done, toujours a I'appui
des raisonucinesns de Laharp de Racine et de Boileau ne peuvent Ias plus
garner A etre depouillcs de la lime et de l1ae6sure ,
qqe ne gagnerait la belle prose de Bossuet et de
TX'kr6lon assujettie au ,rithme poetique. Toutes les
tentative faites A cet igard ount et malheureuses ,
quand dles n'ont point &6t ridicules. Celles'de
Lainotte furent run et I'autre. Ses argumnens contre
ses akdvetsaires, furent des argument sans repli-
que.... contre lui m ri. Le matheiur d'avoir
avanuc urnt bpinion%, est trop souvent la seule
bon-e raison qu'on ait de la soutenii. Cenite boviit.
raison est deplorable: on devrait se hater, en
parcil cas,.de paser condamriation sur une pre-
miere faute pour s epargner toutes cells qui en
sciont-la consequence; inai 1'amour-propre touffe
les luItuis que jete inutilerent le flanibeau de
ttIre r.iison potir,nous lorcer A nous reconnaitre.
Nous c:>Otinuons de rester par entetement ce que
nous etions d'abord par aveuglement, ou par faux
calcul ce qui revient bien au mtme. Peut-&tre en
' fut-il ainsi do Fwnticnlle et de Lamotte.
La contagion de leur heresie ne s'areta point
a eux, seuls. D'autres esprits, et des esprits supe-
xieurs,.en furent atteints. Montesquieu, Condillac,
Buffonu partageant les m6mes principles ou, sans
ls partager les annooqant, signalerent leur peu
d'cstune pour les poEtes et pour la poesie. L'on
pourrkait avec Laharpe s'en etonner ; mats toute
surprise cesse quand' on refl6chit qu'ils n'ont
jawais fait de vets, et qu'il est malheureusement
ou heureusement dans notre nature de n'attacher
que pew de prix A ce qui est ou au-dessus de
nos forces ou seulemenicontraire' a nos gouts.
Laharpe discute avec beaucoup de m&thode
cette grande question on pour mieux dire ,
ceite (ttl.iitc p.uajJ-.e de la preeminence de la
prosei stur la pyesie entire lesquelles come it
'observe, il ne peut y avoir de rapprochement,
puisqu'enue elles -il n'y a point de parity. L'une.
ct V'autre sont sans doute uh language 4 mais It
cerniere est un language elev e autant qu'epurd,
qui ne peut jamais .servir come la prose,
tfrmer la langue usuelie. Ici les taisonnemens
du professeur sont series et concluans. II s'attache
a prouver que la poesie est un art consacr' chez
tous les peuples A cdl6brer les Dieux et les bien-
laits de la nature. Par cela seul qu'elle est un
art if faudrait deji la distinguer de la prose ,
qui a parler rigoureusement, n'en est point un ,
puisqu'edle n'est assujdtie A aucun nombre d6ter-
ruine A aucune cadence musical et qu'elle
existe p;ir Ie scul rapprochement des signes les
p!us samples qui representent nos iddes.
a Voyez dit Laharpe come Lamotte s'y
prend pour nous, expliquer la naissance de la
poesie, qui ne diffirant du language libre et ordinaire
que par un arrangement mesurd des paroles ensuite
par la ficuou enfin par les figures. Ne dirait-on
pas que la poesie n'etait essentiellement qu'un mode
du language une certain maniere de pauler ? mais
la resure, et. les fictions ,' et les figures ces
figures assez hardies pour &tre intecdites mneme
a d'iioquence, quest ce done que tout celai,
si ce nest ce que nous nommons un art ?
car, quest ce qu'un art, si ce nest un sys-
t&me de rnoyens invents pour produite des
,eiets agreables ? des lors a quoi pensez-
vous de ne le considered que come une
Tnaniere de se faire entendre ? Quel excs d'incon-
Cqoenice Le langae nature est-il n6 artificiellc-
ment come la poesie? Les langues sesont formies
par habitudee et le besoin ; ellesont fini paravoir
des regles a measure qu'elles se perfectionrtent,
Mlais jusques-la 1'esprit human n'a former aucune
"combinaison pour la communication des pensies.
Au conutaire il est evident qu'il en a fall beau-
coup de ces combinaisons et de fort inginieuses ,
quand on a cherch it flatter 'oreille par la measure,
ta rapper 1'esprit par des fictions, a emouvoir fame
jpar dcs figures vives ; et le r&sultat de toutes ces
chos-s a ete l'ouvxage de 'imagination et la nais-
sauce de la podsie. .Gette poesie a-t-elle jamais &et


destinee a nir lieu al language ordinaire que lei
homm'es n'eriploient que pour con sener entr'eux ?
et qui ne salt qu'ell\fut long tmrns inseparable do
la tousique d6nt elle 4tait nie ? qu'on ne s'en ser-
vait qud clans d&s ceremoaics religieuses qui ni.me
furent Torigine de ces spec:,cles d'ramatiqieas
devenas depuis siprofazlsO? ,lu'clle ,iti co0,nan(ce
a la Iloldnge des diuxet des hhros, et la langue
particuliere des prophetes? Quiy a-t-il de tconmmu
entire tout cela et la parole usuelle? C'est donc un
put sophiisme et un sophisme insoteiiable que cette
prteindue paiit cab lie d'abord entree la prose
et la poesite comm'e si 'une et 'Atitre ieaienr
de memo nature et avaientJla nmeme destination.
Ce premier sophisrpe doit en amener d'autres,
suivapt usage; mais aprs que:4e! raisomienient
I'a faitrcrouler, les autres tombent d'eux-m~mes,.
Des qu'il est reconnu que la poesie. est un art ,'
quoi do plus risible que de nous 'dire graiemient
;que sa sngillariti et sa dicultil sont d'abind iii
prejugd contre elle ? strange prejuge en eflet, queo
de prytendre qu'une chose'ie spit pas ce qu'elle
dpit ktre On a ri mille fois d' ce gome'tre qui
disait de la tragedie dt Phdie : qu'est-ioe qte cell
jrauve ? mais combien serait plus' divertissant un
raisdnneur de la trempe do Lamotte qui eft dit
A Raccine :', Voila bieni du terns perdu et bien
de la peine prise gratuitement. Le but du discours
n'est-ilfias de sej:,zie entendre ? et fie'vous aurait-on
pas entendu a bien moins do frais 'si vous nru's
eussiez dit tout cela dans la langue que M.Jout-.Iin
parla toute sa vie sans Ie iavoir. '"
SPour mniux refuter Fpntenedl[ et Lamoite notre
habile ciiiiquc les comment et les suit, comtme
ruon voit, pi pie. ,.
Le grand argument des prosateurs qui ne sont
que prosateurs c'est que les poetes ne p'ensent" pas,
ou pensent pen. Pour 'se aesou.lre a 'dcider avec
cette klegrete que les auteurs de Cinna, do Britan-
nicus, de Mahomet, etc., onteu beoin d'apprendre
a pe'ser il fault it'e; ce me scemlIc uh, pen
hard ou bietin xtraordinairenent penseur soi-mineie.
Les poetes ,' a en croire leurs iantag.mnitcs, sac ri,
fient la force' du sens i la niolodie Ju tiathae. Onr
pourrait d'abord affiritier que ctl n'a.ite'que rare-
ment parni, les models ;ei peut tic y a-t ii tin pen
de tcmnrit6e a convenir que cela arrive ; mais kilc
supposant rnime', il en faudra conclure qu'ils t
raison que le devoir dn pote tanit .'etre p6ete,
il a du choisir entrc plusieurs p,:nsts celL
aukquelies ajusrent plus naturellement les atouir
poetiques, e,t qui s'embelliront de cette nouvelle
parure ; et, en ctte occasion, preterer I'iclat a
la force ou i la., profonrdear. Distind uons donc,
avec Laharpe entiree penser qui nest point un-
art', et fire des -vers, ,qui est un art. Cet, art est la
langue du poetc qui cesse" de I'tre, ds qu'ilne
sait plus ia manner. Si donc vouh ne pouvez penser
en poete pensez en frosateir. II n'y a pas'necessit6
a ce que vos ides soient exprimees en vers mais
ily a necessit6, ae.quetoutes cells qui le sont
in vers, le soient po6tiquement. La raison dit
Laharpe 'est diplacie nulle prrt mais elie doit
itre habillie daw, lea dittis selon le genre et I't-propos.
Lamotte et Fontenelle, tous deux no possedant
qu'un esprit raoid ', s'taient comme reconnus eic
loin et s'etaient rapprochis pour se soutenir par
une -mutuelle indulgence et reciproquement
s'aider de toutes les subtilites d'une logique inge-
rieuse et parodoxale contre desecrivainsqui avaient
le grand tort d'une sup&riorite disesperante, qu'il
fallait bien se rdsoudre A contester, des qu'on ne
voulait pas la recoanahre.
Leur exemple nous prove que l'esptit est tou-
jours un don deplorable quand on -'ne s'en sort
que pour combattre ce qui est requ par le gout,
apres I'avoir edt par la raison que pour etablir
des doctrines lhimniiques, egalement repouss6es
par I'une et par 'autre : il prouve de U la
dimence do ces pretendus poetes qui pensent
qu'on le devient sans inspiration et qui cherchent
une poetique dan .leur esprit, tandis qu'on ne
trouve la veritable que dans son coeur.
L A Y A.
( La suite a unprochain nume'ro.)
^- --- --------'^.""af^BftAt~act~.afl-- ----
JURI SPRUDENC E.
LES CINQUANTE LIVRES DU DIGEST OU .DES
PANDLCiES DE.L'KMPIRP1OR JlIaS-NIEN traduits
en francais par fety M. Hulot, docteur- aggregu
de la Faculit de Droit de Paxis ct avocat au
Parlement, '
Les cinquante livres du Digeste formeront six A
sept volumes in-40 A deux colonnes, d6at I'une


contiendra rlete,%te latin avec les sommaire "
marge et en petit texte et ITautre e Ir
et trente a trente-cinq volumes in-I' au '
,le te latin en regard.. ve
L'iripressida se lait en caractare PI o,,f-._e nel
de la fouderie de Gillet, et snr de tr6s-beaux n", e
De trois eu trois mois it paraitra un'voh .i.4
et ciiiq volumes in-i 2, qui form anom une liviso',
'Le premier volume in-40 et les cinq voluIm
iin- taisant la premiere, sont en vente. Ceux qui
voudrout jpuir des in,:i de l 111 'g q oui
cpies d'eAvoyer promptenment leur soumission aut
a dressesca vaip)i eit faisant passer. u iiteni.
Items fratnc de port, le' montant de .la preniiei.
et de la second livraison savoi .
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TVhatrt de Louvois. Auj. la Flotille ; 'Entrtedaus
le Monde etle Rendez-vous au boisde Vincennct,
t"hiatre du Vaudeville. Auj. Berquin et Fanchon la
Vielleuse. *
Thtitre d lia Porte Saint-Mariin. Auj. la Femrime
viudicative pantomime, en trois acts, avec
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L boatniement ie falit Paris, rue des Poitevins, n o8. Le prix tat d. s5 franc. pour troit mois So francs pour si moist et oo frants pour i'annde enter. OQ ne s'abpna qo'*u
oitmmnccttmet de chliaque moi.
11 tautt adtcsser hIt aIttr. 'argent 4t ; II faut compteadredans let!:nvoit lc port das pays oi tlouant peut affrachir. Les leIttsy des dipartemensu non affranchics, ne keront point retired de dI posts.
1l'~u av6ir oin ,pour plus de stratt de charger cellea qui renfcrment dealt. ,
Touti qui concerne l ridaction doit itre adreasd au ridacteur; rue de* Poeivevinm ,t*. S S depuis neuf Werteardu mating jutqu' hinq beures du toir.


A Paris d I'imptri ric de H. Agase, prprridaire du 'Moniteur, rue des Poitevins, no 13.


-i-- -i- -h~ --------L-Ir*CLI '~ iC' -- .1. r. ___


__~_C_____












GAZETTE NATIONAL ou LIE MONITEUR UNIVERSAL.


A dater Ldu 7 niv6se an Its Actes du Gouverunenen et des Autorits constitues, conteous dans le MoNI RFUR, soul oflicId.


ij 104.


Jeudi ; 4 nivse ans t de la Ripublirque ( 5 janvier 804;)


EXT ERI EUR.

EP-U BL I Q.UE BATAVE.
Rotterdam a, e 2S decembre (6 nioise.),

Voic ce qu'on lit dins urie lttre authentiquo
0 uo vient dc recevoir de Grietzeil, dans la Frise
" nentale ,
ft aomm6 Bahss, estimv par sa probi de
tos ilts habitans de cet endroit,vient de petir
de li maniere la .plus deplorable. Sorti vec sa
,batrne pour chercher du sable qu'ten tiredu fond
de la met, a raison de sa qialiti supciieure, il
heurta contre un bitiment plus considerable, et
il eo result dmns sa barque une voie d'eau qui
,ne ermnit plul de la soutenir iA flqt. Aussi-tdt son
bis, ssa5a: de former i la hite une espece de radeau,
tn poignant ensemble deux planches au nroyen de
fortes cordes, dana l'espoir de sauver du peril son
ptre et lui.mame ; maSs le pere ayant recorinu que
ce frell appareil ne pourrait les porter tous deux,
ct qu'une soule petsolnn pouvait espd6er d'y trouver
un Frecur3 pour echapper ia la mart se saisit deo
son his, I attache et Ic lancf lui-mrmena a a mer,
le msniant ainsi a flot et lui recommandant de
,leor a ausecours. Quant A lui, il se rend auprvt&
du nmatelot qui lui servait de second, etis sat-j
tache4t ensemble ai la proue du bitiment; maiis
bietot leas vagues le .englou4sfiWt I'um eC I'autre,
a1i yuouX du fils, qui ,.aprea avoid lutti asseC long-
tles contre les vagues, fut enfin appercu et saauve
par l'puipage d'un vaisseau qua passait dans cet
nadroit. La veuva du mallheureux Baahs 4 mere do
sept 'qi'ans ct enceinte pleure avec deiespoir lar
mort de son mari, qui la reduit a la plus affreuse
Indigence. .


;NT ElR


I E U AR.


Poilies le 5 niv6se.
1ca voyageurs admirent les vastes ruines d'un
amphithditre romajii qu'on a decouvert dana cette
IilI ,, 'e don't i.ar&ae avaitl 6st metres de long stir'
"$i de large. Quelques stages superieurs existent
encore et lEs votes inferieures qui shrvaient de
l' ts aix beies frroces, servgnt de logementit de,
, pauvres families. L'amphithcatic n'avaiI qu'utieseul@e
porte de 3o pieds de haut sur a de large. Elleo
cxiste encore, et oflie un coup-d'oeil intposant. Les
picires sont joiptes par un cement indestructible.
Lesanciens mtars dc la ville sont bitis de la mneme
ananiere. lis ont la solidity d'un rocher, et plus de
it pieds d'paisseur.

'. :Hnrs le ffrimaire..

Un vaisseau espagnol venant de Mayorque
Ityat fasit iiul'rage quatorze homines se sentLsauves
surla cli.kl..ape,. s but dJbarq' d A File de Por-
querolle au post du Crand Bivouac. Le corn-
tmbandant ,. instruit par lc aporal qui garde cec
poste a de concert avee le pr&pos6 de la sante ,
atsigni un local oi its out etk mis eh quarantine ,
conformiment aux mesurcs prescritek par le prefet
du dipaicement, ai l'gard'de tout batinient venant
dEspagne.


Paris le 8 niroie.
MINISTER DU GRAND'.-JUGE.
Par jugement du t9 vendemnizae an 1, vu la
dermande de Simon Senac,' Anastase Delort, habi-
tais d'Avigucdicu, etautres expositive que Joseph
Stnac, labputeur, detneurint ait Vi laillan, leuri
couin-germain est absint'deptis plus de quatre
ans ,, laps nouvelles .
JLe tribunal de premiere instance s ant a Mirinde,
depanetment du Gers a ordonn6 qu'il seait fa it
CelWCte contradlktQuiC avec le commissaire duGbu-
vternelent pr&e Ic tribunal, sur I'absence dudit
Joeiph Secac.


Pat jugement du i 4 brumaire an it, le tribunal
de Ponm-'Ev qu.e, dipartement du Calvados, a
ordonn 4 sur al demanded des parties int&ereses,
lquriria fait ine enquete, contradictoirement ivecc
I' c6mmissaire du Gouvernement, pour consiater
Jilance.d~. Pierra jacques.-Fanrais Bondard part
e Point '_Eveque depuis I'ad 4 de ia Rpuhlique,
an.s ,oi depuis donneaaucunc nouvelle ,


Par jugemenit du 4 frimaive anr is, sur la de,
made de Jean Lommnelle poursuivant lea droits
da Cathetine Theenos, do MJ.ric Mertens, auto-
risee de jean-Franrois Beguiains. son maria et
autres, expositive qte Hcn~y Van Compel a quitt6
la commndue d. BaDdes depuis I'aSee 1736 sans
avoir donni dc ses nouvclles. ,
,I.e tribunal, da premiere instance shant A
Turnhout, depatiement dds Deux-Nethes, a or-
donni que par devant le citoyen Cannis, juge
rnommai cet ciet, er (QAtij'ddictoioement avec e
commissaire du Gouverneintunpres le tribunal ..il
serai proc&ld d 1'enquhte sur I absence du dit
Henry Van Gompel 4das 1 artondi.ssement do
Bcides, ternier domicile l'rnnu.'


Le tribunal de premiere instance de Colmar,
d6partement du H.ait-lliin, avant fire droit ai la
demand des hiritiers de Pierie-Paul Bader, a or-
donne, par jugement du 14 frimaire an 12 que
par devant le' cit. City, son president nomme
ad hoc', il serait proced6 h une enqu&te contra-
dictoirement avec le commissaire du Gouverne-
ment, pour constaler 'absence du dit cit. Pierre-
Paul Bader, n6i a iColni,ir, le I8 avril 1727 qui
en est part depuis 1753, 4t qui depuis n'a point
donned de ses nouvelles. ;


PR kFECTU RE' DE'PO LIC E.

Ordo'nnance eoncernant l vriente des substances
tvin ineteLj s. ,
S Paris i1 q meisi-lor an t12.
Le conseiller d'ear, prefet de police,
Vu les articles 34oeO35 dila loi du t21 germinal
kn II contenant organisation des icoles de
pharmacies don't la teneur suit:
si Les substances vindraisea et notamment
i'arsenic le re6algar, tle ublime-corrosif, seront
tenus danus lea oflicines 4des phaimaqiqns et les
boutiques des ipiciers dins des lieux stirs et
ipi d&s dont les phara5cians eti 'picers seu's
auront la clef, sans qui'aucun autre individu
qu'eux puisse en disposer. Ces subiances ne pour-
ront etre vendues qiu'ades perbonnes connueset.
domicilies qui pourraient en avoir besoin pour
leur profession on pour cause connue, sous pine
de 3oto fianc d amenede, de la part des yendeurs
conirevenas.
ii Les pharmaciens et epiciers tiendront un
regisre c6tlt eit paraphe pat le 'maire' o le
commissaire de police, Sur sequel registre ceux*
qui seront clis, le cas d'acheter dek, subtances
Svnitreuses, inscriront de suite sans aucuri blanc,
leurs noms, qualitis ct demeures la nature et
la quantity des drogues qui letir 6bt 't deliver's,
l'emploi qu'il :se paoposent d'en faire 4t la date
exact du jour' de leur achat: le tout a peine
de 3eoo francs d'amende centre lea contrevennans.
Les pharmaciens ei le& ,piciers serone tenus de
fair eux-mexmes l'inscription loisqu'ils vendront
ces substances des individus qui' ne sauront
point ( crire et qu'ils con.aitront conime ayant
besoinde ces ,mems substances. ,
Ordonne ce qui suit:
Art. I '. Toutes personnel qui fabriquent et'
vendent, et routes personues autorisees A debirtet
lea', substances mineralea-vinetieuses d6tiommies
dans l'dtat a la suite de la pr4sente ordonnance,
sont tenues de se conformer aux articles 34 et 35
de la loi pricitec ', et qui se twouvent ci-dessus
xclatcs.
Iii, I seraa, pis'envers['les contrevenans. tells
nmesurei d c police aldminiurative qu'il appartien-
dra, sans prejudice des. pomsnuiies A exercer con-
.tt'eux pardevant Ics tribunaux conformrment atix
*Jois et aux tr',lrnens q tlt uresontapplicables ,.c ,
vnotamnicit a li loi dui. a germinalan 1 jui
prononce une amended de trois mille fhracs. .
"Il. La prcisenc ordonnance sera imprim'i
public et affichee. 1 -
El e sera notifice aux directeurs et professcurs
des fcoles de midecina et de pharmacie.
Les sous-prfefs des ariondissemens de Saint-
Denis et de Sceaux, les maires et adjoiuis des
communes rurales du ressort de la prefecture de
police, lea corrmissaires de police a Paris, lea
officers dle paix ,et lea prdpoiss de lI prIfecture,4
sord charges, chacun en ce qui It cprcernee de
tenu(la astain a son execLuion.


Le geniral-commaudant la premiere division niili-
,taire, le gineral-commandant d'armes de ka place
de Paris, et les chefs de klgion de la gendarmerie
d'&lite et de la premiere legion de la gendarmerie
national, sont requis de leur fire preter main-
fobie au besoin. I
Le conseiller-d'itat, pffJel de police ,
Signe, DuBois.
Pir Ie conseiller-d'itat, prefet;
Le secritaire-gniral, cigni Pus.


Etat 'des substances '.mitirales rifuties
viTzitUes.
Anciennes denominations. J ouvelies dhnominativtis.
Eau-forte.............
Eau-seconde .......... Aide ii
Acide nitteux ......... nirique.
Esprit de'nitre.........
.sprit de vitriol....... Aride sulfurique.
Huile de vitriol........
ride marin.AI Acide muriaiique.-

Arsenic blanc.........
kA'rsenic n ir.... .... "
RAgrle d'anseoir ....... Oxides d'arsenic.

Poudre de Gobalt....,
Orpin... y,. ... ...... : ^ ;
Orpiment..'..........., Sulfures d'aisenic.
Realgar...............
Magistere de Bismuth Oxide de Bismuth.

Emtique............. Tartritede potasse anti-
mique.,...... moonie.
Verre d'autiinoine...... Oxide d'antim. vitreux.
Foye d'antimomne...... Sulfure vitreux d'anti-
Crocus met.illoium ..... moire.
Precipitt rouge........ Oxide de mercury.
S.... c *r "f '7 Muriate sur-oxigend de
Sublitmecorrosif....... r3
Couperore blanchl...i St e zic.
Vitriol blanc..........
Cerue. .............
Blanc de plonmb......
Minium ............. Oxides de plemb.
Massicbt .... ..
Lilharge..:. ... .. ....j
Vetd-de-gris........... Oxide de cuivre,
Verdet.... ....... Acetite de cuivre.
Crystauxde Venusd.....
Vitriol blei.. ;........ Stilfate de cuivre.
Pierre infernale........ Nitrate d'argent fondu.
Pierre.aicauterte....... 'Poiase coustiqud.
Fait ,e arret6,A la prefecture *de police le 9
nivose an 12 de la Republique.
Le constiller-d'itaot prfet de police sign DuBois.

TRIBUNAL X.
Le go vehdemiaire dernlier le tribunal crimtinel
et special de la Seine en prononcarit des condamnr
nations centre Payan Delisne et ses complices,
accuses et convaincus de faux, a termine son
jugement en ces termss: .d
"Attendu qu'it resulte des pieces de l'instruc-
,, tion et du' debate, des fails qui incriminent la
i, conduite du citoyen Fardel, cjans I'exertice de
,i ses finuclons de magistrat d'e sfireie, charge le
i commissaiTre du Gouvernement pres le tribunal,
.d'en instruire le gind-jug minisirc dc lajustice,
It et ordonne qu'a sa diligence le present jugement
it sera imprimc .public et atfiche ttc. etc.' i
'acte d'accusation sir lequel ce jlIgecrnt st
inteiveiu inctimioait le citcyen Faidel, sans
l'accuscr et sat des f.iiis tlangei s aU prochs. F r
arrete'du iti branumire dernici le conseil-d'6tat a
renvoyd I'examen de la .onduite de ce tmagistral dc
srietc patd.lcvant les tribunaux compitetns.
Le citoyen Fardel fut algrs pourvu au tribunal
de caisatjo,, ,ar deux rcphuscs diffcretnes.
Par I'une it a dernande que pour -cause de
suspicion ,lgitim et conformemtent a l'art. LXV
de la constitution le process a instruire conte luii,
en execution de l'arr&t du conseil-d.tat, lit ren-
voye &A dcs juges trangers au departenent dtl&a
Seine. ..


I__ __I IILC-----~LII


---r---------- ----


----------- -- _- -- -U~-L L-C ~ -- I -









4L6


Far arutce il a concldui la cassation da juge-
;ment d tribunal crimiuel special du 9o venide-
nieatic, en taut qu'il portait denouciation cbntire
lui.
Par jilgement du 8 frimaire dernier, la section
des requctes a statue en ces teime ssur la pre-
miere deniande :
i Vu fart. LXV de la constitution, portant;:
Y1! r ( pour toute la Ripubliqute n tribunal de cassa-
tiron.qui pononce sur Its demands en cassation contre
tesjugegmens en detnier ressort par les ttibunaux, sur
4t demands en renvoi d'un tribunal d un autre
four cause de suspicion ligitime ou de silrettpublque '
Sur les prices d paitie contre un tribunal entier ;
t Vu la dinonciation faite contre le demandeur
par le tribunal criminal du department de la Seine ,
inside dans le jugement dtfinitif repdu contre
Payan de Losme, Te go vendermiaire dernier, et
l'ar;t6 du conseil-d'&at du 16 brunmaire an; 12
i' Le tribunal renvote pour 6tre procsd6 s'il
y a lieu sur cette d6nonciation, devant le direc-
tear du jury d'accusafion de Versailles, et en cas
d'accusation advise devant le tribunal criminal du
department de Seine-et-Oise. 1)
Et le 3o du meme mois, la section criminelle,
statuant sur la mnme demand, a rendu lejugemenut
suivant :
,' Vy 1'art. CCCCLVI du code des d6lits et des
pines, portant : is Le tribunal de cassation ne peut
annuller Its jugemens des tribunaux criminal que
dans les cas szivans .......: 6 lorsqu'ily a tu contra,-
vention aux regtes ~e competence itablies pai la
lvi, pour la connaissance da dilit, on pour I'ester-
site des dffitentrt's functions relatives d ta prodidure
(riminelle, on qu'il y a eu de queque ,fauiqre que
4e soit usurpation de pouvoir;
,, Considirant qune les actes et jugemens du tri-
bunal special en ce qu'ils s'6tendent A des objets
et A des personnel, pour raison desquels sa com-
',peitence n'a pas iti par lui prononcee ft confirmed
par le tribunal de cassation sont susceptible de
pourvo ; .
Considerant, quant a l'acte d'accusation qu'il
s'est eteudu au citoyen Fardel, et des circont-
*tances A lui essentiellement perloennelles, quoi-
qu aucure ordonnance de traduction ni'efit surnumis
A jugement, ni le citoyen Fardel. ni le dMlit que
l'acte d'accusation dressed contre P aqn-Delosne et
consors a imputd a ce magistrate de stireti;
SConsiderant que si toute autoiit6 constitute ,
acqtierant la connaissance d'un delit est tenue d'en
donner avis a celle *i qui il appartient, ce ne pent
ktre par une disposition faisant parties d'un juge-
Inent, et qui en prend aipsi le catactere; que cette
forme est sur-tout essentiellement vicieuse, lors-
qu'li s'agit dui agent du Gouvernemerit, lequel ,
anx teirmes de l'anicle LXXV de la constitution ,
ni pent e:re poursuivi qu'aprds une auitorisation
du conseil-d'etal.
,, Considerant enfin que l'impression et affiche
4e )a dispo,ion dnt il s'agit, prcsente. aussi un
exces de potivoir puisqu'elle tait dans l'espece
une veritable peine illegalement prononcee;
,Le tribunal casse I'acte d'accusation et le ju-
gement du tribunal criminal et special de la Seine ,
du 20o venderniaire an 12 dans les parties de
cet acte d'accusation et de cejugement qm concer-
unent le citoyen Fardel ;.- -
,, Ordonne qu'" la diligence du comrnissaite du
Gouvernement, le present jugement sera niprime
et transcrit sur les registres du iribunalspecial de
la Seine. ,,

M t L A N G E S. H ISTOI R E.
Fin diu Coupf d'ail hislorique sr les risultats des
principaiux traits entree la France et I'Angleterre
avant le trait d'Amiens.
Par N. FRANuOIS (DE NEcUFCHATEAV.)
On voit que la fin du regne de Louis XIV nme
ressemble guere au commencement; ce tii doit
tur-tout nous frapper, c'est la ruine de Dunkerque :
mos historians ont toujours craintde s'y arrnter ,
on n'osait pis s'appesantirh sur cet article ddlicat,
qui ftisait la satyre arnere de I'ancien goUverne-
nement; c'htait une plaie bien honteuse. Nuas pou.
vons aujourdhui la sonder sans aucune crainte.


- En 166o0 Louis XIV avait rachete cette ville
dec Charles II, pour .une sonime de cjnq wnillions
Se nos livres. 'l avait defense en outre plus de six
millions pour fCii e .ie tr&s-grands ouvrages an port
'et au fort de Dunfker1,e. En 167 t, il y lit travailler
frente mille ouvricis. O1i ras.pliusie,,r6 dunes ; on
fit couper un bane de sable dl: pils -de ix cents
toises, qui fermait I'entre de ce pOri.' On creusi
des canaux ; on Aleva dc,., it"eso:on ovrdit un larc
bassin ; on battit debelles casenes et un Randd ar-
senal. Dunkerque qui n 'tait qu'une bicoque de
de pciheurs, etait devenue une ville de q(Iut r mi
tailIe habitans. C., t di tells enireprises qu'onre-
connait Louis XIV et qu'on taouve .tout simple
que son siecle 'ait tant lotU6.


Mais en 1713 ; un Anglais, Wiglh Ipassionnit, et
qui n'es connu aujoutd'nui que comtaite uiivain de
morale Richard Steele 'un des auteurs du fameux
spectatter Richard Stee:e, disais-je, fit circular un
pamphlet violent pour piouver qu'il fallait que Dun-
cerque fit dnmoli. Sur le bruit qua faith cette feuille,
et sur le nom de son auteur, on s'inaginerait que
cet &rit doit renfermer de bons raisonnemens, et
sinon des choses slides du moins des choses spe-
cieuses. On serait bien trompe. J'ai voulu connaitre
un ouvrage que l'on cite avec taut d'eloges, et qui
fit danste laems une sensation si vive en Angle-
terre. J'ai trouve sa traduction dans excellent ddept
des livres que j'avais fait itablir rue du Regard et
qni. forme aujourd'hui la bibliotheque du conseil
o'Etat (I).
SII a pour 6pigtaphe : Delenda est Carthago, Il
faut detruire Carthage.
Cette Carilage est Dunkerque; et le Caton
quis'approprie cette'rddeepigraphe, parait d'abord,
embarrass de lajustifievr; car if commence par ces
mots: -
1i On croitd'oidirisire, avecbeaucoup de raison,
ai que c'est une grande impertinence a un particu-
i her de.se meler des affaires d'Etat. v
Ceci est assez singulier ians la bouchee d'un de-
pute des communes de l'Angleterre. On est bien
plus surpria encore de ne trouver dans cette feuille
que des assertions avqc lesquelles il setait trs-facile
aux Francais do prouver, a leur tour, que c'est
Londies qui est Cat thage.
Voici h quelle occasion Richard Steele publia ee
pamphlet,
Par le trait de' la suspension d'armes entire la
Grande-BreIagne et a aFrance, conclu Paris le
19izofit 1712 ,'Louis XIV avait consent a emettie
aux troupes anglaises la garde des ville, citadelle
et forts de Dunkeiqu, comme une marque de sa
bonne foi. On le flattait de lui donner en.equi-
valent Ta ville de Touinay, ancient berceau de
la moriarchic frantaise Ai 'on pouvait y fair con-
sentir'les Granouiltes. C'6tait le nom que le seci-
taire-d'Etat Bolingbroke dorinait aux Hollandais,
dans sa correspondence avec le secretaire d'am.
bassade anglaise 4 Paris, Mathieu Prior; cepen-
dant Louis XIV voyait avec peine que la ruine des,
deluses de Dunkerquq allait causer cell des pays
d'alentou; lets amis etnl,escnnemis devaienten souffrir
igalement. Pour prmvepir les tristes eflets de ces des-
tructions, qui alaient require a la misere et au da -
sespoir dixhulit a vingt mille families, Tugge ,
deput6 de Dunkerque,alla en Angleterre en 1713:
il it Aa rla eine Anne des tremoitrances qui avaient
paru la toucher; c'est I* dessus que Richard S(eele,
crie if la ,trahison il'Fe vent pas que la reine se'
laisse aller i la piti6 ; a pitid ett un crime. Pour-
quoi ? P1. 'parceque le commerce de la Grande-
Bretagne a souffert, selon lui, plus de dommage
par les armateurs de Dunkerque que par ceux de
presque tons les autr4s ports de France mis en-
semble, soit sur l'Ocian, soit stur la Miditerranet
( page 6) ; 0o. que durant la derniere guerre, des
flottes d'environ trente voilest a la lois, taintt
sorties de Dunkerque etavaient enleve des vaisseaux,
de guerre anglais, aussi bien que dos vaisseaux
marchands ; 3o. que c'itait le seal port que les
Fran ais, eussent jusqu'i Brest, dans toute la lon.
gueur du canal de Saint-Georges, oiuils pussent
fair un armement considerable ; 4*. que ce port
itait site d'une telic traniere, qu'on y pouvatI
toujour$.entretenir des postillonsI pour aller At la
d&couverte et observer tons les vaisseaux faisanit
route vers la Tamis tu. la Medway; 50. que la
demolition de Dunkerque etait absolument neces-
saire. pour la saerci l'honneur et la liberty de la
Grande-Bretagne; 60. qu'apres cette demolition ,
si le pouvoir de Ila France venait i setourner contre
les Anglais il ierait plus lnoignte de 1'Angletertre
d'une centaine de miles. n Je vous prie, disait-il,
I$ ,a la fin do sa lettre, de marquer en gros carac-.
ia teres et de irp6ter sans cesse que la demolition de
,, Dunkerquc cloignera de nous le pouvoir de la
Y9 France dc quclques centaines de amilles. ,o
Tous les argumetis contends dans la lettre de
Richard Steele ,-portentsut ce seul fondemenht qie
I'Angleterre doit exiger qu'on detruise ce qui lu i ait
ombrage. Si' la France a son tour veut raisonner
de nimmeO, il ne s'agit pour elle que d'etre unt
moment la plus forte, ;et d'eiger egalement'que
l'Angleterre dmoltissetle-im6-te, ses frais, cec
qui laitnormbrage Aa-Frince. Si la destruction de
Lootndes ou de Plymouth est absoliment necessaire
p tour lasiatett, pour I'honneur et, le commerce de
L Fiancc allows point dc pinid il fautlrenveser
*Loli(les eT ruincr PI) mo-.u'h 1Deltnda elt C.rth.igo.
Et voila done la politique de cc grand moo,dihae ,


(1) Le catalogue de cette' ibliotlhiquc choisie est hli mime
-un ouvrage tt5s-pratieuitu et qLi hait'al plu grand bhnnieur
au zele eciauxlhpaieres4 u citoyen Barbier. Ce citaloge t r'a
indiqu sous le t* 8759, uan ,Olumne iu-rA qui a pourt
litre : 'trtes diverses de M. RciiChaid Steele, sur les affairs
dt la Grande-Bretagne, ts,75 ( et pour second titre : tecteil
de qnelques Aieces dt M. Steel, w.vir : P. Rtiso.n pour la
slrnoliaiir del Dutikcrqe tIc. c. traidltodint ir 'iill'.i.
( Ainsterdarnm 7i 4. ) C'Cet I.1 jitcc Ju" i' 1a1gn. lic eC
* tir c du second volume du 'tateur ,et datre du anot 1713.


qui da s Ite Spectt.eur done de si belles )eon.
de bienseance et de justice L'amour de la patrie
eat done aussi un fanatisme qui pent nous aveugle
au point de nous faire trouver egitines contre le
autres, ce que nOus jugerions nique t e ecrable
il fallait le soufhir nous-m&nies! !
La publication de cette feuille, et d'un auter r
phlet intituld : la Crise fit des affairs at Richar
Steele ; il tfut exclus de la chambre des communes.
mais il avait enflammeI l'opinion populaite, 11 ne
se tint pas pour battu : son apologize est contetle
dans une brochure de 86 pages, intitulce: Rifleion,
sur l'importatice de Dunkerque et sur tetatprtits
de cette place, avec une carte du nouveau pert t
Mardick et le plan des anciens ouvrages de un-
kerque. (Mime annie t mnime volume.
Richard Steel ne donne ,ici que Its memes rai-
sons, qu'il d6veloppe davantage. Scion lui la
ville de Londres faith clle seule let deux ties
du commerce de PAngleterre. II concud (page
12) que, par la demolition de Dunlkerque, It
danger auquel ces deux tiers du commerce an.
glais ontt et exposes pendant la derriere grne,
serait eloigne de 33o milles. Les Anglais avaient
done alors terriblement peur des Francais puis.
quils ne trouvaicnt de salt qu'en les eloignant de
chez euix de trois cent treated milis Les Frangais
pensent autrement, its sont enchniis ide savoir
que 1'Angleterre n'ett qu'i sept lieues de la France,
S'ils avaient tin vceu a trmer ce serait qu'elleen
rft plus prs. ,Richard Steele regrette (page 67) ,que
'on n'ait pas exige que Louis XIV deposit entry'
lei mains deb Anglais I'argent nkcessaire t la
demolition de Dunkerque : Le Yoi,de France,
dit-il, &tai alors danis un &at assez bas poas
avoir accord cette demande, si l'Angleteir'
cuat tenu ban. La preuve quil en donned, c'et
que Louis XIV, en dcrivant AI'archev&que do
Paris, pour fire thanter le Te Deism I'occasiion de
la suspension d'armes avait appel4 cete icsolutiona
des Ainglais un coup du Cid en sa laveur,
Cependant, il avait fall d6truire ce superb
port."La forteresse avait 6te demolie au com-
mencement de l'et de 1714; le Risbau', et Us
autres ouvrages du port furent comnbl6s le lrdi-
cembte. Plusieurs vaisseauK qui s'y trouvaieditp4-
rirent aussitot. Louis XIV avait ainst executi 1t-
ticle du traits d Utrecht; ,mais la destruction des
icluses faisait relluer les eaux, qui allaliet inpnder
dix lieues de pays, si on ne lear procurIit pas
un dcoulement vers la -mer. On contut le plan
d'un canal long de 3ooo toises entire Dunkerque t'
Gravelines. .C'ctajt ,n ouvrage cooteux. Ue icltic
ouvrait par deux portest du poids de 50o millieri,
deux entrees pour les bittimens ; c'csk ce qu'oa
appellait le canal deftlardick. On po6sa a aie-
micre pierre le 23 aoi4t 1714.
Richard Steele reprit sa plumre virulnte, et
jetta les hauts cris dans .une feuille intitule-:
i Etat present dte Dunkerque; Ilest force de convenir
qu'on a d6moli cette ville ;'mais il fait aux Franua?s
uu crime impardonnable d'avoir tie asses Iabiles
testt son expression ) pour creuser un canal i tra-
'vers les dunes, entire Mardick et Dunkerque.
C'6tait, scion lui, conserve le miene port donet
on avait exige la ruine (page 1il). Gette nou,
velle diatribe, finit par-ces rnots ,,. Ne pensQon
,, aujourd'hui qu'ha la demolition de Duftkerqe,
.n et a sobt port,.qui.n'eCt pas combi*'.w f
Ces d&clanmations, continues dans des fuilts
p&riodiques, se repandaient en Angletctrr, et
corrompaient l'opinion. La plume des refugil5
les rendait en francais et les presses bataves leg
multipliaient dans fEurope. Voltaire a dit"que'
les feuilles volattes sont la peste 'de la linrature;
elles ne sont p4s quclquefois moins.dangeresM
en politique. Le diatribes de Steele liprent vivc-
mcnt seconds par uine revolution qui cut lie4
dans tle minister anglais. Malr ls notabret
avantages que le traits d'Utrecht; avait procure&
ai 'Angleteire, ceux qui 'avairit concdu furenc
disgracis, Bolingbroke fut trs- heureux d sc
saver en France. Les papiers relatifa a la naegy
ciation de la paix, formnant 14 volumes in4-6io,
furetnt livi6s ai l'examen, d'tun comite 5s'tcl e l
chambre basse. Le rapport de ee comnild ift fit
Je juiu 1715 par Robet W1lpole, (:). Cest ut
ouvrage dt parti. Iiit avec fie etsans talent.
Walpole dit 'dans'ce rapport,: c' La demolition
,. de Vu)akerque avait, tjujonlis et un point ht
poplilaire, qu'it'inct e cdifficile dclbnpjerplus
ti tortemcnt inisagrnation -du people,' qu0,a 10
i flattant que kt impprtante fortiieso serait
*t remise entrd lI< mains de la rceine. Le6 naiIC
cPurent quc cette demiande, faite a pro
"ferait avaler lc poison de. la paix. a ( Ia pattiC
page Si.)
Si*t oison4, f lq eCt une expreIssi.n quf donru
toUt-u coui cd d l'cspit dans leUel port ou pluitor ce plaidoyc eI 6 r-1i-1. a'V"PIc
ajbute ensuite: I
Mais pour peu qu'on examine, anot "i
(i) On troupe sa traductioui ent dcux volume A la ,l'
rhiequ du consecil-d'itati, as 53 7.


1~1 I_ ________CCl__s__hCCCI__


--7


J


I














i, dnolition de Dunkei.ue ., supple par untiou-
,f veau canal, pluS.,aivantageux a la France et plus
,, ormidable A IaGrtande-Bretagne que ne le itt
a jauais Dunkerque.- ( Ibidem, page ba.)
En consiquente M. Prior, uinistre d'Angle-
terte A Paris futchargi de remettre un memonite
S0ntre cette Construction si formidable A I Angle-
torte, si avantageuse a ta France, que par ces deux
raiso s elle no pouvait subsiitet.
La rdponse du roi est du t novembre 1714. C'est
un des derniers actes de son gouvemement. Cette
Seponse est sage et terne. Voici conmme Ie -oi s'ex-
plique au sujet ou capal dout M. Pripr se plaig-
nait avec tant d' aiertume.
On a deja rcpondu plusieurs fbis aux plaintes
o, qu'on resoit depuis quelque teams sur louvra ge
D (u1on a eti tfrc( de taire pour empecher la
)aIubaiesion d'tne giandeciendue de pays, qut
i la destmuctin'des cluses de Dunkerque aurdit
,A tit pirir. S. M. vent bien cependaut rep~ter
entfore les dlaircissemens qu'elle a donned sur
ce'sujet.
o, Les eaux des canaux de Furnes, de la Moore,
,, de Bergues et de Bourbourg, s'6coulaient par les
t, icluses de Dunkerque ; cat icoulemenit tait ned-
.,, cessaire pour preserver d'une .ionodation inivi-
t table les Chatellenies de Bourboug. de Bergues,
,, et nemne ne parties de celles de Furnes ; mais
le roi. ayant promise la destruction total des
a, 6dises .de Dunkerque donna les ordres pour
s, executer le traite et cependant fit connaitre
1i la reine de la Grande-Bretagne les inconvd.
a niens que produirait cette execution.rigi4es lui
,, demandant en mmene erns de consentir a laisser
,' subsister une des trois ecluses qui doivent &Ere
n dtmruites.
-s Cette princess le refusal. II fallut done cher-
$s cher un autre inQyen de donner un icoulement
i atx eau uxdes Qatte-canaux,
Les commissaires et les ingeinieurs anglais ant
9 t ritimoins des aiff&rens projects proposes !pour
'Wt'piarvenir. ls ont eu une entire connaissance
de celui du canal de Mardick ; ils ont mmwe cru
'i que 1exicution en etait impossible. II eat certain
'1 qu'elle tait d'ute grande depense et que le roi
i laurait ipargnee avec plaisir si la reine de la
i GQrade-Bretagne eft consent A laisser subsister
t une des clauses de Dunkerque uniquement
it pour '&couleement des caux du pays.
i tMaissAson rdfus, il fallout nicassairement ouvrir
II ce c.eia, pour rtccvoir les cauxtdes quatre autres
.' canaux.
n' Ca qaatre ancien canaux sont navigables,
tat ont cisemble 48 toises de larger et par
s cousiqueint Ie nouveau canal devait necessai-
tement avoir une argeur suffisante pour rece-
n voiritdtes ees caun et les conduire ila mer.,
L'ccluse doit-aussi nicessairement &tre pro-
Spotoindorine a llaiarge rdu canal la quan-'
S) ilt ds caux qu'il doit contenir ; car ii s'agit
i, d'thmp r'hr les marees, d'entrer dams le pays,
o, ette rznir ls eau-x des quatre ancient canaux;
m A marecj hiutcs.
I La saison pressait la fin de cet ouvrage, et
si Ik' ravail n'eft 66e fait avec beaucoup deo
Sdilihgence tout deait ia craindie du dcsordic'
40 q0 les pluses de o autonmne pouvaieat cause.
,, Ce somn les motifs qui ont oblige le roi a
Sfaire ouvrir le npuveau canal de Mardick, et
a presser 'exectition vie l'ouvrage. S. M. na
s os ile vuc ni nulle intentions de faire un nou-
a veau port Ai Mardick d'y bAtir une place. Elle
n a drja declare, et elle repete encore qu'elle'
I tce vcut que saiuvcr un pay6 qui serait submerge,
step eaux n'avaicnrt pas, tun ecoulemeut vers
I h". 1 -' .; ';

V6ili,' certes une r'-pohsel 'isorinable et bien'
modrtie. Il tait' diflicile d'y ripliquer avec jus-
tice. Mai peu de terns ap6',' la mort frappa`
Louis XIV, et l'dtrt dans lequel la'France se trouvat
pui lors, tiit' ben pr6pre A feddre nos ennemisv
plt eXigeans. .. .. .. :
E ffc1 t n, ,n people puisepar des guerrce
Soltiwnuelles deplais '1615.1 qui';elqu 4 petils inter-
valetpris ; de's' cmpagncs pcrsque desctes ; un'
.' .tortiece aht~atti 'la" c'cbrifi.nce .perdliue entire1
o les'hommes nn'MtbibAbt', hintlhri 'e lamillis c-'
." duits A une' fabvrtcd exirme', avec das tiircs
"(e prop 5.""s' 'isim~n'ses.: si' Tel' es 'tc' tablean
.alfgeant quec prisantc Ja France l.a mort de
.o~1'I>V. ( Foa, i F h'it"'. IlPtheusti t onh'-
,- ,, r" 147, Sf fi'~d a itnoe V, page 19).)' '
IL dticWre avait '"d 'tdla quie 'aiinc mFiTmc.
Ci sa 15011 oois .8aus ApI&s la pain, Lotus aair
W bolig Jde ngoier toente-deux million d'effet.
Paor en avoir huth en ospects.-' I mndotu aprcs
ioir dir .).ai trd *r aned it gierr' 0n laissant
s ., esegs la leaon contieao dans cet aveu
tardif et des dctt iimincse<.
T reverscn de Ia fin du reoen de lora+ XIV
91t Vrarnt eaffrdyarns ; mat quol# qu'il soiat, ,


417
sWftient -iis pour v,.cusei la clause par laquelle
Phiuppe,. duc d'Orleanfegent de France con-
vit( que les travaux du cabal. de Mardick seraierit
dit.tits de ond en comble, les bajoyers desassem-
bls et qu'un commissaire auglais residerait a
Dunkeique pour veillet a ce .que ces ouvrages
ne fassent jamais i tablis. (On peut voir Fanalyse
de (e traite honteux ,-darjs Ie premier volume de
I'outrage itistructif du citOyen Chantereau inti-
tute : la Science de 'Histoire, qui done en peni
de mots la substance, des actes les plus essentiels,
et qui, d'ailleurs, renvOic aux-sources oil I'on
peut voir les texies ,10aies.) Celui don't it s'agit
iac est ce que l'on appelle Ie traits d, la Haye,
en 1177, ou la triple alliance conclae entire la
France l'Angleterre et la Hlollande. L,. face de
l'Europe 4tait, comine-6n voit, bien change.
La France s'itait ruinie pour faire un roi d'Es-
paguee; lee s'unissai aux Anglais, pour lui fire
;, Wueire (i). Volitire ahit honneur au iniustre,
Walpolr d'un catactere, pcifique. Quel esprit paci-
ique, que celui qui coinmmence par mettre ses
rivaux hors d'itat de singer reliever lears ports,
et qui ose etablir sur, no territoite &ranger un
commissaire anglai Et ceux qvi.gouveriaient la
France ont souflkrt cot affrojt pendant (inquante
at soixante ans et le ministere de L6ndres.voulait
qu'on rappelit de pareilleosconventions! Saus doute
it, fapt s'en souvenir. C'est-ici le cas ou jamais,
du manet alid mot,Ue upostumn i sais A qui croydit-on
que l'on avait aflaire mais quel front il failait
avoir, lorsqu'on voutait reunouveler des paces aussi
odieux et dbnt il n'y a point d'exemple dans
i'histoire moderne !
Cet opprobre extraordinaire fut confirm l'annee
suivante, par I'acte qui Ifrma la quadruple al-
liance.
La Belgique, aujourd'hbudi tireun- la France en
Strait alois siparie. Elle n'tit'-pas moins A souffrir
que I'ancientie Frince du despotisme maritime du
ministete aaglais. On poit nmettre a c6te de la ruine,
de Dunkerque la suspension que subit la compagnie
d'Ostende. Cette affaire comnmenqa a faire du bruit
veys 17a6, et c'est encore uin point qui n'a ite trait
d'une maniere converiable par aucun bon historien.
On n'a point la pretention'de supplier a leur si-
lence. Un coup-d'ceil'ur I'histoire nest pas Ihistoire
mrme ; mais on est ten ici d'indiquer cc que ferait
une plume plus exercd daAs ce genre decrits, si
utile et si negligee.
11 faut savoir que, par I: paix d'Utrecht et les
traits subsiquens. *'eiopereur avait reconnu Phi-
lippe V pour roi d'Espa gne4celui-ci avait cidd A,
i Autriche les Pays-Baseti' ,pvincos que Charlei IIl
avait possidies en Itaie ; rais toutes ces cessions-
n'avaient pas t tahites sans regret; les I prits etaicnt
encore aigris et agites
L'enpereur. aitre des Pays-Bas et-desirant de-
puit long-temns de prendre pirt aux pIufisi du
commerce maritime, avaiL encourage la formation
A Ostende d'une coroipagnie des Indes-Orientales.
En outre it avairt faith p ubier en 1724.,, dans ses
tats' hereditaires la pragmatique auction qucil
a'vait fort cceur de fare recornatre par toutes ls
puissances.-Ce -double ol't I'oecupait d'autant plus
visement qu'il prouvait de plus grants obstacles.
La France, quoique'resignee dans ce teams a toutt
endurer, voyait avec cliagriuu se consolider et se
perpetuer,-dans l.1 maison d'Antriche, unesi grande
masse de pouvoirs. L'Espagne scntait la falme
enorme qu'elle avait- fair de se dsaisir de Gi-
braltar et du Port-Mahon. Elle en' demandait la
restitution qui lui e'tait refdusie. Mais Ie gouverne-
ment anglais i pouvait se faire sur-tout A lidee
qu'on p&t tAblit une companies de commerce
Jans un portf, d6it iuparavant on ne connaissait
quiC le norn.
Au commencement .do 1727, Ie roi d'Angle-
terre jetta alarme a l'ouverture de son payment
( et ce serait une collection tres-curieuse que cello
deo ce gracieux dicours imands tous las ans du haut
.iu dne. ) Tout etait pierdu. Le commerce britan-
nique, iait menace par-.l'tablissement de la com-
pagnie d'Ostnde desa ruine totaledans ks Indes-
Orientales, et ir1 n'cait pa-.moins compromise en
Ameriqni par I'audace desvgardesic6tes'espagnolis.
D'un Genrues 1. de soufflrr senCl'l feu'deJa guerte ae
dir,.uer mnriie a' Cont a'nlinaople' ,''our porter
ler-T entrs ct~ !-Hrn'ri". l'cmpeiciu fit ea p.iits
spate av'cc I E.'pau,,e :'ntid'ednabnf qu'entr'autres
iipdlatioos' tele-i lu(i a1cotrdiat le privileges l s
pt1,' fvoi.iblet' ti coiainetc de sa' compalgnei
d'OvefCAel il ilecresa ,rtim 'L-cc ssii'.etnpnt a cette
-cause ls Cu1iti de 'Pc'rrsboiurg ct de .Stockolm il
y m uetaij tam Jc cialeur, que non-seulement la
lM.lgri&e, imiis d-e lparticuliers aussi de different
payA,, ,prirent des actions de ceime compagnie d'Os-
tende; mnais le cabinet de Saint-James voulait
l'an-iitn~et it y ieUsfit. On tint' 1 congras de

S(i) tics Bourbona, avec des Augrair! quelle alliance mon.-
ttuetn pour qe i oij't, et ia quel prix 11 faut en couvcuir,
0tioteistoiei pritcnte des lZeta lbie crueliei et des spcctacie
Ike llafllges. t| .;;-. -


Soissotin en 1728, e'xp'rsI pour exiger pereur la suppritnat, tout anunoiucitl un nouvel em-
iasement, tout aboutit a des ncgo-imtious tr6s-
lentes. La France lass-e de la guenie s'ac(6totum
insensiblement A lindivisibiTlte des Etats autti-
chiens, lei Eipagnols oublieient peu pen Gi-
braltar et le port MJihAor. L'emperenr etait trop loin
des Pays-Bas, pous s'occuper de leuis interes corn-
merciaux, il etait plus soigneux de ce qi lt
touchait de plus press, et votAi le terrible danger
pour un pays tlavoir des mnai-res loiinzs L'ean-
pereur songea qu, Trieste pou.rait hien cen|lJaccr
Ostende it transigea done avec I'Auiletcrre aux
conditions suivantes :
Traiti de Vienne e0, 1731. r, Le roi d'Angleterre
7a se rend garanrt de la pragmatiq'ae sa-nition. -
L'erapercur s'oblige A faire cesser, ituccssanlmfent
,o et pour toujours le commerce quc quelques
"1 provinces de sa domination et qui avaient appalr-
tenu au roi d'Espagne Charles II, toit atux lund-
it Odentales, se rrservant cepenaiant la faculite d v
,a envoyer encore deux ,vasseaux, qui pourront
as rapporter leur charge a Ostende et t'y vendre.>,
( (tiaite de Vicnue article V)
On ne peut calculer le nombre des families qui
durent faire banqueroute dans les, Pa)s-Bas en
Lorraine, en Allemagne et m me en France, p ar
suite de leur contiance dans cette compagnie d'Os-
tende; mais vent-on avoir une idee de ce que les
'Anglais gaonereut A cette desolation et A ce boule-
versenment on en juge par ce qu'eux a in1es aunon-
caient, des le mois de j invier 17q9 que la sus-
pension de l'octroi de la compagnie fdOstende,
avait augmenrit la vente des effects de la compagnie
du sud en Angleterre de deux cents oille liv. st.,
c est-a-dire d'envorio cinq millions de notre ioni-
nai pour "une'seule aonne. Ce sotivenir doit tice
grave dans la m6moire des habitains de la Belgie ,
id lcurcoute a-set-cher, e-tj'en connais bicn dTauui,
qui sentent- encore aujourd'hiui: le contre-coup dfe
cette atteinte que la suspensiorndu commerce
d'Ostende avait portie A leur fortune. Le minister
anglais ne peut pas croire qu'il soit en grande vine-
ration parmi tant d'hommes que Iui soul a ruins do
fond en comble.
Le traits de Vienne en 1738, ne concern
directement I'Angleterre qu'en ce qu'il lui assurait
des avantages de commerce avec l'Italie.
Mais tandis que I'on travaillait A la conclusion
de cettepaix definitive de 1738, des dilferends efevts
en Ame'ique centre Its Espagnols et les Anglais, au
sujet du commerce et des limites de la Cjaroline
menasaient ces deux peuples, et par consequent
leurs' allis d'une nouvelle guere ; par la maniere
don't i'Eauop e btait enchevetree dans ces diverse
traits, le people ne pouvait plus se heo ter dans
use des parties du Monde qua les autres parties
n'cn fiussent soudain ebraniees ; IEspagne croyadt
avoir pris de muesures tres-efficaces pout empkcher
la onitrebandt dauis ses colonies; mais les navi-
gateurs anglais out, par excellence, le genie in-
terlope. LEspane n'avait pas cesse d'avoir cotie
eux Ae justes plaintes; la cour dc Mal aid reclama c't
n'obtint t de satisfaction e, s .sprits s'aiirirent',
le roi dAngicrerre voulant souteniri la /i'tbrit des
mrs deiara en 1739 la guente aI lEspagne. La
izbertd des mers 1-guie tres-bien, comnte o0 voit
dans une harangue du trone, quoiqu'on ne puisse
pas croiie cett; phrase bwan serieusc. Sutat we'ba
et voces.
Cette guer7e tait languissate ; quelques evine-
mens qu'on a pu croire purement foltui's vinrent
bient6t l'envenirmer.
Les empereurs et les rois meurent. Ces accident
tout simples ont une trees grande influence sur les
affairs de ce monde. On a. bic oise dire, en plein
Sparlement d'Angletere que la mortn d'un grand
persconnage &aiti arrive d propose pour I int&rk de'
ce pays. Celle de Charles VI n avait nen que de
naturel ; mais ses suites fureut terriblds. Au dicas
de cct empereur malgre les soins qu'il avait ptis
pour assurer lordre et I indivisibilite de sa succes-
sion plusieurs princes pr6tendirent y avoir droir.
La France paraissait devoir tie I'arbitre de ces
differends; c'est elle qui, presquei toui .uis, avait
pacific lEmpire ; mais la France perdait du terns,
Tandis qu'elle deliberait, it paraissait sur TLoliso'r
"n phanoameu politique. Frederic roi de Prusse',
'enta tout-a-coup avec trente mille lbomnies dans
la Silisie decide I Europe incertaine et enleva
au cabinet de Versailles le premier ro1e qu'il devait
jouer dans cette grande affaire.
La France s'unit d'abord au roi de Prusse; mais
elle s'y prit si mollemeot,- que ses,aannees futent
par-tout malheureuses. L'Angleterte affect d,'abord
de garder, dans cette guerre-, une-neutrali t qui
n'eait qu'apparente. El e jetta slon sa couture,
sur le Continent, quelques poignees de son or
pour ainamer les combatants. La reiine d'Hongrie,
Marie Th rtse, aoutra un beau caractere ; ell--
resista A tous ses ennemrnis. Le soi de Pr'sne fit
son accommodement particulier, et cut l e prix de
son courage. Louis XV, quoique vainqueur, se
piquant de je ne sais queTesprit de geuerositd, ne
deomanda tnr et naeut rien. II disaic qu il n you-













lait pis taviter de la palx tn narchand; mais aussi
i1 travait an dupe. L'Angleterie obtint au contraire,
& la fin de la guerre les resultats suivans
Paix d'Aix-la-Chapelle, en 1748 "la France
is garantitl'ordre de succession etabli en Angleterre,
i. en laveur de la maison de Hanovre.
u Les fortifications de Dunkerque resteront dans.
9, l'tat ois elles sont du cote de la merit umais
1, du c6te de la terre elles seront remises dans
l'tat exige par le traiti d'Utrecht, c'est-i-dire
t, qu'elles 'seront demolies.
s, Quant aux limits de 'Acadie, ou Nouvelle.
is Ecosse toutes les chose seront remises sur le
is pied oi elles devaient itre avant la fin de la
is guerre. is ( Traite d'Aix-la-Chapelle frangais et
anglais. )
11 L'Espagne paiera cent mille livres sterling a
la compagnie anglaise de del' Assiento.
Dans tous les ports d'Espagne les Anglais
sI ne pjaieront pour leurs matchandises, que les
is m&mes droits qui sont paeds par les Espagnols
,1 memes. (Trait6 de Buen-Retiro, qui tut un
supplement A celui d'Aix-la-Chapelle.)
Ne craignezjaman s qu'au sortir de ces affreuses
boucherines, qui inondent de sang le Continent
et les deux Indes ne craignez pas ami lecteur,
que I'Anglettrre perde un cheveu de sa thte. uels
que soient les evdnemens, elle est bien sure d'y
gaguer. Voyez, comme ici, la conclusion de chaque
tratte et deandez-vous, a vous-mame, comment
ceux qui avaient triompha a Lauteld et A Fontenoy,
ceux qui avaient su prendre Berg-op-Zoom et
Maestrichi ne savent pas defendre les murs de
ce pauvre Dunkerque, du cote de la terre, et
s'asservissent de nouveau a recevoir dans cette
vill un commissaire anglais!
On serait bien plus revolt si, dans un coup-
d'atil historique nicessairement trop rapide, je
pouvais dAtailler les vexations, les chicanes les
actes oppressifs exerc6s a Dunkerque de la part
des Anglais. Les choses ont t& porrtes ti un point
qu'on ne croirait pas. On avait voulu dess&her
un lac on plutot un murais, don't la surface a
plusieurs lieues ;,et que t'on appelle les Moeres.
C'tait tine operation utile A la culture, et abso-
lument n6cessaire A la salnbriti des deux Flandres
francaise et autfichienne. Mais il fallait bien que
ces eaux, qui infectaient un grand pays fussent-
detournees vers la mer. Jamais. le commissaire
anglais tie voulut le soufltir (-2).
Ce n'est pBis tout. Ce grand traith de 1748
ne parut pas encore assez avantageux am minis-
tere anglais. En 1749 aussitot apres cette paix, la
mis able equivoque de ces mots devaient tre,
glissee sats doute a dessein par les plenipoten-
tiaires anglais occasionna d'interminables contes-
tations entire I'Angletarre et la France ,,rclativement
aux limits de l'Acaclic. Cette equivoque ouvrait
une immense carrier at leur insatiable cupidity.
On ncgocia vainement dans la vue d'&claircir cette
confusion affected et prmnieditre. Pour soutenir
tine cause aussi just rAngleterre arma ses vais-
Seaux en 1755. A ce signal, que fit la France ? Des
propositions tres-douces furent adressies au cabinet
de Londres par nos tres-pacifiques ministries. Elles
furent rejetties avec dedain et la guerre nous
fut ddaree. ....., par des hostilitis, par la prise
de trois cent vaisseaux par 'assaskinat de Jumon-
tille,. etc. MaSs malgr6 un si bean ddbut, cette
guerre lauguissait encore, et Ie succds en etait incer-
tain. Revenous se dit a lui-mme6e le cabinet de
Saint-James, revenons sur le Continent. C'est uric
folie de se battre soi-mnme quand on peut se
battre par d'autres. Aussitot des avis astucieux
furent donnas au roi de Prusse, et Frederic alluma
la guerre de sept ans. Le sang recommenia a couler.
Eh qu'importe que le sang coule pourvu que
V'Angleterre nous arrache le Canada!, -
A cette 6poque encore les ministres royaux
seconderent trop bien les vues du cabinet britan-
nique. IUs firent faute sur faute. 11 serait trop long
At trop douloureux de suivre les details do cette
,guerre. Ilsuffit d'observer que la France sollicita la
paix e que I'Angleterre lui en dicta les condi-
tions. C'est assurement un beau r6le que celui de
dicter la paix. Louis .XV l'avait fait a Aix-la-
Chapelle, d'unc maniere magnanime. Nous allows


2 ( (ette operation du dessichement des deux Motes ,
edzcutec depuis la revolution par let freresI Herwin a i at
.Puronnid d'ctne midaillc d'or, dais la derniere seance publique
Ie la SocietS d'agculture du department de la Scine.
I1 on a td' reudu compete dans Ie Moniteur.


418

voir comment il fat r&compense de son dhsintd-
resseente !
Traiti de Paris ia 1763. "'La Fraice renounce a
n toutes pritentions sur r'Acadie.
ss Elie cede a r'Angleterre et lui garantit en
" touted propriop tdle Canada avec routes ses depen-
,1 dances.
is Les miles neutres de Saint-Vincent, la Domi-
,, unique Tabago $ainte-Lucie appartiendront
is aux Anglais. ,
De son c6te" L'Espagne cede et garantit a 'An-
,, gleterre la Floride la baye de Pensacola, et
,i g6niralement tout ce qu'elle possede sur le
ii Continent de l'Am&rique septentrionale.
is La Francaced& en outre, la riviere du Sind-
is gal, avec routes ses dipendances.:
is Ellerestitutrctoacq liepeut ; otr o onquis
i sur la Grande-Brtague dar,leslnd.es-)Oiti alcs.
is La ville et le fort de Dunkerque seront
is d6truits ainr "que. les forts-, les batteries, les
,, &cluses servant A nttoyer ce port;. et. il sera
,, pourvu ila slubt'it de fair et A la sanme des
I habitans par quelque autre moyen, A la satisfac-
,, tion du roi d'Ar1gleterre.


,i Et un commissaire anglais y residera, jusqu'A
ti ce que le tout soit execute........
Ici la plume, tombe desmains : 6 France 6
mon pays quel exc-s d'humiliation Deux cent
mille Francais ont ete moissonn6s dans le course
de cet'te guerre. La moitid de notre numnraire fut
enfouie en Allemagne et nous perdirces nos plus
importantes possessioM. dans le Nouveau-Monde !
Et un conmmissaire stranger vient faire la police
dans une de nos vilks! .
On ne manqlua pas,'ia surplus, de rappeller
dans cc trait ceuxlde Wesiphdlie-,de Ninciued
de' Riswick, dT'trecht, etc. etc. etc. etc. Le mit:
nistere anglais pritendait s'assurer par-lia ce qu.'il
avaitvold, en un'siecle A,'-peu prs, dans les quatre,
parties du Monde e. don't Ie seul detail fait un
volume dans les livres mime de giographie.'
La France a eun aussi l'ambition de 'conquirir ;
muais. quell difference! ses acquisitions ont &te
sonstamment le fruit .dS sa, valeur. L'Angleterre
n't tienconquis qua pir les bras des asitres peuples,
et au prix de leur sang,
Traitdel 17j83. O( ie flttait en France, et l'on
s'attendait en Eutope que l'&at des choses lixe par
la paix de Paris, seralt modiftc d'une niaiere plus,
avantageuse I la FFrace; mais la paix de Ver-
saills y apporta biep peu de changemens. Cinq
ann&es do guetne valurent .a pine quelques tes-
titutions. On crut tivoir beauooup gagne de ce
que I'Angleterre voulut bieu consenur a i'abro-
gati'on de tous lIs articles relatifs aux ports et aiux
fortifications de Dunkerque inserts dans les traitits
ahterieurs, qui furent d'ailleurs tous expressement.
renouvllcs, depuis celui dc Westphalie jusqu'a
celui de 1763. (Voyei le tableau, analytique de:
ces iraitas dispose Avec une mcthode precise et
lumineuse, dans 14 'Scienc de i'Hisioire, par le,
citoy6n Chantereau, tome I, page Sa.),
L'independance deA Etats-Unis reconnue par la
France tut le motif ic.cctte guerre. Puissent its
sentir tout le prixdece que nous avons fait et' dc'
ce que nous desiverions fair encore pour eux !
De quelque nation que puissent etie les lecteurs
de ce petit .crit, je crois qu'ils seront indign6s
de la pretention qu'avait le cabinet de Londres
de fonder son dernier traitM avec la R6pulflique,
sur la base de ceui qu'on vient de parcourir, On
n'y voit qu'une longue suite d'usurpations et d'ou-!
trages, patiemment souffetts par le cabinet de
Versailles mais don't aucun Anglais sens6 ne
voudrait, aujourd'hui, fair I'apologie. Quand le
vent ou la rame pdrte rarmie franchise en An-
gleterre, le* Anglais voudraient-ils qu'on prenne
pour texte de la convention qu'on leur offrirait
de signer, les traits qu'on vient de voir! vou-
draient-ils que les pierres qu'ils ont arrachies de
Dunkerque ,,.eut retombassent sur la tetea!
A ces faits positits et authentiques je u'ajou-,
terait point, a listtides griefs quenous avons eut
centre le gouvcrnetaspcn nglais dani tout lec outs
de la Irvoiution. Ici ce ne south plus seulement
des outrages;, cc .tont des crimes ripitis; iAait
cet atfrcu. tableauwAn'est pas de oon sujet. !'em-
preinte en itait cffacce par le traits d'Amiens.,
Ce nest pas la Ftance qui en r veille 'boxiible.
souvenir. Si 'on joint cas griefs A esquisse sum-


maire que l'on vient de tracer on aura une idc
tidelle du systeme dcspotique que suit depuis deti
siecles, la cabinet de Londres. iI s'nribua(ra$se petl
ue deux millions ddhommes soient &orges su.r.e
Continent, pourvu qu'on puisse aire dire au rOi
dans un discourse d'ouverture du parletmeut : I s
Is revenues it sJnt accrus ; notre commerce a iauchi
's ses anciennes limits. NJous som parve;ius ai
, dipouiller nos anciens amis les lHohaudais des
,, possessions precieuses don't pouttant nous uavopl
n pas besoin. Qu'importe a 1'Angleterre le desasir
,t du Monde ender, pourvu qu'elle suit t son aice
,i Tout est justified tout est dit par ces niots :
. Nos affantrs vont bien, et celles des autres vowt
sn mal!"
11 est a remarquer. qu'au mlliu des troubles
civils, dans le sein des mialheurs dans les crises
Its plus terrible de la revolution fransaise, aucu'
de nos traites avec les puissances etIrangeres 'a
"'et viol. Janaais peup le ne s'est monte plus
scrupuleux observateur de ses engagement nadio-
naux, mume de ceux qu'il aurait pu d&savouer
comme n'etant p6int son ouvrage : que n'aurait-
on pas dit centre la Republique, si 1'on eijt eu
contirele un pretexte semblable A cette soudaine
rupture du traitd d'Amiens mais les Francais nta
pouvaient nmeme en avoir-la pens&e. Quant aux
anciens traits, don't on vient d'avoir la s&rie.
si le Cabinet de Saint-James regrette de ne pouvoir
plus en faire parade aux yeux des puissances
etrangeres; et no8us ausst, nous voulons biena
qu'ils' soient reis fidellement sous les yeux du
public; et iodus anssi nous lui dirons, lisej:
voila les Titrts da gouvernement anglais a l'tstil,
au respect, a' 'amour .de la Republique franjaiso
et de rUnivers-entier !
FRANOIS ( DE NEUC6HATEAU. )

P., & Je m'keais propose de joindre A ce coup-
d'cO S'ur les Traitt de Paix, quelques rfllexions
sur une autre espece de pieges. que le Cabinet
de Saint-James nous a tendus, sous le beau noma
de Traite de Commerce. Maisj'apprends, ai'instant,
que ce sujet vieita d hrie itriite, ex prfisso, dans
la Bibliot heq4e cominerciale par le cit. Peuchet.
C'est A lui d'en partner ; caril est li surson terrain.
Je ne saurais mieux faiFe que d'y renvoyet ks
lecteurs.
-_* **"_ -'> **** **- o" -e---


COURSE DU CH1 AN iG E.
Bourse d'hier.


C H A N G



Amsterdam banco.
-- Courant.. -
Londres. ...... .
Hambourg. .... .
Madrid vales.....
-- Effectif .....
Cadix vales ......
-- Effectif.....
,Lisbonne.........
Genes eilectif.'..
LiyouIme........
Naples.. ...... .
Milan..........
l ale ............
Francfort........
Auguste...... .
Vienne. ... .. ...
Pitersbourg.....


E eT.R A N 0 Zt S.

SA36o jours. A go jours.
*1


ii
S
1. 25


f. c.
14 1. 6o c.
4 C.
14 f. 55 c.
495
4 f. 68 c.
5 f. 5c.


81
pair.


54
56 H r.
*4 I. io c.
189 .

4 f. c.

14 1. 40o .

5 4 ,


P I


I f. 89 c


Sp.
IT P.
I P.




53 r. Soc.
51 fr. ioc.
fr. ,
ft.- (
fi. r '
fr.
f- r. '

1070 fr.
hC


S p.6


a f. 55 c.
f. c.


Lyon......... I p.i 5 j.
Marseille......... p. A loj.
Bordeaux........ p.* 10 j.
Montpellier. ...... k p. a 15 j.
Gen6ve..........
Anvers......, ... I
S1 F & T S PP UD B LI
Cinq p. cent c., jo. do vend. an i1.
Idem. Jouissance de germ. an Xl.
Provisoire. ....... ............*
Bons de remboursement..........
Bobns trois-quarts ........***.
'Bons an 7. ... .. ...... ...
Bos an 8...'..............
Coupures...................
Ordot. pour resctipt. dedomaine..
Ordon. pour raciat de rentes..... ,
Act. de a Banque tie France.......


'bbh to'nfiit ie nfil t'aris rne des Peitelius, n* t. La prix cst de 05 franc pour teis taois, SofanceiOlr. si moist ,ts noo frunttpoor I'anaoc ntiere. On a. i' tbonu qu'
eitfiitortiictiSC do chaquc mois. .
tl itait adresr Ile lettres, I'argent et let eifets, ftac de port, au citoyen Agaise, ptopriairl dc cejaurnal], rac dest.ojieins p* ti. ~its les eos tsans ),ceptin i, d4< "
b sNs ,rdAi., 11 fail com.prted4e tl l ent ivois le port dc& pays pi l'on tiue pcut affratitalir. Les letue cdel dipdartmeuii, ann alfanlchiei ecierout point etirtes de la uepo .,
L f aut aveir >oiln poor pI!urs tlr inet de dIargct cellc qui rentciirmernt-des vals rs.
outi tqui coutici la rcld.attiou dit tre adressi au rdacteur ru, do FPoitvit,' a* i3, lcpul eMflhemiar d imatin ijusqUi isqhe re du si.. '


A Paris, de l'imipirioeric de 'Hl. Aga, ; trptoptiltair do Mouits r lt des l iteoviin., n*' l i.


C"s*111311~11111111Rllli 1 ~


v


_ ~ ~ ____WIID__~__C____I~C1l~ -












GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


'A dater du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvertiement et des Autorit tcaistituics contenus dans le MoNirEnIM sonu ofcieh.


Vendredi i 5' nivse an i s'de la R publique ( 6janvier 1804. )


'"o 1o5.


EXT ER' IE U R.
T U R Q UI E.

Conitantinople, 13 novembre (23 brumaire.)

LB rand-seigneura rappelI a Constantinople 1;
taitan-pacha, lequel ,eon consequence, a remts.aun
vifc-amiral le commiandemrent de la (ottuc qui crose
umr les cutes de la Morce, et a pria la route du di-
ti0it avec tiois vaisseaux. On applied qu il Cts dtja
Arrive a Dardanelles.
; ..ls'est form6\de nouveau, dans la Romelie,
u11 rassemiblement de biig:nds,,qui ontdija"conmiin
de grands deLsodres dqc6t ,iAndrihnople et me-
nicent mine ceti e vlle. Str lai iiouvelle de ce
I M.,mblenmeit oil's habians de Rodosto out pris
ds measures de d fense, et ont denaade a la Porte
un corpa dc troupes pour pouvoir agir contre lea
rebelles et les disperser.
-TIe pacha de Damas qui a ,ti dipos6,
&herche maintenant a se venger de la Porte. 11
a rassimbli un corps de quinze mille honines,
ivec lequel i lravage les environs de Damas, et
massacre tous ceux qui opposent la moindre risis-
fance.,Le granid-seigneur vient de conft&er iDgezrar,
pacha, le gouvernement de Damas, on espere que
c.pacba 'rprimera prninptement cette nouvelle in-
isircction, ei ancdantira lea rebelles.

A ALL EM AGN E.

iiienne Ie 3 .dcNmbre ( t" nivose.)
li chancelk rie antique d'italic sera supprim c le
i" janvier prochain ; la patic relative aux objets
politiqiAes sera riunie a aa cchancellerie de Boheme
etd'AuiiLhe, come les objets de finance et de
justice l'ont dja ied, il y a six noise ,.A la chambre
des finances et A la coqur supreme de justice.
La conscription mnilitaire des sujeta de S. M.,
non-nobles ,.en Hongrie doit dit-on, s'effectuer
sale mnime pied quse dins les pays h&dditaires,
cepend6nt ave.c queique modificaion.
.,-L'tablisscment en faveur des pauvres com-
menceia A cntrer en activity a dater du -" janvier.

Munich, le 24 dtcembre ( 2 nivose.}.
Hier, on a recu par un courrier la facheuse
nouvelle que S. A. R, le. duc d'Ostrogothie est
mort A Montuellier. Notre cour prendra aujour-
d'hui le deuil..

Francfor le 3o dicnembre (S8 nivose.)
On vient de rCcevoir la nouvelle que S. A. $.,le
due de Sike Meinutngen e t mort dans sa r&i,-
dence le 24 de ce mois ,. la suite c mule inaladie.
Ce prince, qui touchait a peine a sa 43e anue ,
eCt universellernent regrett6. La duchesse son
epouse s'est dija fait reconnaltre come eTgente
dupa)s, et tuitice deses enfans.
-On apprend de Mdnich que S. M. le roi de
Suede est attaque de la'petite v&Ori volante ; mais
son tat n'a ricn d'allarmnant. .
( Extrait du Publiciste. )
RATISBONNE.
CItiliee continuation du protocol du college dtS
princs.-Stiance dtt 6 dicembrk i8o3 (s4 frimiaire
a4 I1.)
A u T i C H praemissis curiatibus.
Quelques iministres comitiaux ayant timoignc le
dcsir de voter aujourd'hui dernier jour de seance
* avaiit les ftibis di Noel, le directoire e peanut
pas se dispetiser de leur en donner I'occaion,
nouvrant e6 protocole.
HIOILSIEIN -GLUCKSTADT, suO 40oco et ordine es
coMnmissionnt per Lubeck.
Sa majesty le roi de Dannemarck en sa qua-.
lit.de duc de Hollstein-Gluckstadt, a ordonn6 A
n ministre 6 la diete de fire connatce, dans
la deliberation ouverte au sujet des voix vililes
ia nitditire au college des princes, en consd'
qucnce du decret deo cour itrpiriale, du 3o
Ja i18o3 :
Qii' sa majesty, animbe du desire bied wif de
vour e consolider la tranquillity de I'Allemagnc ,
pat l prorumpe ex cution definitive du rc4s* 'do


deputation d'Empire, qui est It resultat de tant
de pines n'h6site pas de se runivr cet effect
& ceux de ses co-Etats qui ont voted pour le maima-
tien putr et simple da XXX1* paragraph du
susdit reces;
Que sa rnajest6 ne veut au rest nullement s'op-
poser a augmentationa utte&iieure des voix viriles
desire par la cour iiperiale ; qu'eJle trouve meme
que admission de pluiieurs candidates proposes,ei
i!ffisamment'qualifiHs e pressene non-seulemrint
aucun inconvinient, ntais qu'elle est .auasi fotAe A i'equil.
Quant a la quality de religion des voix des Etats
d'Em ire, S. M cr'oit qu elle doit &tre ditciminae,
non d aprei la religion du pays, mais d'apres cello
du souveram pace que cea est cunforme ;i.
l'usage, et qu'une deemaiination coitraire donnerait
lieu apluitemu ncoviiitens resulttnt de la nature
de la chose. '
Ulterior reservajdi.
LiciiTE NSI6 IN SUO 3 c et. ordine. .|
On voit par le votes qui ont ite eamisjusqu' a
present, que la prompte atificatiog du XXXII
du recs de la deputation satt aucune addition,
est desire principalement polr les raisons sui-
vantes: I
I* Parce qu'on croit que. cc paragraph est
tellement lie aux. autres dispositions du .recai de
6putation approuv&es par tol dernier conlucsum
de 1'Empire, qu'il a'en peat pas &tre s6parp i;
a* Parce qu'on crit voir des inconviniens A
laisser sans execution, mnieme dans.uon seul de ses
points, le reces de la d6putation arrete avec le
concourse des puissances mediatrices et approuvi
par les lecteurs, princes et Etats ;
3o Que 'on rie pouvait rien trouver dans Icdit
paragraph qui fat contrair`d aux vrals principes
de la constitution gcuani.qe qui demandaient
A la verit6 une palilite eilinte entire les deux
religion das l'Enmpire par rapport A tous Ics
drots essentials mais rallernent une pariie
arithmitique de voix ; et enfin,
*4*. Que cette rigoureuse parite de voix n'etait
nullement necessaire pour rtasuter les deux pardis
de eligioii ,puisqui ie adroit constitutionnlI de
se separer en corps de religion (itio in parties)
offrait urine parfaite garaui.e au parti'k plus f;.ieG
par rapport an nombre des Voix.
; Mais.si, ad -, I'on examine avec attention les
nouvilles voix.viriles nommies au susdit XXXII
du recbs de la deputation on rentarque plusieurs
nouvelles voix viriles qui, t&ant assignces a des
princes qui n'ayant pas fait de pertes ne sont,
dans aucun rapport avec ''affaire des indemnits ;
on ne peut douc pas soutenir, i .-'gatd de cette
parties dudit paragraphe, qu'elle soit dans une con-
nexion quelconque avec les antres dispositions du
rec6s de la deputation et encore moins qu'elle
ne puisse pas en etre separee.
On pent A la vrite soutenir existence de cette
connexion, par rapport aux voix attaches aux
pays donnis en indemnrit ; mais come ces voix
sent melees avec les autres et n'en ont point
dtd siparees, ce qui aurait pu se faire facilement,
et que.de plus on a place A c6td de ces voix
secularisice des voix tout-A-fait nouvelles et don't
les denominations nidtaient pas connuts jusqu'ici ;
par cc melange, parties m6ame dudit paragraph
qitipo.uvait &tre regarded come insdparablement
litp aa riglenent des, indemnitis, a perdu toute
connexion avec ce rbglemnent.
Cet article du reces -de la d6putation, rempli
d'objets si hutc-rogenes nep ouvait non-seulement
pas etre considered come insdparablement lid au
rdglement des indemnitds, mais devait m&me tre
aipard doe 'ceuvre principal par la-sagesse du chef
supreme c et soumis a upr nouvelt e5affren plus
rigoureux a cause de seg suites importates.
Ad 2., 11 n'y a de meme aucun inconvenient
que'l'objet des votes en question soit resti pro'-
visoirenment sans execution. On ne voit aucun danger
qui puisse r6sulter de ce retard. D6j la deliberation
actuelle faith diiparaitre toute inquietude trop vive
A cet cgard. Elk dbaiontre que le college des
princes cst capable d'une deliberation murre sans
esdites notweves voix, et come I'admission de
ces nouvelles voix, sauf la parity, n'est refuse
dans aicun des votes qui ont det ports jusqu ici
au protocol, les puissances mediatrices tie pour-
raicut trouver le moindre sujet de st plaindre qu'on
n'ait pas eu dgard A leurs propositions bien inten-
tionnecs. Les sdins reconnus qu'etise -oit mentriss
pour Ie maintion de la costituton dole I'E pire
getmanique, ne permettent au rest pa de douter
qu'tiles r'accoeillent et n'approuvent les additioas


proposes an XXXII durtecds dde,1 deputation ,
gees conu le ums piupositions ,,et ii'ont pour object
que de ptivenii, pa le ritoblirmnewt de ia parit6
des voix au college des princes, des suites pret
judiciables qui sont A craindre. ct de. ditruira
planss sa n:,iTce rr mniece gernme de discord que
tdute indgalit pou rit f.iire naitre. Comment un
Erat pourrait-il due dsiap]iouv6 pa.r son voisit,
lorsqu'i cherclie I'union ( l se niembis qui ,
d'apres le temoignage de i'hizaois e, qiumnd il
latent desuniss, ont rnaltlhreuouer.ent dij't sou-
vent donune lieu a des gue'rnes inteiinSC et 6tran-
geri.
Ad 3. On an peut la- verite pa S,,utnir ijwe,
d'apris les i6is de'lEnmpire 'e Ict obsevance, une
parite6 xacte de voix A'la diete soiit nct.'ane,
Dans le colige electial, l'e nombre d1 s vorl\ di'
deux patois de religion a souvent vale depuis la
rdlormation. La majority fut d'abord du core pro-
testant;s mrais bientot la balance se rdtablit, ce qui
dura jusqu'en 1623. Le parti catholique .cquit
ensuile la majority, qui s'accrut encore en 168'5 ,
par I'extinciionr de la btanche pfotestante des dlec-
teurs palatins.
Quoique le nombre des electeurs non catholiques
ait ensuite et aunimente par I'introduction de I'elec-
tour de Brunswick, la niajoriti est ccpendant rested
au c6t catholique sur-tout apres la r6adumission :d*
i~lectorat de Bohei a. A la dietede i 65 ,les princes
d'Empixe protstans &taient plus nombreux que lea
catholiques.; wais durant cette diete, le noinbrei
do ces derAisrt fut tellement augmentc. que to
reces de I Empire de 1654 continent plus de signa-
tures catholiques que de protestamies.
II est gendralement connu que jusqu'i la paix de
Lunyville, le rapport du nomnbr des voix des
dux parties de religion a tI come 43 a 55, et
dans le cas de I'alternat, come 43 a 57.
11 faut tonvenir qu si I'on voulait tirer ua
rdsultat de ce qui precede, et en tormner une obser-
vance elle serait plus en faveur dt patti caiho-
lique que du part plotestant. puisque la majority
des voix a"ete pendant bien pluI long-tems diu I 6t
des cathojiques que des prtaclIans, elle n'a et que
trns'ifoire pour ces derniers, ais permaneniec
pour l6s'premnlers.
Qaiant au nt. 4, le pari protestant ne pirait
pas avoir en anciennement i'opiuioa qu'il a ,ujour-
dhii. A!,ots it ne'trouva pas une g.ranmie sufli-
saene dans le jus itionis in parties sans quoi les,
annales de la diete ner nous ofHliraient pas tait
d'exnemples de ses efforts, pour augmenter le nom-
bie ide:ses voix dans les deux colldges supdieuis.
On fit mrme dejA d'avance des calculus aprds fin-
ttoduction de BrunswiLk et la rdadmission de
Bohlame, qui ont eu pour resultat la possibility
du recotvtoreent de la majority des voix dans
le cas ot la muAisonde Baviere viendrait is'eteindre ,
et que l'electorat du palatine passerait ia Ia branch
de Deux-Ponts ou de Birkenfeld. Ces calculus
prouvent assez qu'on a eu plus de confianice dains
la nmajoritd prdponderante que dans l'itio in parties,
qui, come on ne paut pas en disconvenir, est
toojours uno moyen extreme, auquel on to'aime
pas a avoir recourse, pace qUe ses suites ne peuvent
pas itre calculdes d'avance avec certitude. Lors dii
d.fferend relatift ux comtes de 'Franconie., le re-
sultat de ce noycn h6roique fut pour la diete une
inactivity total pendant plusieurs ane'es; et qui
serait en itat de prevoir ce qui pourrait en resuler
do nos jours, ou il y a tant ce'sujets d'inquietude !
D'aprds ces considerations certainement trts-im.
ortartes, il serait donc trds a souhaiter que, pout
onorer un siecle aussi kclairde, la paritd de voix
desiree par le chef supreme dc l'Empire et qui
serait si facile ta effectuer si I'on suivait les pro-
positions continues daus le vote de I'Autriche et
dans les autres qui y ont adhere, fiut adoptee una-
nimement. L'emipressement htis-41uable qae plu.
sieurs Etats de l'Empire non-catholiques out ma-
nifest4 a ce sujet darns leurs votes, en done Fes.-
poir foudd.
'Mais, come on ne peut y patventr que par
un rapprochement et un cipessuliienit tciiroquuc ,
on propose de ce 6ote6ci qu i soit encore ajoftld aux.
53 voix catholiques dejA nornm6es an J. XXXii doi
recks de la deputation, eS uoovelletl, don't on in-
diquera dtjA aciucllemnlni les uivanies :
z. Les 6 nOtuvells voi multhrieures qui revienneatr
de droit A la mation r'Auticbhe, lesquelles seront
affeit4es tau pays d'Empite indiquis dans le v0at
d'Autriche;
* a, Uelvoixultricure 5 I'lccieCur de Sahdbourg ,
pcar la principaunt infiuicurt de Passan;
S. U3ste troisiemt es quautfem voyix A I'rcieut


~ __










.42o


zarchi-chancelier, pour les comths de WVetalr et
LoIn ;
4, A I Ordre Teutonique et i celui de Malte, ia
chacun une second voix, don't I'appel se fera sous
les dlnominationsrqui seront encore proposes;
SL Aux-contes tie Souabe, une. second voix
cutiate ;
6. Aux comtes catholiques de Westplialie, une,
second voix curiate. de nitme qu'aux comtea ca-
thulilues de Fanconie.
Si ensuite les trts-hauts co-Etati de I'Empire
voulaient dncore accorder t la niaison de Lich-
tertsein une second voix pouit i seignturie
d'Enipire de Vaduz, elli tur en deviran a plus
vive- gratitude.
De cette manitre, .ldes. <8 voix catholiques
iprTtposces se trouveraient determines; et afii que
lc rang de ces nouivelles vqix ne fasse pas naitre
des conitesations et que i'orie' d'appel adapt au
i. XXII du recds de la deputation ne soit pas
dciange par 1'installation desdites nouvelles voix,
on dcvia etablir que cels voix seraient appeldes a
voter siniultanemeiht et collectivement avec le der-
nie appel desdits Etats catholiques.
Ed constquenre, on dirait, par example 4
l'appel du Tyiol: 'Irol avec les 6 nouvelles voix de
I'Auiriche; a celui de Berchtoilsgaden Berchtots-
gadiett vec la nouvelle voix de Passau infirieur; i
ce'ui d'A-chaflen6boutg Aithaifenbourg avec les
dieax'i n/'elle, voix J.e t'azlar t -oit et ainsi de
su i t e ; .. .
Les- i3 autres nouvlles, voix catholiques qu'il
reste tin.rea crie seraient reserves a ido nou-
veaux princes catholiques suffisamment qualifies A
cct eflet. On devrait ds it prsemn teLoiinaitie come
,re!s et admdii a I'et ercice de voix et seafnce au
.;lnegr de prnc.: .
;< idLe due de.Csoy; 2. le prince de Metternich;
3. e prince de Fruchsess; et 4. le prince de Fugger-
Babenhauseri., sous la condition cependant que
leur, introduction au college des princes, avant les
autree carididats *non encore su ismment quali-
fi6s, mais.tr~s-distingu4s, nonmmu ment le prince
de Colloredo et de Khevenhuller, ,ne puisse pas
ltur :prter de piejudic, etant parvenus avant eux
a la dignite pr:nciere.
Les neuf nonvelles voix catholiques non encore
d"sign6es qui restent seraient exercecs par les
cinq premiers princes catholiques savor. : Au-
triche Baviere Salzbouirg Ratisbonne et Grand-
Maitre Teutoniqiue, A tour de role de maniere
que l'Autriche exercerait toujours de preference
detux de ces voix ; les autres sept seraient rdparties
de maniere que d"'uie deliberation At 1'autre, quatre
et trois seraient exercdes alternativement par les
susdirs cinq premicts Etats catholiques : on dirait
alors ai lappel Autliche avec les deux et respecti-
vement six voix provisoires Baviere avec les trois
voix provisoires.
De m nme qu'on a propose d'ajouter vingt-huit
nouvelles voix catholiques aux cinquante-trois voix
catholiques ddjA existantes, on est 6galement d'avis
quie les soixante-dik-hutit voix protestantes desi-
gices au rec6s de la deputation soient augrnientees
de trois nouvelles voix afin de montrer au part
protesiiant les m&nes dispositions conciliatoires et
le njnoie empresseaient amical, et de satisfaire en
mine e, teams par, la aux vceux du duc de Saxe-
Meinungen qui desire obtenir une propre voix vi-
rile au lieu de cell, q'il a exercise jusqu'ici con-
jointement avec Cobourg, ainsi qu'aux vceux
dle la princess de Lippe-Detmold et du'prince de
Wied:Runckel. -
On se flatte.de ce c6ti-ci d'avoir satisfait par
pes propositions aux vceux et desirs de tous et
d avoir duement ripondu aux attentes justes et qui-
tables du chef supreme de l'Empire.
(Ulteriora si opus reservando.
D R,:x c T 0 I R I.
S'empressera d'ouvrir de nouveau le protdcole
aprs lcs, series de Ioel pendant lesquellcs lea ins-
tructions qtai manquent encor pourront arriver.
(Quibus discessum.

E SP A G N E,

Mjfadrid, le 2 4ecembre ( to fiimaire.)
Les deinieres nouvelles de Malaga ne sont rien
moins que conrsolantes. La maladie 6pidemique
continue .iy faire les plus grands ravages. On fait
miner a plus de 7 mille le nombre des ptrsonnes
qui eni ont &td les victirnme.
--La .li.tt de grains augment dans la Castille.
Ou vient d'y former uon tablissemeni o4 il sera,
journellement distribui un certain nombre de
soupes,.i la lRumfort. ,
Barielonfs, le a ddcembre (3 o frimaire.)
Dans diverse provinces de l'Espagne, la misere
des lh'..es pi.anvres est a son comble ; par la -arete
S et la chert <~.'m''aes des subsistaice' et su; tct,


do bil. La ticole a piesque gnc, ileinenilt nmanriq'
cette arince. La disctte se'fali particuli&remetit
sentir dans les provinces de la Manche et des
Deux-Castilles. Dans certain arnoudissemens, les
habitats de !a caminpjge soot riduits ase nourvir
d'cdorces d'arbres et de vdgetaux qui ne fournissent
pas ordidairement tun aliment it'homme.
A ce feau, se joint celui d une maladie epidi-
noique qui cause les plus grands ravages. Le nombre
des malades excede,- dans plusieurs cantons, la
moiti6 de la poptiation effective, et itly a nmec
des villages o6 tous les habians, sans exception,
ont kt6 atteints de la maladie. .
L'insuffisance des, revenues destines au soulage-
ment des indigent, rend cette situation encore
plus f[iche-se. Le gouvernement s'est trouve dans
la nicessite de faire 4 des provinces entietes,
non-seulement la remise des imports, mais encore
d'y fire passer des secours en argent.
Le roi et son conseil ont pris les measures les
plus efficaces pour airetr les progr s de la misere
et de, la maladie; it a etr expedi utne grande
quantretde quinquina dans lei provinces qui en
inanquaient; .et on a, de "plIs, oidonni 'dia-.
blissenient dans chaque vi'l e tdans chaque vil-
lage d'une commission compose des personnesx
les plus distingudecs pour veiller la' distribution
des smconus en tout genie et agir enfin selon les
circonsiances. On espere les plus heureux succts
de cette measure.

Ri PUBLIQUE HELVETIQU E.

Arau f 126 decembre (4 nivse.)
Le congrs dte commerce qul avail et assemble
ici sest dissous le '24. II a redige quelques me-
moires sur la situation et les besoins du conimerce
suisse'i et a chlarg& une deputation compose
de MM. le landamman Heer, Bidermann de
Winterthur, Herzog d'Essingen, et Heusler di
Bale di 'les presenter au landamman de la
Suisse.: .,
Fribourg, le 29 dcembrte (7 nivose.)
M. de Crumpipen est parti ce martin, pour Berne.
avec la meme escorted et les memes dicharges
d'artillerie qu'A son arrive.
Dimanche matin, er. janvier 1804 d'un
c6td6 S. E. le landammann d'Affry, et de l'autre .
S. E. le landammann de. Wattenwil, doivent-se,
rendre a la Sainte-Ginne pour effectuer la remiie
de I'acte de mediation, dc la constitution et autres
archives qui passent au nouveau canton directed.


I N T E R


I k


t Marseille, le 6 nivose.

UNE mason de commerce de cette ville, a recu
du capitaine d'un bitiment de la Republique des
Sept-Isles, une clttre don't voici la traduction
exacte :
Traduction de la leste dis capitaini Gio Fazzioli,
des Sept-Isles, conlmandant la polatre la Madona
di Modoni e san Dionisio, allant d GCnstanti-
nople do reldche a file de Pomegue.
c, Depuis le jour de mon depart, j'ai &t6 fort
contrarie par le mauvais terns qui me foria de
relicher i Doume j'y passai deux jours, et le
17 d6cembre au matin. je profitai d'un vent de
nord-ouest, qui m'aurait mend loin, si le len-
demain 18 je n'eusse tie rencontre par deux fre-
gates anglaises don't I'une s'appellait I'Amazone,
et d'un brick. Lt commandantde 'VAmazone vint
a mon boid me demand tons mes papers. Aprhs
les avoir ,-rifias, il interrogeh tout l'equipage pour
savoir si nous n'avions point de franais. Voyant
que nous 6tions en regle, les officers ont pris les
mousses et deux m"atelots, et tant par menaces qui
par voices de fait, out tout employs pour leur fare
d&clarer que le bitiment et les amarchandises taicnt
propri&t6 francaise. Je n'ai pas dtd moi-meme, a
I'abri de leut brutalht; ils m'ont conduit i bord
de la frigate, s'efforiant, par les mauvais traite-
mens don't ils mn'nt accable, de m'arracher un
aveu wqi aurait tcontrairicAt la vriti; n'y pou-
vant reussir le commandant six officers ct trente
soldats viorent nibus fire une veritable visit de
forban. Us ont cass6 le doublage de la clhambre ;
enfoncd toutes les caisses de vin s'en sont appro-
prie une parties; ils m'ont pris des provisions de
bouche, emporte du linge servant i mon usage.
Enfin, ces actes de piraierics ont durd touted la
journey. .
,,J'ai I'homtneur d'etre avec respect
Signi; Gio FAzzOUL.4'

Ostende, leg nivi'ec.

Les m6decins 'et chirurgiens de la marine et
de I'armie ont formeit Ostende une socirt s medico-
thirurgiialt, dans laquelle ot; ant s'occupe ,:eon


general, que de m4decine Mpilitaire, tC'e d,
Ie but de peifectionner cette branches duvaste
domaiue de cette science que cette society dit
son etablissement. Dejaplusieurs mnidedias ce.
bres out ,t& reaus assocics correspondan.

Bruxeltes le i0 iiv6e.

Les bitimens ennemis se son l41oigni- ld
cote ; la mer est houlleuse mais libre. Le terrible
coup de vent du 6 n'a cause aucun accidental er,
cdans noire ville et a faitl moins de ensatiordots
nos po ts qu'i Paris. II paralt constant qu'ilaua
coute plus cher aux proprietaires do maiuons de
cette ville qu'i toute la marine fransaise.

Falaise le 6 nivose.

Nous possidofas en cette vile tine ole iteco
intr essante; elle office deuxn divisions l'tne purei
meCnL aecondaire et autorisi e parole Gouvernemrle
sformera des sujets propres a etre recus d.nei
Slyces; I'autre igaindnt autorisee par le Gouver-
nement, a pour objet unique de former des sujrt
destines a agriculture ct aux manufactures.
CCes deuxdivisiors sont en pleitie activity. Dej
experience a confirm la bopte du plan d'itistruc
tion que lori y suit. d
En consequence, les agriculteursqui desireraient
se procurer des jeunes gens propres au jardinage
on a la culture en grand, reunissant I'art v naire et des connaissances chimiqucs, I'art de'
cultiver les 'ygtAux ; les manufacturers quat-
raient bemoin de jeunes ge'n exercia dans 'art
de teindre on de blanchii daprs lea procidis noI -
veaex; ceuir reme qui voud raient des jeunes'gels
exerces dans la charpenterie la menuci sciCe le
tour, la forge et le travail des metaux en genial;
arts qui, come on le sait, sont les peres de
tous les autres quand 6n y joint It dessine go.
etrique e t a chm comme moyen dc le pter
fectionner; enfin les ncgocians ou banquier,
iauxquels des teneurs de livres.en parties doubles
seraient nccessafre peuvent s'adiesser au directeur
de la parties industrielle du college de Falaise, en
lui indiquant bien ,exactement les qualitds qu'ils
desirent trouver'dans le june homme don't itsll
ont besoin. Dans sa r4ponse le citoyen Coessin
determmnera 1'ipoque a laquelleil lui sera possible
de satisfaire a leur demand.
Dais l'ecole don't it est ici question, I'dducation
scra dirigie de tell maniere qu'elle ne laissera au-
curie prise i l'esprit de systmne. Les personnel ecai.
rates pourront a en convaincre par la lecture du plan
d'iducation indu'ifielle qui y st suivi. (i)
-Au printems prochain, le citoyen Coessin is
propose d'tablir uhe cole semblable i Paris;
mais elle ne prisentera pas d&s son installation
la reunion de connaissances qu'offre celledeFalaise,
et ne sera mnime d'aboro qu'un moyen de per-
fectiotrner 1a premiere par la facility qu'tlle nmelira
dans les relations de notre ville avec Paris.



Parish, It 14 nivsoe.
Li classes de literature francaise de l'Institut a dlu
dans se dance d'hier-; le citoyen Ducis a la pDe-
sidence de la classes, et 1% citoyen Regnaiud a l
vice-prisidence.
-La minagerle du Jardit des Plantes est aug1
mentce de quatre nouvelles loges; la premiere
est occupde par I'hyene qui tait trop a ITtroit
dans son ancienne cage; les trois autres renter
ment une panthers, un leopard et un lionceant
nouvellement arrives d Airique. On voit deo plus
dans Tintevieur, i travers la cage que I'hyene occu-
pait, la genette apportee de Tunis, par M. Adanmon.
A c6te sont deux nouveaux singes, don't un se
faith remarquer 'par la bizarrerie de ses movements
et I'agilite de son corps.



ACTES DU GOUVE1NEMENr
Pa ls, te 5' nivose an 12.
.L GGoUVERNEMENT Di LA .RJrUBLIQE u$ It
rapport du ministry de 1'iterieur, le conseill-dtat
entendu arrate :
Art. Ie. Le maire de Saint-Seglin, department
d'llle-et-Vilaine est autorise a accepted, dan
les' forme' lkgales, au nom de cette c0om""c1
i'eglise, le IcimtierT le presbyteire du lieud,
Ic terreiri en d6pendant, que le cit.J. D)urdwi1a c
gratuitement aladite compmune, par acte soussetin
privedu iovcndciair
(t) Le plan de cet, tabtlissement se trouve cha t{loi
Auasc, inmpricitr-libraire, rue desPoiwti', > '












j. 1* iniiiiire dJe F'iw&ieur est charge6 de l'ex&i-
tutioad1s present arrive, qui ieraint- t au iul-
jtetin des lois.
Lafrtmirfi'coSui, sigfi, [lINArPARtII.
Pay le premier consul ,
L ;ecrtitairi-d'etai, sign, H; B. MAtrlT.


faris le 5 nivose an w s.

U Lis GouVEitN.TN 1r Eb LA' RPUuLIQouE sur le
rapport du ministre de I interieur, le coiseil-d'6ati
cntendu, arrete:
Art.IJer.Lelegsde ooft.faiti ah ospice de Bayonne,i.
dipartement des Basses-Pyrindes, par le cit. Leon
Francois Picot ancien capitaine d'infanterie
S uivant-son testament du 27 floral an ai recu
par Duhalde, notaire sera accepted par la com-_
wission administrative dudit hospice. i
II. Ladite commission administrative fera, sur
indication du prifet 'emploi le plus'coiformie
aux intirtrs de l'hospice du montant de ce legs ,
et lera. provisoiremeni A la diligence de son'
receveur tous les actes conservatoires qui seront
jugs nricessaires. ,
ill, Le ministry de l'intrieur est charge .de,
]'exe& uLion du present arrtie, qui sera insere atn
Bulletin des lois.
Le premier consul, sign, BONAPARTa.
Par le premier consul
J.t sacritairs-d'itat. sign, H. B. MARET'.


AMI'NISTERE DU GRAND-JLUGE.
Par jugement du 14 frimaire an ts, sur la re-
quite de Jean-Jacob Mochel, demeurant a Dos-
enheiru ; Jacob Feidhet, Jean-Jacques Thomas et
autrts ; demandeurs en declaration d'absenice de
iMarie-Catherine lochel, ayant quitti la commute
de Ziling depuis pes, de cinquante-quatre ans, et
n'ayant point done de ses notvelles depuis cette
itpoque,
Le tribunal de premiere instance saant a Sarre-
bourg, dipartement de la Meurthe, a ordonn6
que par devant le citoyen Thomas judge nomme
a cet effet, et contradictoirement avec e commns-
iaire sdu Gouvernement pies le tribunal, il serait
prec4de 1'enquete sur I'absence de la dite Marie-,
Catherine Mochel.

Surla demand des prlitcs fnt&esses ala succes-
lion de Louis Borey de Dammartin expositiv ,
que ce dernier rant parti pour I'armie, il a eic
soppporfn6 d' ivoir desert ett que depuis 1793 il
ra reparu ni donned de ses nouvelles,
Le tribunal de premiere instance de Meaux, a
ordonne parjugemerst du l5 frimaire an 12, qu'il
scra fait une enqu&te contradictoirement avec le
comnmiisaire du Gouvernement pour constater
l'absence de Louis Borey: se riservant de statuer,
par la suite, sur ce qu'il appartiendra.

Par jugement du so frimaire an 12 le tribunal
.de premiere instance de Saint-Quencin departe-
nient de PAisne, a ordonne, sur la demand des
parties intrersees ,'qu'il sera.fait une enqu&te de-
vant le president, pour constater r'absence de Fran-
cois-Louis Lefavre, ne AVandeuil, canton de Moy,
absent de son domicile depuis 1793, sans donner
de nouvelles.
II a ordorin 6galement que les hbritiers pre-
soiptifs justifieraient de leur quality.


Par-jugement du 2( frimaite an It, sur-la tequste'
de Marie Genevieve Gasselin, mineure imancipce
,' age, demeurant -A Sorel, procidant sous 'as-
aistance de Phi'ippe Marie, son curateurn, deman-
deresse en declaration d'absence de Louis-Joseph-
Adrien-Francois Gasselin, son here consanguin,
patti il.y a dbuie ans environ, pour servir volon-
, 6tenat -das s ,lracel de la RBepiblique,
Le tribunal de premiere instance seant A Dreux,
d4pattement d'Eure-et-Loir, a ordonrn que pat-
devant le troyen BIarrois ui des juges du tri-
.nal nomac6 A cet effect, et contradictoirement.
avrc 1o t6mmissirtd du Gouvernement il serait
Vroced a I 'enquie sur l'absecnce de Lodis-Joseph-
A'dnen.ran.isn Gasselin. '


SENAT-CONS IRVATEU R.

ixtrait da rtgistres du sinat-conservateur, du 14r
nivbose an t dt. la Ripublique.
het sduat -corservateur, reurpi au nombre de
mnemnbres picj t I'.artle XGide de l G4cGs-


Vu Ia lite des candidates pour eto corps-ligislatif,
tfonttee uri tis procs.vetbaux des colleges dectop-
rIux di il'p.iti.nimnt des Cote~-du-Nord ; ladite
listed aJi.:sei au LjiP par tnessage duc Gouvar-
nemcent d1, 5 1i (%seprsent mnois ; '
AprYs avoir entendu sur cette list ele rapport de,
sa contiussion sp&ciale;
Procede, en execution ie Farticle XX de ola
constitution, et conliformentai'aliicle LXXIII
du senatus-consulte organiqu, du t6 .thermidor
an IC., la n mirnaiion des deuxmembresdu corps-
l4gislatif a alirc en I'au it pour ledit d6panemens,
d'apr" s les ptoporlions indiquc&s par Tarreti du
s6nat du 14 fluctidor art 10;;
Le rsiudit du ?crutin iorine la majority absolute
des suffrages aux citoyCns,: .
Gabriel-Hyacinthe Couppe, president du tri-
bunal criminal A Saint-Brieux
Totisaini Brelivet, .membre.du,.consell-general
du d&paitnement.
Is sont proclamisi, paiet- consul -prhsident,
Mnembres du corps-ligislatif pour le odpartement
des C6tes-du-Nord.
Le senate arrte quue ces nominations seront noti-
fies, par un message ,au Govciiiernient de la
Rapublique, au corps-l gislatif, lorsde sa rentree,
et au tiibunat.
Les president et secritaires,
Signi, CAMBACiRS. second consul, president.
MORARD DE GALLES, JOSEPH CORNUDET,
secretaires.
Vu et scellk.
Le thancelier du sinat, sign, LAPLACE.

TRIBUNE A* UX.
Dans Particle inseri au no d'hier, au 4e alinea,
au lieu de fut, lisez s'est; et au lieu de reprises ,
lisez requires.
Au 1ie alina au lieu de la mime demand,
lisez secoide demabde.


ULTTItRATURE. --POltSIE.
LycEE On COURSE DE LITTIRATURE ANCIENNE ET
MODERNEE, par J. F. LAHARPE, avec l'epigraphe :
Indocti discant, et ament meminisse perisi.
Tomes XIII et XIVe., Prix, io fr.
A Paris, cbez H. Agasse, rue des Poitevins, no, 18.
S E CO N 6 'E XTR A IT,
Successeur et disciple dq Perrault, dans le grand
proc's des modernes contre les anciens, Lamotte
voulut prouver par des examples que
Les Hometes et Ira Virgiles
4 Pouvaient encore tire efacis. ,,
Laharpe commence par observer qu'effacer est
trop fot t; qu'on n'efface pas des homes de cetae
force, etc. ; ensuite, que pouvaient encore forme un
contre-sens; car cela signifie'qu'ils ont dij eiti effa-
,*re et que ce test sArtmenttpas ce que V'auteur you-
lait dire.
Certrs rien n'etait plus maladroitement cboisi
que les examples de Lamotte puisqu'il les tirait
(de son propre fond. Pour prouver done qu'Homere
pouvait etre efflac, il refit ITliade, et Fon sait
comment : c'est dans ce imea movement d'in-
discrete crulation ou plutot de presomptueuse
dtourderic, qu'il composa son recueil d'Odes sans
doute pour effacer Pindare et Horace, comme il
avait effac6 I-dmere. -I Dana s'ode, nous n'avions
,, (dit Laharpe), au teams de Perraflt, que Malherbe,
,I Sarrasin et RIcan ; et eny Joignan r Roisseen llui-
,, mbnme qui est venu depuis, il n'ya pas encore de
', quoi balancer Pindare et Horace, l'un par rapport
,iA sa verve original et sublime, a'autre par
ir rapport la foule et la variiti de ,ses- beauties
,, lyriques '.
Dans cette querelle pourtant, on ne peut nier que
leg modernes n'eussent auss leurs avaniages ; mats,
pour les faire valoir il ne ,iilait pas lei exageret,
encore moins les geno'raliscr. La franchise en cette
occasion efst et6 plus adroite queyle zele. 11 ne
fallait pas sur-tout. c6mnme le fit Lano.tte, mettre en
avant ses propres titres, quand il s'en tiouvait dans
Sautrui qui pouvaieht etre plus lhehreusement et
plans dlccclument opposes, tant pourj 'in 16et de la
cause que pour ccluii fe rlamour-propre.du delen-
,seur. Un pen aum-de-s.uis, t Iis Ibut press d Hoiace,
on aurait pu placer Boileau, son digne rival. On
aurait pu remarquer la snperioriti des modernes
dans quelques geiies d~nsi celui de la fable, de la
comedie, de la tragdie peutrtere. A- l'cgard de
Y'Epopie Laharpe protionce que ia France n'a rien:
ce qui exclut toute comparaison et dbs-lors tout
rapprochement.
Voici le jugement qu'il porte des odes de La-
motte aprs avoir analyse tout ce qu'il y a ,
come it lc dit, de leunable dans rct ameur qu'i n


part' asses i'ornbreur oppOsa fenfid t quelutues ad-
sues a Rousseau. La post&rite qui ne e Atrompe
point lorsqu'elle regle 1es raugs, les a mis torS deu
a leur place. .
Sur urie soixatitaine d'odes on peut tier unt
,a douzaine de strophes dont la plupart ne aont pas,
,g mime exemrptes de fates, et don't trois ou
i quatre peuvent passer pour belles. II en result,
ir eu guard au' teams oi ecrivait Lamnotte," un ta-
ts tent decidement foit mnadiocre ; car apres que
i les models out pau, que la langue est faite
i et 'artr bien connu quiconque ie peut pas
i etre lu de suite rest dans la toule et si cela
etait vrai, il y.a quatre-vingis ans, combien plus
,1 aujourd'hui -i
.Laharpe regarded Lefranc A'e Pompignan come
le second de rios pot&es lyriques, en observant
toutlfuil avec son goiit accoutumc l'ititervale qui
le spate dc Rousseau, don't it n'a, dit-il, "at iti
richesse ni I'harmonie, ui l'iligancee; +moins au-
dessous povrtanit, je le crois de cc dernier qu it
n'est au-dessus de Lamotte. Les ',ec-..>c de Poin-
pignan brillent souvent de ces itincelles qui jail-
lissent come d'un foyetr de Fame des vrais
poetes. Dans ses odes, dans ses prophities, dans
sro cantiques etc., quelquefois il prodnit d'inspi-
ration des strophcs entieres et meme plusieurs de
suite, .qu'on croirait composers en presence, du
dieu des vers; ce qui jamais n'arrive a Lamotte.
11 n'en faudrait point conclure que Pompignart
cit A pioprernent parler le genwe poetique :
mais il a le talent poetique qut sans remplacer
le genie -fait qu'on remiaruei moins son ab-
sence.
Le livre des prophIties' (c'est Laharpe qui
it parole ) est celui of la verification de l'auteurest
i plus gale plus correct et mnme plus coulante
a qu" par-tout ailleurs : sa verve y est plus sou-
,t tenue, et c'est-l1 qu'il a le plus d'elevation et
9 de force, et le moins de teaches ct de negli-
,, gences.
Ce que le judicieux professeur nous cite des
.Imitations d'Ezichiel donnera une idee just du ta-
lent de Pompignan qui, sans bleiser en rien la dt-
cence couvre de la noblesse da style poitique les cris
de la barbaric et les turpitudes de la debaulche. Je
cede au plaisir de transcrird deux de ces strophes
imities de la vision du prophlte qui, au htteli
d'un champ convert d'ossemens, rcqut de Dieu l'ordie
de soufljer sur ces restes arides, et les vit se couVnr
de chair et se lever de terre vivans.
Dieu dit, etje Tfipete () apeins
Les oracles de son pouvoir,
Que fentends par-tout dans la plainte,
Ces o avec bruit se iouvoir,
r tans leurs lies its se replacent;
Les nerfs croissent et cuetrclaccut ,
Le sang iuonde ses canaux.
La chair renait et so color ;
Mais une ame manquait encore
A ces habitans des tombbaui.
Mais le Seigneur se lit entendre, I
El je m'ccriai pleiu d'ardeur :
it Esprit, hAtez-vous de descecdre,
is Vcnez, esprit rdparateur ;
is Soutez des quatre venus dt. Monde,
so Souflez votre chaleur fkconde
Sur ces corps pres d'ouvrir les yeux ,. ..
Soudain le prodige s'achieve,
Et cc people de morts se lve,
Etonn6 dc revoir les cieux.

De tous Ies traduicteurs ou imitateurs des poisit
sacties, Racine le fils est celui qui les a le mieux
teintes des couleurs qui leur conviennent, c'e t-a-
dire des couleurs du texte qu'il a heureusement
transportees dans nvtre )angue. C'est un secret qua
mtanque a Pompignan, sur-tout dans ses Pseaum's
et sons cC rapport Racine le fits est, scion
Laharpe au-dessus de Rousseau lui-mime qui est
audecssus de lui sous tous les autres. "
Pompignran dans ses HsMiner, nous donne la
preuve qu'il n'tait pas ue pour creer ; qu'il Cut,
come je viens de le dire du talent, non da
genie; et que son talent encore avait besoin, pour
miller, d'etre inspire, d'etre soutenu par un mo-
dele.- 'Si on except quelques strophes de ses
poiesie lyriques tout confirtne dans ses ouvres
cette derniere v&rite. Lee combinaisons dramatiques
et les mouvemens heureux de sa tragedie deDidon
appartiennent, cux ciA Virgile, ceux-IA aM tastasr.
Dan s ses hyrnes done oi 'il ne suit gueres d'autre
guide que lui-mame, Laharpe d6clare qu'il ne trauve
rien a louer ; if le juge au-desseus dIe la critique ; le
mb- est dixr : mais -cette touche constamment
molle languissante pide, if est tres-siir qu'on ne

(a) Ce vers est peu agreabl l' oreidlc. II drait si ai do
neatre :
Dieu parle et je redis A pine, etc.
uas l'a~icer n'avait pas 1'ortille assesz difticile.
UWae ls ftLAHan? \


_ __ -LI~LII*IY~II













pent reconnaltre la touclie souvent pleine de foice,
de vie et de coulcur qui distingue r'auteur des
Imitation. Laharpe dans ces Hyiaies, luiassigne
tn rane fort inl&icur ii celui des Santeuil et des
Coffli. 11 ne 1Cistingue que l'hynie de l'EpJihanis,
It seulpassable dout ii rapport deux strophes.
Notre critique juge avec plus de complaisance ,
et peut-etre avec trop de complaisance ,: les Des-
coutts /hitloophtques. tires des tivers sapientians. 11
convient, la a vtiti, de leur faiblesse mais on
voit que cet avcu lui coate, car il en recommande
la lecture : si. c'cst simplement comme livres de
maxeimes et sujets d'idification, fjy consens; mait
alors ne vaudrait-il pas mieux les lire dans la version
en prose galement remarquable par sa simplicity.
et sa precision, double advantage qu'on chercheralt
envain dans les pastels effaces de Pompignan ? Le
lecteur en pourrajuger par qutilques vers oil Laharpe
trouve des mouvemens de chaleur etde viehmence
que j'avouc n'y avoir point appercus.

Vous,, don't 'rexem'ple ajoute a la force dte lois,
Orgaties de Dieu r 0ue', 6 magistrates 6 rois !
I.oip de vous, 'loin des lieux oi l'dquitd preside ,
Chassez exterminez toute league perfide,
Tout calomniateur que de honteux succs
Ont read plus hard plus noir dans set exces.
Quel reproche pour vous, si l'hiounur, I'iunho nce
Dec votre minister accusaient l'indolence !
Et que scrait-cc encor si des faits diffamant
Surpreaiient par malheur vos applaudissemens ?
Si vos fronts destinds a foudroyer le vice,
D'un horrible libelle accueillaient la malice ?
A Oes vils assassins pardonnez je Ie veuzx ;
Etc. etc.

On ne sait commentjustifier l'espece d'hommage
que rend Laharpe a cette versification lente,c inhar-
mornieuse, prosaiq que s que d'imaginer que
letfond cette fois lui I fait excuser l$ orines. La
morale que renferme ces discours lui plait come
clleplaira ai toutle monde ,.parce qu'elle est pure ;
snais il s'en taut qu'elle soit exprimeC po6tiquetneent.
Les quatre vers qui suivent peignent bien le ca-
iomdnuiateur anonyme.
Fuyez cet imposteur don't la haine timid
Ne lance qu'en secret son aiguillon perfide ;
Reptile venimeux qui s'approche sans bruit,
Moid sans qu'o Il'appergoive, cit ous l'herbe s'enfuit.

Des poisies sacries de Pompignan, nous passons
aux odes de Racine Ie fils de MalfilAtire, de
Thomas.
L'Ode sur le terns, de ce dernier, couronnde a
l'academie francaise en 1762 est pleine d'images
presque toutes exprim&es en beau vers qui, brilliant
au milieu de nombreuses incorrectio's ne jettent
que plus d'iclat. C'est une maniere souvent rdpre-
hensible, mais 6blouissante c'est la maniere de
Thomas. Ses ouv.rages manquent en gin&ral de
tissue, il mkconnait usage des teintes adoucies,,
par cc qu'il vout que tout fasse effet. Dans cette
erreur, il supptime les nuances intermidiaires .
seuls points de liaison entire Ies couleurspronon-
cies n'admet que des traits vifs et tranchans ,
lesquels ne produisent que des effects qui se heurtent,
et fatigue ainsi 1e&il qui s'arr&te sur sea tableaux
qu'on pourrait compares A de brillantes mar-
queteries.
Malfilatre n'a fait. qu'une ode (Ic soleil fixe au
milieu des planettes,), Laharpe la met au niveau
des premieres aptes cells de Rousseau.
De. toutes les odes que nous avons de Racine
le filss, notre professeur ne distingue que la belle
Ode sur I'harmotie, qu'il compare aiune non moins
belle ode de Ppmpignan sur la mort de Rousseau.
Dan$ les antres, nen ne lui a par# dit-il soitir
du common.
Apr6s avoir jetti un coup-d'ocil 'sur celles de
quelques auteurs (du cardinal de Bernis,deChainm-
fort, de Gilbert, de Voltaire lui-meme, etc.), oit
I'on ne semarque non plus que quelques strophes
qui Sortent du common, Laharpe arrive t 1'examen
des Discours ets vet de Voltaire, qui sont autant
au-dessus de set odes, qu'il est lui, dans le genre,
du discourse philosophique au-dessus de Pom-r
pignan.
Ces sept discours sont connus de tout le monde,
et c'est une raison pour que le commentaire du
critique n'en soit que plus interessant. Les bons
vers se reticnnent : ceux-ci ont doi se graver dans
l.a m6moire parce qu'A la philosophic de la pens&e
qui fait Iintert du fond, se joint le channel desk


formes daus une expression toujotus vraie, noble,
4igaute et souvrnt, come dit Laharpe, poei
tiqunf sons aucun effort. Voill ce qui disuingue
Vo'taire. Sea vers sont si faciles qu'on ne sonue.
jamais, et les, lisant, au travail qu'ils oni du'
colter at poet&. 11 tient, par ce mr&ite et par
celpi de la clarte, a l'Ncole de Racine et de Boileau.*
Le premier devoir d'un ecrivain, a-t-on dit mille
fois, c'est d'etre clair : i semble que ce devoir,
est aujourd'hui Ie Orlus oublid ; it est du moins
Ie plus n6ligk parmni quelques-uns de nos poites.
S'il les en autcroire, Voltaire, et bien plus encore
son disciple Laharpe, Ont dipoaisi (I) la lang e.
Si cela voulait dire que, dans Laharpe et dans;
Voltaire, la phrase mtrique n'est ni aussi ser-
rme, ni aussi poitiqutaent travaille que dans ces
deux models je conviendrais qu'ils ont raison-
mais en ce cas, pourquoi lorsquils blament uin
exces, tomben -its dans p'excis contraire? ppour-
quoi ne sont-ilas tout simnplemnent revenues a
la poitique de Boilean et de acine, pour sy
telir, et non, ucAnins itis I'ot fait, pour etn-
charir sur vie .-spent atre plus poetss que cesi
poftes qtit' me sembkns I'esue asC: passable-
imeat? poitistr. la klangue! c'est fort beid faiti;
mais il faudrait commencer, par la parler ; il fau-
drait ne pas lobscureir et la rendure inintelliqible
A force de chercler i peindre par I'expression.
Beaucoup de nos vers nodernes ressemblent ai de
logogryphes qu'il faut dicoinpose peniblement, si
Ion en veut trouver le mot. Boitleau Racine et
Voltaire se lisenfit et s'enfendent sans qu'il soit besoin
qu'on se donne taft de mal. La nouvelle poetique
que j'attaque si 1'on n'y prend garde ne former
plus que des lycophrons.
Voltaire, le rivalde Pope dans ces sept discours
s'y montre presque son, igal. Ce jugiment a 'et,
porter avant Laharpe.
Au sujet de ce vers sur lamiti,
Dole d'un cetilrjuste ctpassion du sage, etc.
Laharpe fait cette refexion critique :
6a L'amiti6 n'est'ni uneidole ni une passion et les
i exag6rations sont nial places, sont mnme froides
,a propose d'un sentiment tel que 1'amitie, celuiidd
,, tous qui tent e plus pi is la raison. it
Quant au, vers :
Seul movement d ae ad te su l'cis soiti rmis.
je trouve, avec Laharpe cefte derhiefe expression
un peu hyperboliqut, et, come luii, je pense que
I'excis n'est permit nulle part. La remarque, sct
rigourcuse, mais elle est just.
L'examen des Discours.en vers est terming par une
profession de foi sutr Voltaire qui honore son cri-
tique et, je puis le dire, l'humanitd, en cc qti'elle
prouve que la jitslesse e l'esprit est la consequence
de la droiture du coeur comime en sens contraire,
la fausset6 de Nl'u,.celle de la mauvaise foi de
I'autre : le lecteur me saura gre d avoir mis sons
ses yeux ce morceau tris-remarquable, le voici:
'" Loin de moi, rexemple de ces ditracteurs si
maladroitement hypocrites, qti affictent de mon-
trer de l'aversion pout i'erreur, et qui ne font que
divoiler leur haine naturelle pour le talent et Ia
cdlibrite ; qui regardent comme une inconsequence
d'admirer le talent de Voltaire en detestant son
impiiet, et poussent leiur bi'ise effrontie jusqu'* ne
vouloir pas qu'il ait dti gradd poete, par ce qu'il
n'a pas eti chritien. Its scront demasquis ailleits,
ces pr&endus amis de la religion qu'ils ne con-
naissent pas mieux qu'ils ne la servent, 'puis qu'ils
appellent l'artfice, le scandal et la calommnie
la defense de la lois divine qui les a en horreur,
et qui est'la virit6 par essence. De tels homes
sont plus coupables peut-Etre et, a .coup suir, plus
meprisables que les philosophies qu'ils teignent de
conibattre, et qui tdu morns te se -cachent pas
de hair toujours ce qu'ils n'ont pu et ne pourront
jamais renverser.'"- '
J'ai fait connaltre plar un expose que j'ai tach6
de rendre clair, les articles intiressans que renferme
ce treizieme volume et, par mes iiflexions, 1'esprit
dana lequel ces articles sont composs. 11 ne rest
plus que rajpfn4ia~sdic nron cent pages, form de
fragment qu- parlaur tpeu d'Atendue* ne compor-
tent point une analyse, j'y renvoie Ie lecteur, pour
m'occuper du tomis quatorzieme. LAVA.

(La site i tun prochain numiro).

(2) Mot barbare don on soe jert, et qu'il faut bien que
je rdpete.


AVIS.I
Lep personnel cuiieuses de connaire la niruiiie
qui bat le biW le vanne le cdible et I' reil
arine (i), pourront s'en procurer les dessins, joint
a un tIenmolie explicatif en envq)yariftaijc d
port, au citoyen Lavocat, api:c.iiie cornrnind.n
Ie genie des places tt lgnes de la Laiitrr ,vingt cil
francs; et si elles desirent avoirle modele taisant bil
ses lonctios, I'envoi devra tre de cent quatoze
francs (igalement trancs de port) caisse et ei-
ballage coripris.

o() 'Voyez Ic IinILIi o du 1 6 liht.liior dr iicii.

LIVR E S ,I'VEr ,,V.E
Le Troubadour, poisie occitonique du tS..ij ske
tradtit et public par Favre d'Ohvet, deux vo-
rines 'in-8o.
Prix, pour Paris, 7 francs 5o cent., et 9 francs
franc de port.
A Paris, chez thenrrkhs, libiaire ruede'la Loi
ne. 23t,., et chc4 Renouald rue Saint-AdJre-dis
Arcs.:.
Fibles en vets frainiais, par R. N. Duhoullay,
deux petils volumes in-1a, avec le portrait de
I'auteur. '
A Paris, chezz Levacher. lib aire rte d'i Hiur-e
poix, et cbez Gallaud, hibraire, palais duLTiibr..ar
galeries de Bois.
SNouvelle Biblioihequz des romans dans la'"ielle
on done I'analyse raisonnee des romans ancieis
et enodernes, franrlais, et traduits dans note laugue
avec desarinecdotes, des notices historiques et criti-
ques concernant leurs auteurs ou leurs ouvrages,
ainsique les mceurs, les'ihsaeesdu tennis, les circotis-
tances particulieres et relatives, epfin, les,person-
nages connus .dgui s et dmiblrmatiques; par uae
soci4ic de gens dc leitres. Sixieme aunee.
A Parts, au bureau.. chez. Demonvilie, imprt-
mcurlibraire, rue Christine., n- 'lj et chez Dentu,
imptimncur-librair palais du Tribunat, g.ileieu di
BoIj 11n A o240*

COU ILRS D U C HAN G.
Boursethier .
C A N G S TR A r^ N it,s.

SA ojouts. A qojour.
I Ill I_ -"* '


Amsterdam banco.
--courant.......
Londi es........
Hambourg.
Madrid vales.
- Effectif....
Cadix vafes. ...
-- Effectif....
Lisbonne......
Genes effcti ...
Livourne .. ..
Nap les........
Milan' .......... .
Bile..........
Fraicfort ........
Auguse. ... ..;.
Vienne. .... .
C
Ly on..... ....
arseille......
Bordeaux.......
Montpellier......
GenIve. ........
Anvers..........


56
:4 f. s5 c.
914
ft. c.
14 Ir. 65 c.
fr. c.
14 fr. 55 c._
495 fr-
4 fr. (18 c.
5 ir. 5 c.
81. a. dp.6f.
pair.

e fr. 55 c.
fr. o.
I A N G E S,
pair i 5 j..
pair 10 j.
Sp. as 10 j.
p a iS j.


E F F E T UB I C S.


Cinq p. c. c. jouis. de vend. an i e.
Id.Jouis. de germinal an 12........
Bons de remnboursement.........-
Bons an 7......................
Bons an 8-............ .........
Ordon. pour rescrip. de dom.....
Ordon. pour rachat de rentes.....
Action de la banquet de France....I


54 i
56
24 i. -O f.
189
fr. c .
14 fr.45.
fr, c.
14 fr.40 c.

4 fr.6a c-
5fr. c. '


I p.

a fr.89 c.


I j p.
2 p.

s6o i


53 fr. 75 d.
5i fr. 10 c.
fr. c.
f*. c.
fr. C.
a fr. c.
fr. c.
107a fr. 5o c.


SPE TA CLES. .
7Thitre de l'OpTra. Auj. Semiiamnis sUvI de
TUlmaque. .
Thi4tre du Vaudeville. Auj. unc Reunion de ramille
et Fanchon la vielleuse.
Thidtre d, la Cisl. Auj. la Rupture du 'fri
d'Aix-la-Chapelle et Fanchon touteseule.


L.ibontemort sit fei t i Paris, rue des Poitcvina, o oLe plis tit de '15 (rans pour trois mon eo france pour sitx rois ,at too frhca pour aI'uone ic tiF re. OO ne *Ebonm9 q.9 u
con -eutvi t cm charuc mol. ,
11 taut drsrer la lIstuis. I 'rg.nBt af ift )ffti, franc de port an citoyen AAMiLs p.iprniidaire dee cjo d oitevits, no i8S. oue Iu asffdt, saw R t0rtes dN*',-t j'f A "..i
II faut comprto dreadatns les ncvois le port dao pays oil I'on ne peut tffranchir. Lts jettrca deA diparterne non affranchies, te scrount poilit reitees de la posted.
I1 w' avoitr som, pour tis due lort t c. de charger celle qni rcnicrrntu des lit.r,.
Touit tre qicotrtceroeB tddaction doir tWre adresO tau redatreur. tiue desPoitcv6.nos 'l, depuis tcuf htuirts dii maI tjus~t' citq hers s d ait.' -

A Paris de I'imprivnerie de H. Agasse, pi.pri

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Samedi 16 nivose an 12 de.lai Rpublique ( 7 janvier 804. )


E XTE R I EU R.
A LL L M A GNE.

flambourg,, le 28 deembre (6 nivse. )

Nous recevons de Peteasbourg la npuvelle que
16chancelier del'Empire, M. lecontteAlexandre
de Worz do s dona s cson, tant a cause
de IA faiblesse -de sa sante que de son grand a"e.
tOn ajouie quil se atiwie da. sesl tert.-s, et que sa.
place r ste provisonernientI va.caite. C'ast leaplin'e
Ctriotrinsky qui. dans lintervalle, dirigera le
depatteMnent des affaires etrangeres. -'
I regne ani Kamtichiltka une epidmic sem-
blable la hevie jaune et don't beaucoup
dliabitans de ce pays ont dej'A te' victines. Le
S...,,Ucal:meutL de Russie a pris les measures con-
vcniable pour privetiir les progris de la Contagion.
.. ( Extrait du Publiciste. )

REPUBLIQUE, ITALIENNFE,

Milan le t 8 decembre ( 26frimaire. )
Suit# du pricis des attes du gOuvirnement de 'la
lipublique italiitne depuis tfs cornices de Lyon ,
jsiqu'a ce moment.
An 2 (t 8o3.)
1 4nv.trr. Le grand-juge, par une circulaire du
janviter, adredsse aux tribunaux d'appel d-
ric et interprite les cas oft I'on peut mettre A
,xecuuti6i les articles LXXXI et LXXXII de la loi
du 94 Juillet iboa relative aux recours en cassation
ri riviihion.
7janviasr. Luniversitc de Bologne est organise
parun arr&te de president.- ',
Siojlanvir. Le gland judge lait connahre aux trit
tunauxd'ppcl la iuppiression des tribunatux crlimi-
nel .extrauitinaits et Cle i iblissementt det ribuL
naux undiuaines. .
Is ldnvier.'Par une autle citculaire le grand-
juge falf psrt A' toueis les aut'Ilt(t:s ju>.Iiaires de
1i dietminnti'n prise'pa ie ,c .,'verntitient ; rela-
tite aux coas o la loi autoiise I'.iIsir-;Iaion pour
dlits personnel des tontionnairta publics dsignes
dans lirtile C111 de laI constitution. En vertu de
cette decision le gouverneuent reprend les fonc-
tions conlices au Corps a qui le privenu appartieht,
dans le cas on ce corps qui.,, aux terines de la
constitution devrait remettre 1'accusi aux tribu-
tlaux cotnpe.tCen, ne. ertr. point r'uni.
13 janvitr. Le ministry des finances public des
dispositions- rdgLeientaires Sur les etinnaagasinemens
d grains. /
I8janvier. Reglemens pour la vente Pachat, dt
le transport du sel. '.


'iSjanvier. Le grand j-i, d,' ans ,i11 circubhic
de 'ceti .u, ieclatTe aux autorit6s judiLiaires t0,1-'
pnt'rnttB quc le records en tie vision 'des juAineens
(initrel puvalnt avdir lie1, tin verttiu de la loi du
t-. illu ; da' i l '31 'l a.l ii f .Lt. l uln 9.. -


18 f8ivrier. Creation d'un notaire procureur
dans chaque department et fixation de son ins-
jection..
iS fivrier. Fixation des attributions du ministry
de I'intieneur suivaut un airr&t du vice-president.
3 mars. On attribue aux departemens, pour leurs
depenses d6patternentales., .un denier 'sur les sept
accord= s pour les objets 'resu!tans de la loi du 2-2
Uillet 8o L, :
4 mars. RIcglenimns pov- la.-dcision des questions
clative I'adnimmistratltih publiquc.
4 mars. Le vice .'prisi-lent arr&te qu'au defaut
d'une loi qui ddfimsse e.i Jteistine avec precision,
et par une classification exatte les dipenses qui
doivent etre lIa charge de la nation des depane-
mens et des communes, pouS la reparation et Pen-
tretien des chains des digues, des travaux rela-
tift aux rivieres-, torrens et canaux on observer
les lois rilemens et u-.aies qui etaient en activity
avant la, loi du 9.iv6se a4 9.
so mnirs. Le grjn'-juige, par sa circulaire i toutes
les autoritis judiciidies,. dt'ai-ci, qu'en conformity
de la loi du 22 juillet t8o,, qui fixe a vingt-quatre
heures le ddl p .ur le recours en cassation, en
faveur de ceu I i oni des motifs a faiie valoir,
contie tin jugement ciinjincl ce recours doit tou-
jours avoni son iett, presjirmant que le requirant
se conformera, suiarnt le cas, a tout ce qui est
ordonne par ette loi. '.
17 mars. Le graud-juge fai.t part aux lieuteoans
judiciaires, pts les tnrbutuaux criminals, du tra-
vail u'il a-fait avec le minl'sne de fintdrieur pour
fixer les liitts de la police, quand elle se trouve
en concurrence avec les tribuinjui' ctiminels.
g19 mars. I.e giand-juge faith aussi connaitre aux
autorites et aux administrations conmpctntes les
riglemens relatifs aux objets, qui donneraient lieu
a unu qfuestiii d'admini.jltiriioi, publique.
19 mars. Les CeitddCs-d la nation sur les masses
ou unions de dcbitmi, sc'nn d,.la ..: par le grand-
,j'Qge 6re rduites a I dgalit', d ", '.td' ,,es particu-
Slieres, qu.-.t 1 'leurpatir .rp .%lc.-bFr %I ,'ella j'oui-
tsent nri.inoans du ben'lhr! I,-, l i i't4 septei-.
'bre 1802, quant A la matni'ere 'dbri elles sont ser-
vies, toujouis aI.c l.i reserve dts droits des crean-
ciera, d'une date anidievuoe Ougale.
n avrilH. Les citpyens Cicognata membre du
corps-16gislatif; Teuille, general de brigade; Ma-,
genta prelet del Basso Po; Ceroni, capitaine
U'infanierie, .sqnt pqnis par decret de la con-
,,suite-d'etat, (hacun suivant leur grade et en pro-
'portion de leur tIute. Ceroni etant Pauteur d'un
opuscule sditicux intituld ,: Vers libres, de Timnon
(iinbrs ad Ci gnara ; les deux premiers etant d6-
clares complices du dhlit, et le troisieme, come
auteur d'une,lettre iuapi odeine adresstee A Ceroni,
apres limpr.ession et publication de on ouvrage.
18 avril. Llnstitut national est- port au com-
plet par la "nomninition des urnbres qni man-
quaient, pour atteindic le nonibre de 60 : cette
nomination It-it late par les prerpies, membres
noimies, rt elle est approuvee prr le president
de la iRtpu blique.


S- -. uns ie c.,as ou it y au ,raI.u ,, u-, J ,j 1.
ltcns,,datis lesquels les fortres judiciaires n' au- s9o avrit. Le grand-juge declare de la compe-
.iient pjasit observed, la stntenena d'absolttion tence des tribunaux ordinaires, les causes oh il
doit diclarer que I'accuse non-seulement ne dbit ise tnouve lion auxinter&ts des corporations sup-
point encourir des peines afflictives mais mme priraics pour faits ant&ieurs lear suppression.
ti pas coiupable. i avril. Ti julicaite criminelle dans le d.-
1t janviir. Les.livres et tout ce que.l'on imnime pircment ;du Scrio est mise povisoiime, en
t .assujeits de sagesi t.glecruns ,de censure activity uivarit les riglemeris etablis et les formnes
SConstcs a Li vgdilance d'un magistrate et de ,r&- i iturinaleks qtti avaient lieu. dans les provinces de
'atsnU qu'il dilogue dans les departemens. P -.Lombardie.j
Sijanifbi. On fait toiinaIitreles disposition du 28 avril. On public mi riglemetit satr ., marine
nlverrtemenit'pbuir a consev.'ation des beojS qui eisur la nanvig'atio) latis la hI publiqud francaise ;
piet'rre utilfks au series public. cc' ieglerncnt dii 5 decembre- dernier, est du
2i6 invier. On indique les conditions avec les-. P'l'nesrIrIT et PRIItELa CONSUL.
elltes ton petqecevoeitacesne argent comptant, g mai. Par .dcret de la consulte-d'6tat on ins-
rescnptions et quaittances en pavement des levels ti.ue une lie nati-nalc qui sera cdlebrle ,e prie-
4t dkim0 t dom t n straitt exkimpt, ou en paienrnl; mier dimanche dejuin chaque annie, dans laquelle
.aitaun ou de chances sur la nation, entsur les le gouvernemnent, au nom du people italien rend
nansigni pour complete les 8 millions aliina- 'races a Dieu, exprime sa reconnaissance pour
s 3, a'teres de la 16i d 411 september. 'le PRSiDiINT BOIAPARTE.; distribute des prix aux
6civ'rcr Les ordres sont' donnas aux maitte citoyes qui oni nontrt, le plus de talent; d cerue
'barqusa etmariniers sur le Tesin et sur PAdda, deC dots aux illes de ceux qui ont le mieux merite'
dt fauie co0state le bon tat dte, leurs barques, de la patie, et cliebre des jeux pubhlcs.
dfl d'eier 'Is'friqnuus accident qui arrivaet sur 7 ma. Par arr&n dU e.r,-lj,,c, un ,nmi .I t
Sle e. de conciliation estC i.,l, i ll.; Iit co rnno u de
7 vricr. Creation d'un atditeur des lois pros le Verotie pour-y Icn plh les fo.icitis des deux
mtniltre J0 'nance i iCse autrihuiin u (I ii: tiiiu : preteurs qu y etaln't. aveC les pouvoilS qui li sont
ont d,.:crrinces. ., attribute par laloi du o i ju'illet t18o .
i


r3 mai. Creation par le vice-prisident suivant
son arrn&t de ce jour, de chapelains militaiies,
afin que les citoyens qui, oblssant a la loi de
la conscription militaire ont niarch pour com-
plater les armees de la republique puissent avoir
V'avantage de jouirde tous les secours qu'ils trouvent
dans 1'exercice du culte catholique qui leur est
garanti par la constitution.
13 mai. Le vice-president par un arrete donne
les ordres convenables pour fire rejoindre Ics
conscripts et if etablit a cet efeti un juri de
conscription dans thaque department.
si mai. Le grand juge, dans une circulaire
declare que -dans les causes oii souo inttesks
les masses des creanciers udis et les ob&ers, o,a"
n'a pas besoin de conclusions motives, exceptii
pendantt dans cells o6i se trouvent ci.npliqas
des pupilles des mineurs des vcuves .ics
ftus et aiutres individus sous la protection de
la loi.
5 mait. Par tinne autre circulaire le grand-juge ,
conformniment a la loi du %i- join ueclart, q 'e
les demands en exception pout des individuci
qui pidtendraient appartenir aux tribunaux col-
legiaux, ne sont point du ressort du tribunal de
cassation, et qu'elles ne peiavent point suspendre
la decision de la cause principal.
2o mai. On public la proclamation faite p'ar le
president de la republique contre I'Anglutecec.
29 mati. Par arrtre du grand-juge, les firnae
intcrinales de l'ex-Lombardie sont mises en ac-
tivite dans le d6partement del Reno et on y
etablit des pritures et des magistrats de conuii
liation.
ier juin. Le grand juge par une circulaire
declare que l'article LXXX de la loi du e'. juillet
iSon autorise les tribunaux d'appel ia innullet'
ies pioits, et a ordonner quits soient iecom-
rrTjeiacLs, non-seulement dans lA cas d& nu!lite
mais r ime pout late d o'uibs"iolt dac~les J
procedure.
4 juin. En conformitle le 'arrtie diu l i'ivt a
du 2 praiii.al an it ilevice president ordoua.
qe ceux qui sont cri-,-ierS des ang-lai 1 i i
ont des mrnarriafndies anglaises seaont obligs d10
donnei caution pour leur responsabilitd.
6 Jlda. Le 'pisident declare citoyen d(e la
Republique italienne les ex-vniticnsqti i IArpo.
que du traits de C.ampo-Formio furnt nonunes
par ltij a quelques places; et encore c,:u qui ayant
queque.propriete dans les provinces ex-venitiennes
comprises dans le teniitire de la Republiq'1c, y ont
triani. tleur domicile.
6juin. Fixation par le vice-presidlent de ;)nd;
d'amortissemcnt pour les papers qui repi 'secntaerint
une creance pubhique designs dans la loi it1
3',eptenibre 1802.
03. juin. La perception des droits ce deciaies ct
premices ecclesiastiquCs ainsi qu'll est convenu ,
on faiiant parties des prdbendes paroissiales, ou dui
revenii de quelque bindice, sont nraintenus; ct
tout detbiteur de ces droits peut etre cile devint lea
tribunaux lesqudels noni-,ibstant tout anrit del
lems pricidens d'ivent prononcer leurs juscgrn.l'n
d'apies les lois existantcs en vigueur sur tiere en avril 796.
i6juin. Le grand-june notified aux tribunaux la
decision du gouvernernent, portant suppression dea
tribunaux extraordinaires pour les jugemens a
rendre contre las pcrtubateurs de l'ordre public et
ncontre les .voleurs.
'24 Juin. Le grand-juge par une circulaire au,
lieutenans pres les tribunaux ordonne les s6ancea
publiques des 'tribunaux d'appel pour les delits
contre 1'ordte pubic, pour homicides specials 4
agressions 4 concussions, vols et autres delits quel-
eortques emportint 5 ans de fears ,
\Ir juillet. En vertu des dispositions, de la loi
du as juillet 18oa le ,r.:l-i,.e declare que
les tribunaux d'appel sont utuitoses a rerivoyer lea
parties a un autrejuge do leur dependance, quand
ils auront declare Ia tnulit& des proced6tcs cri,
minelles.
Dui f'decembre ( 4 uivise. )
Son excellence M. Alexandre de Souza et Hols-
tehin. 'imbassadeur de sa mnajste trs -lidelle, est
mort i Rome le lv de ce nois apris une couixe
maladie; il etait age de 5t ans. --
Monseigneur Offil eveqne de Cb'h-r n?-
in partibus. tiniste plenipotentiaire de S. A. S,
1'electeur de Bavierepr&s le saint :i. c: en.]i1%,
cel jours derriers a i tee.


A* io6.


------ ---L- ______~___


(~~i ~
.1
CO


,GAZETTE NATIONAL pu. LE MONITEUR UNIVERSAL.


A dater d ;7 nivose an 8, les Actes dl Gouvernemient et des Autoritds constitutes, contenus dans le MONITEUR SonIIt fr(lis.


_II ~I~I~IC











4 24


REPUBLIQUE LIG URIENNE.

Gbnes le 1 4 novembre ( 2 brumaire.)
L'abb6 Gaspard Odeaigo membre de l'Institut,
ci-devant historiogtaphe de la Republique, vient
de mornir. Ce savant antiquaire jouissait d'une
grande aiputation en Europe..
-Ilparait que lesAnglais, apres avoir faitdouter
pendant quelque teams ,s'ils avaient vraiment 1'in-
sention de bloquer nos ports, mettent maintenant
la plus grande rigueur dans l'execution de ceite
mresure. Ils se sont empards de deux batimens es-
pagnols parts d'ici, l'un pour Barcelonne et l'au-
tre pour Cadix. En consequence, le consul de
S. M. catholique a informed le commerce de notre
place qu'il ne serait plus delivr6 de passport aux
aittmens sous pavilion de sa nation, a moinsqu'ils
at soient sur leur lest.
Du 24 alcetmbre ( 2 nivdst. )

Un accident funeste a port la desolation parmi
lea habitans du Cervo commune situde dant la
riviere du Levant : une des plus belles cotes'et des
mieux cultivoes s'est detachie de la montagne.
Le terrein ramolli par lea pluies ayant cede de
routes parts, cette enorme masse s'est, briste et
a could comee un torrent jusqu'a la mer oa elle
Chest engloutie en grande patic. Les olivirs ,
les vignes les maurs de cloture bouleversis et
entasses les uns sur les autres offrent le plus triste
spectaclede destruction. Plusieursproprietaires don't
quelques-uns fort pauvres out perdu lears pos-
sessions. Les maisons baties sur la cime de la mon-
tagne sonx aujourd'hai come suspendues' au-
desssus du precipice, et menaces d'une chuite
prochaine. Le gouvernement a fait aussi-t6t partir
un isginieur qui doit. aviser' aux moyens do pr&-
venir de nouveaux talheurs.

REPUBLIQUE HELVETIlQUE.

Berne, le 27 dhcembre (5 niv6se.) ~
M. de Crumpipen, ambassadeur d'Autriche, qui
itait arrive le ,3 dans note ville, en eat reparti le
'4 pour se rendre a Fribourg d'oi P'on croit qu'il
reviendra bient6t fixer sa residence a Berne.
En vertu de la loi sur le timbre adopted par,
le grand-conseil, tous lea actes juridiques et peti-
tions devront itre ecits sur paper timbre.Le timbre
giadue eat supprime' mais celuif des gazettes eat
conserve et. le petit-conscil ent -utorisi a 1'6tendre
a, volonte, suivant los circonstances, jusques sur
les gazettes etrangeres. Les ambassadeura-itrangers
cont seuis exceptes de cette nesure.
Le project de loi propose par le petit-conseil
du canton do Zurich, sur le rachat des grande
dimes a &et adopt le Io par le grand-conscil ,
a une majority de 97 voix centre 66. Le 22 il a
aussi adopti,tau project de loi sur le rachat des
censes, a raison de 140 florins ( aiofr.)par muid
de bled.
/
Le petit-conseil d'Arau a pris un arrete relatif
A l'etablissement des rangerss dans le canton
de I'Argovie ; en voici la substance:
Tous les habitans de I'Argovie qui n'o'nt point
de bourgeoisie dans le canton ou qui ne se sont
point 16gitimes come citoyens suisses on francais,
et qui ne peuvent fournir une permission d'y
demeurer -vent &tre expulses du canton d'ici
ii la fin du rmois. Sont exceptis tous les vicillards
des deux sexes au-dessus de soixante ans, ainsi que
les veuves et les orphelins qui out dejA eit toleies
Tlus de trois ans sans upe permission legale; mais
Cs communes qui sont dans ce cas, seront obli-
gees pour punition de n'avoir pas suivi la loi du
24 novemnbre i8oo de fournir I'assistance neces-,
saire A ces strangers retus par elles au mepris
des lois, elles devront, en outre veiller et pour-
voi ace que leoutrs enfans soient entretenus et lievis
come les enlans des bourgeois de la commune.
Ces orphelins devenus grands, ne pourront toute-
lois se marier sans s'&tre auparavant procure line
bourgeoisie. La mnme faveur d'uie prolongation
de domicile sera aussi accordee a tout ttranier
qui par un sejour de dix ans dans une commune ,
s'est en quelque sorte riaturalise et y a acquis
uMe espece do bourgeoisie soit par les biens-.
fonds qu'il y aurait achetis soit en supportant
les charges civiles : cependant il ne poutra aussi
ec mnarier avant de s'tere procure une bourgeoisie.
I1 est accord quatre mois a ceux qui n'ouni 'point
de domicile lixe dansle canton pour acheter une
bourgeoisie ou pour obtenir, ala noyen d'un dep6t
on d un cautionnement, une permission supeicuie
de roster ou pour vider le pays. n
Depuis la mi-novembre les environs d'Au.
bonne e de Gossonay canton de Vaud, offret ai
un 1ihenomeoc assca strange : ce soet des rcnards
enrages, qui s'approchent en pleinjour des habita-
tions et se jettent sur lea hommes ei les bestjaux,
11 n'y a pountart eu tnrcore qu'un setul hemrime |


de mordu. On donne maiuienil. la thasse ices
auinimaux d.'erieut et le conseil 'de santh en a
ddej faith dissequar quelqu6s-uns. On leur a trouvi
les organs do la digestion enilarnmis come
dans tous les aninnaux attaques de la rage ; Vun
d'eux avait les dents noises et cariees. Pour mieux
s'assurer du fait, on a renferme quelques cbiens et
un cochon qui ont t& mordus par ces renards. On
observe la marche de la maladie et l'tat de la
plaic afin de pojuvoir determiner si c'rst l'hy-
drophobie canine qui se manifesto dans lespece
du ienard ; phlioniene don't on n'avait pas encore
vu d'exemple.
Fribourg, 2 4 dictmbre (i niv6se.)

Le discourse sui-vant a eti prononci I l'audience
solennelle du landammann par Mgr. Testa Ferrata,
nonce du saint-siege.
Les chefs destcantons catholiqUes de la Suisse,
et les peuples qui, conmne .cyx, professent la vraie
religion ont donned dans tous les terns des preuves
signalkes de lear devouement et de leur obeissance
envers le saint-sidge. Le aouverain pontife, i son
tour, les a distingues par une affection toute par-
ticuliere ; mille temoignages d'amour et de solli-
citude, mille bienfaits divers ant dicould de la
chair de Saint-Pierre sur eux. Dans ce nombre,
on doit sur-tout computer I'envoi, dans ces cantons,
d'un pr6lat de lacour romaine, entoure de la splen-
deur d'unligat a later, et revktu du pouvoir de pre-
sider aux affaires eccl6siastiques de repandre les
grates et de dispenser les faveurs spirituelles. Pen-
ant plusieurs siecles ,-a la vive satisfaction du
vicaire supreme dc Jesus-Christ et pour la gloire
de la foi orthodox, les peuples 9 oliques de la
Suisse avaient jouii d'un gage d'a ur aussi'pr'-
cicux, lorsque, par suite des vicissitudes don't ce
si&cle a presented tant d'exetnples, lIs s'en virent
tout-a-coup privcs. Cependant ,, pine eledv an
fate des dignites apostoliques, par suite des decrets
impenktrables de Ia Providence, Pie VII s'esit plu
a repandre sea prieres devant la face de Dieu ; it
lui a demands avec gemissemcent et avec larmes ,
et en consideration des rmrites de Jesus-Chiist son
fils le prince des pasteurs, de mnette un term
aux pines aux douleurs, aux angoisses qui
venaient i'assaillir, et semblaient devoir le faire
succomber sous le poids da gouvernement do
1'Eglise universelle. '
n L'abondance ineffable da la b.onti divine ayant
arrache la nacelle de Saint-Pierre A Ia tempOte,
et le pontife remain se sentant press come
autrefois du desir do vecrse sur toutes les parties
du Monde les bienfokl de son aniourf, bienfaits
vivement r&clames ar-les pepipks c icius' par-tout
avec les transports d thjoit la plurvive, it a voulu
aussi envoy er un nonce apostoliquo atipres de ces
stations celebres, rendues, a la tranqui-litd et an
bohheur par les sons du PREMIER CONSUL de France,
I'homime invincible du siecle sur lea lounges
duquel aucune nation dans aucuta teams, ne se
taira. Tout occupies en nous-mnmes des mnoyens de
servir le saint-siege apqstolique, soit en partageant
les soins de 'os colleges, les pridats de la cour
de Rome, soit en nous vouant au gouvernement
de la province ecclesiasiique, qui nous a et6
confine il y a pres de vingt ans nos pensees,
mos projects talentt diriges vets ce but, lorsque la
nouvelle de notre nomination a la nonciature en
Suisse est venue nous surprendre. Appelles par unc
disposition de la clinimnce divine a ce minister
honorable et pcniblo, A-la-lois ef sur-tout infini-
iment au-dessus de notre faible meriie Dous avons
revele, dans la simplicity de notre coeur", au Dieuc
devant qui tout -est dconvert, nos justes appr6&
tensions ; nous avons conjure par nos supplica-
tions ardentes, nos larmes, nosj fines et les autres
ceuvres de la pieth ce dispensateur supreme de
tons les biens de. faire reposer sur nous son esprit,
de sagesse et d'intelligence, son. esprit de'conseil
et de force, son esprit de sciense.et de pikec. Forts
de son 'appui, le coeur rempli do courage et doe
zele, nous avons entrt'pils nfotie voyage ; Ia pro-
tection divine 'nous a' gaiantis do rout 'accident.i
Nous sorpmes entris stir le sol de la Suisse, 'et dets
ce moment, chaque pas que nious 'aisons, nousv
a montre do nouvelles preuves de la-pidte atdente!
ie ce people., .de sa vdniation ct.de son devoue-
.ment pour le saint-siege. Les citoyens accouraient
de le us demeures, Ics.patmns quittaient leurs mson-.
iagnes et l'agriculteur sonchamp, epoutr sc'endrc
sur notre passage. La joie etait peinte sur tons les6
vis.4e- lea acinammtions I'fevaient de toute patt,
rpar-tout'on nous trendait Ai,'eovi des.h mm-l rnaes ,
afiinr honorer dans note hutibloe petsonne -! vi-'
caire de Jus-Christ. -
Les ,utotiius de Ltcerne clis runime, rcuniti'I
,aux chefs les plus (listiuucds dc 'eglisc sont venues,
selon l'usago, not's rec(cv.,ir I'extreniLte du- lac,
et, depuis notre arrive au mlicu 'd'ellcs, nou1
n avons cess6 d'en recevoii chiaque j6tu1 lea prehves
les plus tutu l)mnteio di: cunidier.iiou at d'egards.
Nos dignes predecosseurs -avaient reou :le mno"
accueil et joui des ihien'es avaw ies; cost done A
just titre qu'ils so lont ua si grand plaisir de cele-
brer dans lours discours la pl t.,des p,.uttutj suisses,
I' la severite dci noceurs des'*ecclcsasutiques, la devo-


tion et le zele avec lesquels ils s'acquittent d, le,?
saint minister. Le ternoignage de nos yeux vierit
pleinoment confirmer le leuar : mais nous y joignoAs
encore la persuasion bien fondue que c'est a vou
illustre landammann, A votre solicitude, a votre
zele, que les cantons catholiques doivent attribuer
les biens don't is jouissent. Telle eat aussi l'opinion
que le souverain pontife a concue de vous ,et qu'il
a daigne nous manifester au mordent de notre dc-
part. Mais come la grandeur de votre ame et
I'ardeur de vote zele rehgieux ne cpnnaissent pas I
de lihiites, vous avez bien voulu encore nous fair
rendre ici tous lks honneurA qu'un nonce de la court
de Rome devait attendre. tous ceux que les catho.
liques de la Suisse pouvalent desirer pour lui. C'est
donor un jour de bonheur et de joie que c'elui oh
nous pouvons vous adresser ce discourse, home.
a janais recommandable par vos vertus, hommne
qui avez bien mrrit- dol 'Eglise catholique! Fonrt
de notre mandate apostolique, et coafians dans Ies
efforts que vous ferez pour conserver intact en ilel-
vlie le dipot de la vraie foi, nous nous livrons
S1'espirance certain que ni vous, ni lea autres
autoritis du pays ne changerez rien aux sages
riglemens adopts dans les cantons catholiques,
touchant le culte divin, et les wuinistres des autels
tout ce qui pent turner i I'avantage de l'Etat
deviendra 1'objet de',leurs soins les plus assidus
pnisqu'avant tout its desirent de voir bhereux les
gouvernemens et les peoples. Mais il est terns
,de finir; nous desirons cependant illustre lan-
dammann, vous laisser bien codiraincu que ricn
ne pourra nous ktre plus doux ,. plus conform A
nos vceux, que de travailler avec votre appui Cet
celui des autorites qui vous sont adjointes, a la
gloire et a la splendeur de la foi c4tholique. C'est
pour pouvoir le faire que nous vous presentons
ici les lettres de creances don't nous somrmes charge,
de la part du souveiain pontife notre maitre.i

Rfionse de M. d'Affry.
Mgr. I'archev.que de Berithe, it m'est dificile,
sans doute de reponldre dignement aux timiOv
gnages flatteurs de i'estime don't S. S. daigne m'ho.
iorer ; je mirite peu l'opinion favorable qu'clle
veut bien m'accorder. Si cependant je postede
quelques qualitis; c'est mon profound respectpour
la religion, et mon amour sans bones pout (tl0d
pays. La Suisse monseigneur, est depuis long-
tems divisee d'opinions religielses; ce fut l'ovrage
du teams; mais elle ne F'et nullement dans son,
admiration pour le prince que la Providence a place
sur Ie tone pontifical, et' pour rhomme que Ia
religion a assis sur la chair de S. Pierre. Je supplih
votre grandeur d'etre mon organe aupris du sainv
peye, de lui offrir I'hommage de mon respect, de
lui demander la continuation de sa.bienveillance
pour moi et de m'obteuir sa sainte protection.
Je suis tres-heureux monseigneur que S. S. ait
choisi un prelat tel que vous pour la nonciature
en Suisse; ce choix est un bienfait que je 8ail
apprecier. ,,

A N G L E T ERR E.

Edimbourg, le 18 novembre.

P 0 IC L A M AT Io 0N.
Par ordre de sa grace, Henri duc de Buccleiuh,
etc. etc.' .
Attend qu'il est d'une haute iniportance que
,des measures soient prises pour iloigner de la core,
on ditruire tous lot objets,qui pourraient etre UtiWs
A 1'ennemi ; et afin que les dispositions qui serQti
fates a cet effect, soient g4niralement connues t
comprises et que personnel ne puisse afllguar soi
ignorance on akit connaitre par ces prestwtesqua
de ,aignaux, pour donner alarme a ce coMCid,
sont &tablis au chatean dEdimobborg., ,.1

Division di I'Est. division dc L'Oul..
I. ,Braid Hill. -
.' Roman camp,' Sou- Co0sto1phine Hil.
-*thridt Hill. C t. o ,, ... ,

SA cheque statiqron,,'l,, ,air trois ,signamudif-
ifrens pour le jour,., Cit deux ,gnaul fctt
tpouir la nuit pour en laire usage, quaprl ei
circonstances l'exigetont.
-.. Intite iodns giniralfS *'
,.Tous eux qu occuperont .des zoTpline t des
[ours d*ana 1i conte, seront pr&ts a empo"r 01
a dtruire les meules, ,de. mqulin, et ai demnd.
les fours de ,qu'ils cn recevroit lordc do
depute lieutenant du district, ou de l'10,
qui y commando. ,

Londres, it I dcmbre (9 fraira'f "I
( Extrait du Sun ier drcembre x8'3.)

Cent mille matllols ont cI> votes hider., dm,
clhambre de, communes, pour le (erSv.ICdC l M |


___1___*_____1_11____II












- M. Addington a fait la motion de passer un
bill pour coatintier iA uspeasion des paiemens en
especes A la batque.- ;
-.M.Yopke aannonc. qu'il ferait vendredi la tmo-,
tiom di passer un bill pour continue la suspension
de l'acte d'habas corpus, a Ieffet de mettre un
terme A la rebellion dirlande.
IRLANDFI. 7- Correspondance particuliere,

Dwyer,ce fameux rebelle qui avait 6t6 mis hors l'
loi, etqui avait tcbhppe pendant six ans A la justice ,
vient enfio de se liver lui-mcme A la rtierci du
goavernenent. II s'est rendu itercredi dernier au
c p.taine Hume dans le count de Wicklow.
Le gouvdrnement a offert une recompense de
5oo liv. st. pour l'arresiation deJames Corcoran,
cet autre general rebelle mis hors la loi.
-On nande de Cashel et de Fithard qu'on
est ennu A force ouverte dans beaucoup de maisons
dans les environs, et qu'on y a enleve des atmes,
-Unetempete furieuse meldede pluie, a com-
nenc mercredi soir et a durdbhier toute la journ6e.
Les navires qui sont dans notre port ont beaucoup
souffert. Un batiment de Dunbarton a et6 jet6 sur le
banc de sable, appelekSouth--Bull et il a peri corps
et biens. Un autre navire de Cork a aussi echoune,
miais 1'equipage a eti sauve. Lors des derniers coups
de vent, 1'escadre sous les ordres du capttaine Co-
thrane, a eti force de rentrer a Bcerhaven.
Le corps royal du ginie va Otre augmqnte
sur-le-champ.
Sir Joseph Banks est dangereusement malade.


IN-T E R I


E U R.


Boulogne 'le 14 nivoet. .
Unconvoi de cent voiles-, parties de la flotille de
uerre et parties de la flotille de transport, a double,
i l, le cap Giinez, avec tin vent oli frais, nord-
tet; et, smalgr "la croisiere anglaise., est entrC a
Boulogne. D4x seuls petits bateaux traineurs de
Ia flotlle de transport, et un bateau canonnier,
mente par di lsoldits, ont 6td pris par la croisiere
aigiaise. Ce bateau canonnier s'est battu depais
dik heures du soir jusqu'a minuit. 11 avai ete i
affalle par les courans.
Le bitiament anglais a it" considerablement
tndonmmna et a eu sept homes tues. La moitii
du minontd que pottait leI bateau, ayant vu une
itconde corvette ariglaise qui arrivait, a'est sauve
danls ton cannot.

Aix-la-Chapelle le 8 nivsCe.
L'assassin Schoeffer a iti execute hier, '-trois
heures de raprds midt, au milieu d'une foul
immense accourue de toutes les 'communes voi-
sines pour Ic voir. En sortant do prison il a de-
mand6 du vin, et en a bu une demi-bouteille. I
.L'effetde cette liqueur a kte de P'chauffer mais
non de lui donna du courage. II avait Fair fort
abattu. Son visage etait penche et son corps
pataissait inanim6. Arrive prts de l'Uchafau d il,
Sest retourne vers-les spectateurs et a fait l'aveu
de (son crime, on a demanded pardon a Dieu,
Ihx h0onmes et aux juges qu'll a voulwu tromper
par de fausses declarations ; it a invite les peres
et metes a veiller str lears enGins, et a fini par
dickier hu'iIl tmoirait calholique.

Hdvre, It 12 nivose.

Jamiais la piclie' du lharnt nrei fut plus conside-
nrule qt'aujourd'hui. On doit cet avantage au vent
ldunord!, qui a- souffle rout-a-coup-, et a dloigh6
les dchiefs de mer ennemis mtitels des harengs.
Cinquante bateaux sount encore occupies a pecher
eit cet Ipsant dans aI rade,ct plusiieurssontrentes
tliement charges, qua'ils out ete forces dejeter,une
partie de pr pe Ai La IT mel, quAoiqu'tcl' fAt fort.
4tin']iajc. Un etcia autri, 1, t dkcltie en,avqir
Jr;ic 'envicu, .txSs0o. .. .


*I; eis i *5 inv'Ite.


Le PRtMiER CONSUL est de retour a Paris. IIeCSt
atrivi aujourd'hui A sept cheures du sair. ,


SM I NI TE I E DE, LA M A I .-
Xstrait -tie 'lttrs' i c'its, lrs l i' I citoyeh Epbon ,
-eaaine .eftigatdtL,. t par-- citoysna Louvl,
Iout-commissaitt de marine.
Le 9 niv6se, a dixnhlieutes du martin une corvette
anglais&, aihou e ur V'ile de Ch0scy,' tot appcu ue
de Granville.
Le citoyen Louvel, sods-commnissaire do marine,
sC toncerta aussit6t ave le citoyen Epron, capi-


Iti-i de fiC,
batituncrit.


suc les moyens d'enever ce


Des imarins des troupes de la garnison des
employee des douanti Ilurent reunis en un instant;
uhais la mer avait djAt beaucoup perdu et on
ine put taire sortir que quatre bateaux qui por-
taiesit quarante hommnes de toutes aimes.
A deux heures ce petit d6tachement, com-
mande par le capitaine Epron, qui dtait accom-
pagues 'oe I'aide-de-canp du general Vaufreland ,
cotimlandant a Granville avait debarque sur File
de Chotey. '
Une peniche anglaise s'avanca pour attaquer les
bateaux tranriais, mais apies utre fusillade ties-vive,
tous les Angiais qui la montaient furent laits pri-
sonniers au nombie de trente-quatte, et amenes
a Granville sans qu'aucun Francais ait recu la
plus legere blessuie. Deux marines de Cancale,
retetnus prisonniers' sur la corvette arnglaise out
et4 ramenes dans le port.
Le lieutenant anglais. Abel WXVantiner Thomas,
comimandarIt ia coivette at ensuine la jrtiche,-
a eu Ia joue traverse par .ue b'alle.;
La corvette ichoude tait le Grappier, arnmie
de to caronade de 18 et de deuk catbioa de 12.
Etant entiercnient difonc&e, et nt 'pouvant etre
relevie, le capitaint Epron y a. rsls le ieun, at a.
fait sauter avant de xevenir A Granville.



CORPS-LEGISLAT:rF.-

SESSION DE L'A.N XIII

S EA N C E D U I5 N I V6"S E.

LE ministry de l'intenrur, prec&d de deux
messagers d'Etat, de quatre hunsrersidu Gotver-
oement et d'une escorte de la garden consulaire,
s est iendu a mnidi precis dans le local des seances
du corps-]egislatif. .11 a fait notifier aux menibres
de cette autorite que la salle de leurs seances etait
ptte it les recevoir et lorsquils ont eu pris place,
ii leur a adresse la parole en ces terms:
Citoyens lgishateurs,
Quelques mois sont A peine ceaulks depuis votre
separation et vous ites appelles de nouveau A
reprendie l'exercice des augustes functions que
la constitution vous a, delpguees.
Cette session du corps.legislatif va itre mtrquie
par' de nouveaux bientaits pour le people ; le
Gouvernement, aui a mafii dani la Iasl uation cetne
suite de lois salutaires et protect ices q 4<'ablissent
et conpacrent ia liberty des persointies TL bases des
transactios s, la. garantie des proprietis', va les
soumettre a vote sgessc. ,
Vous ne verrez pa .sans admitntion que le
Gouvenemenict, au m:lieuj des prep.arJtiis armmenses
qu'entraine la guerre n'a pas ajourn unie seule
dipense utile, n'a pas suspendu une seule etitre-
prise commence ri'a 'pas ecarte 'idne seule idWe
d'amelioration. II a stu allier, par son g nie oetsa
privoyanco., tous les bienfaiis de Ia paix, aux
sons important. de la. guerre.
On ne voit.sur aucun point de la- Hpublique
ces sourdes agitations qui annonicht des craintes
ou presagent des revers ; on n'ntend nulle. part
ces discussions orageuses qui cari'etrise t la mi&-
fiance ou. cachent des projects sinistres 1:' tout est
calmne autour de nousitout est heurcux itout est
tranquille. ., i
Uine jeunesse cour.Ygol.sese se r 'ne nvec 'ardeur
so6s les drapeaux dc 1j patrne; i'ati',i:'tcur le
cowlimerant ,- lc fabric'aht se present aubur du,
"Gou'vernernent Potd, lIil offrir leuss 0iois.ons leur
or eur ploduit ; et le Peuple franri:ais, hTier de'
spn GouveriemndiPt .conihant'dans'ses rioyeni,
'heureux par ses i)lasituioins, n'expime nauj'ourd bui
Iu tin inimeit ON AMl lU' L iEAU-
GUSTE" DE L'EAAT: ... ,'" LI" C" -,'
,ibre decraint.es dagitation ,J d'inqaicrudo, le
People raaraisias. .Teppse. stur Jul dut soin do 'es:
desth'n .cs. I, i .. .... 1'-
Se'vais inlkrmr i.le 'Gouvcrnenienir de la C 4qpse
de vos sc.inces..
Apisce diicous, 'le mnituit e s'est retirid et Ic'
corps-legitlatif s'est constitute provisoirement sous
la. presileqccdu doy en d'eage;, I cdioye, Chatry-
Latosse. Les citoyens Borde Sapery., Lesperut,1ci
DuhaAiael reDplistnt lcs functions do secrerjis.
Lest mrenibrer-nouvellement dlus sent-appelk -
successivement, eti ont la promesse d'etre fideles
ia cOtititution. '
Le corps l6gislatif artete ensuite qu'il seta dressed
uU message au Gouvirncinentpbur Vnatotuici de a
tiornation provisoi,.
La seance est level.


T R I 1 N


A 4


Prsidejtce de Carion-Nizas..

i tANCE DU l 5 NIVOSE.
La seance s'ouvre A midi par la lecture du pioces-
verbal de la derriere stance ; la r6daction en vct
adoptee. I'
Le tribunal se forme en comite secret, et in-
dique sa premiere seance au 18.
Les spectateurs se retirent


THEIR ATRE FR A NQ A .
Ce n'est point
Du partexre cu tumult au parterre atteulif,
qu'en a appeal Ile cioyen Duval auteur de Shakes-
pear amoureux piece dounde'sans succ6s il y a
peau de jours, repr6sentle hier pour la second
fois, et unanimement applaudie : c'est h sa raisoil,
a son experience des efets de la scene, A son pro-'
pre talent enfin que cet auteur en a appeld pour-
rectilier dans son ouvrage ce qoi avait pu lui
nuire ; pour elaguer quel'ques details qui tenaient-
plus de ,la dc!'amation qu'i!s 'appartenaient A
'action ; pour laire ressortir enfin les traits prin-
cipaux, en les debarrassant ('un entourage inu-.
tile inconivdnant peut-ktre, et de discussions hours
de place.
L'auteur de la piece nouvelle a peint Shakespear
amoureux; it erit pu le pcindre encourag-ant un
jeune rival poete tragique et faisant a son egard
ce que notre Moliere fit pour Pacine il cut encore
pu le peindit noble et gdenreux dans sa etLraite
visitant ia veuve d'un ami, et la for ant d'accepter
ui don coiasiJerable : pcut-etre's'il avait cherchI
a representer, dans le perionnage minie de Sha-
kespear, ce melanle de s~blihme et de trivialitic
de grandeur et de ouffoncrie, d'exagdration ct de
natural qui caracterisent ses ouviages ,. notre
auteur eft-il offeit A la scene un caractere neuft
unais la dclicatesse francaise en cut sans doute
etd blesse.
Quoi qu'il en soit, le citoyen Duval 's'est'boini
a nous representer Shakespear poate ;'com6dien,
amoureux et jaloux : it a mis"'A la scene cette
venture du tragique anglais, quii divancan dans
tn rendez-vous arnoureux un lord qui devait
s'y presenter avec le mot d'ordre Richard 111'
lui, cria par la lendtre que Richard III pouvait
s'eloigner, 'que Guillaume occupait sa place.
C Gette avantute galante n'eut pas t. traitee sur
notre scene sans une extreme difficultY. L'auteur
a senti quel deueii it avait i eviter il a donn6"
a l'actrice dotit Shakespear est 6ptis les traits
sous lesquels on nous d6peint les anglaises; ceudx
d.'ue; beauty rdguliere. sur le cceur de laquelle
les -passsionis viorentes ount peud'empire. De cetle
conception, il eat result que la jalotiiie de Sha-
kepdar est peau motivee, que le personnage de
Clarence n'offre pas unicaractere assez prononce
1por Ila scene-, et qu'il nerLgne pus canus Iou-
vrage en gen(t .il un intertasssez pressarit en faveur
du poeie.
Aussi a-t-on moins remarqu' le, talent; avec
lequel iPuteur a trac6 le .Idle pgiin)l.:1, l'energie
qu'il lii a doniuie et la chaleur qu'il pr'te' 'ses
discourse que I'art avec lequel it a nic-nipe uttn
scene charmante oi ,lai june actrice..'yoy'jnt, le
porte se livrer a ses tr~~portta.jlOiux', croitqu'l1
compose. qu'll rpete .deviiit ele une scene
dO etlo, t applaudit de la m ui:loi'_ 0 foi di
monae a 1'exaltation; de sse discount au dsord re
de ses gestes, A. la fur.eur.iqa#i anirme ses regards.
Cettce scene eat d'un yjra cqtoique. JEile se- at-
tihe A des details inimemssn s quj,~q ufiraietn,-.pour
dSrtnie la. citliquk en laveut d'unPouviage,,qua
1at moans precente par ipn auteur come unc
coimcdie, ,que, come. une, anecdote destitesi1
stiyjr qn qqueliue sortc ddccdre ais p6trait d'&p
horn e c4T jljc. C o' -X ,I,- -- ,, ,.
Taliea en parassIant danstI 1, 1e c phakcper
a etsi vivement applaud, qtic'r n 'p -
cher de reconnaitre dans cette marque de benveii-
lanCe' dI p'bl.ib', tin sight- krt.lit 'do' tiaenir'que
P'on coisert've-des iscc-cf dAe ter' atteii di'ds-lids
roles d'Othcleto; 'd Macfabthiet ljMai|ti',tE masters
appladisseneons i .nti reokiubIt* ,,ir 'oton "i,' pit
observer i'art avec leqicli TAIIan'.a a lt i4sertdu tlot
faujilki. de la c.,InCe Iaion, 1, l'levtjon de celiu
du poete qi 8s'entfl4mQe ,'lc,' Iacteurqui dclkagiq,
t pl eitoi. de i. -lItIi qli in .r' Or t'.ule df',.-
teurpour cxpiliie"iUn ,1i-.tii, vi,.>lrI, c tm jalous
furie se :-on-a-dit av'er petud4e-fonlrrement-, quIcTain a
avait fait dimns (! tic un essai de sorj talent
dani le genie .>nmiqie. u Lonl-eii;' a i pa l

pari'tsa ; il et .ii at-altur sed t doltv e or, Hstoedie ,
mais i est J: la na-iure dui ts-il ii. aen i-.-arnd com-i
dien, dc ne connauae aucun x6le qui lu, soit etran-


. a I-


- I


. .......









426


ger, a moins qu'un obstacle physique ne s'yoppose
foitrellement. Shakespear ne jouait bien, dit-on ,
que Ie spectre d'Hamlet; Garrick fut plus habile ,
il jouait superieurement tout ce que le thettre de
sonl teams lui ofriait de r6les dans tous les genres.
C'est pour nous une occasion nouvelle de rappro-
cher son noma de celui de Talma..
Madame Talma remplit le rble de ractrice Clax
rence dans le veritable esprit de I'auteur ; ses
traits out de la candeur, son iuaintien, de la d-
cence son organe, de la douccur et du charge ;
Snous croyons mrnme que ces dons natures 'emi-
pruntent un effect nouveau de Ia situation ou hel
st place et du costume que le lieu de la scene
xige. ,
A la second representation Vauteur a itc
demnandE de toutes parts et nommi au bruit des
applaudissemenrs. S....

LIB R A IRI E.
(Envres comnplets de J. s j. Rousssau, edition im-
priniee par Didot aina, au Palais national des
sciences et des arts, en zo volumnit in-80 sur
paper velin supedfin et orpis d'un portrait de
Rousseau grave par Saint-Aubia.
Les 2o volumes cartennis et itiquetes, s4o fr.
II reste encore quclques exemplaires do mnime
ouvrage edition des souscIaptcurs. tree a ioo
exemplaircs seulemnent sur grand-raisin superfine
velin en 25 vol. grand in-t8 h laquelle le citoyen
Didot a apporte des soins tout particuliers.
Les %5 volumes, ornis du portrait de Rousseau ,
tartonnes 400 fr.' -
Les exemplaires de cette edition aont tous
numerotes.
A Paris chez Deterville, libraire rue du Battoir,
n i6, press cell de IEperon.
Cette -dition, faite stir 'les manuscrits de
Ji-j. Rousseau est 1a seule complete. Elle est
Jlune execution aussi elegante que aoignee et
tres-cortecte. Elltedoit seivir de type a celles que
Ion donnera dans la suite. C'est dans cette vue,
disent les dditeurs de cc magnifique ouvrage,
que no us navons epargne ni recherches ,ni
soins ni depenses pour rendre cette edition pre-
cieuse aux aens de lettres, par 1'extrime purete du
texte, alter pendant trop loug-tems.
Le Contract social, et le Discours sur l'ori ne dt
h'inigdliti parmi les hommies ont etd imprimes sur
un exenplaire corrige de la main de I'auteur et
donni par lui au citoyen Romilly.
Pour les Considirations sur le gouvertntent de
Pologne, Pon asuivi le pr&ieux manuscrit du come
de Mirabea.u, dans lequel il existe plusieurs mor-
ceaux inmdits que le publicjugera sans douto dignes
de Il'auteur du Conti at social.
L'Emile a et6 collationni avec le plus grand soin
sur deux manuscrits antographes, entrautres sur
celui qui a servi a la premiere editionr de cet im-
mortel ouvrage. L'on a r6tabli divers passages vi-
sibierent alt-ers ou tout-i-fait supprimes, pour
lesquels on avait exige des cartons qu'on rematque
d.ans des exenplaires de cette meme edition, et don't
Fauteur se plaint avec tant d'anmertume daina ses
C6dnfssibmis.
tLetxle de la Nouvetle Hilise, a itc aussi colla-
tioune sur deux manuscrits.
Gelui des Confessions a 6et retabli dans toute
ai pua et' d aprcs le manilscrit que Rousseau avait
ieqvelopp6 et cachete pour n'etreouvertqu'en 80o1,
imis que sa vbuvevint offrir d&s 1793 A la con-
ventioi national. On y remarquera plusieurs
nidrceaux asset oiisid4rables, qui avaient et&
suppriimes parks editeti'de Londres et dec GcnIve,
A. qui JeanJacques a enavait confine des copies :, on
'y lira tout au I'ong les noms des personucs done
parle'l'auter ,' er'que les memds edieurs n'avaient
.ind;qui- que par'abreviations; et lowa trouvera ao
e'mmefienceetitet n tts eialfhabibtiqut dej inaicres
qui servira de filyour se i.,ppeller avcc fa(iliit les
epoqucs Ct le ts AFts quelguetois bizartes de la vie
ilictdaite et priv'k'ui' 4ei plua elo'quens'ecrivains
lu deineir 'ctle. '
Attx f.(tes de 1:ijfoj tagne,. 'Oni a ajnu"t il
is'an ide,Prre ode Ala Mfntgne; Plusicurs. mor-
tca,4iS inddEi.sotn ajo4Utei. t volume du '1hiare
e toncs leos pie;es e ttouvent places 4ans leu
o(lde chlonplogi'lUe : ) ; ) ) .... 1 1, .
Daj)les vblutIns de A1lhiql,, on' ruv6rit san
,doute ave,'cplisir '(lutitirs pieces iadopftcs par le
twotOe fiat(iO i t, et quit pirtherit JiAC I ptrc
i, *" '*'- 2,3 -: *'f,. 1& "l'"- "


miere fois d'aprhs les manuscrits de Rousseau. LO'
vingt-neuf planches qui ornent res volumes out
6d r&duites i la plume par Ch. Baron I'un des
plus habiles artistes ecrvainrs de nos jours et
graves par Richomme avec une perfection incon-
nue jusqu ici.
La Correspondence a &t6 augmented de lettres sur
education tes sciences et les ats eciites par 1 au-
tcur a divers savans et at Mme de Crequi. E le a et
mise pour Ia premiere fois par ordre de dates et
I'on y a joint une table des matieres pour trouver
i volonti ce qu'elle penutrenfermer de plus piquant.
On vera encore, danscette edition plusieurslettres
inedites; une refutation du livrp de I'sspiit, par
Helvctius, des pieces de posies, etc. etc.
(Note des iditeurs. )

LIVES DIV ERS.


Abrigi de .IHistoire gemirale des voyages faits en
Europe contenant ce qu'il y a de plus remar-
quale de plu,.utile et de mieux aivfr dans
les pays o' Ils voyagours ont p6netre; les rceurs
des habiran's, la religion les usages arts et
sciences commerce manufactures; par le con-
tinuateur de l'Abrg le de 1Histoire general des
voyages faith par Labarpe (i).
L'histoire gen&rale des voyages est revenue,
depuis une cinquantaine d'annies sur-tout un
course d'itude universelle, approprid i toutes les
nations, renfermant tous les enseignemens neces-
saires ai une veritable education et d'autant plus
instructif que .l plaisir se trouve sans cesse A c6te
de la leqon. Le geographey trouve un precis complete
de toutesles parties de la science qu'il cultive ; le
politique, un tableau exact des differentes puissances
du globe, et des rapports qui les lieut; le voya-
geur un .manuel qui est pour lui le guide le
plus suir dans toutes les parties de la tevie come
I'eiudiant, -fhomme de lettres et l'homme du
monde, 'les-ilmens d'une science don't ils ne
sauraient sce passer. Enfin, le pere et la mere y
trouveront tout ce qui.peut instruire agreable-
ment leurs enfans d'une multitude de choses
qa'ils n'apprendraient aillcers que dificillement et
avec degoti.
Qaant a la fotme de l'abrege don't il s'agit ici,
on n'a rien chang ai la menthode ordinaire t es vo-
lumes pr'cedens. On a cru qiil eta utite de
ranger sous troiis classes les voyages en Europe:'
les voyages au- Nord ceux au Centre et ceux
ati Midi.
Les voyages au Nordparaissent et comprennent
la Russie, la Pologne', la Suede, le Danemnarck ,
la Norw'.gc. 'Is!ande, les iles de la Grande-Bre-
tagne .et la Suisse faisant parties du Centre.
Ceux di centre renfermerolit la Hollande. la
France, I'Allpmagne et la Hongrie.
Ceux du Midi front connaitre IEspagne, le
Portugal, 1'ltalie es le s de la Mediterranee et la
Turquie d'Europe.
Cette division natirellc donnera lieu i trois
livraisons, don't la premiere parait; la second
eat sous presse et ne tardera pas a paraitre ; et
la troisieme paraitra daus le courant de floral
prochain.
Elemeni dt t oographic ou Histoire des Animanx
comsid&ers relativement au degnr d'6tendue des
regions que chaque espece occupe sur la surface
du globe, ouvrage destiny a instruction de la
jeunesse par L. F. Jauffret, i vol. in-l8.
Prix, 3 fr. our Paris., et 4 fr. pour les depar-
emenis franc de port.
A Paris chez Demnoraine, imprimeur-libraire,
rue du Pelit-Pont, no 97.
Lqbut de.pet ouvrage eat de donner aux jeunes
gens des notions exactes sur Ihabitation des divers
animapx; de leur fire aimer, par ce rtoyen ,
I'histoire naturelle et la g ographie, en ne sdpa-
rant point ces deux sciences, en lIs embellissant
I'une par iautre. L'auteur don't le nom rappellec
plus d'ar, oup ,ge consacr, a I'instruction de la
jeunesse, a, davisc cclmuici ena diflirentes parties.
il rait' d'abord de I home, et de la faculty
qu'il a au plus haut degrd de supporter tout les
Sciman... 4,fdeorit ensiuite les quadrupedes univer-
sellenerit rpinridus; ceu qui occupent one grande
portion tant de l'ancien que du nouveau Con,
tinent ; ceax qui occupeni seulement de vastes
pb6tions de I'ancien Continent ; enfin ceux qui
ne sont attaches qu'i des portions t ts-rcsserrees
,ant dTe 'ancieh que, du nouveau Monde.
S (ty:loiaz t iv61un' s .ia-8* orni, de figures et avee atlas
$ iin*4*'. Prix t7 fraan es. ,,' .. A.
Pri. ,. chez Moutardier, quai: dit Augustina, n* 98.


t
2



(
t
t
1
l
1
1


(E','rr diverse d' EvariA e- Parny nouvelle d.
ion corrigee et consid&rablerment augTente.
vol. in-,2 avec le portrait de I'auteur.
A Paris chez D)ebray libraire place du
Museum no 9.
( Cette edition sera dans un prochain hvmro
I'objet d'un article littcraire. )
Ve Pariseum ou Tableau de Paris en Ian 12 (1804),
ouvrage indispensable pour connaitre en pen da
emns ce quil y a de cutieux ; antiquities Edifices
musees cabinets, manufactures, spectacles, avec
es noms et les addresses des artistes et des littu.
rateurs la notice des ouvrages public sur Paris,
les postes les monnaies les lieux memorabl.s,
'indication des rues, et un panorama qui offre au
premier coup-d'c il la position et la destination des
objets les plus intdressans ; parJ. Fr. C. Blainvil-
laire, orleanais.
Prix, 2 fr. 40 cent. et 3,fr. franc de port.
A Paris, chez Henrichs, libraire, rue de laLoi,
I'anidenne librairie de Dupont.
AVI S.
Le cabinet de renseignemens ouvert a tous
les citoyeus pour taciliter la recherche des actes,
et papers de families relatifs aux preuves de
parents dana les successions ab intestat, presentes
ou ftiures paternelles ou maternelles, dvolues
par le nouveau Code civil aux collatraux jis-
qu'au i oe degrd, vient d'etre augment et tbr 't
plus de 5oo.ooo articles. '
Les families qui font des recherches peuvent
s'adretser, (.par lettres afiranchies) au cit. Fabre
ancien jurisconsulte rue Saiht-Andre-des-Arcs
no 35 ; ou les lundis et mercredis matin joult
d'ouverture du cabinet. Le prospectus se trouve
chez le porter.

COU R D U H A N E.
Bourse d'hier.
C H A N GU s RTiANG o RS. G
SA3ojours. A gojours.
Amsterdam ba Lco. 53 54
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Londtes ......... 4 1. 3o c.' 4 1. 15 c,
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Cadix vaie ..... f. c. f. c.
-- Effcctif:.... '4 1. 55 c. 14 t. 40 c.
Lisbonne. ....... 495
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Vienne... .... f. c. I 89 c.
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Lyon.... ........ p. 5i. p.
M arseillq.... .. p. i toj. -' p.
Hordiaox........ 4 p o 6 j. p.
Mootpellier.... .. a i 15j.
AGenvers.......... 16 '
nvers. ,
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Cinq p. cent c.,jo.,deyend, an. ji 54 ft. lo c.
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Bons de rniebourseruent......... fr. c.
Bons trois-quarts ........ ....... fr. c.
Bons an7 ..... ............ .... fr.. c.
Bons an 8.......... fr. c.
Coupures.......... .......... f. c.
Ordon. pour rescript. dedoniaines.. ir fr. "c
Ordon. pour rachat de rentes....... fr. C.
Act. de la Banque de France... .. 'ixo67Ii. 5o ie.

S PE C T A C L ES.
Thitree de l'Opira Buffa. Auj. Copa rara (la chose
rare.) 1
Thitre de Louvois. Auj. Mediocre et Rampant;
le Rendez vous au bois de -Vincenhes et la
Flotille. IadiiAj. ., .vu,
Theatre du Vaudeville. Auj. I'Aveugle suppose;
Adele ou lea Mctap19rphoses et le Prx. i


i.al.'lA-'n nam l f 1S 11 i1'.11 I cS dJi J. Po,1(i ,il ,1j i I I -_ ii 01: Jr d ie 1 Ir t,111(s pour 5 i Utr iol s o ant, irnc l sin o ro I o I _c i oo f1 anll pohin I .miuc e tIiere. On Ite s'aboitlc qtu au
l n'1 t en i l .l],1 det 04l '
S 1 l finr .a.I'aer lit l ltoinc --'. .' ct (tt f a 1ti Fra d oult, a c;pioye Aga proprityrjra do cejoihilal, rue debPol ttevhlns I ns lvu lw ,'i san i excptten, doiven"t dr. '
S ... a n a,g, 1 I ir inui,, i.jc ln, I, i t aI l pdrt des'py 0ou oit ,u peu. .lii l Ls lttres des departcmtcus, wan a91 anchics tcseront point .rctr es de la pob e. poia I '
S a' ,lri r *.oil, [,oi plih., ,c >. tdi dd charger ccl qt r fen ir ienit Jel .i' -
'1 oti re qui (ronct nt Itiredactio n dont atre adresri aun rdacteur rue des Potervitn o 13 depl nilcuf hears du l'matljusu 'A dcuq hritu d sir

A Paris de l'impri erie dg H. .'-Ngi, propistakuie da Monitcr, rsn des Poitevins, no 13.


I













GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL.

A (.i", Ii- lu 7 i|"".; n '.11 i, le.? Act:iia ltdu '.it 1uviictciti et dcs Aiiut itife c nriitues, couilclus danas le MONi' r InIt snt officials.


IN" 107o


' imanche, i7 niv6ose in t 2 de la Rpuubltque (8 janer 1804.)


EXTERI EUR.,

R U S S I E.

., (h.-'7, le 3 iovet'mbre ( tt brumaire.)

L E comrirce et l'industrie font ici des progress
ncioab'e's. Le n6mbre 'ds n'.aisons etdes habi-
tils a augmented en trcs-peu de teams d'une maniere
qiti ent en quelque sorie du prodige. On voit des
i cnieiereteit nouvelles. 5o visseaux 6tient
icntjs dans notre port a la fin d'optobre. Cc com-
mnacerment de proparile est tine suite de l'edit que
clmiopertnr a endu le 6 novernbre 18o2 par
I.1u.l ii permet aux proqprieaires de terres de fire
le ,C..,memce d'exportation en gros. II s'est etabli
ioJ iu11 nteceminent tine noudelle maison de
cminll e don't ls inttresses sont des propid-
tr., ibles. On. talcule que I'on imoorte tous
s ns en Russie 400,000ooo livres de soie de la perse.

E S P AG, N E.

Exhailt d'une lelire particuliere de Malaga,,
ddu 14 dicembre (22 frimaire. )

La rmalalie qui regne ici, depiis la mi-sep-
ltenihe,. est la fievre jaune d'Amerique le vomito
vegro des Espagnols, que les Franmais appellent
injladie de Siam. Elle ne se communique point.par
l tact, m.ais bien en respirant Iair de la chambre
de mialades qui en sont atteins. On pent soigner,
iouchetr c changer delinge les maladies sans craindre
d'!tre pestif&r ; elle gagnc de proche en prochs
commeioutic s lens maladies epid6miques Ies sujets
qui ont des dispositions a en etre attaques. Les
,causes' prc&diid('"ites 'de invasion de cette n ia-
ladit qsnt : 1 no amas. plus considerable de
bile ,o les passions fortes de l'me et tout
ce'iqui est capable de mouvoir, trop violemment
)a fibte.
Elkl are introduite a Malaga dars, une saison
6: periodiqucment il regne des fievres tierces et
des iutermittentes, par un ba&qoint --ovant J'Aiie-
'rique lequel avait perdu pnridant sa traverse ,'la
majeure parties de son equipage et qui suivant la
costume des etratigers qua veulent avoir plus
facilement ,'entrie d'un port, avait change ses
papicrts a Gibraltar, et y avait pris un novel
equipage. Le capitaine de ce bitiment instruct
des mne'rs et dcs usages du pays oil il allait a
trouve, au n ye de. cette criminelle ruse, le
moyen' bien simple et hien facile de s'exempter
d'ure qujarnainCie rigoureuse qu'il eft taite dans
les ports de France ayant des snalades a son board ,
et ilni-eme etant atteit de cette maladies: il sest
aisi proicurc les mnu ei.s -de dlbayquet. Le batelier,
i 1. la conluhit A terre, I'a loge chez lui, lui a
procure tous les eaccours necessaires.
Le captain l'interessei Batelijr, sa femme ,
lermilecin BIIZOn le vicairede la paro0isse de Saint-
Pierre. cinq caleft cspagnols quiavaient travaillI
A i.iurer le bitiment sount, tonsmorts dans la
,nnie seiaine et, de la t~iatn e maladie vomito
ntero. Les corps du capitaine du vicaire et du
ncddcin, suivapt un usage bien blimable en Es-
pagne, ont etc exposes, et inhumes dans la mrime
paroisse du fauxbourg de' Perchel, qui a td let
premier infected. La mnaladie a gagne rapidement
tous les qiartiers de la ville, et I'on compete au-
jourd'bui huitmille victims d'un subterfuge bien
tiiminel.

Le zeie viaiment philantropique d'un officlei
desant6 flanals I le ccoyen Marina Delestra, not
a drhttd:les services les plus signals. Depuis le
con)mentcement deTl'pidmie, il n'a cess6 de cotuni
,'urt t nuit aid secours des malheureuses victimne
de ce llau. Naturcllcniinr sensible et diintcresse
kt p iures$abandonlus par les mercenaircs on
1 l'6bjet de Ise plus vives so)liciitdes. On 'L
v1t ieccvoir for du riche pour le distribuer auw
0,ige,', et pcfCrer de visiler cas deniers quc
sei yeux ne pouvaient consmtider sani se baigne
de larmes. II a vu ses penibles tiavaux couronnie
d'u gmd suc(qs, et juit d'une ben douce r4
ttompetse ,) l'stiatfin et la vyneration publiques.
En ce moment npis sommern toujours etvi
tonns d'un cordon de Atroupes ,qi. coupe toni
communitaton : nous faisins, encQre des pettes
ailf i,,n l egSrdc la realadic coname stant sur so
dcl iii. i 'i


A L,'L EIM A GN E.

Vienne, le 24 decembre (! niiWse,)

S. M. l'empereur a ilev, auwgrade de feld-ma-
rechal leprince Ferdinand dae Wurteniberg, corn*
mandant-general de Id Basse-Autriche ; elle lui a en
meme teams conler' le commandement general des
deux provinces de Gallicie. f, A. S. est remplacee.
dans e premier poste par lehiputenant-general
prince de Lichtenstein. Le lieutepant-gen5ral p since
de Schwarzepberg est nommrnivice-commandant
dans la Basse-Atrriche ., rt le general prince de
Rosenberg, g6ndral de division,
-On vient de remettre en vigueur fa'lo| sur
la ceiinsure doniede en 1798 d'apres laque:lle les
sujets de S. M. 1. ne .peuvent faree insurer aucune
'lettre, aucun article dans les jounaux et gazettes
Etrangeres sans les avoir auparavant soumnis a la
censure dans leur propre pays.
D'apr6s le nouveau code criminal, qui aura
force de loi ai date du le jangier prothain, la
peine-de mort, abolie par Joseph il, est rtablie
pour divers crimes. -Les effects du chitiment' d'un
coupable ne s'etendent plus A sa famille innocent;
et par ce mnime principle d'hunianit la prescrip-
tion est r&tablie sous certaince.'conditions..Enfin,
la confiscation des biens n'aura plus lieu dans
aucun cas.

Hambourg, le 26 dh&embre (4 nivse. )

On ecrit d'Hanovre qu'il y a eclae ces jours
derniers a peu de di tancce Pun de 'Iautre, deux
ncendies qui mena.icent de beaucoup de ravages
a cause du grand vent qui soufflait; mais activitye
des Francais et la presence des gn&aux Moitier
et Berthier qui ont eux-ni&mes dirige, 1'emploi des
secours, en oat bient6tarrete les pregres.
Le cclebre violoni francais Rode, a donn
le 8, un concert i Memel: il y avail O)us de six
cents auditeurs, et ie product a et tres-crnside-
rable ; mais l'artiste gncreux ni'a accepid que ,5o du-
cais, et a destine le rcste pour Je*, ,.- -: '-
ville de Meine.
-La houvelle -mine d'or d&couvete dans les
montagnes de Cathetinenbourg, eit ,Russie, se
montre tous les jours plus abondante. M iHerrmann,
a qui l'on doit cette d couverte, atefu de I'em-
pereur. une belle bague de brillant avec le chiffre
de ta majeste..
)u y. dicembre..,
T'rois vaisseaux de la compagnie usse d Ame-
rique arrives depuis peu a Ochbitk et charges
de pelleteries, pour la valeur de deux millions
et demi de roubles (dix millions de francs). ont
apporte la triste nouvelle que la frigate le Phinix ,
qui avait fait voile d'Ochotzk pour lKodiak et a
board dc laquelle se trouvait un eveque avec route
sa suite, a peri en mer. On n'avait point eu de
nouvelles de cc bitirnent, depuis son depart:
mais des adbVris trouves sur les cotes d'u ie-ie ne
laissent aucun doute sur son malheuicux. sort.
S1)u 28 dicembre.
Le cutter anglais 'The Avenger, de 14 carions
capitaine Suel, a peri dans la nutit' du 5 decemr
bre, t l'embouchure de la riviere de Jade
SL'quipage a t&6 sauve, et transport&,sur deu
navires oldembourgeois i Grethsvhl en Ost
Frise..

r Francfort, 3i dcdembre ( 9nivost.)

: M. le roi de Suede est eniitrement ritabli dt
r son indisposiiioni il a .isisti cl ,26, atu theatre di
s la court, a 1 reprcsen(aion' de I up&ar d'Arhile. i

SR ET UBLLQUE iG1 gN E

S. .. Genes le s6 dhcembre (4 nivdse. )

SUne lettrd de, Florene du 18 de. Ce mois
content ccqui suit -
,s Depui 1i5 on ne se rappelle pas qu'il soi
5- C epis e P dpI'I q "
e toltibt des pl'ie.s aussi fortel et aussi continues qu
*el q'-"u'e iou vOns 'essuyccs depuis le co entnIc
cement de re incas, llees out etc pluiini fois ac
n ,pago.ces d'aeliitaCt do violent coup de ten


nerre. Presque toutes les planes du royanite d'Etru-
rie sont couvertes (1'c.u. On craint [beaucoup que
les sentences ne soieit enti6renirnt petdues. Una
ginide quantile de bctail a ddji pidi. "

N T E R I E U R.

aris I Pa6 nivse.

LYs AmSricains en ce moment A Paris, ont donned
ces jours derniers une tIte don't M. Lewingston a
fait lcs hopifeurs. Le mninistte des relations exte-
rieures, .plusieuis autres, ministres les ministres
penipotefitiaires de la Republique qui bnt.negocie
le trait de 18oo00, plusieurs conseillers-d'Etat et
officers generaux y ont assisted. Voici les toats pottes
par M. Lewingston:
Les RWpubliques franqaise et aniericaine : puisse
Ia politique clairee qui dicta le traitd du o avril
a leurs illustres chets, se transmettre Ai leurs succes-
seurs et fonder un commerce d'arniti6 durable
entire les deux nations!
La convention de S8oo qui dissipa les nuages
6levcs entire les denu grandes Republiques de l'an-
cien et du nouveau Monde : gloire A ses auteuts,
salut et prosperity a ses ndgotiateurs.
Le traits de ,So3 et les hommes d'Etat qui 1'ont
negocie : quge 'honneur et la reconnaissance soijnt
le prix de leurs services, .
BONAPARTE, PREMIER CONSUtL, don't le genie aia
champs i-e Mars et dans le cabinet, a fait I'etonne-
ment et admiration du Monde.
M. Jefferson, president des Etats-Unis, .philoa
sophe illustre et home d'Etat patriote.
Les ministres de France et les chefs de departe,
means des Etats-Unis : puissent-ils en servant avec
fiddlite leur patrie continue i avancer les interts
reciproques des deux Republiques.
Auix habitans de la Louisiane, enfans de la France,
qui a fonde leur colonies, et ses amis a perpituilte



MINiLSTERE DU TRI SOR PUBLIC,

aitement de la dete ptbliqe, d effectuer du lundi
i8 tivo6se an s1, au6 samedi ,A3 ,savolf.f ;:

2 n Seametre an i, et tir Tilmestre an t~.
Dette viagere.
t rur.,nl*lIe. Ae,,J, P.. dep. leno jusq. na 1400
i. te............ ........ o0o
.. 3 i.. ..te... .... ......... 0


S 4. E, H........ ..... .
. ,, 5 ; at ; .'. .". -*. .* ;". ,, .


Ir8ob
l,84O


6 i, st, .... .1400
C, I S IZ ... .........1400
to QR, U, V,W X............... 1400
Toust jours.
; i i ,2t' 3cett44 ttes....... ....... oo
Les at1, 22 et 23 nivose seulemient.

P tensionss ecllsiastiques,

Bureau no 7. Depuis le n0 I jusqu'au n 8o 00 le
8, 22 et 23 nivose.
., JPensions civill.


Bureau


no ODcpu le no jusqu'au n 170o0 le
20 et -21 imfuse.


Bureau n 6 8. Depuis le no 6oo0 jusqu'au n0 9600,
tons les jouls.
r Trimiestre an ia2

Pensions des veuves des defenseurs de la Patrie
liquideespar li loi du 4fructider an 6.

reau n i. Depuis 1e n0 i jusqu'au no 35oo, fle
tS, 39 et 0 nfivose..

tLes burcaux de paiement serout ouvertsdeputi
ieuf heures du mati jusqu'i deux.


_ ~I ~ _~


_ ~ -------CII-LI-?r---L14- I- .-.I_-. I














COR PS LE GISLAT HF.

SFtANCE DU 6 NI V OSE.
Le president provisoire donne lecture d'une
lettre qu'il a rescue hier du secretaire-d'6tat, et qui
le previcnt que des orateurs se rendront aujour-
dl'lui dans le sein du corps-lgislatif pour porter la
parole au, nora du Gouvernement.
Un message du Gouvernement, de ce jour,
et don't il est fair lecture, content le mime avis.
On 'introdgit les conseillers- d'etat Treillard ,
Pelet et Dubois ( des Vosges). Ces orateurs sont
charges de donner 'au corps.- lgislatif communi-
cation do senatus coniulte organique du 68 fri-
maire.
Lm' citoyen Treilhard a portu la parole.
Le corps-lkgislatif donned acte aux orateurs dui
Gouvernement de la communication qu-it vicnt
de recevoir.
II procede ensuite conformement a I'article
XXVII du senatus-c6risulte, au choix de cinq can-
didats parmi lesquels le PREMIER CONSUL nom-
mera le president dfinitif.
Le nombre des votans est de 39.
Le depouillement du scrutiny donne le tableau
suivant:


Latour-Maubourg..............
Toulongcot ................
Vierinot-Vaublanc ............
Fontanes .................. .
Caze de la Bove..............
Servan ................ .
Reynaud-Lascour............
Montaut-Desilles ............
Ramond ................. ..
Girod ( de Ain)..........
M assena .. ......... ....
Maarcorelle...............
Rabaud .....................
Durau-Lanmalle.............


117 suffrage.
itS
98
88
81
72
6i
53
50
46
53
39
17


Personne n'ayant obtenu la plurality absolue le
corps-l'gislatif arraec qu'il procidera lundi 18 A
ut second tour de scrutiny.
La seance est levee.


COMMERCE.
On agite dans ce moment une question impor-
tante au commerce de Paris, et doht la discussion
ne saurait avoir trop de publicity et 4tre trop eclai-
ree par tout ce qui peut jetter du jour sur, sa
solution il s'agit de savoir si des veates publiques
ou encans volontaires de denries coloniales ma-
tieres premieres marchandises fabriquees, faites a
Paris par le amin'stere des courtiers pour compete
de leurs commettans, ne porteraient pas prijudice-
au commerce ordinaire at ne detruiraient pas
celui'que font les magasiniers et debitans de la
capital.
Cette question a paru i y a un an, d'une telle
importance au mninisere,; qu'il en :renvoya Icxamen
au prdfet du department de la Seine pour avoir
lavis du obnseil de commerce. Le conseil donna
son avis-, et la chose paraissait dccidce lorsque
tout-a-coup elle est devenue' de nouveau l'objet
d'une discussion )qui doit interesser tout nigociant
jaloux de ne point fire eprouver do secousse
au commerce dans un moment ou il souffre beau-
coup.
En consequence on crqit que ce peut 8tre une
chose utile de mettre sous les yeux du public le
Tapport qui fvt fait sur cette matiere par le;sonseil
du commerce du department de la Seine il y a
un an.
Rapport sur une dtaande des courtiers de commerce,
it au conseil de commerce du dipartement de la
Seine, le 1o ventesr an .
Les ventes publiques A l'ncan de marchan-
11 dishes et matieres premieres, sont-elles miles au
s commerce aillcurs que, dans les ports de mer ?
A ne consulter que les fits 4 la question strait
bient6t deidee, puis;u'on ne peut citer do ventes
habituelles A l'encan do mdrchapdises et matieres
premieres que dans les ports de mer, tels qu'An-
vers Bordeaux Marseille oA effecivement, il
y en a ainsi qu'on peut s'en assiurer par la lec-
ture des bulletins du commerce distribuds dans
ces ports.
Mais en remontant aux principles fondamentaux
du commerce, on sera bien autrcment convaincu
encore que ces institutions tie pt'vent avoii
ailleurs aucune utility pareille.
Un port est une espece de march general,
oft es eproprietaires colons it les nigocan's on-
voieut, par grande asses, une ou plusieurs


428

especes de maichandises a-la-lois. II faut bien la
que la gente de premiere main soe isse quel-
quefois aux cries pubiques, pour que la corm-
mertce, Proprement dit, puisse s'y pourvoir et
s'y assoilir des bbjets qui lui sont necessaireso,
soit qu'il Ie fasse par lui-mnme ou par la. yoie
des expediteurs et commissionnaires qui out sa,
confiance.
C'est encoi; ainsi, qu'aux marches publics,
l'on vend' ai 'etchere des huhtres du poison et
d'autres objets parce que le march public n'est
qu'tn lieu de passage pour cp sortes de comes-
tibles; que ce nest ni un magasin ni une bou-
tique, qt que dt moment que le pourvoyeur est
arrive, il fault qu'il vende et qu'il repartee.
Mais que dirait-on, si apres l'achat au mar-
che sot qu'il s soit fait a irenan, ou simple-
ment par la vole ordinairc i s'itablissait des
encans des memesn marchandises danii les quatre
coins de Paris, et que, pour les autonrser, on
disc qu'il s'en fait- Ia halle ne serah-ce pastune
Sort de .renversemept de r'ordre commercial et
la ruine des nmarchilnds qui font leur stat du debit
des comestibles?
Les ports, sous le rapport du commerce ne
sontm que des lieux d'arrivee, d'entrep6t, de pas-
sage et non de consommation des matieres pre-
mieres.
II n'y a en quelque sorte que des consigna-
taires, des expeditours et pen de magasiniers
pour la conisop ,paion de 'enpdroit, Le regime et
les affaires du commerce y sont sur un pied tout
different quoe aisles villes de l'interieur et de
fabriques.
On ne peut done point, ni enh fait ni en prin-
cipe argumenter des ventes publiques effectuces
IA arrivee des navires dans les ports, ou pout
I'ecoulement des magasins qui se remnplissent a
l'arrivie de nouveaux navires, en faveur de sem-
blablcs institutions A Paris ou jamais I'arrivage
des navircs ne petit force A des venues publiques ,
et oi ii ne vient que des mniachandises deman-
dees par les commercans;, as ujettis dans leur com-
merce aux moivemens jde la consouinmation.
Peut-.tre aussi que des vyntes de cette espece
dans une grande ville comme Paris, ou tous les
moyens de fraude sont possibles, et ou it est aise
de cacher les plus perveises intentions sbus I'appa-
rence do la bonne foi, pourrainl tfaciliter les ban-
qaueroutes, pace qu en efliet, lun ogociant qui
voudrait tromper ses creancicrs aurayt, dana ces
encans, un maoyen de olus de faire .couler prompte-
ment tout son mrgasin,, ef de rcaliser s.s mar-
S--. .. i tatems.
On pretend qu un' rglemer4t particulier pourrait
rendre ces ntanceuvres difhciles "en obligeant le
courtiers, soissa responsabiliti, defaire annoncer
le nom dim vehdeiur et respect de niarchandises,
plusieurs jors A l'avance par'affiches appos&si a
a Bourse et avis dans les papers publics.
,Mais cette measure n'empEcherait pas qu'un
marchand jouissant d'une bonne reputation mais
dont les aflaires.seraient mauvaises et inconnues,
n'abusit de la facility de vendre pour nuire a ses
crcancieis; d'aillems, la 'imiple collusion durt
courtier et d'un nmaiclihand d mauvaise foi suUf-
rai' pour nluder le riglcment*.
Ne oerait-il pas A craindre encore que des cour-
tiers aides, n'abusiassnt de leurs droit de vente,
pour, sous ua oino supposed', fauie a eux sculs
une grande parties du commerce sans en avoir tles
charges, les dangers, les embarrass ?
On rkpond A cela, il est v rai, quie l'amenda
encourir en pareil cas, et la peine de destitution
qui l'accompagnerait retiendraient les courtiers ,
cela doit ,,tr ; mais Il cupidite djouerait encore
plus d'upe fois ls lu.Iri|t$ surveillance a cet.
egard. '*
Ces inconViniens sont moins A craindre dans lei
ports oit tounsleg marchands se surveillent, se con-
naissent; om la nature dut commerce qui s'y fait
ne permet point 1'ccoulement subit, et en quclque
sortq impreva ,5df quahtit do matchandues qua'avec
adresse on opereraitdans une vile comme Paris,
no, la ult itme de dc taillani, de cp,uriers, de
consonimawurq donne liqu a tour les I chances
qui favoiisegt la pFria;iralion dan; 1p comm cc, ,
Mais nee des d p)us lorte objections qu'on ait
faites eotrt; lea venty publPiques a liq ca.',di
marthandiSes coloinales ct m saur preeres; eat
celle que o'on tire dp tort qui en resulterait pour les
marchands en ros ,leg IagasiAiers, le dy1i-gros,
et monme les forts delitams d Par~s.
En effect, il est natural de croirb qie les p'rcrnitIs ,
c'est-A-dire les marchands ern gros .pae vendraient
plus soit aux forts consommateur,, soit anx di-
taillans, les parties don tos encans auraienr eflectuh
la vente; chacun allrant s'y pouiirvoir selon #es
besoins lea niagasiuicr ne'pou rrir esp&er de
debit qiu'aprs qug les vemes 'pu'blitues serient
epuisees ; mais commre tes vetres se micnuoellc-
raient par les speculations des commissionnaircs et


autres qui feraient ce genre de commerce il ae
rtsulterait bien videnmment que lea commtuercI a
pr9prement disa scraient riduats i un comMerce
pr&caie, seraient ruins.
Mais, dit-on, les marchands en gros pouraiaent
eux-mnmes vendre ces encans les parties don't
ils n'auraient point trouv6 de debit at se mette
ainsi a covert des suites facheuses des ventes pu-
bliques.
On ne concoit pas trop comment le commerce
pourrait s'arra iger d'une semblable maniere d'a'i.
It se trouverait par-la grev6 de nouveaux fias
que la vente les deplacemens les delais, s
lenteurs de ce moyen complique occasionneraent.
D'ailieurs, a quelle marque le commerant c6o,.
naitrait-il (e moment ou it doit enhvoyer a Ienca
Faudrait-il qu'il (ft toujours a 'affit de ce que l'6I
se disposerait a y vendre pour prendre les dvails
et envoyer bien vite retenir sa place, .Ain de ne
pas eprouver de suspension dans I'dcoulement de
ses marchandises?
On dit que les ventes puibliques sont pfur part
aux inconvenieos des momens de came ; mais il
est evident que ce strait un moyen au contraire
d'en produire 4e factices et d'inopines,, puisqui
l'instant ou I'on ne s'y attendrait pas une vente
publique considerable viendrait tout a-coup arr&er
le debit des marchandises que les magasidiers soni
en possession de fournir aux marchands en demi.
gros, consommateurs et deb.itans.
11 est iident que le commerce ne pourrait ja-
mais s'accommoder dans une ville cotnme Paris
villp de fabrique et de consommation de cette
forme d'encan qui, dans les potts, ne peht pas
avoir les memes' inconviniens, par lea raisons que
nous avous expliquees plus haut.
On a propose encore pour eviter l'inconv6nient
de voir les d6taillans et Its gros. conisomtaateuirs,
comme teinturiers confiseuvs eic. s'approvision.-
ner aux encans, de ne permettre d'y vendre'tue
des parties considerables et au-dessus des forces
et des besoins ordinaires des debitans et conpsoin-
mateurs, tels que ceux que nous venons dt
nommer.
Cela pourrait etre bon si l'on pouvait impkcher
que deux, trois on six debitans ne se 'runissenr
pour acheter ; mais la chose est impossible eti e-
rait injuste : ainsi leg commerjans proprement
dits se trouveraient toujours exposes aitoutes le0
variations et suspensions de ventes que produi-
raicnt les encans, i raison des parties qu'on y
vendrait.
Une autre consideration ,tres-forte centre l'ta-
blissemcR-t des ventes A l'encan, c'est que les nom-
breuses fabriques de Paris, qui y multiplient les
salaires de toute espece,.auraient beaucoup a
souffrir de ce changement dans la march du com-
mece. i
En .effet les magasiniers et commer.ans ordi-
naires qui sont dans l'usage de fournir aulx chefs
de fabriques les matiere* premieres don't ifs ont
besoin, avec des facilitis et souvent A trtl-long
term n le poiuraienL plus du moment que la
coiiCurrence dea encans publics affaiblirait leurs
resources et leur ibtrait les rtntregc de fonds ha-
bitunlles.
Sans doute les fabricans auraient aussi recoans.
aux encans ; a5ss outite quils n'y trouveraient pas.
I te mme credit, bient6t la concurrence den acheI
teuts et la diminution des vendeurs augmenterait
le prix des matieres premieres, etjetteraient une
tell confusion dans les spculations des fabFiqui,s
que trompees dan? leurs espcrances dies se-
raient forces d'aller s'etablir aillcurs, au d6trinent
de la population et deltaprospeiit dup)s.
On cite le commerce d'entrep6t qui 'dst fortni
i Paris pendant la guerre comme une circoniIance
favorable ia I'dtablisement des venues publique,
dans cette ville.
MAa il y a biqn ,ges choses a dir? sur ce com-
mrce d nutrepAt, Est -l ratutcl a iaris .ser-t-ii
ur' |e,? doit on en provoquCe l (conlinantion
par d'e mauoyeni f4ci v jlles ? 1( comic i.e le6s ommergans de, PaiN
ino tuurtia .i'lS^ 4cl dia'ngoel do so voN"
d-A ecpe ednprete t lixc a Pais c
qm`mrqrc9, t rglant stir cCt.e idee lekr csponi
M.. ; iis cn suppposant i'inpori ance dle cco mnfrce
1enttcIi, sa dnree ses advantage a Pians, il n,$t
pas du tout proqvc que les Ve ptes publiqliS J
'nc lai soinu' indiLtpcnsablciuelmet en.- u"'6 3
pusque 1on0 convicnt ,u'- s'est cbli pcvdant uti
teams ot ces vetes W'exstasicat pas.
i' en effet le encns do trees colonial^'"
matieres prtraiieres avaient pu etre uti'les au com-
tmeice'd'onireptii ,e Paais 'est i lrsqle ie ca bs
lage Lntt intercep-i par Ie isaiFiiic ni. 2ni,.'
outes leso marchandises d talent obligbet ,td 'in lt'
a Paris', os les vilics de fabriques de I'initceur d1













n ftL. ie des dpartermenis du Rhin etaient
oi o d se ftouniir. Cependant tout cela s'est,
lai sasveitet publiques ia fencan. Pourquoi done,,
ajooird'bti que ce rapport, ce nmrche n'existe
T ou est prodigieusement riduit par le reta-
Iussment des communications maritimes, pour--
oi voudrait-on itablir des vente's publiqIes..
s encan de nmaichandises tolonials et nauieresI
rienli le ? 'I
Senit-ce pour y ranimer 1'entrep.ot?' mais alorsi
c n'est done pas parce que Paris est entrepot que
les venes lui sont ncesessaires ? ce serait plpt6t pour
fire, en quelque sorte, I'tbli~eemItt d'un,
etreSt.
Sans doute le commerce de Paris a pris de nou-
Veiles habitudes de nouveaux usages depuis la
solutionn; mats cette difference vient de Ilta-
lissemlent d'un grand nombre de manufactures qui
n'v existaient pas avant, et auxquelles il taut fournir
des nat oeres precrieies et non pas dd 'entrep6t
qui u'est qu'accidentcl et qui n'te, peut-ette, que.

Malis quand il sarait vrai que le commerce de
Paris eat pris le caractere d'entrept ce qu'on ne
ofltesie pas autrement, il se trouverait bien plus
naturellement et bien plus. sfirenent soutenu par
le comituerce et les speculations des magasiniers
et gros marchands que par des ventes en plein air.
Ce sont ces magasiniers et gros marchands qui
toiment vraiment le corps du commerce, qui en
Ssoutiennent le credit, qui en patent les charges ,
Sui louni,.sent A l'approvisionneiment de toutes
tes sortes.
II est toujours A desirer que ce soit par de pareils
agents que se assent les affaires, parce que c'est
li seulement qu'il y a de la tesponsabiliut, des
speculations fructueuses et' des icoles de com-
merce, pour les jeunes aigocians : ce qui n'est pas
i mepriser.
Si les encans avaient lieu, il suffirait que quelques
capitalistes s'entendissent avec un ou deux nego-
cians et antant de courtiers, pour entretenir conui-
nuellemeut les ventes i l'aeian, et tirer des ports
toutes les parties que. les conmmerans de Paris sont
dans I'usage de demander, de maniere qu'il faudrait
bient6t que sur les rnaisons ruindes des commercans
d'aujourd'hui, il s'en elevit d'autres qui, au lieu
J'aller ou d'envoyer acheter dans les ports, se bor-
neraient a achetre aux encans de Paris; ce qui serait -
igalement humiliant et ruineux pour le corps du
conuitcice de cette ville.
On a teletnent senti les dangers des ventes
publiques pout les intnr&ts du commerce qu'au-
trefois- mme, ces ventes n'avaient lieu que dans
tois cas sculeutient, en cessation de commerce,
par jugemnntu, et aptis la mort du nigociatit.
C'est dans ces circonstances seules, que les en-
cans de marbhandises etaient antorisas et que les
luissiers-priscurs avaient droit d'cn fire.
On ne voit pas comment aujourd'hui on pour-
lait plus facilement pater aux inconviniens des
ventes publiques qu'autrefois ni qu'elles soient
plus ncessairs. .
Par toutes ces considerations, on voit dohic
qiuelea vents publiques en general et sur-tout
cplles qpe proposent les ,.ouliers, sqt nuisibles
au commerce dis Villes qui ne sont pas points dc
lh E r '
Aussi le conseil a-t-il t 6 d'avis de rejeter la
'deiande des courtiers, -ei encore, que les ventes
publiques a1 'encan sont nuisibles au commerce,
et q'elles doivent 6tre rtstreinte aux seuls cas
accords autrefois aux hulssiers-priseurs.
d ? statI.I mal-a-prop s q les courtiers preten-
5rant 'en eal-ii-pmpnsiqda
in, en cvepdig iqt cs atitibutions deceux-
,. no denmander lien de nouveau, et d'introduie
dapsla commnice ien qnquii 'y Kit eja. '.
Cette erreA ept d identic, ipr p esprit de lai loi
lures comtnissaires-priseurs qui out sur.ccedc aux
uliner t- ptisqump dais lIt vFwie des objets mo-

cc droit exclusif leur a &te attribu6 aux memes
Condition quo celles qui -taient prescritcs awu
Cen huislers.priscur, : i

)Or, ceS conditions bornaient les ventes aiUl
ne r tsois cis determins : i la tc.satioi de com-
,rce re''l~ action judicia.ir ; 3~ fa moirt 'de
penrsonne dot le effets ct marchandises etaicnt
vendusm Toe tm 1. .
I on. Voit par lIa que bien loin que lkgisla-
acr s ft.Jits le ncans indiiflrcns awn operations
.1iuells du commerce, il en a craint, la mul-
oscit il n a lintild la Isphere d'une manite
*s tie
aP-tendre que parce que la loi du 27 verit6e
o 9 n'a pas textuellement exprimb ces condi-
b., elle a eltenda que les commiisaires-pri-
SUtpussent faire des venues dana tons lea cas
C itt t l. qu'est i I rir demanded, ;-st
i:'u 'a


429
Car encortie nefois les coinmissaires-priseurs
succ6dant tae droit des huiissier -priseurs si le
1l6i la tior avait emendti leur conceder ce droit4
4i t'autres conditions qu' ces anciens officers, il
laurait exprinme; pe le faisant pas i est evident
qu' led's conditions de la possession sont resties
les indmes. Cette maniere de voirest fondlesur
le droit common, qui veut qu'en succedant aux
.avantages, on succede aux charges, a moins d'one
dc6ib.itioni express.
Les comrhissaires priseurs ne jouissant pas du
droit de vente inddfini les courtiers se trompeni
done eu employant ce moyen come propre a
etablir lajustice on utilityi de leur demand.
Le conseil a done decide meme sons ce der-
nier rapport, que la demand des courtiers itait
inadmissible ; il a ajoute que si I'on pouvait
trouver la loi du 27 vent6se an 9 obscure a cet
eiard, son vocu formel tait que *le ligislaieur
tI'e'pliquit dans le sens favorable au 'commerce,
et d apres les pintcpes ti'ton vient d'&tablir.
( Lu au Bureau du Commerce, le I vovwntdse an i i.)
Sign, FARCOT president; Prucaitr secret aire.
(Extrait du VJIl* cahisr de iblietheque
commercial an it.)


GALVANISME.
L'ouverture dti cours annonc6 par la Soci&t6
galvanique, pour le 12 nivose, a eu lieu dans la
seance de ce jour qui a ete presidee par le sena-
teur Aboville. Le proTlsseurlzarria'fait connaitre
les motifs et le but de ce course, qui n'a que le
nom de commun avec les cours ordinaires, les-
quels n'ayant d'autre objet que l'enseignement, ne
font qu'unc serie de demonstrations faites par un
home exerc6 dans une panie des sciences a des
auditeurs qui cherchent a la connahre. 11 n'y a
SiJci ni professeurs ni leves ,, a dit 1'orateur, mais
i une asocide d'hommes cultivant ,e.s sciences et
,, travaillant en common a mettre en toute valeur
,i le champ qui vient d'etre ajoutie aleur vaste do-
i maiane........ Tel pst 1t but de la Societe
f galvanique, et tel sera l.iobjde ,nos recherches.
o, Ces recherches exigent des conrinaissances 'ten-
,i dues une series d'expericnces de rapproche-
o, mens et d'observations qu'un seul hemme est
it rarement en itat d'entreprendre et d'achever. En
,, travaillant en common, Irentreprise est tnoins
i, forte et Ic succes plus probable si toutfois
il 'on sait eviter la c4use la plus ordinaire del'inu-
s tilite dc ces sortes d'associations5,1'
Apris avoir montr6 cette cause dans le dIfaut
de plan et d'cnsemble ; ,, instruite par une annie
,, d'experiences a-t-il ajoutet, Ta Sdciaet galvanique
so a pis lc moyen qui semble lec plus stir p6ur
,, 6viter les resultats de ce defaut d'ensembe; cile
i a charge sa commission dps recherches physiques
de lut presenter dian chaque seance, un objet
f, de discussion d'apres un plan qui etablissant
uone liaison tres-serrCe entire tous les resultats ,
,i en fit autant de principles don't l'ensetablc pfit
i, presenter un jour uns bonne theorie du gal-
,s vanisme. "
Telle est I'idee que I'on doit se faire de ce course:
le plan sera I'ouvrage de la commission les re-
sultats seroht celui de la4 Societ.
En exposant le plan adopt par la commission,
le ciroycn Iarni a 'delopp les rpotifs qui ont
p.cte ,fi hxer d'abord 'attention de la Socitie sur
'lectticiti en general. ,, Les premieres recherches
f: des rapports du galvanisme avec l'ilectricit6 ont
,, pncessairemnt Cntuaiic Ia Socie~ galyaniqu' ibien
,i au-dela de ce qu'annoncait l titre qu'clle avait
n adopted et d'apres lequel ell scrmbjait ne devoir
n s occuper que d I a decouverte de Galvani. Telle
sr est la liaison 9gi routes les parties de la science
i de la nature, qu'il est presqu'impqssible de bien
t connaltre mreme la plus simple sans avoir re-
courses Aa l urnietae qu'elle cmprunte de celles
p qui l'avoisioent. Mais c'est ici sur tout que ca
n besoin se fait sentir .dans toute, son itenduc.
n Peut-on parler long-terns de galvanistne sans
,, avoir i rappeler que ques principles ou quelques
if phlnomenes appartenans en enter a l'electri-
p cite? -
SEn y regardant de plus pros, owi'appercoit bien
t#t qu'on it gucre p)us advance pou t'elecrcite en
general qu'on ne I'est pour le galvanisme. Toute
la difflrencc que l'on peat fire at cet regard entreL
ces deux clatsserideI phenomencs c'est qXe les
premiers sont conrius depuis .long feiii qu'ils gont
deji vieu s I'on peut parler iinsi, et qu'ils ont'
presqu'epuisc 'attentieo-, tandis que les seconds la
(rappent cncorc par leur nouveaute; niais en 6lectri-
cite conmme en galvanisme, 1'&tat de la science con-
siste dans un itr- r.gnl nombte de taits qui semblent
ctirangers aux lois ordmaires, et qui demandcnt i'
leur treramenes aprts avoir ite d'abordlis entreeux.
,, S'il est vrai, a-t-il dit ensuite, que le caractere
dlisinrnif de la th-drie est de ne tibievoir que ce
qise lI nature lnotis prcs~ote tandis que le carac-
terc distinctif de l'esprit de systime est de se livrei


'a l'imagination, et de la laisser batir sur des -.
hypothetiques, il est evident que nous 'avotP
encore en ilectiicit6 que des yssiumes, et tnon pas
des theories.
i G'est donc un ouvrage A fair qu'une bonne
thiorie d'&lectlicit6 et tant que celle-ci nous man-
uera, il est a-peu-pr6s inutile de nous occuper
e celle du galvanisnme; ce sorst deux places .ctst-
quirir don't 'une est d6fendue par 'autre, it faut
done comamencer par celle-ci. ,0
Le professeutr Izarn a terming son discours en
annonqant qu'il allait presenter A li Societ6 une
nouvelle theorie dans' laquelle les pihenomenea
6lectriques se trouvent ramenes aux lois generales
des fluides 6lastiques, et sont expliques sans avoir
recours a aucune hypothese.
Le secr6taire de la commission recueillera les
observations que chaque mermbre pourra faire ; ces
observations seront discuties en commission et le
professeur donnera dans la seance suivante, les
resultats de cet examen, qu'il appuiera par des
experiences si la chose l'exige.
Cetie rdunion de talents et d'efforts, secondie
par uIne m0 thode rigoureuse, ne peut que- re-
pandre de I int&r"t sur 1e cours qui vient de
s'ouvrir, et sur les principles qu'on s'y propose de
developper.


BEAUX-ARTS.
Sur 1'emplnii de la stiatite dans Iart du graver en
fierres fines; traduit de L'alletmand.

Le graveur en pierres fines est au sculpteur ce
qu'estn'emaillear au peintre; it travaille en petit
et peniblement, mais son ouvrage bien fini, est
-la-fois delicate et durable. Le prix particulier que
l'on attache aux pierres gravees ,_a' souvent fait
desirer que Ton decouvrit une matiere qui, en se
laissant facilement travailler, pit reunir I'6clat a
a la solidit.. Les pates de verre et celle qu'on
appelle, de Wecdgwood, sont tr6s-precieuses, mais
les empreintes que I'on en forme n'ont pas la net-
teti de l'original et il se perd quelquc chose du
genie del'artiste.
Des ipreuves ont te nouvellement faites avec
la steatite ; elles out parfaitement reussi, et en ce
moment, M. Vilcot, artiste de Luettich, a recu
commission d'executer plusieurs camOes a a steatite.
-Les ouvrages de ce graveur sont bien concus deli-
casement dessines est d'un beau finui. Ces cameos
qui' ont-deux i trois pouces de diametre, sent
durcis au feu colors et poli ; ils ont alors la
duret6 du silex, le brilliant de 'agate, et plusieurs
ressemblent a 'onix pour la couleur.
En raison de son peu de duret6, la matiere st
taille at se tourne lacilement etant compose de
parties extntmenlent fines, ella permet- d'obsetver-
la plus grande exactitude dans le travail.
On travaille la pierre dans son dtat natural, on
'la place e.nsuite dans un, creuset .convert d'une
,tuite-, apr4s avoir lutt6 celui-ci avec de I'arile,
on le met dans un fourneau entoure de carbon.
On le chauffe lentemant et on le maintient au
rouge-blanc pendant deux ou trois heures; on le
laisse alors refroidir lentement, apr_ I'avoir Ad&
couvert. La pierre est devenue trcs-dure, elle fait
fait avec lc briquet, et use les neilleures limes.
Les morceaux blancs de s iatite deviennent, par
le feu d'un blanc laiteux ; les autres morceaux
prennent une couleur grise ou ochreuse.
La steatite, passe au fci peut tre colored ,
Par lea dissolutions dans les huiles, dans l'alcohol,
dans les acids dans les alcalis.
Les coureurs qui se dissolvent dans le vernis'de
succin, come le verde't,! i'ochre, etc., colorent
la steatite cuite; pour cela, il faut la chauffer A un
feu do carbon. Les couleurs dissoutes dans la trde-
benthiie, donnent un colors plus vif.
Les dipsolutions part 'espiit-de-vin, de carthame ,
de gommeI-gRit e, dccampkche ,de aJng,-dragon, etc.,
communiquent ces couleurs a la steatite lorsqu'ou
l'y laisse tremper a fioid pendant quelques heures.
La dissolution de flor, par l'acide nitro-muriati-
que donne a- la steatite chauftee une couleur
pourpre, 16gere ou foncde, suivant la force de
cette dissol tin. Le muriate d' rgent 14 color en
"doir, aidc ce 1'acide sulfurique L'indigo. dissous
dans le rninme acide, communique a cette pirrea
une couleur d'an gris bleu. Si l'on expose i une
flamme vivLe la Sitiitc coloide parila isslution d'oc
ou par le muriate d'argent, elle acquiert une espece
d'kclat rn.tclliqiue, semblable a for ou i l'argent.
Quand la pierre est chauffec les dissolution
de couleurs, par les acids, s'y appliquent vive-
ment et avec ntettetc; ce qui fait qu'on peut don-
ner au food du came une couleur particuliere.
L'acide sulfurique est plus efficace que lea acides
munriatique a pitrique. L'aside oxalique s'4mplaiG
Saelement.


pop PIN e- ~ --- Ld-













put so servir dls CIntions de con ulemw
par les alcalis, sur-tout die .le d ,ldo.-" r
La plupart des coulburs s'impriment d'un hui-
tienme de ligne dans la pierre.
Lorsqlue la steatite est cuite, on la polit avec
'enmeril et les pieces A polir ordinuaires ,oenfin
avec I'etain et le tripoli; elle preud alors un &clat
brilliant et ressenmble a l'agate, au jaspe, a la'
calc6doince, etc.
Cette pierre convient particulierement au gra-
veur, en raison de son pen de durete ; il, ait au-
tant d'ouvrage en urt jour en s'en servant, qu'en
une semaine avec des pierres'plus dures ; il peut
ensuite au moyen du feu donner a son ouvrage
S une durete et une dure eternelles.
L'experience deniontre que oin peut donner a la
se:atite tendre et opaque qui connue sous le nom
de pierre de lard ou craie d'Espagne, est commune
et a bon march, la durete des gemmes les bril-
lantes et agrdables couleurs de 1'agate.
L'artiste, qui immortalise par. la gravure en wievtres
fines, limage d'un grand homme, ouI le souvenir
d'un eyvnement remarquable, consacre seq talons
et son genie a une noble branch des beaux-arts.
Ainsi. plusieurs carmnes et intaglios sont d'intt-
ressans monumens des histoires egyptiienne, cartha-
ginoise, grecque et romaine ; ils sont des objets
d'6tude et de jouissances pour les Winkelmann,
les Barthelemy les Ekel les Neumann ; pour les
artistes, les savans et les amis z6lds des beaux-arts;
c'est ainsi que se niaintient dans toute sa force la
reputation des Pyrgoteles, Cesari, Coldore, Nater,
Pikler, Doell et des autres artistes celebres.
L'indus!rie et le genic de l'artiste, donnent 6 la
pierre taillte son-plus grand prix; mais il en appar-
ticnt quelque chose i a.matiere et sa preparation.
( Extrait di Journal des batimens civits.3


Architecture civil ,. misons de villes et de cam-
pagnes de toutes forces et de tous gedres projett6es
pour ktre construites sur des terreins de differeates
grandeurs : ouvrage, utile .i tons constructeurs et
entrepreneurs, Iet .toutes personnes qui ayant
qute!ques connaissances en constructions, veulent
S!ie,- ,nn'ewcliri-;er!leuis b'timense;par L.A. Dubut,
i.i. ioii.n e du Gouvernement,
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volume complete.
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n0 2 ; Thierry graveiur, rue de la Rarpe, no 172 ,
presss cell Serpente:; Buisson impimnear-libraire,
xue Hautefeuille, no 0o,.-.
Nbta. L'auteur de cet ouvrage avait promis a
ses souscripteurs de le donner en un seui volume
de vingt-quatre livraisons; mais partant pour h'talie
en quality de pensionnaire a l'icole de Rome, il se
tiove force de suspendre ses travaux et de former
ta volume des squinrze premiers cahiers qui pa-
taissent, ce qui faith une 'collection de 49 niaisons
en- (. plancheis format grand in-folio : il y a '
lafi n une table figure 'ou parallel de tous les
plaits.'JLauteur. se propose de donner urie suite
qui contiendra outle une grande varidt6 de mai-
sons de ville et de champagne des rnaisons de
pliim.ae di Ai jardins, des details et des decora-
l .n,,s inteiiemes.


UNIVERSITt DE JURISPRUDENCE.

university de Jurisprudence vient yancienne association de bicnfaisance judiciaire.
La setlde condition i remplir pour avoir droit aux
biejolaits de cette association, sera de justifier
d'rn certificat d'indigence. MM. Roussel-Bouret,
Gu1i Marcilly, Sohier, Solle-de-Cremc et Doulcet,
'son( ls 'premiers inenbres qui (ompuseit V'associa-
tiationi de bienfaisane judliciaiie '


,V:., VJ R E S..

Rr r(til de vitev et fabriques pittoresques dlItalir*
dh;s1iites par le citoyen Bourgeois, peintre et
*editrtcur.' .. ;
*'* *1 *. -!11' ,


430

Cet ouvrage grave a l'eau forte tormera un
vlume dcc 72 pUlni.irs ,format petit in-foio.
De dJeux'nois n'delix mois,? Jdatcr du 24 nivose
an 12 ( tS jalwier 1804) il pm.aina un cahier de
.,;t oivrage. (Chaque caiier contiendra six feuilies ;
la feuille sera c1ompo)s4e'd'une ou plusieurs gravures
selon 'la :imerision du sujet.
Le prix da l'abonnemerit est de. 12 ft. pour
six mols ; 24 fr. pour un an.. Les exemplaires sur
papier vglin finl, prLcintes epreuves, se paieront
double.
On pourra' prendre separ4 ment cheque cahier
que l'un piiera 4 francs.
On sousctit at Paris chez I'auteur au Musee des
artistes rue de Sorbonne ; au bureau des Annales
du Musee quai Bonaparte no 23 ; et chez Jes
principaux libiaites et marthands d'estampes tant
a Paris que dans les departemens. Les souscrip-
teurs des departermens ajouteront 3o cent. par cahier
pour frais de port.
Les lettres et argent doivent Otre affranchio.


LIVES D IV ER S.


'Code monitaire ou Recueil 6omplet de lois,
arr&i6s et lettres ministdrielles sur la fabrication
et la verification des monnaies avec les tarifs du
prix auqucl doivent &re pays au change les louis
ot ecus de six liv. rognes ou alt&s. -' Celui
des frais d'affinage, qui seront percus au Liange
des inonnaies, sur les espeoes et matieres ,.r et
d'argent d'un titre inferieur a celui des nouvelles
especes. Ceux du prix auqu6l doivent 6trI pays
au change les espetes de franc,les especes etrangeres
et autres monnaies d'or ct d'.iaent. Celui des
especes d'or et d'argent qui o course drins la
,27 divsionr militaire. One table pour coiveilir
les sous et deniers en dcicnes et centimes. Celle
de la valeur des francs en liv.' tournoi's, et" Ie
tableau comparatif de la diff&erenice entire -la' livre
tournois, et cell du franc. ,
A l'iisage de tous les receveums, des caissiers,
agents de change et nioti.ans. -- In-8 .


- f I


Prix a fr; 1o c.


A Paris', che' Leblanc, imptimeur-libraire, place
et aiaison abbatiale Saint-Germain-des-Pres ; chez
Agasse libraite, rue des Poitevins ; Charon, pas-
'sage Ft dc.ui; Garnery, rue de Seine; Rondonreau,
place du, Oarrousel.

.VNuvel e( rativenient lliomninme' priniL.palinrent sous, les
rapports moral, physique philosophique ,, etc. ;
avec des applications nouvelles a sa pathologie,
par le ducteur G. Jouard. ,
l- udaiur it alget.
5,? -
Un volume in-So.- Prix, 4 fr., et,5 fr. 25 cent .
franc de port par la pose. '
A Paris, chez Tauteur, rue Neuve-du-Luxem-
bourg, n 145 au coin de cellp Saint-Honre ,
mason de i'apothicaire ; etP'on'hieu librpire A
place Saint-Germainm-I'Au ,it% s i ia la Bibliotheque
des Grands-Honmies. .
p

Maniere de bonifier j..irfitfine'ait les canu xop
rompues 'rpd6 sitriple, Sc'6riomique ; mis en
usage dans la marine dc 'Etat a a fin de lan 8;
par le citoyen Barry, ancien commissaire gicial
de la marine ei ordonnateur aux colonies. io-So.
Prix, i frt.75 C. '
A Paris, chez Firmrin Didot ; libraire roe de
Thionvillec , gaetries ,de bois n, a3'4. ,


Elimens de la fronouiria tion del danguefranqaise,
destinis a faire suite aux diflrentes grammaires, et
principalement aux abriges de Restaut et deWtfilly.
In-tai. Prizii.t fr. oc.t., etQur les d partenens,
I fr. So c,.

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I'd. j6uis. de germinal an 12........ ft c.
(oas de iembouisement........... fr. C.
Bons an 7 ................... ... f c.
.Qn( an 8-..................... 8 fr. c.
Ordon. pour re scrip. de dorn..... -91 fr C.
QOdon. pour rachat'de rentes..... f c.
Action delay b .ique deFrance...... 1070 fr. .

Z rL ... 3[_ I I .


S P'E T AC LES. .


Tdatre de f Opira. -Auj: (Edipe ;i Colone' stivide
Psyche. -"t- InIessmnmejt hl ilpiise d'An.Lreon
chezz Poycrate ;' .Ide pai faint ispsiti0n du
citoyen Lais. Tr6s-iricessaminent la It reprn
slmutmtion du Corii&abhle de Clis.o.

Thidtret Lowvos. Ajy Mt usard lIs Provinciau
A Paris, et le Vieux Comidien.


Thliare d Va ldevill. etuj, I.Ecole,
et Fanchon la vielleuseo "i '"


des Me s,
i I .1


'Thihtri de la Citu Auj. la Rupiurte jd it
:'d'Aixi-aC iep 1,uji c on ptescuie.. ,

fhAdtre du" Maraini. Adj. Clnieencc'tei ,ildcno>r
et Az6nia, op&ra.
.._---


.1. (,mttnU.t fait kVjris, rue des Poittvim s, n* iS. Le prit eot do a5 fraunt pout troitis 0oi 50franc po in iiio m act oo fr.act pour.i'i.inc, n icrc. o ne soabonuc quitu
o t.-,.c ent de chaque oo's
) :'m3. a r-ciser Ite hUtrsa. 'refsti st in f*rtts, frant de portt au citoyeri AcAsit p'oirtrit:iire de ccjburn*l, ru' dri 1oimt,'in, no 18. Tori Is qfflte ta tcpgiopn, doitft ', '1 it,
I hiuit touw cadrgdatoa Iks tavoi Itc port-de, pays o01 lotM e td eatI affrat.tihir i .t lettr trce de d ,ifaitetusi ni iltaI isiit'h r.t raco.t poit.iti i. Jr 1.1 ; 3.1I '
itI-.ut avoir soGn, pour ipluside surfteo, de chatgercclles quiTentermient dtaoikmrs I '
'tOLit qu coicciie lh rdaction doit ihe adrtels au ridactcur rue de Poitcvun it* l3 d, cpu neut jicures du manto lusttuiA ciq tIciiici du d soit.

... ..... A Paris, de I'irAmp tim i, de tI A.RA..,, p, iiceirt MOlnioCLur, rue desPoite-ins, o i3. ,


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1/1





Lundi i 8 nivuse an 12 de la Ripublique ( 9 janvier I 864.


EXTERI EU R.
ANGLE T ERR E.


tLodrei, le 22 decembre (3o friaire.)
(axtrait du Morning-terald.)
( A nosr Souscripturs.)


,-ls n'avons pas cro devoir insurer dans note s
feullel ptisictus ettres qui nous ont & adressaes c
reativepenta a des disputes qui ont el lieu dans. i
Corps d e volontaires. L ,respect : que nous. c
o~ topsi cxti institution nous faith un devoir de e
ts supprimner. Dans des circonstantes aussi diit- r
c0tc1. 'e nibiunal du public est le dernier auquel
'oh dMit avoir recours.
..Nous avous r 49 bhier. par voie de Hull, f
la nouvelle suivantc de Roiterdam :- -Le capi-
amne Jacob, qui command 1I Hope, est arrive
ici t 1 lavait quit ia Hollande Ie t4, et d
il aniotCe que les: forces hollandaise destinies a 1
'invasion de I'Angleterre avaient requ ordre de (
ismbarquer Ie 12 mais qu'elles avaient mis bas
lea arines et refusit positivemnent de partir pour (
entet epcdition. i Le capitaine aflirme que cet n
ev-nem-ent a eu lieu i l'instant mnme de son depart,
til ajoute qu'on repandait le bruit, que l'armce
i Duuikerque avait galement refuse de s'embar' I
mer. La mnime nouvelle a eit annonce, dans
'Vt lettres particulieres qu'en a revues hier dans
lI citj-, et elle a fait 'Une tell impression, que 1
lets fondt.publics out hauss6 de pros d'uri demi
uour cent, quoquat c fit un jour defete A la
ourse. Les 5 pour too sont a 56 f. Cette nouvelle !
cependant emrite confirmation ; mais si elle tait
vwie, On pourrait regarder I'aile droite de l armne
du consul corqmc neierementParaiid' pourle pri-
sent, et I Ecosse ainsi que le noid doe 'Argleterre, I
itabni de tout danger. Son centre a Boulogne est
ttutralisi, non-seuTmenint patr les simens mais
pit as popre laiblesse. 1t ne pett dien en;teprendre
avec son aile gauche seulement; et nous sommes I
,ap consequent dans le cas de lui dire A notre tour,
qu'iln'oseraitpasactuellemrint lutterseAl contre nous.
Nous ne prftend6ns pataffirrier qu'il n'a pas dans les
ports du sud des foies sultisantes. selon lui. pour
invasionn de I Ilande ; rnais il a perdu cet avan-
tage qu'il esperait ainement de trouver dan la
dfivnion de nos forces, en nous attaquant sur
plutieurs points I la lois. Qa'itl viehne done nous
a ttquer suir un seul point?

SDu. 3 decembre.
11 p'y a point d'artifice que le gouvernement
inglais n'ait employee pour faire croire auxi Fran-
its qu'on Its ditestait en Irlande, et qu'ils n'y
*eraienxtjamais reius qu'en ennernis, et pour fair
aitre, dans)'esptii des Irlandaii. des craintes chi-
miriques sur les intentions des Frangais.
Conformiment a cette politique infeinale, on
le mainqita point, dants le toms, de tronquer et
de tOrtarer It discours qtioe -le jeune et mtalheu-
reux Emmet prononija devant sesjuges, lorsqu'on
le lit appel e pour entendre a sentence de mort.
On se rappellet;es invectives que dans cette occa-
ion, on lui lit debiter centre la rdpublique et
Son prennerie magistrate, invectives qui, no sortirent
jamiat de sa bouche: aussi supprima-t-on ce qu'il
avait rdllement dit et le surplus fut rendu m6r -
connaissable ,'meme pour cex qui I'avaient en-
tendu.
Le gouvernemeint anglais, en alterant ainsi les
tthieres paroles de M. Emmet, esphrait, d'une
,Pn, qute es sentiment qt'on lui pr&tait aussi im-
piidemment, seraient accueillis du public, coumme
teiovenant d'an tel heronme, qui avait vu de pres
Ic GoIyernement franqais ; de 'autre il voulait
faire crore hu dehora que ces pretendues me
nacec e ies 'iivectives taitent partaghes par la
grade masne ds I'ltandait, et e flattait. en con-
equenre deditourner la RBpublique franoaise de
l pi,.tn, pa ldes dugouts et par la crainte d'une
Jnimitii reelle. M. Addington lui-mame ne rougit
point de propager cette calomnie jusques dans 16
ein dOu parlement. Mais on n'en impose point si
h~ilement au Gouvernemnent franjais, ui aux r6pu-
bliCain ide Irlainde. I.
Qaoiqn'ti en soit, JanOus sommes aujourd'hui en
tat deo jtromper Ie public sur ce sujet, en lui sou-
ltl"anlt quelques Iragmens authentiqucs du discouns
de M, Ermmet. Ca que nbus en publions est d'au-
'tiTlus puicicux, qu'auwube feutllep iodique, ni
d4ah c p.1s, ni enIrlande n'osa le consigner dates
it ttm, III gtuvernemtnt'ayant enjoint, trois jours
Oivante, A tou kts journalists, de ne riera im-
Prntt l ur ce protks que de I'aveu et par 'autorisa-
n da magis cr.
Qu'conque li G le pet s aRu- donu rappottons dut
d4ti a de ce jeunle holtme, mort A ila feur de
IC (il n'avoit que 6 an ), ne t'etonnera l sM
I41 sit.4t:tpt ses ompaniios ona.objet d'admii*


_ I...~..._____i;~_~~~~


___~ :;~...._;.. ~I~. I r-.. --1YIIIII11----s~olsIsPYU;


ration et d'enthousiasme et pour le despotisme an-
glais et pour ses adhlrens, un, sujet d'alarmes et
depouvante. d
Extrait du discours de M. Rf. Emmet. d
Loriqu'interpel!e s'il navait tien 'a opposer a q
:e que sentence de mort ne fiut point prbnoncde q
:ontre lui, it ripondit : .
*.Je ne m'oppose en atucune maniere A ce que ,s
sentence de nmoat soin prononOe centree moi. Sur P
ce point je n'ai pas de motif a'faire valoir. Mais .
i n'en zest pas de mime de la ilchId et odieust JU
:alornnie., don't on clheici'e iernir ima reputaIonU ;
Ct, Sur cc point .meis moyens de defense seraient P
nombreux. s
On m'accuse d'avoir &6t ~Nmissaire a gages s
du Gouverneniint frantiais : cetie accusation est t
ausse. Je wna point a,'contit emissaire d'aucune
puissance etrangere : je n'ai agi quo commae rlanr-
dais, anime du desire d'arracher mia patrie au joug c
d'une faction domestique et vinale, et A influence l
;orruptrice d'une tyrannic 6trangere et atroce.
Y'tait h l'objet de ms vzaux : 'c'etait la le mobile
de toutes mes actions. Ces sentimens sont ceux fi
de plusicurs IrlandAis qui l'eniportent sul vous ,
mylord et sur vos associes, et par leur rang dans a
a socikti et par leur merite et par leuts vertus. e
,, Vous m'appellez cependant 'ame de la rebel-
ion : cest mefatire trop d'hoineur; sachez que
e n'y suis pas parvenu a Un 'ang secondaire. Cette
cause glotieuse compete parwit ses soutiens des
hommes qui ne s'abaisseraient point a votre niveau, v
en vous saluant', mylord. ..,..... (
On m'a accuse de vouloir vendre h la France
la liberty et l'indipendence de'maLpatrie. Execrable
calomnie non .me comipatnotes, je voolais d
placer vos droits hors' de l'ateinte d'aucune puis- c
sance sur la terre. |e voulais voiui lever A ce'rang
honorable que la nature vAus a'destine parmi les
nations de I'Europe': it n'y a point de considera-
tion personnelle que je n'aie sacrifi6 A cet objet.
", Si les Francais, sans y avoir &t6 invites par le
people de I'Irande, se presentaient avec des des-
seins hostiles sur nos c6tes, je leur resisterais de
tous mes moy)ens, de toutes rmis faculties: et vous ,
mes concitoyens je vous crierais d'accourir, ie fer
d'une main et la torche de -'autre pour les #e-
pousser deo vos rivages, ou pour les imnioler sur
clurs bords, plutt que do les voir souiller de leur
despotise- Ic sol de notre pays. Iti Je me-viianis
contraint de ceder au nombre et i la discipline,
je leur disputerais e terrein pas a pas; jo brfilerais
P'herbe sous mes pieds, et le dernier retiAichenment .
de la liberty deviendrait mon tombeau. .
,, Mais les Francais ne viendront point sans y
avoir &te invites, ni avec des intentions hostile :
its viendront come amis, comme allies, pour
vous aider a chasser ijamais les tytans qui vous de-
vorent. Met compatriotes, vos plus mortels vos
plus implacables ennemis sont au miliet de vous ,
au sein de votre pays.
,,J'ai sollicit6, il est vrai, la bienveillante coop&-
ration de la France; mais j'ai voulu prouver I
la France et A l'Univers, quo I'lrlhnde mritait1
d'i&re secourue ; quc nos compatriots sont in-
dign6s de leur esclavage ; qu'ils sent prets i rd-
clamer ett a soutenir leur liberty et leuriudepen-
dance.. J'ai taich6 de procurer pour mon pays la
garantie que Washington obtiat pour 1'Amerique.
Cette garantie nous est enfin assure ; et main-
tenant je le declare hautement, non pas pour
vous en instruire mylord, mais pour instruction
et la consolation de tons les vrais amis de IlIr-
lande, qui peuvent aujourd'hui m'entendre, que
sirt tous les points doe la France, il' se fait des
priparatifs d'invasion pour venir A notre secours....
ti On m'accuse d'ambition ; mais, 6 ma patrie !
si I'ambitioti ef it6 l'anie de rmes actions, n'au-
rais-je pas pu par ma fortune et mon education ,
par le ii). et la consideration de ma famille me
placer p.anmi lei premiers de tcs0oppiepseufr ? Ma
patrie ut mon dole : j'a sacrifice d grand coeur,
sur son autel mes afflctions les pls douces,. et
pour dernier holocaust je lui offre aujourd hui
ma vie. Si danrs aa conduit j'ai eu jamais d'autres
vues que Ie bien--redoe ma pattie, c'est ce qu'on
d&c6urira un jour, lorsqua le terns aura dissipe
les nuages don't mres vrais motifs paraissent aujour-
d'hui envelopp6s. Du moios ces motifs, quels
quilssoient', sont deja connus de cejuge qui lit
dans tos les ceurs de ce juge deviant le tribunal
duquel je vais bientat comparaitre; it leur rendra
justice. Et vous ombre ch&rie d'un pere aussi
adore que vinerable si vous prenez encore plaisir
A contempler les closes d'ici bas vous voyez si
jamais je me suis catti pour un moment, des
pincipes quo mon june carur reut devous et
pour lesquels je n'hesite point de mourir...... ,,
M. R. Emmet ayant etc plusie,urs fois inter-
rompu par lord Norbury dans Ie course de cette
justification J lui adressa directement cc qui suit :
i Fst-Cc II, la doucea3r 'i vantec de yos lois ?


GAZETTE )IONALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


tuoi un home accuse de crime et dons les
notif oat 6td lachement calomnics sera prive
u droit de justifier ces riotihs Quoi(ure je Soil
ccusO, et quo vous soyczjuge. vous detricz cepen-
ant mylord ne point oublier que vous n ites
u'un homme, et queje suis home aussi. L'arr&
lui me livre aux mains du bourreau consigns
non corps A la tetrre : mais ra reputation me
urvivra, et il m'importe que mia mentoire suit
)urgee de tout l'odieux don't on cheiche a noirir
ma condbite. Si vous ne voulez point quje jn ue
ustifie, comment osez-vous me calomnier ?..... ,
Vers la fin de ces debats, le jtig ne se poss6dant
lus et ayant plut6t I'air d'un cinminel .que
I. Emmetr lui-mlie, se leva brusquement de.son
iege', et d'un geste menacant et d'une voix cn- -
recoupee lui ordonna de discontinue, ou qu it
iTiploicrait la force pour le fire taire ; qu'il ne
bouvait pas entendre ddbiter une doctine don't
haque root toit plus criminal que I'acte d'ac-
6sation meme; qu'il ne serait point surprise si
e people temoin de tant d'audace, se portait du
tribunal r me a l'attaque du chateau etc.
Enfin M. Emmet faut force de discontinuer, et
init par ces paroles :
f, Encore quelques mots, mylord, ma carrier est
chev& ; le flambeau de la vie s'6teint pour moi ,
t je descends dans la tombe. L'unique faveur que
e sollicite des vivans, c'est celle de leur silence.
Que personnel n'ecrive mon epitaphe, car il n'est
>oint donni A ceux qui connaissent mes motifs de
es justifier aujourd'hui, et je desire que la pr&-
'ention et' ignorance s'abstiennent d'en parler.
u'ils reposent avec moi, ces motifs, dans la paix
t l'obscurite de la tombe, et que ma pierre s6,
ulchrale rest sans inscription jusqu'a ce que
l'autres terns et d'autres homes puissent, sans
:rainte, rendre justice a ma mmoire.'1
PARLEMENT IMPIRIA L.
C H AMBRE DES COMMUNES.
Siance du 9 octobre ( i7 jrituaire. )
On fait une troisieme lecture des bills sur les
pensions, les billets de l'echiquier etc. Ces'
divers bills passent.
Le secyetairt de -t guerre propose de .se former
en comite general a I'ffet d'examiner les Etats
estimatifs de Farme.... .. .
La chariidSie se'bre en comit6.- M. Hohhouse
est au fauteuil.
Le secritaire-de la guerrt announce qu'il n'occu-
ppra" pas long-tems I'attention d!i. comite puisque
La plupart des services pour lesquels son devoir lWii
imposerait de proposer des votes' de secours, ont
deji requ la sanction du parlement. I1 se .bornora
done i etablir'la difference qui existe entire les
votes que l'on propose aujourd'hui et ceux do
1'annie pr&ctdente.
Le premier article concern les gardes et garni-,
sons. Les forces"votres au commencement et au
milieu de la derniere session s'elevaitut A Lo8,got
homes ; le total que presentent les 6tats actuels
6tant de 169,669 il en l6sulte une difference de
58,768. Cette dflkrence parait etre considerable;
mais l'augmentation provient en grande parties de
I'armee de reserve, qui a fourni un renfort de
39,477 homes aux troupes reglIes. On a fbrm6
de ce renfort 19 bataillonis de Iooobommeschaques-
et 16bataillons de eserve'de 700 homes. L'aug-
mentation s'dleve done 12,456 homines.
Les gardes du corps et les gardes A cheval ont
&ti augmenties; 24 regimens de dragons ont 6te
renforces de 4272 homes ; les autres regimens de
dragoos ont et augments de deux companies ;
on a parcillement renforcc les -troisregimens des
gardens A pied et de legcres additions ont 6te
taites a d'autres corps. Telles sont les sculea
augmentations que l'on ait faites A 'itablissemenc
reguher de I'armee.
.guark .."u ~.o0d article ii.at, ..... 4._ .
generaux et d't&at-major ,'le surplus de la d6pensq
monte a i54,647 liv. Nul doute que cette some,
fie soit considerable ; mais elle he le paraitra point
ttop si l'on calcule le grand nombre d'officie4rs
qu'il a fall i&cessairement employer.
Le troisieme article conceri]e la niilice incor-
poree et laftncible infantry, qu-i '61evenit 169, 447
homes. Le quatrieme conceine les corps des
volontaires.
Le secr6taire de la guerre n'a point faith mention
des additions faites aux troupes riglees d'Irlande.
L'arm6e de reserve de ce pays affected aux forces
rtglIes, s'6levait A 7o55 homines : 1'827 ont td
ajoutes aux dragons et aux gardes wallones.
L'6tat estimamif de depenses pour les corps des
volontaires est divis6 en deux chapitres ; le premier
concerned la Grande Bretagne le dtuxieme con-
cerne 1'lrlande. Le preniiet nest qu'approximatif,
parce qu'il est impossible de calculer r-exatm:aent
le total des depeuses actuellem. Les 6ats estimating
de ctte annee dresses d'aprts des ca!culs gned-
raux s'levent A 73o,ooo liv.,; il parait aeantmoius


"p U d"a--l tA du 7 mivose an les Actcs du G(ouvernmenCelt et des Autonrne constitutes contcuus daus le MoMILJt Jvi oj/if:e.


J vo48.


i









S432


d'apres I'itat des corps de volontaires forms dan
la Grande-Bretague 6tat que le secretaire de 1;
guerre vient d'examiner i l'instant, que ces corp
eont composes de 379,943 homes; et comme
dans le calcul de la defense on a ptis le nombre
d hommes a 320,ooo, it est vraisemblable que la
depense rdelle s'6levera au-dessus de celle port
dans l'etat estimatif : it faut cependant observe
que dans le nombre des volontaires, 45,614 seven
sais aucune paie quelconque ; 46,000 hommes
d infanterie et 22,ooo de cavalerie ont ete ctabliS
d'apris les reglemens de juin dernier et 5257
d'apres les reglemens postericurs. Les frais poui
solde et habillement pourront egalement surpassed
ce qui est port dans l'etat estimaiif. Parini le!
divers articles de d6pense relatils aux corps de vo-
lontaires, se trove le bureau de l'agsn.ce doni
1'teblissement a ete saivi des plus heueux effects:
1. depense de ce bureau etalt d'abord considerable;
mais if en estentin'isulte une economic de ao,ooo 1,
par an.
Quant l'hrlande la situation de ce pays, el
les diff6rens services auxquels les volontaires ont
ete appellis out augmented proportioniellement la
depense. Dans la formation des etats estimatifs pour
cette parties ,du royaume-uni on a suppose plus
de volontaires qu'il n'y en avait eflectivement : le
nombre de volontaires est d& 70,000; on I'a porter A
80,ooo homes pour I'infanterie, et 12,ooo pour
la cavalerie par ce qu'on esperait que le system
des volontaires se serait tendu jusques-li. Eu con-
siditant la nature du service auque les volontaires
irlandais ont t& appells et auquel on peut sup-
poser qu'ils seront encore appeals Irequemment, it
est diflicile, ajoute le secretaire de la guerre, de
faire une estimation exacte de la d6pense.
On n'a point encore soumis i la chambre mais
on lui presentera dans une autre circonstance les
ctats estimatifs conceinant les corps strangers. Le
parlement a d6ji sanctionne la formation de quel-
ques-uns de ces corps, et fon prend des measures
pour lever d'autres corps dans toutes les parties de
u1'rope ou 'on pouria trouver des homes qui
veuillent servir ce pays. On ne peutjusqu'a cc mo-
ment presenter d'etats estimatils a cet egard: it
faut d'ailleurs consider que des circonstances par-
ticulieres te permettent pas de discuter aujourd'hui
cette matiere.
On n'a pas non plus compris les frais de bara-
ques dans les Etats estimatilfs. Le nombre des ba-
raques at t& si considerablement augmentS, qu'il
est impossible de soumettre A la chambre I'ktat d&-
finitifde la defense. Les forces effective du royaume
,tant aujour4'hui complettement fournies de ces
baraques on presentera le plus t6t possible A la
chambre I tat don't il s'agit. Le secretaire de la
guerre est prkt a donner a cet igard ainsi quc
sur tous les objets don't le comite s'occupe en ce
moment, tous les renseignemens que l'on pourra
desire. 11 ternmine en proposant de voter pour le
service de I'anu e qui s'ecoulera du 2S decembre
UU-3 au .5 d6cembre 1804, des forces de terre
qui n'excederont pas 129,o39 hommes (i), y com-
pris Ies officers commissionnes et ceux non-com-
inissionIes.
M. Windhamprend la parole. Mon opinion dit-
il, differe tellement, a cet 6gard, de celle imise
par 'honorable -secretaire que mes observations
paraitront n'avoir point &t6 puisees dans les d&-
clarations que la chambre vient d'entendre. J'en-
visage dans cette discussion la defense g.tierale
de la patrie. En examinant les dangers qui pa-
raissent avoir absorb toutes autres considerations,
en rtllchissant sur les measures adopties pour pre-
venir ces dangers, je ne puis perdre de vue les
personnes qui south aujourd'hui chargees des affairs
publiques. Je ne puis mieux exprimer mon opinion
de leur conduite, qu'en recitant un vers qui ne
prouve point la galanterie du poete envers le beau
sexe : apres avoir parl6 du difaut des homes ,
l'auteur ajoute :
. Women have but two,
There's nothing right they say nor nothing good thty do.
(Les femmes n'ont que deux difauts : eltes ic dissent
rien dc vtai, et ne font rieit de bou.)
Je vais d'abotd coV,1F, "--I- r'i-latiop, l'cnet5;
,,-r klgieterre et largent don't lea gmnistrcs out
pu disposer, et puis je chercherai ce qu'ils ont
fait. Je pourrais commencer au trait d'Amiens;
je pourrais dire que les ministres persuades que
la guerre 6tait inevitable t6moignaient cependant
de la confiance dans la dur6e de la paix, et que
bient6t apres ils ont fait dire leurs partisans que
celui qui croirait a la darde de la paix serait un
nigaud et que tell n'tait pas la croyance de
M. Addington.
Je nigligerai tout ce period de temns ; je sup-
poscrat que les mmnistres cioyaient se conduite
patfaitement biqn lorsqu'ils abandonnaient nos
conquetes qu'ils congediaient des homes qu'ils
avaient pour cinq ,guinues, et pour lesquels its en
donneiet maintenant cinquante ; enfin, lorsqu'ils
vendaient a vii prix tous les approvisionuemens
de gtiecre. ItJ supposerai qu'il etait bon de fire
ces dip'.sniiiots et je considiererai seulemnient ce
que leIs numnistres out fait pendant un peiode de
neuf tniois.
[l) Cc 5,),o39 homes sou arx tudc~-Oiieniales, Ot.i-
4cut ales, a Gilaltar Maltc ; il u'ca rec pa 30o,ou0 cu
AnigcuItc ct eu Crlauds.


s le porte la population du royaume-utni i quinze 'doit employer ces troupes que lorsqu'elles petivnt
n millions d'habitans. On -a depens 1,o0000,000 iv. tre vraiment nkcessaires. -L'idee que lec Francii
s en primes pour 'armie de reserve; cette soiunme, il prets i debarquer seraient repousses par" ce
est vrai n'a point 6t* levee par le parlement ; hommes arms de piques, me paralt parfaitement
e elle'provient d'une taxe imposee sur le people. ridicule; ce erait dire avec M. Fribble., Eldigntez
a D'apres l'etat de d6pense des corps de volontaines, vous mefsieurs Olint-vous ; autant vaudrait
e il parait qu'on demandera plus de 700,000 liv.; faire cet effort avec des poin(ons et des epingles.
r ce qui approchera d'un million; et come les Je crois que c'est une miserable parciromnieqtl
t individus paieront bien davantage on peut en- porte les ministries i tirer tout ce qu'ils peuvent s
s core ajouter un million. VoilA done environ trots individus sans avoir recourse au parlement.
s millions de depens6s et I'on n'aura guere fait On a beaucoup park des machines ; ma gtande
autre chose que former des corps. objection a cet 6gatd, c'est que les machines ie
r Pendant cc priode, le pays n'a fait qu'attendre les miuistres ont montees, pataissent trop coi
r le signal que 1on a long-terns retenu. Je ne sais pliquies pour qu'on en fasse usage. eette ci-
si lest ministres craignaient on non d'effrayer les constance me rappelle I'histoire d'Hogarth :Un
_ propriktaires d'omnium ; le fai st st tue lorsqu'ils home avail ivente une machine bien-com
t ont appelile pays, le pays est venu. Ce nest point plique, et l'objet qu'il avai en vue c'tait de
vainement qu'ils ont evoque les esprits ; mais alors dboucher ute booteille un valet untai du
; its se sont effrayis de ce qui s'offrait a leurs yeux ; tire-bouchon, I'aurait eu debouchle avant qiIe h
its commencaient a peine A creuser leur puts machine fit smise en movement. Les uE liin
que I'eau ., jaillissant avec imp6tuosite leur fit les plus commodes que leg ministries aiet em
t craindre dtre engloutil. Les forces que nons ployees sont les assemblies de dijptm-li-uten1ns, .
t avions alors consistaient en 5oo,ooo homes en- les secretaires de ces assemblies sont des gentienu
viron ; c'itaient des forces immenses, des forces du comti que V'on ne paie pas pour leur presence.
dignes de la Grantid-Bretagne. 11 faut cependant qui donnent chaque semaine deux 6u troisminutes
consider combien if y.avait .de lattes et de ciment ax aflaires don't on lea charge et quti-ne 4.11o,
dans l'ouvrage. On remarque d'abord 37Q000ooo.vo- dent guere que sept on huit jours aptes ie ) e1 ,
lontaires, puis 70,000 homes de milice ; 6,ooo des lettres qu'ils recoivent. Ce qui s'estk pas
hommes de l'arm6e de reserve n'avaient pointt plans le Norfolk fera voir ce qu'on doitt penser
encore et levs 600oo0 talent sans corps. t parait i cet gai'd.
enfin qu'on n'a point ajoutc plus de 5ooo homes Les signaux devaient etre etablis avec la plus
aux troupes reglies et cependant il semblerait, grand clerit dans cette panie du royaume
dfapres ce qu'a declare I'honorable secretaire, que tro semains avant la rentr e du parlement cee
ce nombre additionnel s'eleve a 7000. Je conviens operation n'etait point terminme. Cela provient des
que les seconds bataillons des ancieos regimens, machines dent j'ai parle. Le lieutenant de divi.
tires de l'armie de reserve peuvent etre con- sion refusa de commencer 1'ouvrage avant d'avoir
derds comme soldata regles; mais je pense que la certitude d'etre rembourse des hiais ; les de
les bataillons de reserve ne conviennent ai aucun puts lieutenant se refuserent a repondre de ce
genre de service et que plus ils existeront, plus remboursement jusqu'A ce qu'ils eussent pris 'avis
ils deviendront inutiles. Je crois que la milice du contte; enfin cependant ils se rendirent e
a etc portie a un haut degree de perfection, quoi- rans. Sur ces entrefaites, I'amiraute declara qu'ele
qu'elle n'ait point cette experience qu'on ne peut e donnerait a personnel de commissions j ce
acquenir que dans un service regle. Quant aux sujet, josqun a ce que les mais eussent ete pac6s
volontaires je sais que diffdrentes personntes se aux endroits convenables. Cest ainsi que l'eia-
tiennent -aux "aguets, pour donner une fausse blissement des signaux, qui devait'avoir lieu de
interpretation a cc que je vais dire ai co sujetj; suite, a t retard de huit mois. Personne nest
mais ce n'est point centre les volontaires que j'eleve A blamer dains cette alfaire: tout le mal vient
la voix c'est centre le system des volontaires. dt sys tme adopted par les ministries. Ma grande
Trois cent soixante-dix mille volontaires pnis in- objection contre ce systame est quil detruit
distinctement, ou m* me par choix, ne peuvent tous moyens de lever des troupes. Les ministtes
composer que des forces inegales. Quand on dit ne peuvent pas s'inaginer que les corps de vo-
que m on trouve pardm les volontaires beaucoup lontaires soient une source inhpuisab ; et ce-
de zele et d envie cela peut -tre a regard de pendant its parent d'ajournement sans prendre
ceux quit se sont enr6kls les premiets ; mais ceux aucune measure relative a ces corps. Le system
qui se sont prdsentds les derniers ne 'ont fait que don't il s'agit s'usera bient6t, si 'on n'a recousn
pour obtenir lesexern lions auxquelles les volon- a quelques moyencsefficaces. La milice vole Far-
taires avaient droir ; ils se sontjgies en avant ors- mee les volontaires violent la milice ; bief, c'st
qu'ils ont\vu le moyen de parvenir a ces exemp- un systime gindral de brigandage.
tions. Ce ne sont pas cependant les volontaires, Si 'on veut faire une expedition quelconque,
mais bien les minjstres qui sont reprehensibles : it faut une armee disponible ; it me semble ce-
ces derniers n'ont pu gater entierement le syst&me pendant que notre plus grand horizon ne s'etend
des volontaires; mais iIs onut tout fait pour le rendre pas plus loin que la defensive. 11 s'agit done de
inutile. savor si nous avons une armie on non. Quind,
11 est un autre objet qui paraitrait etre d tfort dans le course de neuf mois, on n'a pu tire a
peu d'importance cest I habillement des volon- l'arm'e qu'une addition de 5,oco homnmel, com-
taires. En conformity des rcglemens adopts tous ment aller plus avant sans adopter des mesuret
les corps de volontairesdoivent porter l'habit rouge. plus eflicaces ? Je tne suis point du tout partisan
Cette measure a fait connaitre leur destination ; on des mesures de rigueur; mais je ne icthe clie.i
les a forms en regimens et en brigades rdgles, point la popularityi en les decriant cominre in-
sans faire aucune attention a leurs professions par- constitutionnelles.. Si 'ou abolit la substitution,
ticulieres a leurs habitudes a leur sante leur si au lieu d'.tre enr.16 pour la vie on ne l'est
activity. Quelques volontaires sont d'un ge avanc-, que pour un certain nonbre d'anndes, ethin,
d'autres n'ont point l'activite ni les habitudes ne- si I'on a recourse A des mesuies de rigueur, on
cessaires rour les exercices militaires ; d'autres enfin pourra parvenir an reciutement de I'armie; sinon
out des families A soutenir et ne ptirraient, je ne vois aucun moyen par lequel nous puis.
sans se ruminer, quitter leurs occupations tandis sions aller i ce but.
que des hommes don't la force et la vivacity con- M. le secriazirs Yorke parle ai s M. Windham.
vienneni i la vie militaire, se trouvent lies et en- II anionce qu'il ne suivra pas ,honorable membre.
chains par le systime actuel a des hommes faibles dans tous ses raisonneemens; il reiarquera scu-
ct incapables. marqueta scu-
et capa s ble don lenient ceux qui mritett d'ktre relevds. Sans doute
1 mevr embltre done sur es prices bievolont ire t ne falloit pas I'habilet la franchise du trs-
renvas on en dtvrait fire des corps ans ien la diff- honorable gentilhomme pour.faire les observations
gere pour incommoder et harceler l'ennemi de tous qu' vint de presenter a charbre ; la part
cotes. G'est de cette maniere que le general Bur-. cdeS esuare contre lesullesoc a par, des; ne -
goyne fut harceld en Amdrique: des troupes ligeres, coe tan ent pas a ceont ore de honorablec me
munies de provisions pour deux ou troit. jours breQn, t a c nse dpna l mn
VattAquni-ct sas discontinuer, jusqu'au moment bre.Quant aux citations duipriopinant, Miyorke
oa d'autrcs venaiecanlegtemplacer. n n'examinera point ce que dissent les winistres; la
Sd te v ih le c chambre et Ia nation examiheront ce qit fnat,
Apres avoir park des instrument vivans passionss On peut-composer des discours meilleurs qge ceux
a ceux qui ne sont point animns. Les ministres Ont des ministres, mais on ne peut accuserjuStemcnt
un jour ndiculisa .idde de fortifier Londres ils leur conduit. 11 peut y avoir de'bons discoufs
lont approuvdt le lendemain-; depuis its front d'opposition mais il y a demeileurs votes MiP
abandon e. On pourrait cependant employer nsteriels.
utilemnit ce mode de defense. Le rivage de L'honorable membre a parley du trait d'Amienl
Yarmouth, par example, offre de grades faci- et du piriodet de tntas qui a suivi cce trait, Jaswal
lits A lennemi qui voudrait dibarquer, etiW serait aprl s la contctision de la paix, l'Angletee tx
moins bien ddfendu par des redoutes que par les s'6tait trouvce daos, un si Ion tatde decent,
tours du tnaeux Martello. La plupart des hono- Pendant claps detems on 'a ,ongrldic qtue les
rabies membres ont l dans I'htstoire qu'un vais- troupes enrolces pour un service lhiait6. Quant au,4
seau de 74, command par un trds- brave officer, tioupts rTglhes, on les' a plhs que doubless deputy
ayant voulu battle en ruines une de ces tours, nt la prorogation du parlement : elles &t.ient alos d
obliged de prendre le large avec une perte dr 8. 60,ooo homrne; aujour,l'hui leur nombre -s'el tv
on too homnmes; a tour n'avait etn pentre au-desns d4e iso,opo. On a dit que lari-- e de
que dun seul boulet. On a dit que lea toutr a reserve rest'point compose de troupes rgliees;
la Martello ~'iectut tooo liv. ; cest un faux mais je crois duo moins qne les premiers ct le-
calcul; mais supposed q oil (it exact, 3o tours tie tconds bataillons ursr de cette armee et a iods aux
c. 1'ui,:. que 3o,oo liv., ce qu ne strait pas troupes *e,,les, sont-aussi bien li:.~csl'.p qu5
uner sI me considerable vu les dpenses actuelics le court espace de teros a pa le pcinienr.L "
,e lEtat. Q,.uant aux bataillois de reserve i1 sont expes
le vat appeler A present lattentond la chambre cement composes des honmaes ka nsoins act s
sir los fcncibles de men. 11 me seml)Ie qu'on ne ils sout toutelois en dsat de fane le sicic de


I"


I


1













,rnso et plus on pourra' les employer ai ce
rvico plus les autres forces seiont disponibles.
S.pour lei volontaires, leur nombre est de
4fi,68 soldats. Le nombre des ofliciets d'rat-
n4',or des capitaines, etc. s'eleve a 1,7,000;
'est ce qUt fit riue les noms de ces officers n'ornt
point encore, paru dans la gazette. L'honorable
enbre a dit que Pon employait les volontaires
n les privant d leur inergie naturelle. Je ne puis
ncorprendre ce qu'il a voulu dire, A moins qu'il
n'ait avane4 qu'on ne doit enseigner aui volon-
aires aucunesale ces manoeuvres qui peuvent les
rendre utiles. C'est lollicier general qui doit em-
Spoyen aini que bon lua semblera, les volon-
r it s i,sous son commandement.
On i filt une objection contre l'uniforme des
volontaiires. Iobserverai a cet regard, que e rouge
stiI culeur niationale et qu on evite a cnnfuwion
on dornnant la manti couleur A lhabilleintunt de
routes les tloupes. Considdrons d'aileurs que par
cette disposition I'ennem ne po uIit reconnaitre a
l'tuiif6rme les troupes qu'il atirait a coibattre.
Quant au systime generdi d-s volontaues on a
,ienti,cjer ie sais trop pourquoi, des objections.
Les acteS relatifs a ces troupes oni ete sounds par
ic mninisntes. et a.pit-s sans qu'on y eut apport6
(dlc clhngemens esse tel. Si l'on n'appI ouvait point
tes aces, it h.ll iit lIs comnbatire inn limine; s'ils
s,int errones aujourd hui, c'est miio8s la fate du
c invemement que la laute de ceux qui se s6nt tus
d3iIe tents.. Alors que les volontaites se sont
oftir.s pour dblendie ecur pays, on ne pourvait
leur dire qu'ils seraient obliges d'enter dans tell
on tell clause. An conlraire on a trove conve-
nuAle et inecessaire de permnettre leati formation en
corps suivaiI le s steme quite l'otn suit maintenant.
Quant aux exemptions, une clause porte expresse-
mtentqu'eiles ne setont point applicables a ceux
qui seront obliges dese presenter.
On a diltqu'il nous manque un esprit de con-
tuite. Je ne e pretends point avoir cet esprit'; mats
les nwembres de I'adminiIstratnor front leur devoir ,
e- ils seront soutenus de la chambre, de leur sou-
\Verain et de la nation.
Q' uant i la question des fortifications, je ne la
discutecai point en detail. J'observerai 'seuleient
que le system que ;l'n 'propose entrainevair des
raise enormes, et qu'il paraitrait conveiable de ne
lce encoutir pqtapres avoir employ tous les'adtres
mnoyentde defense. Je'ovois cependant que lonwa
fait trop pu d'attention a cet objet', et rien ne rnfa
Caubt plus de:,regrets que le rejet du plan de forti-
fications presented dans le courtss de I786. -foudT
eisfincibles de mer';je pie connaise point exactirnent
klr- composi4ton; mal$ je. pense; qte i'on ,doit
prendre des measures ai leur 6gard. It est certain
qu'on ne doit point. dmettre, dant ces corps des
individis sujets a la press, mais settlement des
pilote et lcheurs esidans sur le cotes, et qui
aurai nt da stiervi sur des canonnieres. Le re-
crttement de l'armdie pour un 'certain nombre
d'annees entrainerani' les' inconveniens les plus
aerieux puisque le temn dd'seivice expired, it pou-
lait arriver que nous nqus.trouvassions suns arnime.
MA Patu..je r ai point I'intention d'examiner en
dltail sii le ministres de S. Mt onvt emnployd ju-
diciutein'nt on non le pouvoir qu'on leura con-
i ooh s'il auraient pin IVeereer ptlu avantageuse-
iaent pour ce pays ; ces deuK points n'exigent pas
aujourt'liui d'ere mis en discuiion. ; aussi-ne lea
aborderai:je, point .en c moment ouh j'aLle vif
desr de, fict toute mon attnutiop ur ,les dangers
quin nous menacent. Je pense que dans cette cruise
extraordinairc noos ncedevons cbosidder que f.exe
Station de cequipeiutassurer la dvlense ie 1 Empire.
Si je tie suis point dispose a i examiner la con-
duite des trinistres relativerment aux mo)ens que la
nation leur a donrns je le suis rains encore 4dis-
tluer fes questions imipotantest dnt a parl ,nion
hlonorable am'i : ccs questions presciene un degrc
'Iint i qi nin petmet p3s de les examiner collec-
tirement.Jc n'abstiens donc, pou Ic moment, de
(ionsidertr ccs divers objeus ,c je'rie renfetrne stric-
tement dani le sujet mis en disicusdion, 'cestA-4-Iire,
ie nombre la Iorniaion ct la dirictiob des dille-
emnies forces nilitaires levees pair les iinhtres de
S. M. pput la d rfense de l'emrpire etpotttes dans
les atu cstirumatifs deposk sur les buraui 'du co-
1Iite. J'ai le matlheuI e diffiver matiriclcnic'nt
st plusieurs points avec mon tc -honorable 'aiw
(M.Witnihbh); je diffei: stir-toit avec ui dn cc
qui a rapport'a ces troupes, qui sot- le pitncipal
grant de notre sfttet ; Je suit d'vis de maintenir
. nos forces rtiglessu irit pied respectable et .j'es-
'fe3C q'Oan nc pcrdra jarnid Ae,.vuc cet,^ Qet.
I, JtOlot es reglecsl&ont Ditvenupj un dcrdIde per-
fecton que Ies aunes forces dot on a patrIc pe peC-
verit utteindre. Mais je onstye totjou s I'opnion J
't, j ai lus' dune' fojs 'cinus ', 'tins a dniete
itistoi 'ntr les'avaatagCs quai 'esuth'eraiKnt Tc
blsiemncnt de nonmbrcux coxps d voalont'idrs. Cit(c
oPinion ,lt e parldemtt paait a.oir geneialernment
approuvee. Je dois done A cet egard, justifier
les rtiibistres de 8~. M., -des imputanions ie lear
a faites.*ton tart 'b tdrahle alI. ..." .
l.e parlernent a plus d'une foas manifesto lopi-
InOR. qu'in no i>w-pBe94-m'- rtmeitfe uniquement,
pou la dIlefn c nbos troupe* 'ru!es ; qU'il faut
avoir recourse a une grande torce naiorAle, levee
1o't par atoritioe, sot par le zcle libre et spon


433

tank du people. Je consider 1'armde commune le
grand point de ralliement auquel les corps de
voloutaires doivent se raunir : 1'exemple de l'armie
les former son experience les dirigera et ces
troupes reunies seront invincibles. Je consider
1'atmee come etant le centre de notre grand
system de defense ; mais je serais tach6 de la
conuside, uniquement sous ce point de vue : j'es-
pereque de mneme qu'on lemploie ,a la defense
IIIcn eeu, n 1lermploicra bientotaussi a des expe-
ditions au-dehors.
Un terns viendra saps doute., et ce teams n'est
pas loig'le que les corps de volontaires attein-
dront un degree de perfection quii muetra le gou-
vernement a portec d'employer a Ilexterieur une
grande parties des troupes iglies, aprns avoir enfin
pris touts les mesures pour assurer la defense
du dedans. GC'est par ce moyen que nous pour-
rons dMfendre' nos possessions' ttiangeres centre
ls ataqueues e lq1' pourrait l ur perver ; cest
par ce nmoidn que 'nous pourrons aitaquer I'eri-
ne6ni sur ses 'panies les plus vulnr iibles; et sit,
pour le bonheur dde I'humanit6, I'occasion s'eri
presentait, contribuer a la delivrance de I'Europe
Avec ceS sentitrens Spin dc regretter que nous
ayions de nombiebu u volontaires cette circons-
tance me donne une veritable satisfactiod.
Je crois fermement et je sialsrionhfiinc dans
cette opinion parl'aitoiit de tous es militaircs avec
lesquels j'ai converse; je crois 'dis-je, qu'uo cer-
tain nonibre d'hommes qui s'opposeraientaux enne-
nus avant.qu'ils eussent efiectue eur debarquement,
serait beaucoup plus utile qu'un nfnbbre d'hbm-
mes plus coniderable aprls le debaiquemenw.
Sous tous les lappors -donc et patficuliertrnent
sdus le plus'essentiel, la vie des soldats le rnieux
serait de stationner nos troupes A la distancee des
c8tes qui les niciuail le phi's A port'e de s'opposer
a lennemi au moment de sa descent. Si rnes ob-
servations sont justes quant aux rnoyens. elles le
sont plus encore quaint a l'objet : car supposed que
les ennemis s'avancent assez dans. les terres pour
rdncontrer les volontaires loigns'des cotes, c'est
supposed en meine-tems une scene de malheur et
de devastation. qui >aurail touie fois pour dernier
icsultat que la'destfiucion total de lennerni; mrais
pour ne negligent aucune-espete de sfiret it faut
en resistant a la premiere att.ique, nous prepare
A la second ; 1 'nr en nous opposant aut dbar-
quement, hious'ptpater'a' un combat i tenit amilles
des c6tes ; il'l.,m enlin nous appr6tcr a 5urmonter
tousiles -......les.'Sous ce poiht'de v.e: je ne con-
-datmr'erai poirit la precauton de tenir dani P'inte-
(riiur de m.iuds corps de volontaires; mnaisje 6.u-
haite que la mnaj'ure par.rie de ces'corps soit plus
tapprocliee des cuijes.
L'objet quej'ar le plus directerment en vue nest
pas seulement de rendre les forces Ilot it s'agjt,
des forces noninales, des forces bonnes a faire
parade .m Iur p pipir et d6nt le nbmbre seul puisse
offrayer 1'enntnai : je voudrais que ces troupes for
masseht une armee perrmn.ince qui duretait aussi
6ing-rtens quae 19 danger nous m-nacerait, et dori
la discipline se perfectionnerait chique jour. Je
crains que les etats esumatifs ne reilernient aUcunn
article qui puisse amener a ce dcrnicr resultat. Je
crois qu on ne rendiait poiqt justice ai zele de la
nation pour sa'piopre defense &i l'on ne prenait
point des naesures effi:rces po:ni tendre ce zele
plus utile et plus durable. Je dilflre dinc entiere-
ment a cet egard avec aoon uasilonorable ami t
loin de nmie pHindre qu'on ait dofian ttop'de.disci.i
pline aux corps de volontaires j'apphedlnde quon
tie leur en a t pas asset donned. je no puia penser
qu'on o ojve employee ces corps coirnie une masse
grossieremetm i.lreiulieae, snm-s ordre et s insdisci-
pline. Le grind objet est, seton anoi, de mettre un
corps d'un certain nombre d I'lmmes en dat ite (Iire
cc qu'uti. autre corps aussi nombreux, naii'sats la
mtrnie instruction npe pournait opicr. Ppur par-
veniia A i but, on devrait, ce me remble,'otdon--
net que les fomlpagdies dI.volontaires be reinio l
s sexerceront en bataillons et le plus souverlt
qh'il scra possible en baigades. QnIaut .a .i pire-
miere dispositt lldie petit avoir lieu danr toUtes
les parties du royimec, car il ya par-tout un assez
grand nombrc de volontaires poutr se lo[ier enl
b ataillons. Je propose, encore d'aiecter a chaque.
bataillon de voloutaircs ( indcpendaimment 'des
chdes lus ) des officers quti aient deja servi et
puiscnt donner des Icunis dti manoeuivie ; on de-
vroit affected au moins un officict d'eta-majr et 1.111
adjudant aithaque bataillon; ccs othciers conscr-
veraient toujouis lur sold' et leur ang s l'anicce.
II est vTal qaie les' fais qu ure scraieht considcrables miais it nest pas mouis
vrai, je 1I sais par experience, que lcs bataillons
insm uis par des officers d'etat-mr or aant servi,
sout out-a-fain autes que les batAnlldns qui n ont
point eu le ieme vintage ; et tela, conipenreia
parfAitemenit li.ugmentationi e dpespcc. -'On
nc doit point 'idnsid&rer les frais quad il s'agit
d'un obj4ct aLui_ impui tait ; j cerois d'ailleura qie
dans-cette cir4onstancelct rain 'excderaitent pas
l6o,oeo liv. par an.
SJ'ai d'amt .~ 's-inmt'lt encore A proposer. '- A
l'& ception 'de. co-ps accepts avant le 3' ,aoir, et
qui n'ccc'laiiiit pi 4o,oo0Q htornites, on na p:a
aliou du e solde & couns iei" autres pour plas de
Viagt ourt, '*hiaqtae annqc; ce quc je crois in-
sutlifsant pour les former a la discipline nmilitaire.
C'est une opinion que je n'encttrais pas avec


autant de confiance, si elle n'6tait'confir ie pat
l'autoriti d'hommes du metier, et,mamen par le
gouvernement, qui accordait un adjudant aux corps
qui s'dtaietit exercds 84 jours dans l'arnte. Mais
ninme dans ce cas ily avait unesorte d'injustice i
exiger qu'ils flssent le service pendant, 84,jouis,
tandis qu'on ne leur accordait que to jours de
paie. Je ne doute pas du patriotisme des volon-
taires et que dans un tnoment de danger, its nr
consentissent A servir grauitementi. Mais il serait
injuste d'enlever successivement c lthaque anluie des
homes A leurs occupations et A leurs affairs sans
leur allouer de pale. CGest trop que d'exiger qi'its
s'exercent pendant 84joui-s. Peut-Aitre qu'it sutlrait
de 5o jobs -pou l annee prochaine ; et de 40 pour
la suivante.'Autant qu'ou pent calcular cette de-
pense je crols qu'elle ne p-dsserait pas 5oo,ooo liv.
sterling, et ce serait sans doute' Particle le noink.
dispendieux de tou.te les charges publiques, si l'ori
examinait que par ce mryen on etitretiendrait conn-
tamtnent une force d'environ 4o00,00 hom'rime'. E
suppOan(t ,(ce qui'cst hors ;de t6ute probabilic )
que l'ennemin reussit A echapper. a la surveillance i,;
nos flottes, et fire' uneinvasion en- lrlandc
nous pourfn.r>s, det dei turne grande parties de notre
arnee de line qui serait repplJ ie par les corps
volontraies. D'un autre. ci.t, si l'eunxypi faisait ,unc.
tentative contre, nos propt'esc6tes-,.et qu'il &ehouua
dans ses projects, on l(triarul alou poUntLI avec
succIs ia guene sur le Continent.
N_,.u> avons actuellemeut franchi la plus dangce-
reuse panic de ceite anie; et il y-a tout lieu de
croire que pendant cette suisori ou ales ports de la
Hollande seront ternis par le hoid,' le danger
d'une invasion. sdra ,moinedre-que 'dans-ces dernicrs
teams. Je pense qu'il faudrait pioliter de cet inter-
valic pour zious mettre en mnesure pour le prin-
temi. C'esi pourquoi je desirerais qu'avant de nous
separer, on adoptit les measures que j'ai proposes
et qu'on votat une some additionnelle pour
rnettre les corps volontaires sur iun pied respec-
table. Nous devons d'autant maoins niegliger cette
measure que la guerre pawail devyir re de longue
durne et qu'il ,aut nous envitonner de tous les
moyens nicessaires poarla soutenir. It se peut que
notre inneomi soit duja desabus6, et que malgra
toutes ses bravades d:invasion il y ait renonce,
apras avoir reconnu les dangers d'une telle, entre-
prise. Ce,,seauit n:. grand triomphe que nous
auvions duija rernportd sur lui. Mais si nous
avons eu, tout Ie .terns n cessaire pour nous
metre -sur. a.ddfensive, i ntie laut rien negliger
pour nous-eniretenir dans une situation Iespectable.
it est possible que notre ennemi ne perde pas son
odbjet de,vue et il ne aun pajs qu'il puisse jaruais
nousrtrouver en difaut. Les nuoyens que je.propose
ont pour objet d'entretenir constanmisent ce:te
ardeur national, de amaniere : etre toujours en
garde coutre toute attaque imprevue.
;':Mon intention. n'est pa de maler aucune ob-
servation stir. la condute'.des ministries de sa ma-
jeste'danS .une discussion, qui doit 6tre consactee
enicirenient A .Lintirit public. Je n'ai plus qu'un
mot a dire, et e'est relativerment aux le.ncibics
marines. Mon- honorable ausi M, Windham a
fait A ce suitl quelquesobservations et je series
certainemient die son avis s'il sagissait de maiins
qui fusient -dans.- e cas d'eite rtIquis pour servir
sur les bati-mens de sa majeste, ou d'hormes
qui dissent seulement se tenI derrtre des bat-
teries avec des piques a la rinain. Mais ces 'en-
cibles marina sonot pnincipalenielt deCtin,' a setvir
a bird 'des chal,.,upe cLinconiers. CGe sont des
pilotei ou des pet.ltiOrs qu'-in ne saurait'enulever
a leurs families, et qui peuvent etre employs
tres uulecrpat de.cette manierc. 11 est seulenmevt
:t recrcttcr quon ru-eLte si pen d'activite daus le
dcpartensicnt de: la, imatui a I''quipemenht de ccs
chaloupcs taindis quitin a faii a ce sujet des
so nirim poals c->si..aIb'-s Jee lie douse ps qu'ils
n 'nbtinsent une supcrinoile nijfquue sur les flo-
tilles si vanti.Ls de l'enoeFii, et sous ce rappot,
je regarded I"Cs icnt.lhiesi marines coimme un des
:1. ps les, plus'utiles. que "nous ayons daans les
tianmstianccs actuelles.
AJ. Yorke, secretaire de la guerre, a repondu
-M^. -Pitt que ce qu'il avait dit ,sur la paie.des
volooaaiess,, |etai tt(ny objet digue de toute 'at-
tention du gouverncmincan ais ique cependant
il fallait retrtre de economice daos les depenscs
et qu'jil ne croyail ps squ'oc d t accorder une
paje, permancnte a des corps qui ne seripent pas
obliges d, fire un service permatnert; qu'il, lal-
lai en cela agir selon les ciconst..ns, et qu'il
espktait que lihonorable membre nn'misterait pas
da.vpitage suI cet obj%:t. ,(uant. A l'observation
qu'il avail fire qull fallEt entrctemr un plus
grand nornmbe de volountaiics dais le` Loannti
maritimes que dans CouI de I rneitcir ', on avait
suiv- Uette meCure. Par excniple on en .Ivait
icrd at i' oins -a1,, o dJa0 u le'. vopslhire ,' pno
conmpris Plymouth' t les ,canaieri. On pnlour.ii
dire 1.a iante those _le Portsmouth. Ceux du
comte. de Kent se montaient A enoviron x5,oou.
Les level s uiralent faaite8 cdanS lan ttrhe propor-
tion dans les ,.omts'de Cumbedland et de Dui-
ham etc. '' '' .
M* Grsnville a palu, dais ,le mern ens qie
M. Windlham. 11 nepensait pas conmme-son hono-
rable parent ( M. Pitt) qu'on dait montrer de
I'indulgence pour les fauces des ministres. Du reste
il eair de son avis relativemeut aux corps vo-


iI,



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.11".."'k,' I 11 11 q I No 11 =











434


lontauiss etc. En crniequence il a conch a de-
niander la revision de outoes les micsures de l'adini-
aistration eoncernant les affairs militaiires.
Lord Casthlreagh a repondu t tous'les reproches
que 1'on taitait a I'administration tn pisentant le
tableau actuel des forces de la Grande-Bretagn&.
MP jf.o a prktendu comme M.Windhamn que la
tonduite ainterieure des ministres devait.&Ire seve-
rement examine. IL a fait allusiont a la dernicre
phrase dui lord Castlereagh, tenoignant tous ses
regrets qu'on ne recueiltlt ainsi ancun advantage de
la paix. II a blauis le sysreme qu'on avait adoptc
rclativement a. Ja Jevee et la formation des corps
volontaires pritendant qu'ils etaient trop peu
uombreux comtme simples volontaires, et beau-
coup trop si on les considerait come une armee.
11 a fait allusion A la correspondence du prince de
Gales, ptretndant que (e gouveynement aurait duf
se condwire d'une toute autrr maniere a 1 igard de
I'hdritier du tr6ne.
Le chanctlier deit 'chiquier a r6pondu qu'il etait
oblige de garder le silence sur une question de cette
nature, a moins d'une resolution formelle de la
chambte, ou d'ut ordre exprcs de sa majest&-.
Le reste de la discussion a roule sur le rappel du
general Fox. Les ministres out dit qu'ils n'avaient
,ien a reprocher a cet officer, mais qu'il avait lui-
m&me donn6 sa demission.
On a mis aux voix les diverse propositions du
secretaire de la guerre et du secretaire du departe-
ment de l'artilleric et cdies ont toutes etr adoptees
par le comiti.
Stancr du 12 dicembro.
M. Hobhouse faith te rapport du comilt des sub-
sides. relativement a lN'tat de rarmde. Le colonel
Clawfurd r&apitule les dermiers actes dumiuistere,
et les measures qu'il a prises pour mettre 1'Angle-
terre I l'abri d'une invasion. Mais lobjet principal
de son discours est de faiie sentir A ia charnbre les
advantages probables qui resulteraient de la crda,
tion d'un conseil militaire qui serait ,charge do
seconder les operations du general en chef.
M. Rose. J'approuve lcs etats de I'amie tels qu'ils
ont et presenies A la chambre et dans leur inti-
gritt. 11 cst cependant on point qui merite la plus
Sgrande attention. Dans le comte de Hamp (Hamps.
ire ) divers corps de votontaires sont constammena
en activitic de service ; et ils se sont charges de
cette taiche avec le plus louable divouement. II
serait done non-seulement convenable mais abso-
lument n&cessaire que les families de ces militaires
obtinssent les secours que les lois accordent A colles
des hemrines de milice. La plupart des volontaires
dont it s'agit sont des ouvriers, des artisans accou-
tum6s A gazgner neufi A dix schelings la semaine; at
tandis qu'ils se consacrent au service militaire ,
ils sunt hois d'Itat de pourvoir par leur travail
ordinuire la -uibsistance de Jeurs families.
M. Yotrk. je pense comme l'honorablenombre
que les amnilics des volontaires en activity do ser-
vice doiventreccevoir des secours, et lorsqu eIc
bill d'e.emption ,reatif aux caps ,de volontaires,
sera soumis a la discussion de la chambre, je m'en-
gage a proposer un article A ce sujet.
M. Pitt. Les observations que j'ai faites dans ,la
siance de vendredi' dernier, relativCment an project
de laire enter dans I'organisation des corps des
volontaires, des officers et des adjudans pris dans
les troupes de ligne out t6 ral comprises et maal
iuiterpretees. Je nat pas priendu dire que let olli-
ciers de troupes de lignte, qui entreraient dans lei
corps de volontaires. dussent avoir aucune pri6mi-
nence sur les officieris naturals de ceux-ci. Jai voult
,dire que to commandandat d'un rgimenti de vo-
lontaires aurait, pour le seconder dans ses op&
ration, un officer de troupes de ligne.' 11 en
tisulterait, a moti avis, de grands avantages
pour les regimens do nouvelle creation; et, eo
#upposant, par example, qu'aprs itavOir vu, penv
dant quelque temps, dans son sein, un otlciei
de troupes do ligne, un bataillon de volontaires
se trouvat appel a un engpgemcnt je suis per
squad< que Ia confiance don't i serait anime I
mnettrait en &tat de mieux fire son devoir. I1 es
utih autre point sur lequel on ne rn'a pas corn
pris. e n'ai pas dit qu'ur officiet ot0 u i adjts
Tant" ipris dans les troupes de ligne dft etrr
done a chacun des corps de volontaires; j'a
seulement pretendka que, dans tous les Cas o0
un regiment demanderait aveWr de- olliciers d
cette dasse it ddt avoitr la certitude 4p lets db
tenir.
M. Wadhaim C'ct tin niallcur pjour nIoite diffci
d'opwion avec Ihonorable mnembe (M.Pitt) suir
0ujle quelconque. Mais, dans cetic o quc ceI Alifice eniicrcdmcnt. Mon v.xu scrait d
voir les forces des corps de volontaites devenicr us
efiiaces qui'll est possible, par reflet d'un bon sy:
ticmi de discipline ; et tel cst aussi'le dcsir dc l'h


notable riembre. Mais pcut-tre a-t-il is1magif qie,
pace qu'il est parvenu 'par ses talcns et par cet infa-
Sigable zle auquel lien e resist, a donejsr a la
portion de ces threces qui se tro'we confie i sa direc-
tiotn. uncertain dege daptitude, d'Cexprience mill
taire et de pertection patriotique ; que, parce qu ti a
fait aire aux votontaiies qu'il commander un brillan
apprentissage au poste du danger et la vue de ol'en
hemri, il en peUt tre de Mnme I t'egard des autres
corps de la mnme classes. C'est en cela quil tet
rtangement troimpe.
.Quanta .mo, j'ai les plus fortes objections
faire conire la tota4it6 du system d'organisation des
corps de volontaires.Je les regarded conmne une d&-
mocrate armie, du ein d4c laquelle peuvent sortir
les plus grinds mnalhurs pour ia patrie. Je redoute
ce system comme devant avoir, sur 1'ordre dtabli,
la plus facheuie inluence par la raison qu'il enleve
A nos .manufactures, a note commerce, a notre
industries. tons iqurs moyens de prosp6rit6; par la
raison qu'il intiodu t la confusion dam routes les
classes? de la sociei" et qu'il drinit toutes lc t:dis-
tincnons sur lesquecles est fondue notre existence
civile pai h laison qu'i tend di.ricier toutes les
distinctionsqui existent dans 'arnad, er adinettant'
. les partaget. des artisans de la derniereclasse, des
individus-sanis tire i l'estinepr bliqpe. Un autre
effect dr ce ss1'6nioeiiait de degrader notre esprit
public, et d'altie it principe de 'armnie de line.
Son dermier vice, en ui mot, est d'eire insuffisant
pour l'objet qa'ifi se propose.
N'est-ce pas oiganiser une dirmocratieO revolu-
tionnaire dans toutes les parties doe Empire ? Ces
corps chosilsent ituletrs plicieirs; e.t, Ais deliberent.
ensuite dans leaur.emitis pour savoir s ils leur
obbiront et. i'ii, n chasstront pas ceux qu'ils
out eux-m6&nes choisis. Tout s'y fait par cables,
par ;asscmbldes, et rien ne s'y decide que par dis-
cussions, oppositipos e.t resolutions de ces assem-
bides, viritabscs,sqciktis populaires, 6 l'on, trouve
tout, except le. bhon sens et la raison. Ilest im-
possible d'attendec de1a subordination de 1'ordre
et sur-tout des services de pareils corps. Jugcz du
danger de presenter un pareil exemple.a I arm ie de
line ? N'est-ce pas vouloir 'infecter des principles
revolutionnaires ? et puis la consideration que cela
jette sur les grades mlitaires I. On n'a jamais tant
vu de colonels.Jde ne pujsc frei un pas dan olee
rues, ni rencointre ti un manant, sans trobiver un
capitain.c! is ont let minies epaulettes le ieme
grade Ct les mimes: honneurs quc les vieux soldats.
e'tais moi-meme capitaine de volontaires ; qui salt
i je ne deviindrai pas colonel'; nmais j'avoue que
quand je me compare a un vieux militaire qui a
blanchi au service d' sa patrie, je rougis compete
la fernme dc ce barpnnet qu'on appelait myladi de-
vant la femme d'un duc.
Depuis la cration des,volontaires, I'estlme et la
consideration pour les grades militaires a baiss6 de
csnt pour cent. Les idees qu'on attach:it A des dis-
tinctions doe rades don't on ne calculait pas Ie
produit picuuairc p"ais bien les avantages, sous
e rapport de a gloire, se sont affaiblies en raison
de la facility qu'on a maintenant d'obtenir ces
~emres distinctions. .
A. Courtniey. Qu'ti me soit permits doppos&"
aux subtilitis de I'homorable membre quelq ues
observations non nmoin propres que les siennes
A fixer les idtes de la chambre.. J'ai entendu dire
a un officer 'qui a cu l'avantage do conduire aU
champ d'honneur et a16 victoire des troupes r&-
glees qu'il no balancerait pas & aedepter le corn-
mandemont d'un corps do volontaires. L'bonorable
Smenmbre pretend quo l'organisation de nos corps
de vplontaires n'cst autrc chose, en effect que
I'organisation de la democratic. Mais qui croira
que M. Pitt a l'intentipn d'brgafiiser une domo.
cradie rivolutionnaire; quc lees iinistres ont I'in.
tension t 'ogamiser u rzd mocrailn rtdvolutionaire;
s que lord Moira qui a dclar6 aux volontaitre
Sd'Ecossc qu'id s'eitimecrait heureux de les c6om
Sander contrc l'armdc ehiemi'e, a I'intention
r d'organiser une, dimoOcatic xevolutionnaire ? J,
s conviens que "Ion peat compare nos volon-.
- taires a note armec dq ligne; mass quct autre moyer
nous indiquera-.-pn piour inotu procurer un auss
t grand nombre dc defenseuns ? Qu'el system
" peut paraitre preferable a celui d'aimer Ie people
d ide nianiere A prcvenir autant que possible
e l1s teruurs iaasiparablct de 'a c rise crtu!le ,j
ir epandic lespait nnilalre?
Qu'eoncihdi it lcsobjectioni que 1'on present au
e jou'd'lti b la chambte',lis dtie la ration des corp
de voldniaics, cncose passe; mais uisaintenant il ce
trop tard, a moins qu'pn ne veuilic w6dirie ces cotp
*r a 1'ctat de paysans arms. Les tirailleuts frantais don
n on a tant parlk n'etaient pas, dans i'owigine, de
ce corps distiIcti et sipar's; ils avaient etE tires J
Ic I'arm de te liRne, et ors y sournt icnes. Nos volonta
si res, pris isoldmemt, nc scrai'nt as d'unc grande uti
s- line ; mais riunis rmais organises, ilUs rrdront pro
o- bablemernt ds services imporitans.


M. M roe, e, fir airte de la itrr. |je p ae
des adjudans et des sergens-maajors suffratient p
organiser les corps de volownaires. II deviendto-
extrnemientedispendieux de se servir pour iM im
objet d'officiers de troupes de ligne. r at


I


L'abearlimtit se faith a Paris, rue dci Pritevhs, n*, .e priix l di e s*5fratacspOur tirols:usi, i fsat, 5 peaurt x moa et"loO 'francspoaur'l'B-tiesitrst. On me satbonf qu 4a
* oasm ceBitent de chique moip. i !. : .' t :. -' : I '
I It fAt a reatr let lctttsiree i'st et ct Ics ciots; franc de part, an cityeCt Alasie propriitaire de ceJeurntil, rut des Poitevinr, i85 leS s h a ~s ti 4m i. roAfipies ,jpiv*et i'p#
son erdre. 11 fast coipreadre daus tes envoiis It pertds pays, i t'on no peutaffranuifr. Lcs ler s ts des dprteia nsr ion affraion a cic, fe a cront cro iOqt reTf ti e d 14 pe *l
it fats weir soin pour piip de sfiret, de chargercellei qui renFerment del s ...*r. ,
rem. Ce quti concerir .i ritlsarnon doit.eirr adsLt6 Au rclaleur, me dci PoIitvnsl n n J d3epin mruif hherure dtd moatln imm q'a ninq cinrle rf'test4 0, ..--


A PFriw di 'iNprimipis d H. Agaiss, propfiMtaire de bamiti sue di Pavws, s ..: :


1 L __1__;_1__


I


___ _________~~~_~~~_______~~ _~ ~~~_~~~~~____ ~~__~~~___ ~___~~_~_~_


r


C


Apr a une longue explication entire M. Yorke
M. Pitt eW M. Curwen, le rapport du co"ite I
agrse6 par la chambre, et des bills conobrme r eton
objet sont successivetment adoptts. .
C HA M BIRE D S ) s s?,. .

Snitace du I3 dicembre.
La .troisieme. lecture du bill qui protoge la I.1
pension des paiemens de la banque,.en esp e'4
done A lord Grinville occasion de aes plaindre d
ces prorogatiotis successive et continucllel, elj
est maintenant passe de mode, dit il, que le bil1
relatifs au meme objet, soient adopts sans aucuto
difficult ;o et I'o s'est tellement. accoutumi a It
voir reprbd4uire, qu'on n'y faith preique plus d'.'
tension. Cependant la chose vaut biet l pei
qu'on ne la traite pas si llgerement.
as Je crains biet que la prolongation doe cet
snesaue ,oe finisse par produire le inconvinieqj
memes. auxquels le i.guvernement cherche A ie-
m dier. Mon intention nest pas d'alarraer.la na-
tion, mais encoxe vaut-il mioux l'alarnner aujom-
I d'hui que d'trendire e I moment ou Ic remade sera
devenu impossible ou inutile. Celui qu'il convien-
drait d'employer serait de r&tablir peu-A-peu la
circulation du num.raire dans le royaume. Maii
avant tout, il faudrait qu'un comite fit charge de
prendre des rerseignemens exacts sure 'iat de4
banques deo provinces, et de presenter tin plan
de garintie reciproque entr'lcles, et la banqus
dAngleterre, d-une part, et la nation de l'autre,
Lord Hawk 4buy. J'admets que lasuspension de*
paiemens de la banque a produit quelquts incn.
veiiens; mais la question est mainteuant de savoii
s'il n'en risulterait pas de plus grands de la ceisai
tion, de cette measure. Je conviens encore que 14
quantity de paper actucllement en circulation, eit
enorme ; miais c:est moins at bill qui suspend leis
paiemens de la banquet en especes, qu'd taut aitti
uer cet inconvenient qu'a l'immense accrlisscmcnt
de noire commerce, de notre agriculture rt de
notre ichesse. "
I, ducdt NorJolk. Jc pense qu'il aurait beaucotp
mieux valu proroger le bill don't il s'agit ,d-e sescioa
an session, .quede le proroger, come onle lait
atijourdhimi, indhtiniment, pendant toutle CourtS
de la gue re.
Aprsqs jlquesli nouvelles explications doe Tapirt
de lord Hawkesbuty, qui assure la chambre quit
le dernier bill de suspension n'a pas et rendu a It
demande de la banque j on-en ordonn t Iftroi*t
sieme lecture.
I N T ER IC U

,, p it i T 17 IVOit. ,,
Le conseil general de Ia commune de Paris,
infonmE que le genral Junoto. qui command. i
garnison de Paris'depuks plusieors ananes, quttle
cette capital pour preadretic coensmants tent u ani
division de larnne active ; a arrSth de lui faire
present d'une pdee,,dOnt ce general, d'ue bravoum
eprouvee, fer. bon usage contre les ennemis delay
France.

ENCYCLOPiDIA MRTHODIQ,"UL
On met, en verte aujourd'hui j8 aiv6se, 4ied
HI. Agasse, imprirmeur-libraire, rue des poitevinrs.
no 18, la soixAntc-huitiwme livrair,'n d 'EUPcyldo-
pedie mrthodique, par ordre de matire. ,. :,
Elle est conpose :
i0 Du tome VI, premiere parties de 1 HiFltfr,
par le citoyen Gaillard, doe 'Institut national;
2a Diu tome V dc la Bolaniqiue par le CHQy P
Lamarck, de in'hitut national; et ar.lk.c toyi
Poiret profepsetir dhistoire naturellc 'Aa )'c.
centrAl du diprreminent de l'Aisne; -
3" 01u tome II, premiere parttie de la Gdographil
physique, par I"ctoyen 'Desmatsu de Jlnsititu
national. ,. ,
Le prix dte'etic livraisn est de at tiaric el
feuilles ct de 93 francs 5o centimes brochae
e en caion..
.Le .port. dc,aJ livraisqp cst .au 4ompte ..dc
*put, ur.., t ,k4 1

Ttbisieme :ieance dw cotrts' dec dlaeation, nO P
t Latnve. aujourd'hi iR lrit6sc ,' huit dheures d
e o oi, he'clt NeueGrangc-Batcl-
.. lier 'no 3. .. '
Le.' sncifs attct'iiean 'i aurOdt lieu siscceMUih
met les 'unda ct .ui dc chaquIc iemaliiS,
ri ., i ie I u. 1 '11I
rPcnx hfur._. "_ I





I


GAZETTE NATION .LE u LE MONITEU IR


A datle dui ni ide an, les Actis du J.-' uv cij.otnt et ds8 Autoritc& co(istl) it j. conte ui dans It t o rI ,.'. i I% -,tJ ;, i .


N, 109. Mardi I 9 '(it as o de la R{publiue ( iojaniier i 0o4.


E XT LE E R.
..G.L.TEIR RE.-


'Lvndres, s24 dt'ionbre (2 7-iv(t'c.)

l y '. a eu hier un conseil des minibtres qui
i'tsr ,Anu ,hei Jord Hiwkcbthrry.
-S. 'la iti present a E.ll-Bcy, .ivant son d part,
dq. sqn ~itait cntoue, do i.liarnai. Cc ibel tics
1,1i I ps .! sFst r' mar u jeu ..i deitri A baid
del': ,Fjg.c [4 rgv, a Poiwtbiouth.
S I' lutndi 26 'dicembrc.
La Gaizette de Londres de samedi dernier pu-
bl ldeul atreics du conseil, en date di, 2t
d-icnmbfit ,le prtnmier pour emp&cher I'exportaiior
Ct fj'voiiser l'importation d'approvisionnemrens err
Angleterre jusqu'au 25 mas 10o4 ; ePt le sccotid
pijtu ebhlir le port de Lavilette dans 1ile de
blalte, tcomme port hanc aux m&rnes condis
S tiio'rs que celui de Gibrallar laquell meieure
aura son eli t pendant les six mois qui uivront
la sigunaure d'une paix definitive.
:, Dublin le t. dicembre.

Le lord-maite se rendit hier avec le major Sirr
daim la mason d'un impritneur ntornma Conolly',
'dans Btide-street otu ils saisiret un' graurd nombre
d'exemplaires d'urntivre iniiulik: Vie de Bonaparte
finji.que ks presses. l.'i.inpliuieur a 2 t6 mis en
pStispn.-lls se rendirtnt ensiite chez deux autres
Iailimeurs qui tenaienti le mneme ouvrage et qui
ont dptouve le meame sort.
Lom/ es i ma;di 7 dicernbrt.
n. a tecu des lettres de dcauila, en date du
,4}ji. qui an.trioent 1qu oany avast recu,le 1t du
e iie.mms,. le nebtage du rpoidu 8 mars. A cette
lqXvele on sernlit vivemrenit l i' i qu'on avait eu
dltpidij le Caplde-B,.nule E.;p,atn e et les Mo-I
in~iacsI; mia' h,,cineu.isemcni on .avait conserve Pon--
diQ6ry Cochin et Malaca. .
,:" '; Du crcisdi, JS d.: ': ,.
Un andJe n dmi nir lieu de Deub.ii L qnutoetait
'lietruton du gouveinemernt de no plus mettre en
japment aucun des individus qui sont impliques
lhi li deniere conspiration. Ce, qui a donnelieun
1i .Ate opinion, c',est que ni M. Philippe Long ni
l.J.j.s rc.Tandy n'ont pas comparu devantla der-
Snide tcomminsion. 11 est terns, en eflet, que Je
go0uv inememti i andaissoipt-peiuade qu'il a faitassez
de aciiices MM. Tandi et Long sont tr&s-estims
n lalande ci pajriculidlement A Dublin; et le
golivernement tie peut que se populariser en
,1ilopanti uu sistnme de clemence, et en 1'appli-
pliquant d'aboitd A ces deux itidividus.
Le roi a'nommt6 1M.Jolin Philp Moetier son
uconn-gin&dal en Albatie Mod:e et autres terri-
d aiurs adLjateus a Impire ottoman.
S. M, a pareillement nomnic M. Charles Loch,
son cunsul-gtaiial dans le royaume d 'Egypte.
S-Or mandt de tous les ports d'Angleteire,
tlwe la tempete qui a euh lieu le u5 decembre et
t30f6 ,precidens, a occasionne beaucoup de nau-
fiOge,, ct d*s avaries considerables dani les> ports.
La fiagate '.lrgo a 6 tr6,-endomareq et
he d t' Mh l'. a trs-endonuiagc et, e
c3h de-artne tlucks a it oblige de suspenthe sOn

SDt q dicemnre.
S( Extrait dut Moruing-Clhrouicle.
o.rd Hawke',,ry a ccrit ,te niuvcllc leettre qui
S trtitqui le 1i premier ordre qu'il .auait donned i.l r.i-
S ement aux vaisseauxneutres'quiaborderaiententre
I umbe r let k' Dutles; nts la donnerons aujour-
hlni; elle est une notivelle preuve de la fluctua-
icn etl de l'irrsohltion qui distingue le vuiia-tete ]

B u tite ablimos point kes ministries de fixer
utr ttention, aur ce qu'ils doivent aux puissanaces
sju tnais ponqiii adoptwr une mesute avec I
l't ilecx r ioo, q u'il devient necessaire deo
lI tr, tsIqtI'ellc et c nnue. .Avant tout, on au-
ofteu prevoir jusqu'A qucl point elle pourrait
'3t cUi n c a c11 rinoussommes enpaix,
tal i Ctte tltre etait de nature A lent fire u1
HaIr sill t r nus taite beaucoup de bieni, iltne
i' lt pas adopter, D'un autte c6tI si elle eait
S bti qict"e 1 n,,ue (aleti-,h il ne fallait pas la rivo-1
". ic set tii& dle voir combiert les nations 6tran-
KSt, d^ventt rapriser des hh.ui.inu csapabls tiej


taut de I t ietic daui lnemn denmiiinations, et de
tauit de |l thie l.mIs leirsn ie'rjattiouns. Ce nest pas
l'imporitance da moment, t'est le caractere du gou-
vernement qui;,doit tre' pris tn consideration' Si
les Fran.tais eIectuaient leur dtbarq'jement, 11os
croiseurs auraient-'ils besoin dejtustiicatio i en
s'rmparint de tout vaisseauneinre qui tenieC.iit de
deb.ijner oI qui isemit cense alioir intention de
;dijb:nr.juei "d: prdIishionhs on ldes munitions pour
'armnee francaise ? Mais ceci w o- tit tre qiuine
aflane d, covtirbiande si.elle a-lieu ; at' dali, ce
cis, aucun 4t)0be ne pett y rern'D-liei. Au,4'iornnt
de i'mi .ion note course sera ju.le et notre droit
hots de i-uie distniisioti.'Le as Cra d6&cidl par, sa
F ropre n.iure ee -ne pe6t aniebetf que de tr6s-
legeres difficultis. St. nous ntions ppclea .A doinner
notre opinion, elle gerait que oute espce d'ordres
sur cet objet. seraient superflus. Des ordres con-
tradictoires .ur uepireille iitiaiiede soht iidicul.s


II parait par les nouvelt nlimailiihics, q~ie trois
autres vaisseaux d&e Jigne, le 1-uud oy.iut I'lmpie-
tuesi. et le ~RoyaliQou'verain on 0 iliu la lotte de la
iManche pour renter i Plimnutub. Fit voila sept o0i
huit en tout qui'y sontienrits diaH l couiinit de
la semaine derniere. On n'a reelq jusqu a p- isent
aucun6dnouvelle des autrgs, Ceux qui s'y sont refu-
gi&s ont grand besoin d',tre xepares ; les doniunias
qu'ils out dprouvcs soht his-considivablcs.
Si on peut placer quelque coifiance dans un
ninimeere tel que celui qui didige les affiics dans
ce moment, en cas d'invasion, nous n1'au1in0n. pas
beaucoup a craindre de la sortie de la Ilotte. de,
Brest ; mais une iivasidn qu'on a touj'mtis A re
douter, devient dani la' circonstagre actuelle dix
fois plus A craindr.'
; Si la flotte de Arest venait A sortir, il est A
presumer qu' quelque route qu'elle peit elle
pourrait tr'e tenconune eti battue par quelquea-
utunes de nos flottIes.
C'est apris avoir bloque le port de Biest pendant
plusieuts mois ,: et en avoir'6t6 chasse par un coup
de vent que 'animal flnscawen tomba dans l'es'
cadre de Conilins la batii ep 758 ou 59 ,
ei t rmporta une victoize si imjloiltante pour le
succs de- la guerre.,
Le terni conlinie a etrea s orageux, que nous
pensons qu'il i'v a pas beaucoup de probabilitye
que I'enicnii metec en ce moment a la voile avec
sa flottille. La flotte de Brest, si I'amiral Cornwallis
etait forci l enter a 'Torbay, pourrait essayer de
sortir; si elle ne le fait pas, on peut conclure
qu'elle n'en a pas 'intention.


Cope d'une lettrede iord Hawkesbury a I'ambassadiur
De Danemarck.
Downing-Strect, 26 diembre.
Monsieur, commnc rien nie ser.it plus contraire
aux intentions de S. M. qtie d'imposer des ies-
trictions qui lie seraient pas iecessaircs, A ra inaviga-
tion des vaisseaux neutres, j'ai Il'oarneur de vous
informer en addition A ce que .j'ai notified dans
Pna lettre du 23 'outint, que ,a timite hfixee aux
ports de '.irniuiluth et des dunes, n'est applicable
qu'nux '.aissiiean' qui viennent dilLerIent de la
1-ollande '"1 des ports des pa'.s ock:pcs par les
arrnies ftancises. La- ncessi t ''iin kii:< il'etablir
des distinctions de cette nature, rendra dorinavanti
les vaisseauix de touts grandeurs sounis aux visits
et aux recherches des commniandans des vaisseauxC
de guerre de S. M., de maniere a ce qu'ils puissent
s'assurer pleinement que la regle nouvellement 6ta-
blie ne puisse etre en aucune maniere eludee.
Miis certe mesure ue causera aucun trial au corn-
ierce des nations neutres, puisque tous les autres
points de la cote restent ouverts a tous les vais-
seaux qui n'ont pour objet qut'uI cownmmrce Idi-
time et *qui n'ont rien a .raimiidre e. la lurtInre
ci- dessus mentioned.
Jlai 1'honneux d'ftr6 etc.
Signi, HAwNIESaBUY.
Du saniedi 31 dicembre.
L'amiraut n'avait encore requ hier soir tuchin
avis official relativement A la flotte du canal. 11 y a
cependant tout lieu de pr6sumer que la derniere
tcmp&te aura forc6 notre lotte qui ctoise devantt
Brest d'abandonner sa station, et que I'amiral
Cornwallis lui-meme n'aura pu tenir.
On made des ports que son vaisseau admiral a
6ete6 ip"--o mardi dernier taisarit route pour
Torbay. B As doute qu'ii n*aura pVis, cette direc-


iion qu' cause de ients violeni qui ont. squffe de
l'ouest mardi martin. Le touraie et la puleiseverance
de ce brave ami ral I h nn.' arcit la 'ecomnaissancd
d6e son pays. it nte c .t'ini p.- trio;npher de lai
violence des eldrnsefis N ii. u'iu0si aucunC im-
3uietude pour les suites. Nous avoris d uk cs<( -
res qui coisent sur la cote, e.t qui sout en rllesUtI
de tepousser l'nneremidats le cas o6 la fl(.te traii-
caise aurpiti ntis .en me ,. et il est probable que lei
vaisseaux ,de ligue. qui sont en reserve a Portsiout h
et A Plymouth', ui't dol;'" fait voile pour Brest. Mai!
quand bien meme ,Uanipiral ,OOrnvaliis et .ttite'sot
e.cadite seraient actuelletneut a Torbay il ,'' aurait
pas .encore lieu de.slalhtrwer. La flotte flan.aise,
d'apr s l'opinion des wAilleurs marins-, a pu ptohter
de cette ciiconstance pour soxtir ; mais el!e 'a pas
eu plus de vingt-quatre hettres etil oest guere
possible qu'avec le no'rmibre c.'.oni'r ,t.-i 'dte fs
vaisseaux et ftigates qui sont dissenmues dans )e
canal, cdie eit pu ieusirh a effectueu la descent,.
Les vaisseaux de laHjotte du canal qui sont entics
A Plymouth south ; le Royal-Soveteign le. o'<-
droyint, l'tnpilueux le Viidrable le Conquirot ,
le Mars et le Minotaure. 11 restait en mcr : la Ville
de Phais; le Dreadnought, le Spartiate, le lIfianee,
le Dragon, le Colossus le Cultoden le M:ltha,'
le Spencer et le Northumberlcind non comprise pula
sieurs frigates.,.
Le capitaine du Greyhound de Boston an-
nronce qu'il aborda a l'Isle-de-France le to septem-
b;e et qu'il y avait dans ce port cinq fregatces
francjiscs. On n'etait pas encore iforine de la
guerre.
Lundi 26 dccambre.
S Eitrait de la Gazette de Londres d i27. )
Le bruit s'est repandu ces deux jours-ci qu'une
division ennenie avail &chappe a la surveillance
de nos croisieres, et qu'elle allait fire un debar-
quement sur nos c6tes. Noos n'avons pu nous pio-
lurer jusqu'a present aucuns renseignemens positifs
stir cette nouvelle qui n'a d'autte fondement que
des lettres particulieres qui ont ete ecrites do
Portsmouth, et qui ne s'accordent pas sur le lieu
ddu depart de la flotte enneniie.
Cependant le gouverneinint a recu des avis
ccOtains quIe I PKEMIEK CONSUL est d jns 1"iten-
tiont de taire la tentative d'uue invasi n dans le
plus court, dclai possible. En consequence it a
envoy des ordres aux commandaos des ports A
Plymouth Portsmouth et Sheeinesse de meitre en
mer tous les vaisseaux qui sont plrets a partir. Cet
ordrc a 6t6 execute sur le clhamp.
L.'alarme se rpandit A Douvres samedi" et d:'
mache qu on itait mrenace d' une invasion tres-
prochaine. M. Pitt arriva samedi dans cettc ville
etil n'hcsita pas a annonccr publiqucmentt quite
c'etait spn opinion que la tentative 'crait faite de
Boulogne. 11 donna ordre tums les voluntaires de
Douvres et du voisiriage de se tenir'prts et it
les passa en revue dimanche. On mettait la plus
grande activity A equipper les chaloupes qui doi-
vent Etre montees par les fencibles maiins,
-Nousavons essuye une tempetedinianche matin,
et tous nos vaisseaux en crOisiere ort et6 pousses
dans les dunes. On se plaint .g6nijaleient que
nous n ayions pas assez de vaisseaux i..'i' la 'arde
du canal. C'est avec icltet que nous appienons
que le gouvernement s'est refuse a accepter Ploffre
qui luilui a ete fate dernierement de l5 cutters quit
appartiennent a des piopri&taires de Douvres et
qui sontprets A faire le service sur les c6tes de
France.
Copie d'une lettre de lord Hawkesbury i S. E. le
baron de Silverhjelm envoy extraordinaire 'do
S. M. le roi de Suede, etc.
J'ai 1'honneur de vous informer, en consequence
des circonstances particulieres dr1 moment, qu'on
a cru devoir donner ctes ordres pour empkcher tous
batinmens sous pavilion suedois ou autre paviUlio
neutre d'entrer dans sucun port ou trade ur la
c6te d'Arigleterre entire 'lHumibef e les d,unes ,
except' dans la rade d'Yarmouth et dans les dunes,
qui sont les deux seules places oui ils i' roi nit
rriver'r ibrement. Je n'ai pas perdu un moinent
1 pour vous faire part de cette u'.i.' .* ,..i,kteidu que
c'est le voeu le plus sinceie de S. M. que le co6n-
nierce des nations neutres tie soit trouble ni eCa
travel d'aucun e maniere,.
J'ai l'hoaneuit tl .e etc.
SIgnu, HAWKUESURYu. .
Les minis'res' de Rusie et doe Dnemasd, ork
recu la ani. .n: comtounatiationu, Ct nous So0qi,1c3
inftomis que cctte a esute. n'a 6iC pi; i,,, d'aprs


_ ~C~ __ -_~llsl~lCIIIICIIe~IC-~lls


r--













lavis qui a o : transmit au guvweruen ent que les
tan.ais sctenaielt les vaidseaux neutr's poutr uahs-
];ortce lera trootp.

Copoe d' une latre de M. TorAe secritaire de la
guen;e., an lord-lieutenant des comtUs.
Whitehill, le 24 deminbre t8o3.
Mylord comnie on a decouvert que des bati-
mens hollancdais, sons pavilion prussien avaient
coutune de fire voile pour les c6tes de l'est dis
I Atigleterrne dans la double intention de fair la
contrebande et de donner des nouvelles a Ven-
nemi, on a jugi convenable d'ordonner qu'ils ne
Vounraient jamais abordei que dans les Dunes et
a Yarmouth.
Cependant come it pouraitarriver qu'ils lu-
dassent cette.mesure en tlbarquant clandestine
ment certain ipdividus sur les c6tes je vous
prie de donner, lea orders ndcessaires A tous les
officieis de pain sur la c6t d'Emsex et dans le&s
environs, pour qu'ils y excrctht la plui grande
surveillance, et qu'ilsfassent arreter, sur le champ,
les personnes qui seraient daaa ce cas. Vous aurez
soin alors de me faire part du risultat le plus
promptement possible.
J'ai lhonneur d'etre, etc. Signt, YORKE.


11 est evident que le gouvernement d'Irlande
apprehende une attaque prochaine dans ce pays.
En consequence il a ordonni lesmesures necessaires
pour se garder. cofitre touted esp6ce de surprise.
On a fait le relev6 de tous les chevaux et de
toutes 1Is voitures., des particuliers, qui seront
tens de les men'tue a la disposition dugouver-
neit'eit dans le cas ou l'ennemi arriverait sur les
co!es. Ce reglerien fut adopt lundi derpier au
nniomert ou c'etaiit l'opinion generale que Pamiral
Cou nwadis n'avait pu tenir la mer devant Brest pen-
dant la tempter qui avait regne la semaine pr&ce-
dente. Cette Supposition etait tres-naturelle, quoi-
qu'on sache actuellement qu'elle n'a pas ketjustihe
par l'evuerient.
Toutes les lettres que mous recevons de nos ports
nous annoncent qlue la tempete affreuse qu'y a
e-u lieu dimanche dernier a cause de grands ravages
parmi nos vaisseaux. Nous nous attendons a rece-
voir des nouvelles desastreuses sui-tout des c6tes
de Hollande et de Brest. Si les chaloupes-canoin-
neiecs iiunqaises n'otkt essuyO aucune avarie il
santbie qu'on doit s'attendre qu'elle ,prolietont
du premier beau terns pour mettre en. mer.

I N TE R I E U R.

Bret le io nivbse.
Deutx centenaites viennent de terminer ici leur
-cakice : lu!N unoime.Jean Leberre, dit Printems.
namif de taspart ( Finistete), est mort le 8 de'
ce mois, 1 1fige liiaire et invalid. 11 ne cessait de parler, sur-
tout A ses derniers moments, de l'envie qu'il avait
dc partir pour fire la dcescente en Angleterre.
L'autre est une veuve nommee Maxie-Frantoise
I egoff, native de Brest; elle est dicedle le 3 A
ithospica civil, dans la lot*annic d son age.


Paris le 18 niv6se.
Le rabin desjuifs de Paris adresse, au norn de
tops ses freres, doe remerciemens a l'auteur ano-
nxyme du trait sui'ant
soAti renouvllenment du denier trimestre des"
lo'yers une analheureuls femme juive, charge
de quatre enfans,,dont I'alne peut avoir dix a ooze
n, rnt poutant payer le layer de sa chambre fut
congidice avec ses enfans il heree oi cette infor-
tunce famille voulait se rfugier souns les toits de
la maison qu'elle habitrit. II etaiit -peu-prks dix
heuresu ; un citoyen passe damns la rue oi ces mal-
heureux grelotaient'defroid; il extend leurs plaintes,
ii deAninde la cause de leur infortune, les ramene
dans leur galetas, paie la some due et se sauve.
11 revientJbieptOt apr&s avec deux potters charges
Sd deux lith complete, p'qur remplacer la paille
pourrie qui faisait le lit de laintrse et des enfant.
Le Isndemain, ii revjiet'9 4cbre invite- la mere
A It esuivrc avec ses enfas lese miene dans un ap-
S apartment tput meub)6, at le$s installed; er
... donnc tools lc secouis n&ess6saics et fait coati-
S nuer, a ses frais, J'appicntissage du nitier de
passementler, que. 'aini des enfans avait coim.
snence. Aussitot il fruit pour se derobar A la reconr
A; tissance., )


MINISTER DE L'INTERIEUR.
TmAJLAV du mouvemtnt de la population in France
f ndant It cuts de fan X.
( V")y? la Fuirile supplmientairo. )


C ORPS .- LEGISLATIF.

S ANCE, DU 18 NIVOS E.

L'ordie do jour appelle le second tour de scrutiny
our le choix de ciniq -.iiuJid-fs,. patrni lesquets
e PREMI tR CONSUL doit nomcuner le president
d(lfiiihil. .. .
Une lgere discussion s'engage pour savoir si,
lomsqu'u billetiiicontiendra plusieurs noms de
la nielie senri on devr:i, Panuller ou tenir
compete seuikenent dnui peiner nom desiguei
Cette derniete disposition est arrtie,.
On procedo a lappe nominal.
Le nombre des votans eat de 52, majority 127.
Le dipouillenient du scriti n done le riaultat


suivant:
Latour-Maubourg....... .


313 sn0rages.


Toulongeon................. (719
Fontanes................. so
Vienot-Vaublanc ............ u15
Massena... .......... ...
Caze de la Bove....-. .-..... 7-
Servan..................... 50
lle naud-Lascour.... ....... 77
Ratmond................... 68
Girod ( de 'Amn)......... 4.8
Rabaud..... .... ........


osee ................... 29
Saget.. .............. ...;. 43
Mlonaut-Diillks ........... 46
^ .+ :
La majority albolue est acquise pai les citoyens
Toulonsgeon, pour Ia 3 stie, et Latour-Maubourg
pour la 5'..
Dans la ei'srie, les cit. Fontanes ,. Reynaud-
Lascours; dansla gi, Vieninot-Vaublancti Ramond;
dans la 4e, Massena et Caze-Labovc obt reuni le
plus grand nomubic de voix. .%
L le piisident proclame .Itscit. Latour-Mauhourg
et Toulo6geon ;'aintidats pour leas inquieme et
troisieme s&ies ,
II propose ensuite a I'assemblic de dc ider si ells
procedera A un .ioisiAenc tour de scrutiny, don't les
votes porteraient sur les deux noms de chacune des
'tois series, qui'ont obtenu la majority relative.
Viennot-Vaullt'ir. La proposition qui vous et
fate, ne prut pa rre niseen question; le snamtus-
consulte )orte qu lics candidates A prijanter doivent
avoir eit disoasis a la majornt, absoluc; cite se
determine d'apr&s des lois de I'assemblee consti-
tuante, qiu'aucune autre loi .j'u encore abrogecs;
or, ces lois .yeulent qi'au troisieme tour de
scrutiny il y air ballotage entree I deu x noms
qui ont eu le plus de voi sans cc moyan oa
ne finirait jaimais. e propose dnec de suivre stric-
tement cetic inatche dans la dernicre operation
qui roste A fire pour le chloix des ntois auttes
candidates.
Le prisidtnt.Le troisieme tour de scrutiny v etre
former et les votans auront a choisir centre les ci-
toyens Fofitanetet Reynaud-Lascours, pour la pre-
miere s&rie; Viennot, Vaublanc et Ramqnd, pour
la deuxieme ; Massena at Case la Bove pour la
troisieme.
Le resultat 'du scrutiny done. Ia iiajoritd aux
cioyensMdssena, Viennot-Vaublanc et Foatanes.
Le pr6sidentfles proclame candidate..
Massena exprime combine ilt et sensible. A
rIthouncur quie- lui a fait ie corps-ligislatif encle
d&signant pour I un dcs cinq candidates qu'il avait
a choisir: mais il demanded qu'il lui soit permis dc
iec point accepted le t1moignage de conliance que
lui ont donti"es colleges.


Plusieurs menmbis proposent
detain.
Cette proposition est adopete.
La stance ,est levee.


T R


-l'journemest i


I B U NA T.


St'AN-CE DU 18 NIVOS i '

Prisidence de Carion- \ izas.
Les tribune se tounissent A deux heures dans la
nouvelle salle consacrie A leurs seances.
Un sectitaire fait lecture du pro&es-verbal ; la
rtdaction est approuvie.
Le corps -ltgislatif annonce par un message,
qu'il eat rmuni 0ous la pi&,idccc du plus ancient
d'Age.
CG m.?.sag sCera insr& au ptoc~s-verbal,


te shnat anhonce galercht, par Ame,
sigts qi'id1 a 'oniutm au corps-legislatifjl men,
bres qui doivent y siiger en Van i, our les
dlpartemens de 'AM d&che de la Matne, de ]a
Meuse, de. la .Nievr de TOise, de l1s'te, des
deux Nethes ,. de la Ssia, et des C6tes.d8uNord
Cei messages seront inscres au precis-vetbal
Challdn. Le citoyen Riffe-Cambray, irtsconulte,
fait homnmage an tribunal d'ut ouvrage ayant pour
titre :Les Pandectes franaitses ou RcCuti coimplet
de tottie Its lois sin Viguetr.
Cette nomination, rappell la collection ordon.
Snee par Jusiinien et impose A lauteur l'obligatior,
de compare les preceptes du droit remain, les
usages consacrs par Jes Coutumes, aut rele
tables par les nouvellcs lois: cee umieres, ain
rassembles en nur seul fWisccau, dissipergnit sans
doute lea tenebres,dont la routine semble avuir
enveloppi lajurisprudence, depuis que le circons,
dances ont fait reflier vets le bureau une fouled
d'iommes nouveauti, parrui lesquels plusieurs out
certainement It germe du talent mnais don't ua-
plus grand noinbre n'a point acquis la science.,
L'auteur de I'ouvrage qii vous cit prisent a
rempli sa tiche ; initruit dans I'cole du cilebre
Potter, il a apprit de uia le laigage, dci cdm-
mentateurs, et une longue habitude des affairs
lui a fait connaitre combicn sont diseuics lei qut-
tone subties.
Son travail aura Cet avantage qu'il coniribuera
A d6truire I'erreur de ceuit qui voudraient per-
suader que loisqu'un people change ses lois, on
peut tout-a-coup d&chirer Felles qui regissaient itc-
cedemment son droit public et son droit priv.
Toujours il sera nicessaire d'en connahite l'oi.
gine et plus encore an 2 moment'de.'la transition,
afin d ne pas sc tromper sur les clauses qui oat
d6tenruine les contTais oil n0t&iv6 lesjugenieri;eldi
peuvent aussi seivir a I'histoire des mceurs avec les.
quelles la Igislation doit toujouis etre en rapport.
C'cst spEcialement en les considernmt sous ce point
de vue que Oos lois civiles regienrees attesteront
les lumietes du siecle; le Gouvernement qui a pre-
side a leur redaction a su par elles concilier tons
les devoirs et vaincre tous les pr6jughs. ,
Les trois premiers volumes des Pandectets fan-
qaises dimontrentcette verit.Vos opinions, cito)e
tribune', celles du conseil.d'itat y sont souveiJ;
rapporties; on, voit par ces heuteux rapprorhe,
means, combien sont putes les intentions de ceux
qui, apres avoir honors longtenji la cardnere 6a
bureau, ont consouru a Ia confection du Code'
eivil et merit la conflance de a Ination et 4u
Couvemnemernt.En tendant homage a tes-'c'i
rans de l'ofdre des avocas on dpouve le dIc t d
voir bient6t le Gouverncment prendre des suc s
pour rendie enfn obligaoire 1vtude du drit;
Car 'art ade conseiller let citoyens de les dtfendre,
de prononcer sur leur vie, leuts intdrts, n'e`tf.
nioins important qie lea-autres aits; I'igntanDc
ou, le chaflatanisme en cctie mauetire peuvent aS
porter le desordr dian lia socit6.
L'ouvrage que je depose sur le burelt, R1
indispensable a ceux qui voudront tonnahtr le
leimens de la science; il sera utile i ceux qliiOldt
besoin chaque jour de rappeler 'cspit et la 120
de la lei (...
Je vous propose de le placer dans la bihbi-!
theque du tribunal, et de (aire mention de vyolt
arr&te dars le procis.verbal. ...
Le tribunal ordonne la mention de I'lomnage
au procks-vcrbal, le ddp6t de 'ouvrage t la bibio'
theque et l'imnpression du discotirs.
Chabot, e fAllitr. Le citoyen 'AndriCuxg, t
veur en midailles corinu et distiague par lanar-
diesse de ses idies, par I'esprit qu'il met dans let
details et par la fermintc de son burin., vou
fait liommage de deux midailles quil vient
d'achever.
L'une represented le PRasmia COISUL A cheval,
gravissant le MoantSaint-Bernard, etI foudroani
fes rochers inaccessible qui sopposent i son ipai
sate. On aPperqoit dans la plaine les premiere
viLes de Italie et le lauriers que va cueillit
Farwne frangaise.
L'autre reprtsente la bataille de Maringo, avecCe
buste du PRIMER CONSUL.
L'intret du sujet, et la beauty de l'crition,
vous feront iccuctlii cecs medaiies avec un dobi
plaisir. l l
Je demanded qu'eles oient deposes ia bibli

n prot~ verbal.
,, t homr sg


Le tribunal ordonne la mention dce fla'h, 2
aut proccs-verbal le dp6t de Yo uvrag
bibliorlicque et i'impression du 4liscuuS.
La seance publique est levde, et pro i
indiquce au an 2 0. r-
Le tribunat se forme en conference plCT
Les spcctateors se ein. ..r-t
(t) Voyez l'anouce dctailldc de c t ouVti al 41 5
MouitcUr .. J.,il


4


















































































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r~r~------"1L~l~- ~--y--asracuu


----- -s CC I Ig--~C- I~-~ ~L


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A dlier du 7 ivjse m ,, les Actes dii ( lr-niuLnnt et des Autoritis cousti:uces, contenus dans le MONII-rur souti e/,tels.


Mercredi .o n'ivce an I 2 de la Rulitipu iqu ( i janvier I804.)


EXT ERIEU R.

t8 US E D E.

Stckholm', le 13 dccembre( 21 fiimairef )

AjPRES avoir eprouve un froid exirrnement
Svif, nous jouissons d'un terns' trs -doux. La terre
ependanL ct encore couverted'unegrande quantity
So eige 1.. .
Ii a 1 6 export de Stockholm, dans I, cpurs
di cette annr. tat a l'etranger que podr les ports
-delliatilieur du rOyatnie. savor :en I'cr, 234,465 1.
p'esat.et en nmachandises manufacturers 266.282 id.
'exportation de ces deniercs surpass de io,ooo I.
c(tIle dc l'annce precidente; mais la quantity de
fjer exportic cette attae, a iti moindre de
48,34 I.
DAN,,M A ItC K.

Cuptnhague le 2o dicembre ( 28 frimaire.)

te 16, il est encore arrive dans le Sund six
vaisseaux. 11 n'y en a plus dans la trade d'Elseneur.
On assure qu'il s'est Mnanifesti dlans le village
di Roa en Scanie, une fiRvre maligne qui a 4dja
Cmpornd beaucoup de -monde.

S A LLEM A G NE.

Vitnne le c dce mbre ( 9gfrimaire.)

Lo celebre Miillrr, .uteur d'uae hi4toire de la
Suiise, qui lui a vain leu It nqt dTracie helveititque,
coaeiller d'&tat, et bibliothicaire A Vienne a
obtenu un conge de trois mois pour un voyage
i Weimar, Jena et Leipsick
Ji s7.- L'ordonnance rendue depuis penu ,
wlativement a I'usuro est de la teneur suirante :
i.Une experience de plusieurs annees n'a qne trop
d1meini l=espoir que I'on avait fonde sur la suppre?
ioan, par une paiente., dqthe du moil de anvietf
1787, des lois en viguer iusqu'alois cohtre unsure .
Cete suppresiodi avdit pour but de procurer aux!
capildlisLes la librte d'employer leurs fonds aides
nctreprises miles : au lieu de cela nous avons
va la cupidiit speicler suf les follies de la pro-
digalite ct suir le besoin impirieux. dicourager
I'activitt ett applications ruiner le credit des parti-
cu liners, ,et avoiir pour les rnceurs 'les suites les
plus fnnestes. NoUs croyous done do notre'devoir,
de remwadier avec .soin A un mnal don't I'influence
it :sit tendue et de rdprimer par des lois ses
piTgins pernicieux. A ces fins nous annullons
dans son enter la patewate du e9 janvier 1787.
Pour iviter toute especce de ifficulii, it cst n6d
tcesaire de declarer d'abord que la pr6senfe loipor-
tee centre l'usure, nest point applicable auk aflaires
que les negocians et les fabricans font entr'eux. On
(Me pouvra exiger quujniqnthet de.cinq pour cent par
an, d'un prAt sur gage, ct six d tin prkt sans gage.
Et loisque cet iititet n'aura point &td stipul et
'devra htre regl6 par la loi il ne pourra etre de
plus de quatre. La peine portee contre les usuriers,
aera de trois jusqu'a six mois d'eiprisonnement,
l'expositionpublique avec uta ecriteau, sur lequel
on0fia : Psur rutie,, le bannissement. i
Du at8. -tDi commissaites anulichient.'et bava-
rois, travaillent avec la plus grande activiti-a 1'ap-
planissemrent des diffrcands survenusAnptre les deux
court. .. 1 '
-- Une lettre de Fiume, di 6 ,de ce mo s,
content ce qui suit ,
1" Depuis quatre jouts, la pluie la gr6le ctl.a
iege se succedent sais aucunp interruption; !e
it0nerre se i'fit -aussi, entendre trequemment La
Satr est oxtroldlinatieinemnt agitee par les vents jqui
0.ul1Ment avec une violence don't on n'a pas d'exem-
ples, les vague se precipitent avec uhe telle liircur
ontre le canal qu'aucun .iriient ne peut entiree
Stt Uti 11. Un corsaitre anglai qui rtanit a l'anci
dTns la trade t it ponti vers I'embouchure dut
canal. oo' ii piri ; on est pavvcnu A sitivca
l'quipage.
"On equippe ci et Tiieste, plusiurs b3,i-
mtif marclhands destines p6ur les Antilles ; ils
oni chaigs 'dos piodpctionus du pays, don't l'ex-
Pwation 'est pas prohibee et parrieulicremerit
'ins, dlstrie ; ils ldoivct rappolte( qu, dtes
ar te s co lo n ial es. ,, '


Hamnbourg, Ie 30 d" tembre (8 nivose.)
Trois mille hbuit cents tienite-trois vaisseaux
out passe, dans le course de Ia'iinee derniere par
le canal du Holstein.
Le Suiid est mtaianetiani dgag, de glaces,
et la navigation par. ce passage est redevenue
libre. '
Weimar, 27 dr.e-nbre.( 5 nivse.)

I.e IS de ce mou, Jera.Godefrov de Kerder,
vice pr6ident du consisioihe-4'duchc de Weimar,
un de nos auteuts les plus Jec'aids,. est mort,
spr s une court maladie, -dana sa 590. annee.
II etait nI de parentss obscurs dans une petite
vile de la Liraonie, et etait garon chirurgien,
Iorsque son genie se developpa tout-A-coup. Ie tu-
dia a Konigsberg, fut norine rqcteur du collegede
Riga et se iit une reputation brillante par un ou-
vrage sut la Gen6se et par un journal critique.
Dans la suite", it fut appee uc6fimune sur-intendant.
gen&al des eglides- l utnehourg et enfin A Wei-
mat. Ses ouvrages sC(nt ns-'trombreux : les plus
estimis sont Ie Ginie dfli poisie- hebiaque Idies
d'une histoire philosop'hiqur du gwnre human ou-
vrage piein de' riflexivns profondes ; un volume
de morctaux ditaches; une collection de morceaux
precietx, de posie., principalement de la podsie
orientale; Keider etait une de nos theologiens les
plus eclaircs. i
Francfort, le 2 janvitr ( II nivse.)
Les commaindeurs dctOrdre'`de Malte, en
Silisie, viennent de nonimaer Tn dipute qui rhsi-
dera pres du, grand-malire de I'Ordre.

REPUBLIQUE DES SEPT- ISLES.

Cr, fon i decembre ( 9 frimaire.)
Dans la rit dut 3 au 4 noivmbre, est maort,
ge d'environ 84 ans, aprtI. ne couite maladie ,
S. E. le comtc Spiridion, George TVotocbi, grand-
crois commandeur de I'Ord* de Saintr-ean-de.
irusalem, prince president de la R]ipubfiquc des

Le come Teotoehl aait joni de la "plus grande
reputation -ous Ie gouvernement venitien, et avaist
constamment occupy les premieres places auxquelles
avaient droit -les nobles de ces lies. A I'arrivee
des Franjais il fut nommn president de la mu-
nicipalite piovisoare. Apiesa a paix de Camapo-
Formio I fut lu president de.I:administration
central du diparrement de Correze, et en exerta
les functions jusqu'a ia redditionA de cette place
aux armies combines des Russes et des-Turcs.
A cette epoque il fut nommi meribre et vice-
president du gouvernement pro.visoire ; enfin, lors
de la creation de la Republique des Sept-Isles,
it fut ilu, j l'utianimite des suffrages, prirace et
president du seriat.
SSa mort est Ie sujet des regrets universels dans la
Republique des Sept-Isles, tanut a cause de ses vertus
lque pouf ses rares talents en administration. On
enineieni encore avec emotion du discours plein
d'energie et de patriotism que ce prince prononca,
I iy a T peine un mois, a 1'ouverture de la session
d# corps-lIgislatif. .-
SSes obseqdies ont et6 ce6ibredosavec une pompe
extraordinaire.Les autouries citsiles les -miuistres
etrangets et les ii -major.s russes et septinsulaires ,
on. a"4isi cn deuil A la cdrenionie,; et tandis que
'Irs obseqjwis ie .l6biaic'nt dans 1'glise grecque ,
'oa lc secriai.nc-d ciat pt.roncait l'oraison funebre,
dansal'iglil :pitrooTJiruine de la cQromiunion ro-
maine, le g.and.vi,.aiLe jaichi-piscopA l occupant
aussi du nmeie sijet uAi auditoire notnbreux eCt
dans la synagogue, utn des cihel du'acerdoce'r an--
i dait le ruada hn lommag A la.uemrirc.dxh chbefde
Etat. :
I1 T A T Z.,
Vtnie, le 4 d&cembre (2 nivose. )
D'A.1r&s an ordre de &S. M. ., ilva etre 6tabli
un ':uurs despostes ~4rgulierdans la Da&alatic et
i'Albanic autrichieunes;
-Des lettres directed de' Tipoti annoncent
qu'une f(rcg3te'i*rica ie de quarantc-quatrt canons,
Se 35o hommes d'equiptge qui bloquait le port
de cetic ville a echoue en vroulm poursuivrc un
*baitiient tlipJ.,liraiu qui dcuai sort ie nih c avi.i '
tjondp> sa iilaiQc. L'cquipi, alt|'ts avoir fait
de vains efboris a d i se rendre ti.iWIiuMie.


REPUBLtQUE HELVETIQUEl

Berne, le 31 dicembre ( 9 nivse. )
Jeudi deraier, son excellence M. Crumpipen est
revepu de Fribourg et a pris son logement dans la
maisbn de ". de Graffcntied de Pompliz au-des-
sous de la cburotnne; on lui a donned uuse gar.de
d'honneur.
Hier, l 6 grand-conseil a termih6 !3 a-sessios --
ordinaite d'automne. On dit quo denain, preemitC
jour de I'an, I'&change des pouvoirs entro le lan-
damman de -a Suisse, sortant de functions et
celui qui lui succede aura lieu, avec une certain
solennitl, A Neueneck ou pont de la Singine, qui
str't de frontier entire leg cant6ns de Berne et dt-
Fribourg.
La nouviele que nous avions donnee sar la
perte de trois barques sur Ie lac Majeur. ne s'est
hetareusement, pas confirmed en son enter. Uae
seule a chaviue, et on l'a sauvee, ahisi que sa
charge.
Bdle-, le So dIcembre (8 tivs Je.)
Nous avons un teams vraiment extiandnaire : la
neige disparait sur les montagnes Ie del est serein,
la soleil est chaud, les boutons des arbtes poussent;
on se croirait au commencement d'avril.
L- e gont de la littirature et des beaux-arts fait
des progrs sensibles parmi nous. M. le ministry
Bridel vent d'ouvrir un Lyc&e, dans le goAt de ce
qu'on appelle a Paris Veillies des Muses, et sa mai-
son est devenue, deux fois par semaine, 1 reeddez-'
vous de la meillture society de Bale.


REPUBLIQUE


BATAV E,


Amsterdam, le Sjanvier ( 12 nivose.)
La direction departementale de la Hollaode vieat
,tenvoyer icune commission compose d- cito0ypr
Mollcrn, secretaire de la direction et du citoyen
de Lange, un de ses membres, pour applanir les
diffirends quitexistent entire Icconseil de la commune
et les conseils des eglises veformiees qui s'opposent
kla r abilitaiion des predicateuts qui Jurent desti-
tuis A I'rpoque de la revolution Cl 1795, parce
qti on les accusaii detie p.rnipans du reime stad.
houdirien.
Le cit. An. Apostool,. commissaire pour les
ppsonniers de guerre A Londres, vient d'dcrire la
Setire suivante atu commerce de cette ville:
Messieurs,
Les lords commissaires de I'amiraute ont expedi6
dvs ordres en vertu desquels les vaisseaux Construits
en Hollande', qui, sous pavilion neutre, arriverovt
des ports de cette republique, ne pourtront plus tre
admis dans,aucuns ports de la c6te orpentale de
I'Angleterre., except le port de Yarmouth et celui
des Dunes.'Le gouvernement britannique a faith
porter cette meure a ma connaissance, afin que
'en instruise les inutiesses. Comme die regarded
prrticulierement le commerce d'Amast'rdam je
na'empresse de vous en fire part.
J'ai l'honneur d'&tre, etc.
e licenciement de la garde national s'est
opdr6 dans toute la Republiqueo sans le moindre
bstiacle. ',
Le conseil de notre commune a e6t autorise,
par le gouvernement d'6tat A lever un corps pour
la gatde et le service militaire de la ville,
Rotterdam, le 3 janvier. (1 2 niv6se.)'
Les journaux anglais du 24 d6cefmbre, rappor-
tent utse lettre de .Ceylan du 14 mui danrts la-
quelle oh lit qu'e I gtuce ave le ro ide Candy
n'a pas eu les sui'es iheinreuse qu'on en aitendait,
ne fievre 'malignep- qui s'est d'abord mahif,
festie dans .Ie camp anglais, et qu, ersuite **est
propagee dans toutes les,contrees de file a enleve,
en tres-peu de tem-t,, einviron 3o ofliciers nillo
europeans et o0 mille Indicn.

AN GL TERR RE.
Londres le s5 dicembre ( 3 nivw .)
Le giouciuvenitint a.rglais doit 4,5oo,1oooliv, sterl.
en hillers de Ie't IijleCr ide I'a'i 1802. On s'aieniddt
qu'un e?nprtint cait otuvcrt et qu'il servirait a
retirer les billets. Mi Ik g OuiivefIrnenrintt a cOmpris
qugrita nouv'',l )cip:unI p1oun,:,ii p.Itc-r aun coup
uneaste au ciddit ct qu' o ne. trouvekait des pr#L-


j IIoi


A
I-

/
ti,
,, A.
* 'I-


GAZEYf.[


IONALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.










438


teurs qu'en leur offrant les conditions les plus
oncieases pour l'Etat. Daus la seance du 2 dd-
cemibre, M. Addington a propose une emission
(te b'lcts jusqu'a concurrenice de 5,ooo,ooo sterl.
Ainsi .,- a-iit en retirant les 4,5oo00,ooo, il n'y
aura qu une augmentation de 500,oo00 en sus de
ceux qui sent imaintcimnt on circulation. Cette
mnesure announce que la dette fond-e est A sonr
maximnm. La dette ron uondee aura bientit atteint
pareillement son atngge ; un pressentiment general
avert la nation ae cet tat de choses ; on cache
les especcs ; chacun se precautionne. Les ministres
crient hA ro sur ceux qui thesaurisent ainrsi : et ce
cii inuprudeut ne fait qu'en augmenter le nombre.
Quand une mason de commerce se voit peu
eloignee de laiie banquerowe elle se gaide bien
de chercher des preteurs ;-elel n'en trouverait point,
ou tnen trouverait qu'en precipitant' sa tuine et
en accel6tant sa faillite. Uneric circulation lui donne
du repit ; car use maison, nimme e' decadence ,
se conserve encore que!que terns a aide de.sa
vieille reputation, et on prtend son paper A deux
Ou tlois mois, tandis qu'on ne lui: preterait rien
A lot[-terme.


IN T E R


IE R.


Paris, le 19 nivdse.

MINISTER DU GRAND-JUGE.
Par jugemeut du 16 mrssidor an it, vu la
demand de Philippe Franson de Saint-Anddol
de Botidem en declaration d'absence de Jean-
Louis Franson son frere le tribunal de premiere
instance seant A Pri-as 2 arrondissement,
departement de l'Ard&che a ordonne que con-
tradictoirement avec le commissaire du Gouver-
nement il serait procede pardevant fun des
juges du tribunal confornimrnent aux disposi-
tions de I'article CXVI du livre ler du Code civil,
a tne enqule pour constater l'absence de Jean-
Louis Franson.

Par jugement du 2 t frimaire an 12, vu la petition
de Pierre Pigeon marechal expert v&t&rinaire et
de Franoise Guyvot, sa femme ; d'autre Francoise
Guyot, hile majeure, et d'Anne Guyot, spouse
de Francois Augenidre, etc... en declaration d'ab-
seuce de Joseph Guyot, leur frere germain ;
Le tribunal de premiere instance sbant A la
kille du Blanc quatrieme arrondissement du d-
partement de I Indie, ordonne 1'enquete sur I'ab
sence de'Joseph Guyot, qui a quiite ses pere ct
mere en 1791 pour Se rendre aux armies dela
Republique, et qui, depuis plus de quatre ans .n'a
point donned de ses nouvelles; et que cette enqutee
Sera faite cmntradictoirement avec le cornmissaitc
du Gouvernement et devant le citoyen Andri
Beinard juge commis ad hoc; comment aussi le
citoyen Bouchardon notaire pour representer
I'absent jnseph Gityot, aux reconnaissances et levees
des soel Ies, et a finventaire des meubles et effects
des successions de Claude Guyot et de Frangoise
Lebel, pere et mere communs des parties.


Par jngement du4o 8 frimaire an 12, sur la demand
de Louis Gerot, charperitier, demetirant'a Athilly,
et Pieuie-Philippe Lagnier, au nom et come pere
et tuteur de Victoire-Prudence Lagnier, sa ille ipi-
,neure, expositive qu'Etienne-Marie Gerot leur fiere
ct beau4-frere. fils de Louis Gerot. cabaretier a Ham.
et de Marie-Joseph Bruyere, a disparu depuis en-
viuon huit ans sans nouvelle;
Le tribunal de premiere instance s4ant a Pironne,
department de la Somme a. ordonne que con-
tradictoirement avec le commissaire du Gouverne-
n.-Dnt pies le tribunal, il serait procide A l'enqute,
stir absence dudit Etienne-Marie Gerot.


Stur la demand des parties intr&essies- la suc-
cession de Francois Patrole, de Loches, riputr
.absent depuis 3793 ;
Le-tribunal de premiere instance de Loches,
ddpaienern'. d hidre-et-Loire, par son jugement
du i3 brumaire an is, a ordonne tout-a-i.-fois
.qu'il fdt fait une enquete etrqu'il fOt immimdiate-
ment procede a i'audition des timoins ; cc qui
dtant execute, il en est risultc la preuve que
Fiancois Patrole est 'absent depuis 1793 sans
avoir' donsm de nouvelks, et que scs heutiuers pr&-
somptifs peuvent etre envoys cn possession pro-
visoire id es bicus, conIorminient A la loi du
14 vent6e can II1.


Sut la dc. a'inde des. hiici tei prtsomptifs de
Jean-Baptiste etde Mine .Anne Duriand;
Le tribunal de premiereinstance.de CIh5t-autin,
department d'Eure-et-Loir, a ordone par juIge-
.,0 lJ du a? brumairt an a qu'*I serait pioc-cld


A l'enquate coitradictoirement avec le comn.
missaire du Gouvernement, et pardevant le citoyen
Bergeron presidentt A Peffet de constater absence
de Marie Anne Durand, nee a Unvere, le 3o
juin 1750, qui, depuis plus dc 4 ains, nIa poilt
done de ses nouvelles.


ADMINISTRATION DE LA GUERRE.
Le directolre de I'habillement et equipment des
troupes prevent les artistes et conftotonnaires qu'il
est charge par le directcur de administration do
la guerre, de recevoir des soumissions pour la
iourniture des drapeaux destines aux troupes; it
les invite a passer a soii'tecritariat, maisonJo seph ,
rue Saint-Domhinique, poUr y yoir les nouveaux
models adopts et y donner leurs sounissions
qui pe .pourrouit ire imeues que jusqu'a la fin de
nivose, presentmois.


'.RtFECTURE DE POLICE.

Le tribunal criminal et special du deparrement
de la Seine a -rendu, le 1'6 de ce mois, contrejie
nommi Audoucet fabiicant de bijoux rue Pas.
tourelle, unu jugement don't les circonstances pre-
sentent ur inter&t particulier.
Le 9frimaire de cette annee les contr6leurs du
bureau de garantie avaient saisi chezez le citoyeu
Btusley-de-Presle bijoutier, rue de Grammont,.
vingt boucles-d'oreilles marquees d'un laux poin-
son. 11 a sur-le-champ declare qu'elles lui avaient
oet fournies recemmnient par Audoucet ,. et que cce
dlernier en avait guard Ic bordereau, parce qu'il
n avait rcu-qu'un a compete sur le prix des objets.
Ce bordereau se trouva en eflet chez Audoucet,
dans la priquisition qUe fit, le 10 rimairare a son
domicile le commissaire de police qui dicouvrit
en outre lot pieces d'or fines don't plusieurs ,
d'apros 1'essai furent reconnues ete a un titree
iiderieur au titre ligal. On remarqua que, pour
se manager sans dodte la faculty de meconnaitre, en
eas de saisie les objets fournis au citoyen Brusley-
.de-Presle ; Andoncet avail eu la precaution do ne
point les porter sur s6n livre de vente.
Ce fabricant a ite par suite de cette operation,
traduit le 16 dc ce mois par le conseiller-d'itat,
prifet de police au tribunal special, cts'est born
pour toute defense a nmeconnartre constaniment les
objets saisis. Les tctnoins entendus et la conviction
du crime parlaitement acquise, le commissaite du
Gouvernernent pres le tribunal a fait sentir sous
les plus puissantes considerations la nic*ssit6 de
dev lopper en cette circonstance une severitd ca-
p.ble de mnuere ut. tcme A usage scandaleux die
taux poinmons. En vain a-t-il dit, les fabricans
,i voudraient-ils recmrer en pareil cas, i'appli-
11 cation indulgent de lartice CIX de la lot do
$1 19 brumaire an 6:,. relatif aux possesseurs avec
,s connaissance d'objeits marques de faux poinmons;
I, le benefice de cotte interpretation ne peut ap
i partenit qu'aux seuls marchands, si toutefois on9
ia ne parvieni pasA l s declarer complices de I'usage
,, de ces poinmons., i
D'aprTs ces nntofir, et sur le conclusions du conm-
missaire du Gouveinement, Audoucet 4 &t con-
damno A la peine de dix anntes de fers et 0A la
flktrissure; et attend la contravention dont le ci-
toyen Bruley-de-Prcsle s'est rendu coupable,, ce
dernier a et6 renvoye pardevant Le tribunal de po-
lice correcti6nnelle,

Ordonnance concernant la ventt en gros et en
detail des plants midicinales indigines fraihes
on seches.
Le conseiller d'6&at, prifet de police,
Vu 1 les articles tl et XXXIII: de'l'arreit des
Consuls du it metsidor an 8 et article Ir de
celui du 3 brumaire suivant;
to. L'article XXXVII de la loi du s germitial
an it contenant l'organisation des icoles de phar-
macie, et l'afticle XLVI de I'arretc du Gouverne-
merit, du 95 thermidor dernier, portant siglement
Pour 1'tercice de la pharmacie;
Ordoinne ce qui suit:
Art. er%. Le maichj aux planes* mdicinales
indigenes, fraiches on seches, continuera do tenit:
dans la rue dd la Poterie, -e long de la halle wux
draps et aux toiles.
II. Ce marchW aura lieu tous les jours, depuis
le lever du soleil jusqu'a midi, du 1*r vende-
miaire au: Or germinal; et depuis le lever du
soleil jusqu'a dix he1tres du mating, du tir germinal
au iet vciAdceuiiie., ,
III. Leg plants ne pourront etre venduos que
,par bones de draque espece. .
IV. II est dfei.liu A tous autres qu'iA ceux qni
sont dans l'tsage de cultiver ou dje recueillir les
plants mddiciuales *d'e exposer en vente sur Jle:
uiarch.-


V. L'ouverture etta IuIrte dou mardli seren
anroncies au son d'uie cloche.
VI. 11 est dlfendu A tous autres qu'aux hetbo.
ristes 16galement recus de vendre en cltai'l deI
p)antes ou des parties de plates mddiciualc indi'
genes fraiches ou seches.
Cette disposition n'est point applicable ani
pharmaciens qui ont le droit de vendre tout-s
sortes de plants mdicinales exouiques et in-
digcnes.
VII. A -compter du icr germinal prochain, nul
herboriste ne pourra cumuler d'autre commerce
que celui de grainetier.
VIII. Conformtment A Particle XLVI de l'arrci
dd Gouvernement-, du 25 thermidor ai It i,
sera fait annuellement des visits chez les her-
boristes, par le directeur de I'cole de plarmacie,
Ie professeur de botanique et I'un des lirof,0ieiIU,
de 1'icole do adecine assists d'un comniissaire
do police.
IX, II Bsera pris envers les contteveawins aux disf
positions cdessus Wtel1es mesures do police admi..
nistrative quiiil appartiendia sans piejudice deS
pousuiites it exercer conte eux pardevant les tribu-
naux, conformement aux lois et aux irglemens q ii
leur sont applicables. ..
X. La pr6sente i ordonnance sera imprimne,
publiee et affichee.
* Elle sera notifite aux directeurs et professeurs
des coles de midecine et *de pharmacies.
' Les sous-prdfets des artondissemens de Saint.
Denis et de Sceaux les maires et adjoints 'des
communes rurales du ressort de la prefecture police les commisnaires de police A Paris, le;
officers #le paix les commiissaires des halles et
marches, et les prdposes de ia prefecture, sent
charges UShacun en ce qui le Concerne, de tenir
la main a son execution.
,Le giniral-commandant la premiere division mili.
taire, le g&neral-coimmandant d'atmes de la place
de Paris, ct les chefs de legion de la gendarmerie
d'elite et de ia premiere legion de la igend1mtciie
national sent requis de leur faire preter main-
fprte au besoin.
I.e constiller-d'itatt fjr/et de police,
Signi DuBois.
Par le 'conseiller-d'itat, prefet;
Le witciaire-g'niral 4 sign Pus.


GO RPS LEGISLAT IF.

SSi ANCE D i 19 NIV OS E.
Undcs secr&taires fait lecture d'une lettre adreusie
au presidt in provisoire ,par'laquele le cit. Massena
donne sa admission de candidate pour la preidence
du corpili.slati'f.
Le corps-)lgislatif ordonne insertion de cette
lettre au procks-verbal.
le president. D'apris la demission que vient de
donner niotre coll6gue, le corps-lgislatif doit pro-
(cder 3u choix d'un autre candidate poir le rem-
plcer. Je rappelle au membres qu leaurs bulk.
tins ne pebvent contenir que des monpris idaos
la 4 serie, laquelle appartient le candidate de-
mniatsiontairae.
On precede &r'l'appel nominal pour uart noutea
scrutiny.
Le nombre des vdtans est de a33; majority abso-
lue, 117.
Le citoyejx Duranteawayant rduni 177 suffrage,
eat proclamk candidate.
Quxl 1ues moments apres, leoureau, par lorgane
do prcildent provisoire, souert A I'assemble Ic
project d'arrhti suivant
Le mopnps-lgislatif runi au nombre de membrcs
prescrit par l'article XC de la constitution,
son bureau provisaire, ; e
9, Procede en execution du osnatus'consule
organique ,en date du 8 firimaire dernier et Cln-
forinement aux dispositions des articles VIII, XXVI
et XXVIf dudit senatus-consulte, auchoix de cinlq
candidals qui iloivent cie prisentlis au PRMIt
CONSUL, pour ia nomnitiOn A .Ipriidencn da:
toips.lcgislatifen 'an i. .
.Leishul at des scrutis secrets qui ont culiCT
sucessiyement dans lea seances des 6, 8 ctlf9 fe
ce nois, donned la majority absolute des urapge
dans rordre des, scrutins, aux mexnbres du 0or1-
legislatifdoent let noms suivcntt, savor I
,,. Aux.citoyens, Toulongeon de la 3a srie;
Laiou4-nir.bour, de I( 5,; Vienot-Vaublanc.
de la e; Fontan'es de la ar ; et Duranteau, do
la 4e seie.
Slls sont en consequence proclamis, par. *
Sident provisoire candidate pour a noqAus*
pres ala pi.sidcice du ~0~ps-lcgislati.












L etoTi-lis~~i arrte qtie ctte presentation
d 3,1,liJda sera portee aA PRUMi R CONSiJL par
gaoa oSge. i* "
la action do cet arrit est approuvde.
la in neast lev6 et indjqtje A remain.


HOSPICES C VI L5S,
Le conseign&ral des hospices a annonuc dans
SoO rapport 8 .28,'ue le minister de l'idterieur
ait odonne 'c(xecution en nmarbre do butte de
M. Cochin. .
Le ministry a confide ce travail au cit. Bridian,
,b qu, on devait ,le buste en platre du vertueux
S ile Saint Jacques. II l'a termine avec le talent
et a vjtite qut appartieunent A cet artiste. Let
". et. cle amns de M. Cochin les pauvres
'qai ont rant connu, Iy retrouveot 'expression de
Wc $ae de sa pliqaioniiuio.- ct la dosuce sliplicitlk
de on c(Pir.
Ce bhste a iA ps le 90 de ce" tools dans une
)ille dr l'Fi'piyl Cochin, en ipresence d'un membre
i ,nisi, tdes hospices, deideti membres de la
ct,-nirdioPi des iiias de M. Cochin, du fills
d, cit. tBridan ( s matvaise' santi ne lui a pas
relns le quitter son atelier ) du tit. Viel, archi-
Kcri, aTli de M, CGohli ,.A qai Ion doit les
pl ti et I'excution de i'hospice et des employs
de la, nijusol.
Le nom de M. Cochin est un de ceux qui
lappeljst Ie micux l'idec du digne ministre d'une
ieligioit de bonit&e.
Ntl hotrimne ne 'ignait les besoins des pauvres
.avecpllts de simplhcitc etplus d'Energie, son cceur
dicttit les paroles qoi sortaient de sa bouche; autsi
fuSit.i pa selon set auvre ; nul honmme ne re-
cutillit c si abondantes 4t de si volontaires au-.

C'ei par leurt moyen et par les dons de sa familte
qu'il parvint A fonder une cole o 6I'on ense-
gnaitsaux enfans A lire, A Crire mais o6 orn leur
,apprinait sut-tout A travailler.
C'est'par ce noyen, c'est eh vendant ses meubles
t1jusqu'i sa bibliotheque, qu'it parvint A fonder
in hospital don't la premiere- pierre fut pose en
80'., et qu'il ut par eIts soins et le zele du
cit Viel le bonheur de terminer en deux ans.
Sa vie fur toute remplic de bones ceuvres il ne
Wvutit que it ur tfaire le bien. Ses sermons et ses
discours spiiituels no etpient que la charity i; ils
sonten lore aujoutd'hui, p, ut-tie, un des meilleurs
nuodrils a ofitir aux pastelrs qui veuaent fire en-
t ndre \I langage de tl' ..,ngil-r. Sa linitle quia
public' c0 rccueil, en a done eI prix tout enter
iuxpauvres.' Cetait lionorablemient continue son
* nidrge, il lear avait d'ailleu's, p ar son testament,
done ce qui lui rectait de mobilier.
Tel est hbntimm de blen, le vJ nerable pasteur
dontle ministry a honor la memoire. '


BIEN FAI S* AN CE.
Comfe rendutpar I'administration de la Socitie de
Chariti matetnellc, dans assembliest ginrale du
3 flimaire an 12.
lt comity de la Soci&e de la Chariti maternelle,
Svient tcnihe compete A she's bienhailte'sinu resulhat
d-: leti dons el d', ses'oins pour les enfans adopts
ep3is le retablissemient de la Socidt6.
Dans la premiere annie trois cents tneres ad-
lises, avaient donn6 le jour a .trois cent sept
enlans A cause .des couches 'doubles; au bout
de dix-liuit rmois, nous avions conserve cent
quatre-vipgt-buit enfans : cc oombre senblera
consilnt aux personnes qui s'interessent. A la
Scidti rmaternelle; car il est mralbeuremsement
trop constant que dans la classes indigent dans
es flimilies nombreuses, et sur-tout dans les h6pi-
taux,, prs de deux tiers des enfans pirissent
avant la fin de leur premiere annee et nous
ayons le bonhear d'avoir conserve pr6s des deux
ties dcs notres ad bout de dix-buit mois : nous
devons dohc nous trouver heureuses du rdsultat
ltue noi offronrs ici ; la perte des enfans dans le
o0.irant de la premiere annie, a laiss6 A la dis-'
Poiiin de la Societd des economies composes
tU teste des parts destinies a ces enfans morts;
cattOe some s'est joint celle waise en reserve
air les cas iprevus, les mcres malades et les
Jmeaux 9et don't la plus grande parties n'a pas
te employee: ces deux objets montaient A 7109 fr.
Le comity d'adminisiration inti&ieure, qui d'a-
S -,d avait fi x chaque part d'enfant A 1r6 fr. A
istrlbuer *Jansl c course d'une ann&e, pensa devoir
ugmnie"r cihaeune de cos parts et les porta a 140
.,'n le tendant sur le tours de din-huit mnoiS.
Sdeclsion futprise le 6 pluvisbse a to et cette
,rtOentatibn aux enfans rests vivans, A raison
e df. chacun a fait une ddpenoe de 4,5$s fr. ,


49
qui, pre!evee sur celle -de 7,io9 fr., a laissi en
reiour libie 2,597 fr. portia danu lc cuompte ci-
aprks.
Dane l e course de la second annee, trois cents
meres admires ont donned lejour A 313 enfins,
A cause des couches doubles; le terns durant lequel
nous avons A les surveilter n'itarit point &oule ,
nous ne pouvons qu'annoncer quie nous n'avons
perdu que soixante-onze enfans de ceux adopted
dans la second annie, perte qui a procure une
economic de 5,688 fr. portee au compete ci-apres.
Dana la troisieme annie cinq cent trente meres
ont t6 admires j elles ount donni le jnur A quatre
cent soixante-douze enfans, toutes n'tatlt pas
eucore accouches ; sur ce nombie nous n'cn avons
perdu que, cinquante-huit.
Nous aimons a fixer 'attentioibdenos bienfaiteurs
sur cet accroissenient de rmoyensqui nous ont don-
ne la possibili.e d',admenife cinq tent treaty mcres
de famille dans cette anne, taridis qtle les pr&-
dentes ne nous offrent qu'un total ',e trois feas
fanillies secourues dans chlueanonne. Que ceux de
nos bientaiteurs anonimes et' atris, don't les dons
out amen i ete jouissance s'apphudissent de leut
ouvrage et que lent propre cocur les recompense
nieux que nepourraient le fair (nost emercinmens.
Si come nou, i'espirons, la prwspiriti dela
Socie:t maternelle pendant cett derni re annie a
cause quelque Satisfaction et excitr quelque intirai
dans l'ame de ses bienfaiteurs, qu'ils nOus peritt-
tent d'attendre d'eux encore la onrinuation et le
prix 'de nos succ6s; que leur huinanit6 &clairle
par une experience de tois anndes. nous accord
plus de confiance ct qu'ils contiuient it nous chir-
ger d'une parties de leurs aum6nes'je n'oserai expri-
mer ici mon opinion personnelle; je m'pbstiens
meme de'citer celle de toutes Its dames du comitr.'
qui charges du soin inm)ediat des pauvres,
sentent chaque jour davantage lutilite des status
d'aprsa lesquels sont distributes nos secours ; mais
je me borne a rappeler en peU de mots, et Foins-
titution et le but de la Soci6:tmaternelle. Cher-
cher dans ses plus tristes asyles I'indigence timide et
vertueuse, console des pareui desolds, sans se-
cours, sans appui dans le moment cruel des cou.
ches, rendre son enfant A sa mere qui, privee
d'alimens, de force et de courage, ahait peut-
'* re le aisser mnler parmi les -enfans abandon-
noa; porter dans chaque famille ind;pendam-
nment de 'argent don't nous somames distributrices ,
les ayis salutaires les doucesextiortaions, les sen-
timens de picte et d'espoir que ie.mallbeur finit trop
souvent pa steindre laisser.dans fame de ces
infortuncs plus de paixn, de'vertus et de cons-
tance enfin attacker le pauvre au riche, et le
rice au pauvre, par la reconnaissance et le bien-
ftit; voila ce que veut, ce que fait la Societe
ljatwenelle. Jusquici.bomrtde. 4a.ns sea.moyens' ,
vele s'est impose la loi de ne donner de secours
qu'aux femmes meres d'au moims trois enfans vi-
vans en b'as' Age et pretes a accoucher du qua-
trieme. Nous nous etions r6sigraes A refuser cells
qui n'ont qu'un et deux enfansc "mais nous som-
mes loin encore de pouvoir icouter routes les
meres cle famille nombreuses; nous ne pouvons
ceder i leurs instances A notre pitii et cetie
neccssite est la seule peine rmelle qui so mgle a
nos sons : si nous pouvions donner plus sou-
vent; sinous etions certainesde soulager le malheur
que nous allons chercher nos fonctions seraient
vraiment douces et chores ; mais la justice nous
force a conserver au malhour-,extreme .les dons
que rclament si fortement desinf',rtunes diej si
cruieles que nous n'osons les dpeindre et uous
le disons toutes avec un sentiment unanime : ce
nie sont pas des aum6nes que' nous 'rpandons
mais de cells que nous refusons qu'il faut nous
louer.
Compete remis par le cit. Grivel, tr'sorier honoraire
de la Sociiti de la Chariti maternelle.
La Soci&ee a reiu pendant ,a 3c annie de son
ritablissement pour I'an m du i frimaire an t i
au 21 frimnaire an 12 :
En comprenant l'exccdent de la recetti sur la
d6pense de 'an io ainsi que les retours et icono-
mies de la re ge et 3e ansne, la some total
de 69,647 fr.
Darts le coutant de cette 3e annie, 53o femmes
ont etciadmnises aux secours de la Soci&rd, a raison
de 128 fr. chaque, 1qui out
tnag une some ..... 67,840 fr.
aye poor appointement < -
del'agent pour deux mois -' '
frais d'irnpression et distri- 68,a! fr.
bution du compete rendu
I'annie derniere, et autres
frais d'impression .......... 37t

11 rest de non eagage et disponible.. ,036 ft.

Sur les 53o meres advises en 'an I I, 464 ont
accouchb~ et out donned la vie A 472 enians, A
cause des couches doubles.
Le nomibre des gxcons est de..... a
Celui des lilies de............ 947


II en eat mort dans l'espace de onze mois (58),
ce qui tiuc ail que 8 pou ioo.
Relevi des economies at itsurs de I'ast 3I auliit.
Quinze layettesa I8 lr............... 70o r.
En frais de couche ................... 6
Mois pour cause de mort d'entans..... 392v
Mois parce que les entans ont iet mis
en nournce, ou que les metes out pris
des nourtissons ...................... 60o
Pour deux femnrmes qui ont qtitt6 Paris. 94
Pour deuK femmes auxquel'cs on a re-
tire les secoura .... .... ....... ... 65

Somme employee dans le compete de la
recette s dessus7........... .......... 51 7 fr.
Le trisorier a annonc6 que feu M. Siau avait
lgu6 ia la sbcidc urne some de 3ooo fr. qu'll
devait toucher incessamrment.
Le comitc est compose de mesdames de Bthlune,
president ; Eugene de Montmorency vice-pjresi-
denls., Dupont- de Nc ours. secon'de vice-prsi-
dente Pastoret, sectItaire ; M. Grivel, ,uesorier,
rue Coq-lH-ronu.
On souscrit chez ce dernier. La souscription est
de 5o fi. M. Grivel delivre le cashier des reglemens
aux souscripteaus.


BOT ANIQ U E.
FI.ORE DES Pr1RivieS /far Philipe Pirot-La-eyrouse
de IInstitut national de trance de I'Acadimte
des sciences de Stockholmn de la society d'agricul-
ture de la Seine, Toulouse Caen Auch; de
celles des arts et sciences de Gienobie, Montptl!ier,
Nimes Moltauban etc. etc. : grand in-folio ,
figures coloriies i" e'2 30, 4e livraisons, corn-
tenant la monographie des saxifrages ti).
Les Pyirn6es. par 1'6tendue et la position de
leur chain, par la diversity de leurs sites de
leurs aspects de leur temperature, offrent une
variety et une richesse ctonnantes dars leurs pro-
ductions vegetales : on y trouve en effet beaucooup
de plants qui soot patticulieres a ces montages,
presquef toutes celles des Alpes. plusicuts de la
Sibeie et de la Laponie et on grand nombie
de la Gaule-Narbonnaise et de l'Espagne.
Tournefort et quelques anciens botanistes avaicnt
voyage dans les Pyrenees; Gouan et Poutret, parmi
les modernes, ont visit des pariics oriet.aics de
cettechalne: le premier a class dans sesj Irttittions,
et disigne par le surnom de Pyi inienc, les especes
quil avait vues le premier; les aunes ou idoite
des observations et des notes sur qucdqucs especes,
pen ounmal conuues.
L'histoire des plants des Pyrtndes restait done
encore a faire. Ce n'6tait pas trop pour r'entre-
prendre des talons et des efforts constans d'un
home ui s'est dvtaou courageuscment a l'etiide
de ces riches montagnes, qui les a p.itcournes
pendant trente ans, qui a observe et recueilli avec
un zele toujours 6gal touted leurs productions na-
turelles.
A 1'exemple de Jacques I'auteur de la Flore
des Pyrinees ne done point lhistoire de routes
les planes de ces montagnes, mais seulemci'nt de
celles qui leur sont propres, qui n'etaient pas
connues, ol qui n'avient pas etc encore higuri-es
et publies ; chaque description est accompagnee
d'une figure.
Un ouvrage de cette nature excluft toute dis-
position mcthodique, 'o ihre 'IC'liguist regle leut
celui des descriptions; mais ce qui repaid un grand
intact sur cet ouviage en c.lduawn 19 monotonic
inseparable d'un travail de cette esp.cece. ce sont
les monographies de divers.gerpses tdlts que celles
des saxifrages qui sont le ,ujet des ue, 3; et
4e livraisons. ,
Les descriptions sont absolument systematiques.
Lapeyrouse a su plier le premier la langue tian-
aise A ce laconisme que Linnoeus a introuuit avec
un vi heureux success dars la laigue de I'histoire
naturelle qu'iI a crtee. Soti disciple a soupprime
pour cet effet les verbcs et les articles introduit
des mots qu'il a empruntes du latin ou i!u grec,
et il est parvenu par ce moyen a construire des
phrases botaniques franquaies qui ont touted la
precision et exactitude des phrases latines aux-
quelles il les a"iccol0lIes.
Fidele aux prEceptes de Linhanus if parait que
Tauteur a &e6 tries severe dans le tchrix des norms
sp6cifiques; ils presentent toujours le caractere
essential de l'espece ; avanttage precieux don't
.innweus a si fort recommai-nd l'importance, et
qui cependant a 6td ttop neglig&
La culture des plants, et 'ftude de leursmceurs,
sont revenues entire les mains de Lapeyrouse,
deux puisstaon mo'ens de distinction des caraceres
pecifiques ; c'est une idlee iwu' et beurutae:

(i) A Paris, cheh An. Berand, 'libraire, quai d-s
Awaeulins, ito 3'.


_ llC11~ =


' ,-.
















I


figures, aucun ouvrage de botanique ne l'emporte
stir celui-ci et qu'il en est tres-peu qui puissent
lui etre compares.
La parties typographique est toute aussi soignee;
elle honore let presses de Didot. Rienr'a &tc niglige
pour donner A cet ouvrage tout l'tclat et la splen-
deur don't le luxe typographique est susceptible.
Ce serait m&me un d6faut qu'on aurait repro-
cher a son auteur si son ouvrage n'itait destine
par sa nature aux grandes bibliotheques publiques,
aux riches cabinets des .particuliers ou ceux qui
s'occupent .de botanique pourront aller les con-
sulter, sans faitc le frais d'une acquisition qui
ni'cst pas a portee de la fortune de tous les savans.
Chaque livraison renferme dix figures et le
texte analogue Ai chacune. Une priface developpe
Je plan de louvra~e, announce les dcouvertes de
son auteur, et lu assure li propridte des especes
qu'il a trouves, et que d'autres out pu fire con-
aitre solvent par la communication qu'il lentur
ei a faite, meme depuis la publication de cette
premiere lIvraison, en l'an 3.
Cette premiere livraison prescnte quatre especes
absolument neuves androsace diapensioides r-
mnarquable par son calice, calicule de trois folioles
corner la diapensia. Lantirrhinum sempervireus,
A tige forte et ligneuse i feuilles persistantes
deux campanules. I'une remarquable par la lod.,
neur de ses feuilles longifalia; I'autre par sa double'
tige bicanits deux geranium; radicatum dontla
rat.ine est trde-grosse cineratewn, don't les feuilles
out un aspect Cendre avaient &ti dicouverts par
Lape)rouse en T78a. Cavanille et Lheritier en ont
park depuis dans leurs OUvrages ; Lapeyrouse a vu


Ce sont ces. ereiars qn'il fallait rdparer ; l'analyse
seule pouvait porter Ila lumiere dans des tinebres
aussi epaisses. C'st a note avis un des plus
grands merites d~ l'ouvrage don't nous rendons
compete ; son auter .a bien senti qu'une discussion
critique des synonimes serait aussi fastidieuse
qu'inutile; it les a jugis par l'etude des indi-
vidus, dans les herbiers des anciens, et il a
termine tons ces dissentimrens par des caracteres
sp&cifiques, essentials ,pris sur les parties les plus
immuables des vejptaux.
11 a fait plus; c'est lorsque les especes sont trcs-
rapprochees, qu'il est difficile de Irouver des
caracteres tranchans et d6cisifs. L'autaur a imagine
de riunir dans un seul tableau la comparatson
analytique d Ctouies les parties des especes les
plus voisineq. C'est ainrsi que 6a S. bifflora, ALLIO;
rttusac, GOuAN cl.issis- par presque tous les bo-
tanistes comarude simples vaaii&ts de la S. oppo-
aitifulia tiNvj.., n, sont ortemen) t separees par
la consid&atiosn seule. des etamines qui dans
celles'-ci sonta ares aux pistils et renformees
dans la corolle plus couahes que les pistils dans
la bhi ora igales aux pistils, nais hors de la
corotle dans la riuyoa.
Dts rmopens aus)i. inginieux attostent une extreme
sagacity, et un ,ioongue habitude de l'observa-
tion; il nous strait facile d'en citer do nombreux
xeiples; mait, isB,:peas5os .qie 'esquisse que
nous avor.s,taaiadce cet important ourlNage, auffit
pour en donner une, idicexacte a nos Jecteurs,
et pour justifier I'accueil distingui que les savans
de tous les pays se sont enppressks de lui faire. Tous
les vceux se tcurtissent pour en desirer la prompted
continuation; le citoyen i apeyrouse a enrichi


440
avec ce second il a su distinguer unie especc e pre"aier ces plante3 'spontanies indiqu6 leur
d.t.vec une atic assigner kuls caracteses poser pays natal, et recotnu des catacteres qutl la culture
des hmites aiux vIalits el classer ces especes avait etfices ou qui n'avaicot ptu s devc'lopper dans
atibigues, qui sans appartenir pricisetent a aucune, ks individuals hop jeutcs encore,
Lte .AUllaicsit ccpead.tit en constituer nne parti-
culre. Aussi ce qui dist en ue miner ment l Les 0e. 3e et 4e livraisorns sot uniquement con-
snisi.A i do Lapetoue a nre m .n. I sacries i la Monographie des ta.iftages. Elle est pre-
, e de Lapeytousce, c'est la nettete l preci- cdd6e d'un discos ui eln expose les notifs et les
.on e sill vrai botscanacte.es, et voili ce q bases. Ce genre nombreux et diflicile apparent
presque en enuier aux nontagnes : les anciens
La svtonyivne c'es t-i-dire la relation des noms avaient conuu un grand nombre dc saxifrages; les
sOs lekquels les plants ont di connues de tous imtodrnues en ont encore ajoutd de nouvelles; mais
ccuS qut out procede est devenue une partle ae- rpartmi-celles-ei, plusicuts avaiert ete djia signalies
c'ssaiie du travail de tons ceux qui ecrivent-sur parJes anciens, tandis-que quelques-uaes de cells
les especes en botaniqne: elle 'a comme toutes que ces peres de lia botaniquc avaient ndiquees,
les autres ses difficulties. L'auteur de la Ilore deis 6tient restees inconnues aux modernes. Mais ce
Pyrenees no !'a pas n6gliiee, il nous parait avoir Tait qui augmentait sur- tout la confusion et rendait
preuve, et d'ane erudition solide dans l'emploi cc genre presque inextricable c'est que, non-seu-
Iqu il en a fait, et plus encore dans les bornes dans lenient 1s modernes no connaissaient pas les es-
lesqjuelles il a st se renfermner ; it a toujours pre- peces des anciens ou rapportaient a leurs especes
Trhe la :ertitude des synonimes i leur nombre ; il des synonimes qui ne leur appartenaient pas mail
en a souve;at omis plisieurs, priferalit ce silence i encore ils n'cfaient pas adaccord entire eux sur
.une discussion toujours fastidieuse, rarement tile. l'exisenuce, l'identi*C ou la diversitW des especes.
.11 a attache ure toute autre importance A s'assurer Pour ,dbrotil~r avec suicis cc chaos. et dis-
.de Iexactitudle dessynonimes des oper de lasciecee, siper., ne onissian aussi suisible a ilascience il
,ec ceux sur-tout de Bauhins, de Tournefort, de fallait ur. art infini, uno foule observations une
Vaillant; ces homes celebres ignorent l'ait de rtidition profonde et un tact sf t exerce. L'ana-
lanalyse des plants, et par consequent celui des lyse a tl gude de Lapecrousec; il a reconnu-
caracteres; cc nest done que pat une vdritable et assigned un grand nombre de traits generaux,
tradition qu'on peut s'assurer A quelles especes ap. t, pour asi dire, de fainille qui caractirisent les
partiennent les phrases descriptive qu'ls nous ont -axirages ;il a disiribue en trois grandes sections
laissees. A cet egard, Lapeyrouse a eu les plus les quarante-quatre especes.qu'il a trouvees aux
grands avantags ; il a consult et cnatcre res uns pyneus ; elles soat on corices, 0ou herbacies ou
avec les autes., les herbiers de Tournefort, de fputi,uin!uses. La premiere section etant la plus
Vaillant Isnard, ltes Jussieu et la rice collec- nombieuse, *prbuve cinq sous-divisions; laseconde
lion des vu:its du Mtuseum d'histoire naturelle, est partagei. dtux ; la troisieme n'en a point..
fornee sou? ks' ytux de ces grants hommes. Quant ....
atotut o,!U5ties-, tes corespondances qu.i a cons- Plusieurs especesgde cette Monographie sont:en-
atA, ent enattteu'es avcres botanises co ntempo- tirement nerves, Ce sont des conquites pour la
rains les plus c.lebres les plants qu'it ea a rescues, scaence; t el es sent : saxifraga latopupurea, ,
cells qu'il leur a commniques, urs ouviages capitata, intricata. pentadactylis falmata lada-
qu'il a etudiis, out fouini Lapeyrouse, des objets Tourfra....... ,1autres avalent etl conut da s de
de comparaison des.. sujets de critique et des Tournefort et deVaillant; llce sont dans lcurs
moyns de certitude qu'il est bien difficile de pou- erbers; les ndernes ou n'n ont fait. aucune
voi run ir a un degti aussi eminent. mention, ou out rapporte6 faussement les phrases.
vir r n d i de ces pares de Ia. botanique, a des especes diffe-
Les figures forment une panttic essentielle de cette renters de cells qu'ils out signalees ; les voici:.
Flore et contribuent a sa magnificence et a sa S. longifolia, cailycifirs. aretioides, leuanthemi-
perfection : elles sont d'une v6rit',frappante ; les folia, mlxta
t!essins ont ete fairs sous les yeux et la direction Ilexiste dans les ouvrages des botanistes modernes
de I'auteur, l'aplis des individus vivants pris dans, une prodigieuse diversity d'opinion sur I'identitti
leur pay: natal, par consequent spontanis : les on la diversity d'un grand nombre d'especes de
plants sont dessine&s de grandeur naturelle, les saxifrages. Cette confusion dejit tres-nuisible, est
parties de la fructification seules sont grossies lors- portie a son comml.e par la fausse application qu'ils
qu'elles sont trop pet'tes pour divelopper leurs ca- ont faite des synonymes anciens et modernes; il
racteres. Spuveut pour ajouter un merite de plus a en est result que des especes qui ne peuvent
ses dessins Lapeyrcouse a emprunte l'el&eant pin- pas meme tc classes dans une meme section,
ceau de iRedout6. Les figures sont primpnmes en sontuonlonduesen une sentl espece.Par example ,
couleur, la gravure sur-tut en est admirable; ce la S. g oInlandirca, i'.fedilles coriaces lobbes-,, A
nest ni du pointille, ni des hachures; on dirait que petales arrdndis, .stigmates laineux est conon-fo
toot est faih au pinceau, et ce genre est extreme- due par plusiduriavec'la S. raspilosa, don't les
wnent favorable aux objets d'Histoire naturelle, par feuilles et les tig4j sont tendres et herbacies, les
cc que les autres mdniercs leur donnent une appa- pitales troits," lieaires, les stygmates losses; et
rence ettinu tissue xterieur qu'ils nont pas. Aussi nous on a rappor' m4aitullement a l'une les syno-
ne craignons pas d'avancer que sous le rapport des nimnes de 'autre :'


SPE CTACLES.
Thiatre de l'Op&ra Bufla. Auj. le Astuzie Feminili
( les ruses dcs Femmes)
Theatre Louvois. -Auj. Ie Jaloux mnalgrt 1ui
M. Musard et la Prison mditaire.


L itboenr metnt so fait X Paris, me des Pottevin, n* s9.. Le pxis est d s 5 francs pour trois tois ,5o fraao pour si amois t too Iranc pour tlaune entire. On ne s'abounc qu'a
ominmnoncrtccnt de chaque moist.
11t sh adlrcser les httess. rI'rgenat t les ifit, franc dc port au citoyen AAGASI ,,'p.1pridtaitr do ceejomral, rue do Poitcvasn, no 8. Tou Lts iffls, sins s(aptioa, doienIt litre iA e*,
a faut comsprtdrodafBt les1 envois le port des pays os I'ton n pett affranchit. Lot lttres desi ddpartemcos non affranchics, no serout point retrecs de la poste.
t11 ,w avoir sot ., pour plus de alret de charger cells qsi reanermcot decvoitrs.
'out se qui cotctoine lh ridaction dolt itre adrost6 au ridacteur rue des Poitcvmus, ,* i 0, deptlis aenuft urcs du mam jtsq'A cinuq hecares du owio.

A Paris do l'inipfi rie de H. Agasse, proptiitaire du .Monituri, rue des Poitevils, aR 13.


I'histoire naturelle d'on grand hombre d'ouvrag,
1ui lihi out obtenu ulne c6l&britn bie 1aits
Son Vraiti sur les frtges a la Caetalon
traduit en allemandt et est devenu classi- e
Ie Nord ; ses nombreux mi'moires ur tla consti.
don physique, la mindralogie et la zoologie de
Pyrenees, attestent la coistance et lassidoiu,
ses travaux, :ainsi que la diversity de s profoode
connaissances. Sa Flore des Pyrinies met, le sceau A
sa gloire litti&aire et le noam de l'historien de ce
belles montagnes, sera desormais associ i tern
duree. D.

AU RtDACTEUR.
Le comiti des Amiricainsm Paris, r
Moniteur. Pafis It 17 iv ie rantr 12
Monsieur,
Nous vous prions de vouloir bien rectifierea.
quelques parties 'article inserd au no du diman..
17 relatif au banquet que les amiricains ont ten,
le 14. Cc ne lut pas M. Ie. ninistrc Livingsro' 9nu
fit les honneurs mais ce fut ai lui que la fte
donnee; le c61lonel Swan etait president et poait
les toasts. Les toasts suivans ont it6 omis
La declaration de l'independance americaine.
La m6moire des heros morts pour leur pattie
dans les revolutions de France et d'Amerique.
Les gindraux Lafayete et Koskiusko.
Son excellence Robert R. Livingston, inre
plenipotentiaire des Etats-Unis memnbre du pre.
mier congr6s unh des sages qui oht track, a df-
claration d'indipen dance.
J. SwAN, pour le comith,
.Rue Basse-des-Remparts, no 357.


MUSIQ U E.
Deuxieme grand. Concerto nouveaupour le Pitno.
forte, compos' et didie a mademoiselle Louise
Saiut-Ciran, par H. Rigel, membre de l'Institut
d'Egypte et acconipagnateur de la musiquepar.
ticuliere du PREMIER CONSUL. Prix,9 fr. au mapain
de Musique des freres Gpvaux Passage Faydeau.
.Les freres Gavaux, seuls &diteurs de cet ouvrage,
I'artnoncent au public avec d'autant plus d'em-n
pressement, que tous les amateurs de la bonne
musique savent qu'en leur prisentant une com-
position de M. Rigel, c'est leur promettre une
production, de lart avoue par le go6t.
M. Rigel, clev6 a l'cole distingude d'un pere
don't la grande reputatation a eti si bien mititie,
ne pouvait que suivre les traces de ce dernier
et ressembler en tout a celui que le sort a enlevi
a sa tendresse et aux amis de l'art.
Avant poet. ils front paraitre son troisikme
Concerto et I'on trouvera toujours chez eux lp
majeure panie de ses ouvrages.

C OURS DU CHANG E,.
Bourse d'hter.
CHANOSs tTR ANGKR S.

A Sojourns. A gojoun.

Amsterdam banco. 53 54
--courant...... 56 56
Londrces.. ...... f. 3o c. 24 fr. 15 c.
Hamburgg. ..t19 89
Madrid vales. .. ft. c. r. c.
- Effectii.. 14 tr. 70 c. 14 fr. 47 c.
Cadix vales....... fr. c. fr. c.
-- Eflectif... 14 fr. 55 c r4 fr. 40c
Lisbonne..... .. ftr.
ienes effectif 4 fr. 68 c. 4 fr. 60 c'
Livourne. .. .. 5 frt. 5 c. 5 fr. c.
Naplcs......... I
Milan ........... 81. s. dp.6f.
le;. .. ........ pair. P
Francfort.... ...
Auguste. ....... fr. 55 c.
Viernne .. ....... fr. c. I ftr.89 c.
EFFECT S PU B LIC S.
Cinq p. c. c. jouis, de vend. an 2. 54 fr. 40 c.
Ordon. pour rescrip. de dom..... 9 fr. c.
Action de la banque de France..... 1o7o r,


I




II2-U


RATIONALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


A dater du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouveronn ent et des Autorites constitutes, contenus dans le MONIrTEUR snt O.jfiiels.


Jeudi 21 nivdsC an i 2 de la Republique ( 12 janviir 1804.)


EX T E R I E U R.
ALL MA G N E.

Vienne ,e 28 d!cembre (6 nivose.)

. I'abb GCaspard Caspary a descend le fleuve
duNiester, depuisi j parties oriental de la Gallicie
.,u son- embouchiure dans la Mer-Noire prts'
I t sia. Ce Ileuvi, rendu navigable, contribur.ra
i wlai : 11c11it le commerce en Gallicie, et ouvrira
uneoQavelle branch de commerce dans l'Empise.

Munich, le 3 1 dicembre ( 9 niv6se.)

Cqrne les mrnoissons ont t& tres-abondantes cette
ganne, S. A. S. electoral pour tfciliter l'expor-
tation des grains, a rendu le 16 de ce mois, un
riglement en vertu duquel les droits d'expor-
tation sur les grains de quelque espece que ce
soit seront diminues de 40 kVeutzers par measure
a dater-du et janvier.

En vertu d'un autre rcglement, et pour les
cause's qui y sontdetaillees, les retributionts que
es' chapelains, chantres et maitres d'kcole perce-
vaient sur les paroissiens en grains l6gumes et
surnes derives seront a I'avenir payees en argent
sur les revenues de la cure, sur la caisse des fa-
brisqu, our les fonds destinis A l'entretien des
coe t ettc


REPUBLIQ.UE ITALIENNE:

Actes du Gouvernement relatifs au Mhinistere de la
guetrre.

"An ( t80o.)
tS fivrier t80o.' Le mode d'avancement des
sous-officiers est arreti conformement aux dispo-
sitions de la loi de la Republique franjaise, en date
du 15 germnnal an 3, en tout ce qui nest pas con-.
hairSe aS lois en vigueur et aux riglemeno faitr
pour la R6Ipublique italienne.
Les logemens en nature sont supprimis.
4 mars. Fixation pour le ferrage mdicamens,
etc, dasis les corps do cavalerie, d'artillerle et leurs
trainss,
Les commandans d'armes ne doivent itendre
sctte inspection que sur, les inilitaires sous leurs
-rdies.
to mars. Le traite~ment de l'arm te est arrete sur
le pied de paix, suivant le mode adopted pour les
troupes franraisas, stationniss dans Ja Republique
italienne. ---
A computer du to niv6se an to 'administration
n1'lihiiie italienne suivant le systIme de l'annsie
francaise est abolic; ainsi I'annl e administrative
milinaire commence suivant I'ere commune le
lt janvier de cette ann6e 80s.
12 mars. L'etablissement des casernes pour les
mnilitaires est ordonn6 dans toutes les villes on
vestu d'un arrWte du vice-pr6sident.
13 mirs. II est arrktt que lea 3tats-majors des
places., les inspecteurs et commissaires des guerres
receiont leaur traitement sur le pied de paix.
18 mars. 11 est defendu aux chefs des corps et
autres officers superieurs de priver de leurs glades
aucun militaire. D
Pour les logemens militaires il faut suivre des
former, lles sont ordonnies dans un -reglemrnnt
proviqoe. ,
6 avril. On remet en vigueur un article de la
dudo 3 pluviOse han 2 relativement anux militaires
ondarmnni 'par contumnace qui sont arretas par la
Iuite; cee article omdonnc que ces militaires soien't
uO sdela ime maniere, et suivant les memes
Sl.t', i'icpxieptii.)' de' rtieouveieInei de la
'tidum' t ia .tloit t-oujoirs avoir lieu dans Il
taU on i Ipevenu e6t arrete devaint le tribunal

Savrilv. On supprij.e routes indemnites extra-
"rdinaires aux o ikirs a et emrplbyts dans tet corps
atlniuiistratils ., litair, .


6 avri4. Le vic. president, en consequence de
l'article II de la constitution, d&crete et ordonne
que les homneurs militaires seront rendus au culte
extericur reconnu par l'Etat.

io avril. La ration de foutrages pour la troupe
est fix6 sur le pied de paixh

?o arir. L'uniforme du 'g6tie et des compa-
gnies qui en dependent, prtouve un liger chan-
gement.
23 avril. Le de partemeit de la guerre est orga-
nise ; il y a trois divisions : une comptabilite ge-
nejale ; une direction de la marine et son secre-
tariat. D'aptis ce plan., on raletemrnin le normbre
des employes, et fixe leurs appointemens.
29 avril,. Les troupes polpnrfises sont soldees par
la republique italiernc.
29 avril. Defense aux cheftides corps de recevoir
aucun stranger.
29 avril. Les indemnites des militaires en march
pour leurs s6jours et leurs voyages soht regldes.

io mai. La commission de r'examen des tires
pour le officers ne pouvait pas atteindre avec
assez de promptitude, le but qu'elle se proposait,
si l'on n augmentait pas ses pouvoirs. Une latitude
d'attribuionI lni fut en consequence conferee par
le vice-president.

1o mat. Le ministre de ilA guerrefair les regle-
mens relatifs aux traitemens et aux indemnities
de logemeat, ainsi que de fourrages pour la
troupe.
25 mai. Par arr&dt du president de la repu-
blique italienne, ceux qui avaient anciennement
6t6 pays ea biens nationaux par le gouvernenment
provisoire pour les fournitures qu'ils avaient
faites A 'armne franiaise, sont invitis d'exhiber
ail ministry des finances, avec leurs mandats,
les ordonnances et autres tittes justificatifs de la
cession desdits biens, et attres documents trans-
latifs de leurs propridths.

t7 mi2. Les officiera. de-swnt6.qui ne sont pas
essentiellement attaches aux corps, sont A la dispo-
sition du ministry de la guerre, pour &tre envoys
par lui aux endroits, et; pour les objets d6sign6s par
Ic conseil de sant6 militaire.

28 mai. Declaration du ministry de la guerre,
par laquelle interpritant divers articles de la loi
du vi brumaire an 5 on consider come d6-
serteur, et est puni combine t'l, tout soldat qui ,
siime sans avoir manque aux trois appeals, est
arretk hors de I'arroiudssement fise par son com-
mrandant. 11 est bien expliqu de. plus que par
les tois appeals, on entend piarer de 1'espace de
teams qui est d'ur' coucher du soleil a un autte.

28 mai. Le ministry de la guerre 6tablit definive-
ment le traitement A donner aux.miilitaires dc tout
grade, absous ou condamnes par les conseil de
guerre.
jerjuin. Les d6comptes des trimestres ant&ieurs
it 'an o sont destines A la sold des individus i
qui l1'n doit e core et qui sont toujours cepen-
dant au service de la Republique italienne ou
qui 1 galement absens, rclaient ent lur carrier : le
reste est vers clans les caisses des corps pour
couvrir le deficit quil pourrait y avoir, et ce qu'il
y aura d'excedent st destine pour 'entreticn de
difterens objets. -
jer 'in. Par ordre du ministry de la guerre il est
d fendu aux commissaires des guerres et aux com-
mandans, des troupes de idonner leur feuille de
route ; elle's doivent servir .aux inspecteurs des
revues pour ca qiai Cotcerncceturt inspection.

I erjuin. 11 est pourvu aux indemnitis de voyage,
de moyens de transport et d'cscorte aux quarties-
mnaitres qui portent deo largent.

I r juin. Eclaircissemens donnes sur le reglement
du 8 liorcal an 8. coucern-ant I'administration et
la comptabilite dits corps, pour les sonmmes qui
leur soot accorddes* '

1er juin.La commune de Soncirio, eu cgard aux
portes qu'Celle a 4ivuff.rerti 'pur la violent secousse
de rrcwblcrn-ent drele t,'rt est exemrptee des lige-.-
mc ni nhitaiscs et.de founir des trauwports.


2juin. II est crdi et nommine uie conrmissioi
pour l'exanien des comptes de fournitures de la
compagnie Borsi.

28 juin. Les cong6s absolus sont suspendus pen-
dant toute l'annie except dans le cas d'incapa-
cit6 reconnue ou d'aflaires de famille de la pre-
miere .urgence attestces par les autotits-comnpe-
tentes.
28 iuin. Ordre d'evaluer les indemnnites de voyage
aux gardes de l'artillerie des eclus..s et des fortili-
cations dans la proportion de i5 centimes par
chaque trois miles d'Italic.
28 juin. L'arre6r du gouvernement passe relatifl
au general de brigade Milossevitz est d6clard nut
et come non-avenu.
22 jprillet. Le ministry de la guerre fait part a
1'armre de I'arrci6 du gouvernement concernant la
cessation des paiemens d'indemnite de route pour-
les d~serteurs autrichiens.
i2juillet. 11 y a quelques modifications de faites
A I'uniforme de 1'infanterie de line : et ces modi-
fications sont announces en detail a chaque re-
giment.
22 juillet. Apres avoir determine les atrondisse-
mens d'inspection on public le reglement nrces-
saire pour payer les troupes suivant les arrondisse-
mens dans le lieu de leurs cantonnecmens ou de
leurs garnisons.
20 ao it..La forme du drapeau ou pavilion de la
Republiqtie italienne pour tles forts-, pour les ba-
tirnens et pour les corps d'armees est erablie et
publiee.
2o aoiut. On forme deux de'pts de militaires hors
d'activit6 et de ceux reforrn'es, et on pourvoit
par des dispositions bieniaisantes et justes, a leur
pavement exact.
23 anout. En consequence d'nn arrete do president
dela'Rpublique, le vice-president supprime la troi-
sierme division du miniistere de la guerre, et nomme,
pour en tenir lieu les membres du conscil d'admi-
nistration de la guerre.
8 sepiUmbre. Le ministre de la. guerre ordonne
que les itats soient envoys par les generaiux de
division ou ceux de genie et de l'artillerie et par
les commissaires-ordonnateurs des guerres, directe-
ment A lui ministry, et non aux sous-inspecteus
aux revues.
18 septembre. En l'absence des chefs respectifs ,
le commandment des corps est devolu au plus an-
cien chel de bataillon, ou an chef d'escadron.
i8 septembre. Les vceux de l'armee ret a justice
demandaient depuis long-te'rs un code militaire
penal pour.les troupes italieincs; la redaction de cc
code important est confide a une commission nom-
mee par le ministry de la guerre.
3o stptenibre. L'uniforme des officers du regirrent
de cavalerie l4gere polonaise est hxe.
3o septembre. Pour 6tablir un systrme stable et
uniform a la marine marchande de ,,la Rpublique
italienne, le mninitre de la guerre commence par
nommer des capitaines de pprts et leuts adjoints.
3o septembre. Les chefs des corps et les commis-
saires des gueites charges de la police des h6pitaux
militaires, doivent envoyer tous les mois, au,di-
recteur militaire de la santme, '6tat nominatif des
officers de santc.
7 octobre. Les officers et militaires sont iqvits, de
fire passer, dans le dlai d un moss, au inWinlure
de la guerre, les rcs 'iiLiicssi et titresjustihcatifs
de leurs crcances et de leur arriere.

7 boctobre. De nouveaux dip6ts d'enMilement Sont
ktablis et out des riglemens.
On fixe pour les comnmissairs-ordonnateurs lin-
demnit6 de legenment,
Les rations et indemtnitis de fourrages en tens dei
paix et en tennis de gterre sont fixees conifr-
mement a ce qui'ett arrete, pour cet objet, par
les consuls dc la rK"publiqie franraise le 9 germi-
nal an to.
24 octobrg. On fait conn!iarcr.A amrn'Ac Sa satis-
faction que Ile xinistre de la 'iciie'a etepour sa
bonnie conduit 4 dant.s .rnaisons de Modene et
de Rcggio.


)e I11.


.. --~-rr_--rr-rr)~-LUsCr~--~--~-CIW- _~~__~~~__~~ .r


GAZE


UI










442


t octobrr. L'indemr'c provisoire de fouritage est
fix t a i franc e5 centimes par ration.
On etabit la mani&re d'obtenir 'inademnit6 de
logewent p'roportionnie au grade qu'ilfaut prouver.
Itr novembre. L'ckole militaire de Modn&e tant
sur le point de s'ouvrir le minister de la guerre pu-
blie de sages dispositions relatives i la reception,
aux traitemens et a la destination des lives.
OCr. novembrt. On determine l'uniforme des offi-
ciers de marine.
to novembre. Les distributions de poudre et de
plomb aux troupes de la Republique, sont assujeties
a des tormes irglementaires.
to novembre. dispositions relatives aux functions
de's sous-inspecteurs aux revues.
to novembre. Le service du casernement et la
comptabilitd de cette branch administration mi-
litaire sont soumis A de sages riglemens.
25 novembre. Ordres tendant i complster la li-
quidation de la comptabilit6 des corps, des antnes
Set9 g.
25 novembre. Le dclai fixed aux officers en demi-
activit6 ou reforms pour remettte leurs tats de
service est proroge jesquau i5 d6cembre pro-
chain.
Les repas des corps sont defendus.
On fait connaltre les noms des levels de l'ccole
militaire qui ont remporte les prix.
9 dicgmbre. Les officiets de la garnison de Milan,
cu igard a la cherti des vivres., regoivent un sup-
pliment de sold.
14 ditembre. On fait quelques modifications ri-
glementaires relativement aux livrets pour la solde.

14 dicembre. Tarifde proportion des retenues a
fire aux officers itdemi-paie ou reforms qui se
font soignerdans les h6pitaux militaires.
18 dicembre. R6glemens a suivre pour le renou-
vellement des livrees pour la sold.
Les forces i suivre pour les militaires qui aspi-
rent t &re recus aux invalides ou a obtenir la
vctirance, sont faites et publides.
Les petitions, pour congas absolus on limits,
doivcn.t tre accompagnees de la description en
marge des signalemens et du lieu de naissancc du
pititionnaire.
28 dicembre. On determine l'uniforme des ins-
pecteurs et sous-inspecteurs aux revues.
On public les ordonnances qui reglent et pres-
crivent leas formues nicessaires pour desordres passes et les 6viter t l'avenir relative-
ment i la comptabliliti des corps isolks et des
depots.
28 dicembre. Le ministry de la guerre prescrit les'
foimes A suivre par des sous-inspecteurs aux revues
pour se conformer au tableau des recettes-dcpenses
du ininistere des finances, pour le paierment des
troupes de la Republique.

REPUBLIQUE BATAVE.

La Haye, le 5 janvier ( 4 niv6sc.)

11 a 6tc fait, il y a quelquesjours, des arrestations
de personnes qui chargeaient du sable pris dans les
environs de Schiedant pour Ic transporter en Angle-
teire. On a aussi confisqui leurs barques. Ce genre
de traffic tait tr&s-lucratif pendant la paix : les An-
glais out indispensablement besoin de ce sable
pour lets fabriques de verre don't les products
sont si recherches dans une parties de I'Europe.
On assure que les sommes provenant dec cette vente
sent ,gales it celles quo nous payons aux Anglais
poutr les charbons de terre imports de la Grande-
Bretagne. Toutes les recherches faites en Angleterre
pour y trouver l'equivalent du sable de Schiedant,
out 6td infructUeuses.
-, On a reiu l'avis que la maladie qui s'6tait
manilestie a bord de la corvette batave la Daphni,
a entierement cessi.
La rigueur du froid se fait de nouveau sentir,
et sans doute nos canaux seront gels dans tr6s-peu
dejours ; heureusement tout ce qui a du atre trans-
polt6 en Zelande, y est dijit rendu.
Des lettres d'Utrecht nous annoncent que la
tiviere de Lecq est considerablement augmented.
Cette circonstance doit inluer sur l'accroissement
de routes les eaux dans les ddpartmenis de la
Gueldre t de l'Over-Yssel.


On volt par leslistesde mortality de diff&rentes
villes de la R publique que Id hnombre des morts y
a et prestue par-tout plus gfand dans le course de
I annce qui vient de fiir qu'en 180o2.

Le bitiment arrive le 3o dicembre t Leeuwar-
den de retour de 'isle d'Ameland, ou il avait ite
envoy le si avec des mcdicamens, en a rapport
des lettres do midecin J. Vetringe-Coulon rela-
tives t la n aladie qui regne depuis quelques terns
dans cette isle et sur-tout dans le village de Nees. On
y voit que la maladie s'y est considerablement affai-
blie et y perd journellement ses caracteres les plus
ficheux de malignitc et de contagion ; dans les
dernieres trois semaines ,sept personnel seulement
v ont succdrob6. La inethode du savant Guyton de
Morveau, applique au traitement de cette maladie
par le cit. Vetringe-Coulon et le chirurgien Bechs-
tein, a eu le meilleur succhs.

Dans le course de rlannuederniere il est entree
dans le port d'Amstoedatm 2,69o vaisseaux de routes
grandeurs. I 1


I N T E RI


EUR


Cherbourg, le 17 nivbse.

Une division de la flottille commander par
I'enseigne de vaisseau Roger, a 6et attaquec dans
1'anse de Goury. Quoiqu'elle ne hit compose qie
de bateaux canontiers elle a oblige la croisiere
ennemic a prendre le large, aptrs avoir grieve-
ment endommnage un brick. Un seul chasseur du
39* regiment a ete ligrement bless.



Paris le 20 nivtJse.

MINISTER U GR0AND-JUGE,.

Par jugement du 2 frimaire an r vu la de-
mande des cit. Soutif propri&taires a Chemille, en
declaration d'absence du cit. Franjois Tondu, ils
de Jeanne Soutif, d6cidce pobuse d'autre Fiaujois
Tondu,"
Le tribunal de premiere instance -sant a tours,
dipartement d'Indre et, Loire ,a ordonne que en-
qute serait faite en la forme diterminie par la loi,
pour constater l'absehce du cit. Fanjois Tondu,
fils d'autre du mime om et de Jeanne Soutif.



Par jugementdu 7 frimaire an is, str la demanded
de Jean Arnaud, vigneron a Tizac, canton de
Branne, expositive que Pierre Arnaud son free,
emnole volontairemea en 1791, dans un batuillon
qui se format A Bordeaux, partit de cette commune
austii6t aprS et quo, depuis cette cpoque il n'a
point donni e dess nouvelles ,
Le tribunal de premiere instance s6ant t Lj-
bourne, d6partement de la Gironde,, a ordonnc
que, pardevant le president du tribunal, qu'il
nomme a cet effet, t contradictoirement ayec le
commiisaire du Gouvernement, il serait precede ia
l'enquete sur l'absencp de Pierre Arnaud.


Surla demand des parties int&ressies h lasucces-
sion d'Antoine Aumaltre, de la commune de Saint-
Yrieix,
Le tribune! de premiere instance de Saint-Yricix,
department de la laute-Vitnne a ordonn6 par
jugement du 3 frirmaire an 12 qu'il sera fait une
enqu te pour constater iabsefice d'Antoine Au-
maitre, et pourvoir, par suite du risultat, A 1'ad-
ministration provisoir e de ses biens.



Par jugement'du i5 frimaire an it, le tribunal
de premiere instance deTours, deipartemest d'Indre-
et-Loire a ordonni que les citoyens Jacques Jean
et Andri Guetineau au noMa et come ayant
spouse Anne-Catherine.jcan,, fetaient ipreuve de
F'absence du citoyen U bain Jean, leur frere et
beaufrere, qui a quitti le domicile de son pere
A Saint-Etienne-de-Chigny, et n'a point donna
de ses nouvelles depuis plus de quatre ans.


Sur la demand de Nicolas Parvanchere, culti-
vateur, demeurant i Moret, le tribunal de pre-
miere instance de Fontainebleau, departcment deC
Seine- et -Marne a ordounne par jiigeiment diu
aa frimaire an ta qi'il serait fait une Cnqutet,


contradictoirement avec le tommissaire du Con.
vernemente pour constater l'absence de Pierre,
Augustin Parvanchere absent de son domicile
depuis 1793 sans avoir done de ses n6uvellese


Par jugement du 98 frimaire an i~, vu la pi.
tuition de la dame Gratelle femme du cit. Moride
laboureur a iemblatcay et autres ea declaration
d'absence de Joseph Gratelle leur here et beau.
free le tribunal de premiere instance a Tours,
d6partementd'Indre-et-Loire.a odonni quel'elnqute
serait faite aux former dctermindes par la loi
pour constater l'absence de Joseph Gratelle, en-
gagi au service de la Rpublique depuis plus de
douze ans.


CORPS-LEGISLATI F.

SEANCE DU 0o NIVOSX. V
Aprs la lecture du procs.-verbal, un wessager
d'tiat est introdnit dans la salle ; it transmit an
president proiispire le message suivant, don't
un secrtaite donne lecture:
Paris, le 20o nivse an i de la Ripublique
franqaise.
LiGISLATIUrS,.
Le PREMIER CONSUL VU le 'message
en date du. 19 du- present mois, pa r lequel,
contormwment a l'articlde VIII 'du snatus.
consulate organique du t8 frimaire dernier, le
corps-Igislatif pr6sente les citdyens Toulongeon,
Latour-Maubourg Viennot.- Vaublanc, Fontanai
et Duranteau comine candidatess pour la prisi-
dence du corps-ligislatif.
A nomm6 le citoyen Fontanes president du corps-
l gislatif. 1 o-'
Signi, BOIAPARTt.
Par Ic premier consul,
Le,secritai.e-d'itat, igni, II. B. MAitt.
Le corps-legislatif ordonne Insertion du message
au proccs-verbal.
Le president provisoire. Citoyens colleagues, il
manquait aux assembles qui nous out priced
un chef permanent qui rtunissant A un degd 6 mi-
nent la confiance de ses collgues et celle du Gou-
vernemnent soccupit constaniment i resserrer
union des pauvoirs et prcvint des divergences
toujours nuisibles ai 'ordre public.
La magistraire conservatrice de la constitution
A dti invite i remiplir cette lacune', et I'organisi-' .
tion du corps-lIgislatif a eti complete.
C'est ainsi que par une sage privoyance t lks
frottemens de la machine politique south adoucis,
et qu'avec 1'espoir de sa perpituelle durie, on la
voit se consolider chaque jour davantage.
Vous, citoyen president, que le PRit~ER CONSUL
declare digne parmi les dignes de cet houneur,
une nouvelle carrier va s'ouvrir devant voul
ct vous la parcourrerez avec. le menme avantage
qui vous a conduit a ce haut point de gloire.
Vous aurez celle d'etre constamment le fidelt
interpret de n.ot sentiments pour le h&os don't la
France "s'enotgueillit; et 1'organe qui pranonce Is
loi, la rendra phlu imuportante par vos communt-
cations immcdiates avec le Gouvemnement qu) la
propose.
Je vous invite ai prendre votre place,
Quelqucs membres font. observer que le citoyet
Fontanes n'est point en ce moment dans l'as-
semblee.
Le president provisoire. Le corps-.igislatif Itant
ddfinitiment constitue, mas functions cssrent, t
je leve la seance.
Le corps-ligislatif s'ajourme a domain a midi.

T R IB U NA T.

Prisidence de Carion-Nias.
3s t AW N C D U to N I V 6
Le proc6s-verbal est lu et so redaction approuIvd
Un secr6taire fait lecture de la correspondance.
Le cit. Joguet fait hommage d'un ouTrage uyaut
pour titre Analyst des Lois anglaiteseprcedae da u
discourse priliminaire sur l'dtuddes* lo1s.
Le cit. Maffioli, aicien jurisconsultc Nant
fait homage d'un outrage in itul~ : PintiPtsI d
droit inatureL, appliques i l'ordre social.
Le tribunal ordonne la mention de cet hoIIIUgI
au procs-verbal.
La seance est levic t ajournmCe A lutidi.


1

I












INSTITUTE NATIONAL,


,DIscOuSg pronnncid I'lnstitut dansr lt
publique du 6 nisdse an 1o.

DIS C OURS
DOU f 1TO YEN PARNY.
Citoens,


since


L'honpeur de s'asseoir parmi vous est la plus
do0,iceC colime la plus brillante recompense de
'home tiemde lettres. Sans doute il ne pent s;'n
roire idigne lo0rsqu'il 1obtient ; mais il n'y atta-
chera aucune id6ede supdriorit6 sur ses concur-
e. je ,do9is ,la preference que vous m'accOrdez
als r(s0i de rdunir dans vote sein les divers genres
de podsie. Ii en est qum exigent une force de talent
dourt la'nature stI'aviare, ou les succds devicnnent
des trionmphes et ou les efforts mdme sont hono--
tables: aucun n'est sans rnerite, puisque dans
aucun on ne urdssit sans 'aveu de- la nature ,
ct sans le secours d'un long travail. Le moins
important office des difficulties rdelles. Sa facility
apparent est dedj un decuenil; dle saduit et
/trompe.
La poiesi elegiaque a des regles assez severes.
ta remnere de toutes est la verite des sentimens
et de expression. Comme elle prend sa source
dans le cceur et qu'elle veut arriver au coeur elle
r,,scrit jusqu'a lapparence de la recherche et de
aillectation. Mais, ,en dvitant ce dtfaut, on tombe
qi elquelois dans une simplicity trop nue. Le
nitee doit se fire oublier, et non pas s'oublier
i.rnimme. L'ilegance du style est necessaire et ne
stith pass: it taut encore un choix ddlicat de dd-
tails et damages de I'abandon sans negligence,
du colons sans aucun fard, et le degree de pre-
tision qui peut s'allier avec la facility. Les mo-
dde s sot chez les anciens, auxquels on remote
vntjour' quand on veut trouver la nature et le
wrai goit.
Noue ne ionnaissons que le noam des lIgiaques
rtec et nous ignorons si les Latins, qgi filrent
feurs imitateurs les ont 6gales. I1 serait difficile
decroire h l'inferiorite de Properce et sur-tout 4e
Tibulle,: celle d'Ovide est plus que vraisemblable.
II commenca la decadence chez les Latins. On
admire dans ses elegies une extreme facility, une
foule diddes ingdnieuses et piquantes, de tableaux
Sracieux et brilians de fraicheur, une grande varidtd
e tours et d'expressions ; mais elles offrentaussi des
ipeititions friquentes de froids jeux de mots des
pensees'ausses la recherche et 1'excds de la par ur',
il ne peipt que faiblement un sentiment qu'ii n'e-
prouve qu'a demi, du moins met-il autant d'esprit
ue de grace dans l'aven de ses goCts inconstans ses
defautsiTnme sonat sdduisans; etii aura ioujours des
imitateurs chez lesFrancais. -
Properce n'aime et ne chante que Cynthie. II est
sensible et passionne; son style a autant de force que
de chaleur. Nd pour la haute po&sie il a peine a- se
renfermer dans les bornes du genre eldgiaque : son
imagination Pentraine et legare. II met trop souvent
entire Crvthie et lui tous les Dieux et tous les heros
de la Fable. Ce luxe d'&rudition a dde l'clat; mais it
fatigue et refroidit, parce qu'il manique de viriti.
L'ami fdrteemet ccupde d'un seul objet so refuse A
tant d sotuvenirs &trangets': la passion ne conserve
de mntm6irc que pour elle.
Tibulle, avec moins d'emportement et de feu,
est plus profonddment sensible, plus-tendre, plus
dlicat :il isitressedavantage a son bonheur et a ses
pines. Mais pourquoi Dilic ne fut-elle pas 'unique
objet de ses chuanis? Cette tache que mrme on no
luia jamais cprochde, est la seule dans ses dligies.
Chez 10r, c'est toujours le cceur qui eveille l'imagi-
otisonh; son gotlr exquis donne a la parure l'air de
a aimpliciti; il arrive a i'ame sans detours; et sa
d9uce milancolie repand dans sesvcrs un charme
it on ne retrouyc po'iat aillcurs anu mime degr&. II
| .tipotts encore sua s s rivaux par 14 perfection de
qon style, comparable i celui de Virgile pour la pu-
s,ete, 'Aldgance jt la precision.
Anacrtdon, Catuile, Horace dans quelques-unes
d leis dces, et srtiiout Ovide sont les chantres du
PlAiit : Properce et Tibille sont lei ppetes de 1'a-
dur,, ies inodeles de l'1iegie,tendre et passionnue.
Celui qui reSoit .d, la JNature quelque getme du
t'emte talent doit se border a les drudiet ; car on
n'.mprunte pas le, sentiment et lea. rices. It est dif-
cite sn doure ; pett-6tre impossible de les cgaler
mais au,-dessous deux les places sont encore liono-
abts Lc genre, q1'ils oat copsaecr: procure un dd-
latcenit ie1 bon gofit, et entretient les affections
does. Comene il esta la port6e d'an grand nombre
de lecteurs, il pent prlendre A quelque utility en
c0mi4budant au maintien de la langue, don't la pu-
eti s'altere de jour en jour.
Respect constant pour cette league devenue
Pr'que univeseclle stra toujours cttoyens un
ttre i vaOs suffrage. Les, Chels-d'ceuvre qu'elle a
produits out rdpondu d'avance aux repsbches qu'on
"t ease de lui faire. Malheur A ceu qui la tiouvent


443


inlig.ente et rebelle Elle est docile puisqu'elle a
ptis sons la pluje Ades gPanda ecriv1in les different
caracteres, la precision, la force la douccur la
pompe, la naivet; elle est riche, puisque'chezle
people de la terre le plus civilis ,'elle peut Itendre
routes les finesses de la pens6e touts les nuances
du sentiment; elle eat poetique meame puisque les
hardiesses du style doivent toujours stre avouees
par la raison, et qu'elle a sufli au genie de Des-
preaux, de Racine et du lyrique Rousseau.
Votre indulgence et votre choix deviendront
aussi la r&ompense de la .fiddlith aux principles
d'une saine liuierature et de la soumission aux
regles qui ne sont autre chose que Ix nature et le
bon sens rediges en lois.
Vous le savez : on se plaint de la decadence
des lettres, et on la reproche a ceux qui les cul-
tivent. Les vrais talens sont rares san> dome ; ils
cl seaient moins si Ie public savait les conntai-
tre, encourager leurs efforts et s'inthresser A leurs
progies; mais le public manque la lititrature.
I existed, une lacune danm I'ducaJion .;_le tudes
classiques ont et6 suspendues; ont a nime r'vo.
que en doute leur uilitd. L'horrtne instruit qui
aima les lettres, s atonne de son indifference ac-
tuelle. Apres de grands troubles poltiq'ues on
revient difficilement aux jouissances paiibles at
Ie commerce tranquille des Musc. a peu d'attraits
pour des esprits don't l'agitatioa survit aux causes
qu la firent naitt., G'est pesque toujours l'igno-
rance ou i'insouciance qui juge ;. chest presque
toujouis la partialitd.qui distribue 'deloge ct le
blame.
Le thd~tre devient le rendez vous de la mali-
gnit6. L'auteur qui s'y hasarde n'obtient plus pour
prix de ses longues veilles cette attention indul-
genfe que conmmande la justice. II seuible que
larinonce d'unnouvel ouvrage sojiregardee cowniie
un deli. Les uns I'acceptent-avec linteution de
punir l'audacieux qui le propose; les autres avec
la resolution dc garder une ioide neutrality. L'in-
tcr&t du spectacle n'est plus daus la piece rnais
dapsles fluctuations d'une represtictation orageuse.
On se tient en garde centre Iattendrissemenit et le
plaisir ; on te refuse a lillusionr de la, scene :
impatience dpie les fautes ; un mot. sert de
pretexte aux im)(probations. bruyantes, aux cris
tumultueux et indecens; ct l'o s- 'applaudit d'une
chute ,1 souvent prepare par la inalveillance
comme d'une victoine remportee sur un eunnemi.
Le d6courigement n'est- pas moindre dans -les
autres genes de littirature. L'oisivete n'accueille
4,que les productions bizarre ou pudiils. On peut
1ui pisLcute les mbmines ouvrages sous diverse'
forces les mimes dvenemens en des lieux' diffe-
reris, les mrmes petsonnages ayevdes. norns nou-
velux : elle veut des distractions sans but des
lectures sans souvenirs. Aussi c'fst sur-tout pour
elle que les presses gemi-emeIi. Le desire de se
montier devient si general eti a imediocnite si ta-
kile que le nombre des auteuis egalera bientot
cefui des lecteurs meme auxijttelC la mediociite
suffit. Cette intemperance d'criis, certt profusion
indigente nuit sans dbuteAo I'cl~tI'es lettres; nmais,
il taut le rediie, la decadence' est sur-tout dans
le public.
Notre supcrioriti littdraire'a at- reconnue par-
les nations etrangeres a exception d'tune seue,
don't la politique et l'orgueil contestent tout, Pout-
ripns-nous perdre cette sup&ioi~e sans quelque
haute ? Le triomphe du hnuvaik gout, apt6s tant
d4 chefs-d'ceuvre, ne-scrait-il pas, plus humiliant
qiae le silence absolu des Muses.? lN'aurait-il pas
une influence ficheuse sur 1'eleance et 1'urbanite
des mneurs ? Le bon ton peut-il survivre au bon
esprit ?
Les soci&ts littiraires peuvent seules s'opposer
efficacement a la decadence don't nous sommes
menaces : ,c'est le' but de leur 'institution. Elles
doivent etre encore ce qu'elles iurent dans tous
les terns. .Les coltes d'Athene" 'crdrent et con-
servecrant l'iloquence et la philosophic. Apres
I'asservissement de la. Gr6ce tes &cols deviurent
celics des vainqueurs; et Rome y puisa l'instruc-
tion et le gofit qui adoucirent la rudesse de ses
rmoeurs. Dans les siecles de babib,ie, les souve-
rains qui miriterent le riom de grands, essayerent
de riunir dans un centre les aimicres et lIcs I.lIeu
pars. Charlemagne attita pros de lui des gramnmai-
riens et des poetes, et ouvrit ason palais a des
assembleCs litctaivcs qu'il ptcsidait lui-nimeme. Ses
copnaiislances liii erdohuaicnt le dic t at. nt que
son rang. Alfied l'imita :-il diigeait les tnavaux
des sivans qu'il avait appelles de. France et
d'Ialie; 11 traduisit les fables d'Esope, et com-
posa d'autres posies don't la morale lui parut
proportionnee a intelligence d'un pcuple grossier.
Mais Charlemagne et Alfred furent trop superieurs
'A leur siecle : ces astres brillans et pass gera ne
parent dissiper la nuit profonde qui les environ-
nait. Long-tems apres, CIdmeuince Isaure institua
les jeux tflraux et cut aitisi la gloire dte fonder
en Europe la premiere acadmie. D'autres .se for-
merent biemot dans les principals villes d Italie.


Leur zele hafa la renaissance des lettres 6pura le
language, et rendit a f'esprit hutainu les chefs-
d'ceuvre de la Gsce et de Rome, incmanusj.pendat
plusieurs siecles. Florence sous les Mdicis, de-
vint le rendez vous des talons, et leur drAt sa.
splendeuu. Francois ter plus grand,par son Tanouir
pourles arts que par ses vertus politiques sentoura
d'hommes insitrits, et les reunit par la foundation
du college royal. l1s rassemblerent de toutes parts
des livres et des manuscripts; et c'est A leurs soins
qu'on doit la naissance de cette biblioithque de-
venuc le plus riche dtpot des conualssances eti des
crreurs humaines. L'itablissement de l'acad6mie
frangaise suffiait seul pour immortaliser le nora
de Richetieu. Les services impottans qu'clie a ren-
dus ne peuvent .trc contests que par la mauvaise
foi. Sur ce model des socidtis litteraires se mul-
tiplierent dans les provinces. Toutes firent naitre
emulationn repandiiet le goait des dtudes, ajou-
terent a la masse des ide s utiles, et polirent. ks
mceurs .en dissipant 1'ignorance. Le dteire rivolu-
tionnaire taeina ces temples des Muses. Alors oi
sentit mieux combien ils 6taient ndcessaiires ; al-rs
oh craignit avec taison le tour des denebres ct do
la barbaric. La creation de l'lnstitut rassura la.
France et I'Europe savante.
La sagesse da Gouvernement a perfectionne cet
ddilice miajestueux. U a pense que la langue et la
literature tianiaives n'6taient pas la parties la moins
brillante la moins slide de la gloire natiAbnile,
et qu'eles nmeitaient uie surveillance paiticu-
here. C est a vous citoyens qu'il conlie c'
depot prccieux, que vous enrichisses encore. Le
faux gour peut obtenir ou distribuer des success ;
mais vous lui oppose une derniere barrier et
il ne ]a reriversera pas. Votre reunion ofire a -
talent qui veut s instruire et au talent qui s'egare ,
des models et des juges. Les bons juges sont
presque aussi necessaires et presque aussi vares
que les bons mo'deles. Pen d'hommes joignent a,
une instruction so!ide et varide ce gout str et .
delicat qui est un don de la nature. Devailes
les ruunissait, et fut digne de s'associer a vos
travaux.
II avait fait ses 6tudes au college des Jesuites
de Paris. II s'y dtait distingud par la vivacitd do
son esprit, et une grande facility de conception;
il en rappoita un gout tres-vif pour la littera-
ture, et sur-tout pour le thcaire. Le veue do
ses parents le determina pourtant a enter dans
une carrier qui mene .a la fortune ; et' des cir-
constances favorables lui promettaient un prompt
advancement. It se livra done a ces Cpreuves avec
I'application qu'il aurait mise aux occupations es
plus agreables. Mais il etudia la lintance sant
renoncer aux lettres : l'activitd de son esplit et
la force de son organisation suHisairnt a tout.
La circonstance de sa vie qui a eu la plus
heureuse influence sur sa destinde ~e;ts sa
liaison' avec Turgot, alors intendint de Limoges.
Devaines avait la direction des domaines de cette
ville : it vit Turgot qui fut etonnc de trouver
dan.s un jeune commis beaucoup d'instruction;
l'amour des lettres et une grande capacity dans le9
affaires.- Une telle conformity de go6its ne pouvait
manquer de les attached l'un A l'autre ; ei et e
union tut le principle non-seuieoment dtie la fortune
de Devaines. mais peut-itre de la direction que
prit son esprit.
Turgot avait quelque chose de si profond dans
ses sentiments ade si imposani daris son caraciere.,
de si rdfldchi dans ses opinions ,. de si sincere i a;i1
son language, qu'il tait 'difficile de n'dtre pas en-
traine jusqu't uni certain point dJans le cercle dcie s
iddes. 11 aimait"par-dessus tout les sciences et -la
literature. De touts les oi,'ui.ssaw, es ," cell qu'il
avait le plus dtilti ee, c'ei. tTlc:oronaie politique.
DevainOs tn. ou dans I'fia'btiailie de vivre avec cec;
homme tare de noueatx nmntils de fortifier.soun
gofit pour le l ettres et une occasion dacqueir
des idees gdnerales d'adsinistration que hi'avaient
pu lui faire naitre les details des. emplois subal-
teines.
La nature I'avait, doud d'une disposition singu-
liere a rdeuir des qualities qui paraissatent pen
compatibles : c'nait tundes m aimt disinctifinde son
Scarattere? I1 joignait une gJiiaii force de volofite
A une grande llcxmbilc d'opmnion T.i'mour dp
pplaisir I' amour du terval', u n esprit droit et
une raison calme ia une imagination vive et mo-
bile de la lageretd daus ti~anrhi aiffetions a btau-
coup de fiddli dans I'amitie.tacil ua t dis.ij ,
avide d'amusemens ert dtj mcc A ses dctoirs il bC
donnait a la societetoIruiic ,il "eut etc ab.'ilutOin'rtr
disceuvre; et, lorsque les aflaires r6clamaient son
teris ,'it s'y livrait de m6me saris lffork et. si i
distraction. On peut lui appliquer ce ,que VeVlh.-,s
Paterculus dit de Lucius Pison : ; Son 'caractcre
i etait un heureux melange de douceur et de fer-:..
11 metE. Personne n atmait autant le loisitr nc te-i
i, venwit aussi volontiers au travail eti e faisait
,i avec plus de soin tout cc quit y avait a fair
" sans jamais paraitre affaire. ,
Les opuscules anony:nes I:ts.11's A lI plume de
Devaines, lont tci It.i quil n'.it p1r c&r davarm-
tage.Son style y tet a-la-tois facile et pscis, elgaUnt


_I___I______IICI1~111*11*1/











444


at coirect.,.Laraibin y parle tonjours, sais jam;>i,
pteiidie ie ton maxwistral et dogmatique. 1ia lait
queltues. synonyrmes ct it a reussi dans ce genre
ditlicile qui cxige autant de sagacity que de jus-
tesse danis I'esprit. :11 peint avec finesse des ridi-
cules lis aux circonstances politiques; mais le setl
ijuil r pan d est sans ticret&. Le goit mrme dicta ses
itllkxions sur un petit nornbre d'ouvrages nouveaux:
ce soout des nriodeles d'une critique ingenieuse.
On aiiiInea y retrouver cet excellent ton de plaisan-
tetie cc tact delicat des conveyances qu'il posse-
dait au plus haut degree, et qui chaque jour acquie-
wtnt plus de prix par leur raret6.

-Sans doute celui que vous regrettez joignait aux
agtemens de I'esprie la solidity du caractere, puis-
qu'il eut pour amis tant d'hommes d'un merite supe-
rieur. Quelques-uns lui survivent et le pleurent.
Parni ceux qui l'ot prc di dans'la tombe, on
distingue Turgot, d'Alembert, Buffon, Diderot,
Mairontel, Beauveau Saint-Lambert et Malesher-
b s. Ces noms illustres reveillent I'idWe de tous les
talens et de toutes les vertus, et it suffisait d'y ratta-
cher celui de Devaines pour rendre a sa rnemaoire un
digne homage : 'amiti6 des grands'hommes est un
loge et un titre de gloire.,

Sa carrier administrative fut brillante et lieu,
.reuse. On la vu successivement premier comnmisies
finances, admniistrateur des domaines receveur-
g&neral. et commissaire de la tresorerie. 11 porta
4ans routes ces places I'amour de r'ordre, une fer-
mete sa.-e, le talent de la conciliation et it les
'renplit avec la superiority que donneront toujours
un esprit cultive et des connaissances gnd&rales.

On a dit que la culture des arts de l'imagination
4tait incompatible avec les occupations graves, et
qu'elle avait des inconvdniens dans l'exercice des
emplois. Athenes et Rome en firent un devoir a
la jeunesse une condition pour iadmissioh aux
I.nictioi.i publiques ; elle y fut souvent un titre
auX premiers honneurs et toujours un delasse
nmenit pour les homes qui surent Je uieux gouver-
hier ; enfin son utility sur le' trne menmeest prouv&e
par Iexemple de Maic-Aurdle de Julien de Char-
lemagne. d'Alfied et de Frideric II Cependant
1'igotbrance et la sottise s'efforcaient de faire adopter
utie opinion si favorable a leurs intcr&ts, et souvent
elies y r-ussiineit. Les terns sont changes. On apprd-
cie uaitizenant les avantages attaches a la culture des
lettwes : on volt qu'elles dlevent Fame, et qu'elles
brent I'esprit sans nuire a sa solidity ; on reconnait
que dans plhisicurs functions publiques elles sont
indispensable, que dans tous les emplois ellks
donnent la faci!ite du travail et que dans aucun la
pdecisio.n et l cilait du style nie peuvcnt avoir
d'iconvenicius.

Devaines, qui depuis sajeuneste n'avait cess d'etre
utile a son pays. recut la plus brillante recompense de
ses longs traxanx,. Le chef supreme dela Republique
I'appela an conseil d'etat. Ce choix ne laisse aucun
doute sur ses lumiieros, ses talens et son zele p6ur la
prospirite de sa patrie. Le spectacle de cette pros-
perite renaissance rendit heureux ses derniers jours,
et console sa mort. Plaignens ceux pour qui la
tombe fut un refuge, et don't les yeux se sont
ferrals avant d'avoir vu 'aurore brillante qui suc-
cede enfin aux tempktes. L'ambition et la jalousie
voudraient en vaihi 1obscurcir. Celui don't la main
sage et vigoureuse a raffermi sur ses fondemens
I'Europe 6branniee, saura maintensr son outrage.
les apprts nitlhaires ne tioubleront point la tian-
quillite nnterieure qu'il 'nous a rendue ; le signal
des combats ie ise.; point pour les Muses celui du
ilCentc. et leur stcucit nest qu'un just homage
*aI genie guernicr et pacificateur qui preside aux
tetroirnes te la FI'ancce.

(Nous donnerons, dans le numero de deitain,
la rdpon1e du president,.)



La classes des Scienens mathlAcni.uiijess t phy-
siques de l'Institut ni.tipnal a arrj&e que le concourn
du prix sur Ctte qucsiioi ,

Quels sont les Ciqratle'.cs qui distingniinl,
daiqns sis ,: tier v'gitaln et animals celles
711 .Str ct t, qui tt de celies auxquetlles
ehis jount .siubtr fmimenettiotp ?

qui d el it itre ferm e l ret "iYis serait pro
roge jusqvaau ir germiinal prochain. ,- ,


Gr O G1RA PHIE.


CARUE DE LA FRANCE, divisce en dpartemens,
et sous-diviste emi ariondissemens communaux,
avec les ai&ges des principles autorit6s adminis-
tratives,. judiciaircs militaires et ecl6siastiques ;
accompagnte d'ane description en discourse
occupant deux colonnes latcrales lune a droite
et lfiitre.a gauche qui enseigne ce qu'il imnporte
le phis le conuaire dans cette partic de 'Europe ,
to)ichant la situatiolt, I'itendue, la superhicie
la population le sol le limat, les, principles
productions les niontagnes les rivieres et les
canaux les lacs ; Jes ports de mer les iles, les
possessions lointa-ines, les animaux, les habitans,
Jes religions ia forme du gouvernement celle
des administrations civics et rordre judiciaire, les
forces unilitaires les revenues publics etc. etc.
Cette description est terniine par un tableau A
huit colonnes prcsemant le nonm de chaque
department, sa supeillcie sa population le
nombre de ses arroadisseniens coinmrnuaux ses
principles prtodif'cions, le nior du cheflicu de
prefecture, entfi la population de ce chef-lieu
et sa distance de Paris. Dessin6e par H&isson,
et gravee par Chanmouin sous a direction de
Jean B. Sarret- ,auteur de la description.
On trouvera des exemplaires colorijs par divi-
sions militaires d'autres par conservation fores-
tieres d'autres par dioceses ,d'autres enfin
par senatoreries et arrondissemens de tribunaux
d'appel.
Prix., 4 fr., feutille grand-aigle, et franc de
port 5 tr.
A Paris, chez Chamnouin, Pun de t diteurs
rue de la Harpe nos 20 et 242 ; Charles Picquet
geography, petit hotel Bouillon quai Voltaire
Gosset, libraire. palais du Tribunat, galkrie de
bois, n0 234; Vignon rue de Thionville,
n* 27 ; et Goujon, rue du Bacq, au coin de
celle de Lille.
lCette Carte', 1'une des plus parfaites qui aient
encore paru se distingue particulicrement par
la descriptioti qui l'accompagne et qui offre ,
d'une maniere precise et nres-m&hodique 1un
trail presque complete de statistique generale de
de la France.

C ( R S.
Quatrieme stance di cours de deiclamation par
Larive, h6tel de Choiseul, rue Grange-Bateiere,
n0 3, aujourd'hti jeudi 2 nivose, at 8 heures.
du soir.
On souacrit dans la maison de M. Baudouin,
meme re no ..


LI BR A I R I E.

Premiere livraton de Parsons and Galignani's,
British, library,. in verse and prose; et on en don-
nera tres- rgulierement une livraison d'environ
80 pages par setnalre ,jusqu'a ce que l'ouvrage ioit
complet.
Prix, I fr. 8o rent. pour les snon-abonnis, et
i fr. 5o cent. pour les abonnes.
11 est difficile d'offrir aux amateurs de la Jangue
anglaise une collection plus intiressante que cellc
qui est idc annorine. Tous les chefs-d'auvre de la
littirature anglaise en vets et en prose ancienne
et moderne, parairontdans cette grande collec-
tion qui former une bibliotheque d'environ
40 volumes de poche, ornes de t6ra-jolies gravures.
On pent se procurer le Prospectus, et voir le
premier'cahier, In la lirairie hnglaise et italienne.
rue Vivienne presquc vis-a-vis 'arcade Colbert.


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la s.ianIc publiqite fe l'nstitut, ( 6 niv6se an i ,
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IHomtnie dans Is; wnmoMiagncs du canton. de
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toire natutelle et directeur de l'Ecole central du
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Cadix vales......
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Naples.......
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Bile.. ...........
Francfort........
Auguste.........
Vienne .... ....
Pitersbourg.....


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53 3
56 ?
94 I. 3o

14 f. 70
f.
14 f. 55


C.


495
4 f 68 c.
5 f. 5 c.


K1 .
pair.

f


p.6f

55 c.
C.


54 -
56 ,t
24 ).
389
f.
14 L.
f.4


4 f.
5 f.


C.
15 c.

c.
47 c.
c.
40 c.
62 c.
c.


1 p.

1 89. C.


C H A 1 8 IE S.


Lyon............. p. a
Marseille......... n- p. a
Bordeaux........ p. i
Montpellier...... tp.
Gen6ve.....,,,..
Anvers........i.


10 j.
I5 j.


s p.
I p.
.7'P
I -
v- *
16.0


ia FIRs T P UI LICS.
Cinq p. cent c., jo, de vend. an 12. 54 fr. 85 c.
Idem. Jouissance de germ. an Xll. 52 fr. c.
Provisoire. .. .... ............ f c.
Bons de remboursemnenm.......... fr. c.
Bons trois-quarts...............** fr. C.
Borns an 7................ ... .. fr. c.
Bons an 8.... .. .r... ** C
Coupures................. .. .. fr C
Ordom pogr resciipt. de domaines 91 fr.
Ordon. pour rachat de rentes..a... "fr. "
Idem. Nonreclamaes dasles depait. 33 fr. c.
Act. de la Banqi e iedeFrance....... to7o tr. e.

S PE CT ACLE S.
rite'1irede O 1'fira Bu. Auj. reliche.
Thedatrg d, Louvois. :Auj. 14 Perciie Ville etl
Dame invisible.
Theitre du Vaudeville. Auj. Scarni; t une SoiN
Sides Prisonniers et Cassandre aveugle. ,


3 L'abonnement se fainiI'atis rue des Poitevinis ,* id. Le prix st de e:i francs pourtrois moil, 5ofrancs pour six ois ct xoo francs pour T'aunde entire. On nc abonoc qu'
. tnmencement de thaque rnois. ,' 1 "; i
11 fant adresser les tires, l'argent et les effects, franc deport, an citoyen Agasse, popilutaire de ce. ourual, irue des Poitevins, n* tS. Tos Its e fts sas .cpti soi it ir
A ujn ordti.' II faut comptcudrc danu les envois le portdes Icays oi 1'ei ne pent affrauchir. Les lettres des dipartemens, non 4MlTIniliicA noscroti point trtictsde, 13 poStc.
i f aut avoir soit poor plus de t1retd de ci Ci,'i cell s'qui rrferment des valatmr. s. ,
Toutce qAi conc.roe la redaction doit Stre adressd au rcdactenr, rue des Poitevins no 13 depuis ntuf heumusI d matiir ji q 4 cmq ht Iit du soir. .


A Paris, de l'imtpriaerkie dc H. Agasse, propriitaire du Moaitmoa, rue dos Poitevins, t -3.


__~_ (I _I~_~


II _I__ __1~~_


-- .,rp anr~l~


77^,,ri





i. Vrendredi 2
-------- ---

EX TERIEU R.

T U ,R U I E.

Constantinopie 25 ,nowvmbre (3 fntaite.)

L tlottile du capitAn-pacha eet .8ttre le Cle I
.dan- la ptat de Coustanti6ople ~oulmival lui-
anime eg arroV-le 16; il at ie xe u avcc les plus
grand honners..

A. L MAG E.

r i unet, le 3 dicembre (8 inivo.)
la consncrption rmilitaire des sujels non nobles
d-eS. M. aura lieu en Hongrie, come dans let
auirts Etats hlirditaires a quelques lgers chan-
gea ens prbs.
S II est question de ritablir la garde noble de
Gallicie sur le pied oa elle etiit autrefois.
On attend incessamment une ordonuance
impiriale, concernantIle devoirs' reciproques des
me r triess et des domestiques, ainsi qu'un rcglement
catre les progt~s du luxe, principalement parmi
ks gent. gages : on croit qu'il leur sera prescrit
pat maniere particuliere de 'habiller.

: lu'nich, le Ifjanvier (i o nivose.)

L.e ro de Suede, parfaitement riabli de son
Indiipositiop prolongera quetque tents encore son
Sejour dans cette ville. On y attend le prince de
Fchwarethberg en quality id'envov extraordinaire
de LL; MM. impCriale, pouta complimenter en
kur nom le roi et la reine de Suede, et les inviter
A ti zte voyage de Vienne.

'. :Cruhe', le 4 janvier ( 13 nivo e. )

l '&bceur teouveIJ les dfensei faites". aux
aoiclen, sous-oficiert et soldats de ses troupes,
dt sc tmarier sans en avoir obtchu au pr~alable la
pemihssion de Irurs supSricurs et cette permis-
tian ai doit r r daannie qu'A coux qui seMont en
iast de justifitf qu'ils jouinsent en propre d'un
sencu annual au mroins de 800 floruis. Les offi-
itlS seant, en outre obligsd de fournir un cau-
iotneiemqt dst d les int~irts seront payes apris
et o ort, A lteurs veuves ou autres hCritiers:

fPr cfo'rt, 5 janvier ( 14 nivsi. )

-Les dernieres nouvelles di Norwege sont trs-
Affigeantes; la mer ne cease de jeter sur les cotes
des debris de vaisseaux naufrags ainsi que des
cadavres. On a igalement trouv sur la plage plu-
sieun leitres deasueecs pour Tranquebar.

PU BLIQUE HELVETIQU E.

t' Btr le 5 janvier. (i s uirte.)

ILe gVrand onicil de Fribourg dan se ance du
d3 dccmbre, a confirm Ie Iadimmann d'Affry'
drr aIa charge d'avoyer rigoant, ct s'est epsuite
PaJprp~ jp.la une cpoque procihain. Dans ie
qucmr de ses ta6ances .1 a dischu pluiniur' projects
aoe. l9oi iJplus romarquable d ceus. qui pnt ci6
adoptees ct tcelui qua est rclatif an rirba .des
randis dimes, qui se 'era par trois'paiemens gaux.
de trois an trots am ,,clal"is i raison de 4 pouT
lent; La petite dime,-y compris celle de foin est
#e9hetable au taux de cinq pour cent. Lea cease
?Ourront auspi tre rachleces.


'~lI4 P ,l1 ; U E


B TA V E.'


iL'tfale, ,16 janvier (I 5 nivve.)

bans tourtei IiS gurres maIadn ire., Jes ba(iques
d" pilots avalent (oujouras cti respetclr i C!tail
tacore rieirv6 aux Anglais de 'violer ret usage, et
Sprivet. par une qondQite aassl vcxaqorc, IC i
aInmtrns de routes les narona'. ds secoui s qim Icur
0lnt.si ncyfnsireis T 'appro.he des r6tes. Unh dce
lgtt t frigate nommfni.th Scourge, s'est em arfe
de bar hr du pilot du Horti, sur file du Tcxl,,
_t Pa bldie. Hile a faii pruounTers trois del plGotei
il ita i it bd, !


Ilb~


I N T Er R I EU R.

Dragfsignan le to nivoe.
La soci b connue sois ie noine d I'Eolure de la
Misericorde a fait anjourd'hui une distribution de
soupes economiqued. Cat Ctahlisement qui subsiste
dans ctite vill.dcpumit neqF rmgis, iacquierl chaque
jour plus de facvur et de cons~ince. Let disuibu-
tions qui' n'itaient d'abord q~.e de 146 soups,
passent aujourd'hhi o o. Les ouviiers et le pauvree
'Commencent a ly accoutumer.
-Nous jotissoni ii d'urne tinperature extr-
remeot douce. Les iravaux d ta tampagne nc
sent point encore iunterompus ar t les rigueurs de
I'hiver.


Pari It, t 21 nise.j .
ACTES DU GOUVERNEMENT.
P.iris, i, 37 ni;vJ if a I2.
LB COUVERNEMENT DE LA RvPUBLlQUE VU la
loi du is floral an 1o les anrits du 3o frimaire
an I et du 19 vendcmiaire an ,i sur to rapport
du ministry de 'inteieur, arr6te e qui suit:
Art. Ier. La commune de Saintes. depatteipent
de la Chrecnte-ln Tricure etn autoiise a Ctablir
unt cole secondaire dans le batinrmen de i'dcole
central de cette ville, qui lui est concede ia cct
cffet, i date du i* floral ptochain ; a la charge
par ladite commune ade.mpfir eIs conditions pres-.
crites par les arretis du 3 frimaine. an Ix, et
1g vendemiaire an 12.
it. Le iniistre .de I'interieur est dclrge de l'exh-
cution du present azriti, quilasa insie au Bulletin
des lois.
Le premier consul, signi BoNAPAR I.
Par Ic pricnier consul, '
Le stcraiar.e-'itat, signed, H. S.MArsKT.

'-'; .. *
SPart, le 17 nii .
LE GOUVERNI'MENr DE L I PUBIlI ijr, VU la
loi du iI floral an o, lei arrtis du 30 fimiaire
an rt! ct.du 9 vendemiaie an s sur le rapport
fcs .mlnstres de i'intCrieur et des nindnceC, arrete
ce qui suit:
I Art. Ir. La commune de Mont-Joie, dUpar-
tement de la Roe'r, et autorisio a. etablir une
cole lecondair danip le bitimcria dii ci -devant
couvcnt des Minues. qui lui soot concidhls i cet.
effect; ,ia la charge par ladite cotnmnne de r:eT -
plir leI condition) prescrites par leas arreis du
3o frimaire an It et g9 vendemiaire an a.
II. Les ministries de l'intirieur et desfinances sont
charges de I'exicution ddu present arrti, qui sera
insera aut Bulletin des lois.
Le premier consul, sign/, BONAPARTE..
Par le premier consul, ..
Lae rtrctairk-d'rsac ,nign, HI. B. MARtEr.

Paris, It 17 niuvse an 12.
LE GOVERNMENT DE LA RiPUBLiQU sur le
rapport du minitrre de l'iiteieur;
Vu les arr cs des prefets des d partement de la
Haute-Loire et de la Lozere, des ,8 brumaite et iR
frinmaie "ado'ri 'ig8 germinal ct 3 flora fan it,
portani nomination de commissairesTespcttfs poir
vetifer contradicioirement avec les manies ds'
cormniitimes inicrtecr ese les mites administrative
dil erritoiri de la commune de Sainl-S) nphorien,
department de la Lozere. relativement i ceux des
communes de Saint-Vinrrahdi de Saint Clristoplic
et tie Croiajrcc, ,depariement de I ~JlAtc-1oiie ;.
'Ceud des 93 messidor et i5 thermidor in ii,
par l eils les:'pwifetts de ces. deux d:!paltercns
ad'optui I as'ides dcux derriicts nommissaqres norl.-
mis l'pqucl est coionic a celuii de I un dcs pre-
nticrs'ltui (dja avaient et charges de rvinhcr les
dlri ilt icis coninnrs ihtiresecss;
V ~s rapports desdits commissii, des 15 piai-
Tialetn messidor ar'io i ensemble le plan topeo
g;uaplaiuc joint a ce dernier et ,rlen dis tiers
corm MsSaires du di j floral an 0 ainsi qute les avis
des conir6lcurs des tontributioi6s itablis dins les
,arrondissemens retptCtifs prsernuaut operations.
SLe conseil-d'ieat ehiendiu, arr te '
Art. ii. I.e tenitoire administratif de la commune
d1 SAiIt-Symph'niIu delipatrFanict de a Lozere,


sera delimite : to I' a gard de cclui de la coritmune
de Saint-Venerand, departencnt de la Haute-Loiilr
par la rivicie d'Ance depuis le point dejonctiori
de la limited du dipartcment de'la Lozere'A Cite
riviere, jusqu'au pont du Fort-au-Champon, ou
i Maleveille; depuis ce point, par le ciemmn de
Maleveille et de Chambon situd autdeli de la
riviere d'Ance, jusqu'au tertre qui spare .. dti
c6t6 du levant, les champs des habitans de Maie-
veille et de Freissinet d'avec les press des habitai,
de Chambon; depuis ce tertre, par une Jiane
droite Jjsqu'au ir6 app:lli' Prtelaux, apparteniltl
au citoyen J. Ilbepart, dit Barniere de Saini-
Vinerand,. et de 'angle occidental dudir'pri,
peasant vers la droite par le petit coamunal
appele le Constas ; jusqu' la jonction des chemins
de Freissinet et de Saint-Christophe au Chambou
laissant t la commune de Saint-Vendrand les pr S
apparteaants au citoyen Albepart, Jacquet Adgi'er'
Claude Clement ; enfirn, depuis ce point de jonc-
tion par le chemin du Chambon du du tort i
Saint-Christophe, jusqu'au territoire de cette cder-
niere commune.
0. A 'legard de la commune de Croilanrce ,
department de la Haute-Loire, quea la igge di-
limitative entire lesdites deux commuouts et les d'eu'
dipartemens sera, en partant d:' 1'orient a~ t'h-
cident, depuis le ruisseau dit Alzon ai lanrl
occidental d un champ de pierre a ouliny, pieq
dudit ruisseau ci nontatit vers le nord, I leong
d'un patural appartenant au citoyen Joseph' Mourn r
de'Vecrierts, juiqu'au champ'du citoyen Etienne
Echobard, pregnant i I'angle dudit champ, e d'e
celui du citoyen Durand de tCrisance un grand
tertre qui se prolonge en contournant jusatiavndit
riisseausd'Alzonia une Croix grace sur un rocher
plat pres dudit iuisseaou, at l'xtrimitd du prd du
citoyen Belledent, lequel'tertre loime le confin
septetirional du tertitoire de la commune dleVei-
rieres appelc Lascotes; et n c"onsEquenrce tuie
la parties dudit terrein de lascotes snruee eitre la
ligne ci-dessus-noncie et ledit ruisseau d'Alzou,
comprise dans la matrice fonciere dr la commnine
de Croisance, en sera distraite p6ur cire riutnie
A celle de la commune de Saint-Symphorie k.
30. A l'egard dela commune de Sairit-Chtricople,
dtparteftent dc la Hlaute-Loire, .Ja line dclmi-
tative entire son territoire ct celui de SainL-Snm-
Iphorien', continuera A etre li grrad Lertre. qui
ci(mmence du' chemin allant dce Chambon a
Saimtt-Chdistophe duco't du Levant ,'et sa prolqnge
jusqu'd uu autre chemin allant de Chainbo' a
Langogne du c6te d'Occident. '
II. Lesministres de I'intirieir etdes Iioancei sodt
charges de .'execution du pesehitarr&ie qui sera
inser& au Bulletin des lois.
Le premier consul, signei ,Boi.,P\'AIAE.
Par le premier consul : :'
Le ecertaire-d'tal, signed H. B. MARET.
^ _- ".-u --... +..u. -

CORP -LE G ISA TI F.

Prideeden e, d FoiAnlnri.
SEAN C E. IJ U. 2.1 N I. V O& E.L
Aprds lalecture du proces-verbal 'I pi'ldent,
sadressant iu c6ips-lgiilatif pi6onhnce osiqpurs
sulvant: .
Citoyeri 1 gislateurs, ** '
,, La distinctiop.qve j'i.reqt. 4de.vQu., suffisair
mes voeux; je ypyi.s. ynop. oin. asspliC alx noms
les plus recomn)aqdabl.e.s.;.iuel quc ftfit le ,orcur-
rent prefr6, Tje me prdparais a I'applaudir, At mon
coetr 6tait content\,' puisqi'entin on ne -peVvait
plus mn'ter la preuve Ic tarinte de votic esthihD et
de vote amitie. Le oGuvernemecnt aclheve tarque
vous avez commence pour moi.J'accepte Its dCy.oirs
qu'il mn'iipose, coimeC in tiyend 'acoji.im. nu,
dette envers rvous. Je ne "dois' 's~hs'tlou, c'e
nouvelle favur qu tomen zete soavent 1fiMIlCese
pour la gloire ducorps-J gislatif', eooin je nc' uIs
vos suffrages qu-a mon atna:heimrnt-pour ios illst
rutions actuellei et A'mcm cnuthousiasme pont celui
qui les perfectionne dt jour n joqr. N ep ddotoilc
point; ces institutionon cs fopnds ar Ic rl e g n tePun i -,:.
lornme, se perpetueetonr avec sa' rcn6mrle.c, ; g'oe
ne lesvcions phus disparaitre sous I, votitonlti-'ap
cieuse des fictions qui iitpota quclquefois flutllt i
la volonte ggnertale; Unceni.in 'IcFrinc t .i.
6ie I, foIce a tpS leas paspais,;,gour aL.ciortc tilt c
la nation..La libcr ri. icviret Jdas les assenbl, s
IInii',Icia le. .us Is jiupic:s de \la Iisitn et ie I'ejy.
r.;nce. Elle y v~,;,: avec auto(its mais sans vi,-
i le1 etf ctbonrt dtas Ito l'ke 'a.umit ceuk Cqui


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL


A dater du 7 nivse an I, les Actes du (;ouvetiement et des Aiutoits csonstituies, contends dans Ic MoNriEUR ,sout offiael.
-- -


Snii5'et an i de la Rdpulique( I3: janvier. o4. S


Ir -- F










446


donnert i la patrie le gage d'une pproprite connue
et d'ulie education &clairCe. De tongues tempetes
avaient boultvers6 lea selmens du system social;
J1s se recomposent, se remettent leur place et
deji retrouvent leur n quilbre. Les principles au-
toritis de la 'Rpublique vent acquirir dans
uae proportion convenable, importance l'6clat
et la stability dignes du grand people qu'elles
gouvernent et reprisentent. Au-dessous de la pre-
aiere mtagistrature s'l6event des dignitis intermd-
diaires qui ne peuvent humilier parsonne, puis-
qu'elles sont communes a tous les genres de nue-
rite. Le corps-ligislatif ia son tour va recevoir
un nouveau lustre. Nos deliberations, mieux mo-
tivees, atront une influence plus.utile; et pour
laugmentcr encore, le PIREMIER CONSUL viendra
lui-mriinme'inmpriimer A l'ouverture de vos sessions
'un caractere plus grand et plus solennel, L'ouvrage
du le.,atecur n'est point interrompu par les soins
qui occupent le guerrier. Ainsi, le, plus grand-
homie de notre histoire, conquerant et tood--
teur a-la-fois come celui qui.nous gouvere ,
icrivait dans le tumulte des camps les lois qui
devaient maintenir la pai des families, et me-
ditait .de nouvelles victoires en ouvrant les pai-
sibles assemblies du Champ de Mars. Charlemagne,
ne dans des teams de brbarie, cut plus d'une
fois la gloire de penser come dans lea tens clairds;
mais le chef de 'Etat aujourd'hui, par un effort
plus difficile peut-etse, emploie toutes les lumieres
de son siecle i decouvrir ce qu'il y a de plus
instructif ct de plus str dans los examples des
sieccIs passes.
Ligislateuws nous seconderons avec em-
pressement des desseins si gnereux ; vos pensees
s'uniront A toutes les pensCes d'un Gouvernement
tcparateur et prevoyant. C'est vous qui, apres
Wvoir observe de pris sa march et ses intentions
bienfaisantes, irez propager dans les departemens
I'araour et I'admiration qu'il miritc de tous les
Frangais.
qv Au moment ou nous comaencona les tra
vaux de cette session memorable l~ France
ets prite a se mesuer. centre son implacable
ennemi, et la France est sans alarms. Cont-
bien est different aspect de l'Angleterre! elle
appcrcoit les Francais sur I'aatre rivage, et
le trouble est dans ses assemblees l'epouvante
dans ses villes, et la cofifusion dans ses conseils;
au contraire, entoures de tout l'appareil des
combats, nous jouissons de tous les biens de la
paix, ct cette tranquillit" interieure doit causer
autant d'effroi a nos ennemis que la valour de
nos amtes.
s Je ne vous entretiens point en finissant, mnes
chers colleagues de ma reconnaissance; elle est
irop vive et trop profonde pour l'exprimer. Je
denmnde pour moi de vote part 1'attachement'
que j'ai pour vous: je n'accepterais point la place
important o6 je suis 6ler divous ne promettiez
tous d'environner de vos conseils votre president
et votre ami.
Le- corps-lkgislatif ordonhe l'impression de ce
discouis.
En execution de article XV du senatus-consulte
erganique du 28 frimaire, l'oidre du jour appelle
la nomination des vice-presidens et secrtaires.
On procede i I'appel nominal pour la orniation
du scrutiny.
Le uornbre des votans est de 51 ; majority
absolute i 6.
Le depouillement des votes donne le r6sultat
suivant :


Vienno -Vablanc... .........
Latour-Maubourg...........
Darantcau .................
Le genCral Soret..............
li itint. :..................
Ramotr....... ..;...... ...

Rose ......................
Legrand.....................
Toulongeon i."....'........
Saget (de Nanteos)...........


46 suffrages.
39
60o
loe "' ,
77
71
86
63
41
43
3a
39


Aq- A mun de-cesi noms n'ayant s.uni la plurality
absolute le corps lpgislalif passe de suite a un
nouvcau tour d4 scrutiny. Ea voici le rsultat.
Noinbre des viiains J sajoritS x 16. S
Le gnd.ril S it................. 5 sufrages.
J09
P cni ri n..... ..... ... ..... o
.. ai... ..... .... .. .... .
Geollroy ..., .. .. ..,...,... 5 "


SRo lssre. ...,:..... .. ...... .3
LTcgnd,... .,.j...... ..... 34
, Tou!ongeod ..,,,............ 3
aLe president. Le gen6ral Soret ayant obtenu la
rnajornt absolute des suffrage j e tproclame
STan des vices-presidens du corps-igislatiu.
SL,s. s.a aMitm I leie t reaIisO i denain i
isIidi.


INST T UT NATIONAL.
Itfonse du citoytn Garat, president de la classes de,
literature et de langue frantaises au discours
du citoyen 'rrny.
CitoyenC:,
Les sufrhagea unanimes de tous ceux qui cultiventit
les lettres, ct de tous ceux qui les aiment, Vous
appelaierit depuis tr6s-long-tems dans le corps
litttaire institute pour tre la recompense des
tales et des succs. En vous voyant preadre an
sein de l'Institut une place si bien ndritie, tous les
regards sefixenr sur.vous; mais tous les regrets se
portent sur celui que vous remplacez. Vous avez
peint Devaines sur de fideles timoignages : je I'ai
connu personpelliment. Et sit est vrai qu il ne
soit pas necessaire que des bienfaits soient accepted
pour qu'ils imposent de ;la reconnaissance, s'il
suffit qu'ils aientl.te offers, ce n'cst pai seula-
ment uu.devoir de:maplace de rendre de justes
tiibuts is la minoise e Devalues, c'est encore
un besoin et une dette.de mon .cneur.
Dou6 par la nature de, cette heurouse er forte.
organisation, de ces riches facuhts,qui perwnettent
d'etendre et de varier en tout sens soin Cistence
sans trop en abuser, Devaines chercha de bonne
heure dans, un monde brilliant les plaisirs que
choisit le gout: dans les beaux -ats, les jouis-
sances les plus dilicates de I'imagiisaiion ; dars
les lettres ct dans la philosophies, T'elgance de la
langue et les pr0op s de la raison; daps la science
doe 1economie politique, ces prricipes 'fconds qui
multiplient les .ichesses des nations et deis parti-
culiers en' c&artant seulerent' les obstacles qui
les tarissept dansleur source ou. les dtldurnent
:dans leur course. La justesse rapide le son .esprit
le rendait i la fois dans les affaires exact et
expiditif; dans le monde, tr6s-confiant at assert
measure ; dans scs jugemens litiiraires, d4fenseur
de ies regles qui ne sont qie les expdriences,
des talens de toius Is siecles t approbateur
courageux de os nouveautes qui pat:tusent bar-
dies un moment pour ne paraitre qu'heureuses
aux iges suikans, auSquels cles serviront daussi
de regles et de'nmodelcs. Devaisnes a enr le 'dol-
laborateur, l'anmi ou lc confident des miniiires don't
le g6nie et le caractere ont eu le plus d'influence siur
les 3o dernieres annees de la monarchie; ct c'est
rappeler les noms, des Choiscul des Turgot
des Necker.
Co nest pojintm u milieu de cette assemble
oh se trouven't '"nt de juges hl.iis tant de
timoins hdiles 'des causes qui out agi le plus
heurcusement sur l'esprit public de la Nation,
que je puis craihdre ie compler parani ces causes
I'exemple donnt par-'Devaines de la maniere don't
on peut rendre tr~~-uile l'usage presqiue toujours
tres-fineste des grades ftbturnes. ieu n etait plus
ordinrairit que de rencohtrir cez D-evaines et ai
sa table des' hoinmes et ceUx-la i talent en petit
nombra qui, vivant a la cour sans ette courtisans,
ne voyaient, aucune barrier entire eux et l'oieille
de celui qui pouvait ren re trne verit~ utile i
tout uns people ;, des homes qui occupaient des
places rminentes, d'autrcequi y Ctaient ports par
ceur merite et par leur reputation, d'autres qui ,
avaient passe et qui t eint; cclaitis a la fo, Je,
lumieres qu'on recueilletn les remplissant et enls
perdant; des 6crivains couronnes plusieurs foisl
par des triomplhcs. et des ,crivains occupies en
rougissant et en tremblant de I'espirance d'une
premiere victoire, ; des savant renommes par des
decouvertes importautes, Ia c6t de savaris qui,
miditaient d'inportantes rechercles: et., au milieut
d'eux tous, Devaines lea rapprochant et les unissant
entire eux pour faciliter ces changes de'lumieres qui
f&ondcnt toui lesoalens; confondant tous les rangs
par sa tamiliarite avecces premieres dignitis de la
rtonarchic, et par ses igards attentils pour ious
les mesites personnel; faisant setvir ainsi les
deilassemens mumd de la society et ses plaisirs. i
fLire passer ce qu'il y avail de meilleur dans'
les esprits les plus distingues de la Nation, danss
ceux qui exeraient sot elle pluss grande in-
Ihflnce,. a iepandrp. daps toutes lei ames ce senti-
ment de 'egalite sans sequel les Nations neme
clairCes ne: font qu' u.usage petit ou funeste de'
leur puissance.
C'est par ce- souvenirs que Deaines fut designed
pour une des pretniesic places de la Republique a
un .Gc',uv'errnsuseni etouffIs ou contends par si lorce cherihait, les'
talents qpoe 0ces.anis Jvadiit d6veloppes et fortib"i
dans leurs agitatioos; c'eCt par ces souvenirs 6ga-
eineint qu'il utr ait pelC a cette classes de Ilnrstititu
oi Ics niemnbes les plus utiles ne sont as tOu-;
jours cc'ux qui ont le plus rit, mais ceux quii
ontle plus I'l.ritudle t la facilitC de letttc it
chalqul iirtalt d ans leur language la pulrai', la
noblesse iet l'legance de la langue iranaase.
J'ai parle de 'existence active de Devainesr au
tmalieu d'un monde tres-brillant : maSs ce monde
qui a beaucoup d'eclat done rarement beaucoup
de bonheur. On y dissipe quclquefois des cha-
grins lagers ; 6n y' recoit souvent' des blessureI
polundes; cet luvarnces trouvait toujours son boa


he ni et ses consnl iti,ns cntre sa fatme t seon
fils; ii les cherchait i aussi da I'amiti que is
socidtes des graidlcs villes culivenit a vec II,,,,
de soirt que Ie goit et les JagrCnrL.,s Ht qui di
eu long tens le mteme anmi qe luiu. rooi qui
ati toujours conserve iet ami i traveI .Int. d
circOrIntaices t d'ivenemens .qui puuvalent nit
Ie t Ate., erdie je dois savoir mieux. ,quq per-
sonne cotmbien Dcvaines savait chaisir ses amis
combienh so) choix avait et Iheruiex dans i'ajmi
qui a toujours ite le plus cher a bson cotur)!
On hie criint pas de asrretcr sue lt mierite d
celui que vous remrplaccz. Quand on doit dte
si stir de ses tires on nest. pas impatient (r
entendre parlor. Luorc-teins avant d'avoir une p~c
dans ce corps liltrair.e, vous cn aviez u.)neida
gloire liittlaire del a FiJ nce voiu luit iviez ldoan
un genre nouveau et a se gcnre de s nodele
qu'il faudra t njours sulvre, et 'qti'i sera Itou
jouas dificile- d'dealer. .
Quarnd vus venez d parler de I'clrid., ien
difficile d en parler encore et d se faire eeoutek ;
mais son hiinuii d.ins. niti C p,,cie 9st beauconl
la v6tte et il viiis etjrt ii'ivrt,.j ble 'mime de penser
A ce qu'il nous est .impossible d'oubtier,, A c,
qui irveillc e plus les sorLvcr.ii et de:vo success
et de ce qui kls a rendus si prompts et si du.
rabies. *
Comment oepliquer cette espetede phcnomene
littcraire que vous avez fait servir si heureuse-
mnent a votre gloire ?, comment comprendre que
chez unpeuple ai nsible aux graces, ce genre
de posic qui suiuat.les .epressiorde Boiieau,
SPik t desampsan'li 4jo; qu \l trirtesse ,..
Flatte menace, irrite, appaise use mnaitresse,

que Iel'gie n'ait pas e le Icpremier genre cultiv6,.
etqua'l I'ait i:lIc e;rnier a%,ec iikent et ayec success ?
Aussi haut In' efft qu'or puisse remonter dains
l'histoire de no nmoeurs. et de nos arts, on voit-
les FIav.ais recviii lieur' caratteie et lhins talens
de 1uiars iapports avec ce sexe dans lequel ils ori
aussi :tonjour, dacsl&,lte kleu bonhBdlior Chez ies
peuples barbaies, Itateimm degrsade igaiemet,
par les 4(dains et par e Sdesihs, tIraie par I hbomm
come .un Ore ,infreieur, est condamnde a. des
travaux qui lui .lob t perdle et les chlartn ce les
gai.ies auxquels elCe.pcutt devoil ou so i emnptr
on sa libertc. Cht-z les Frapcas, l frlirnt lthit
a l'homme comine un etre tnsteiieux et dou de .o
je'ne sais quels attributs,divins. L'ainier et t'adoier
c'est pour lui la minme chose ; et, au 'rr.ir Jes
forets, ce sentiment rcligicux et aimoueux qui
le dopine dans toutes: Is epoques le ditiid aussi
dans tons les developpemens de sa ivilisadonc t
de son genie : c'est ii qui d~ns l'institution do
la chevalerie, lui. dicta les seules lois auxq'qelles
il consentait i soumettre son ind6pendance. La
morale ei la faiblesse neurent alors des protect
teurs que parce que les femrmes, avaientt des amans
et des adorateurs. Les fabliaux dans le.norddela
France et les chants des troubadours dansa leb idii
fureM nsS inspirations. 11 imprima aux vert de Maot
et i son elgant badinage cette naiveie premier
caractere.dont ait putse vanter notre langue. De
qu'il 'y ut en France ce qu'on a appeal la society
et le monde, il en fit naitre !Cs J.Jilliis l
des quon crivit dcs rniins eat des ,coipt~
il h in rmua e't en arrangca les 'instant ois rous c unes tro, theatre. il 'cmpar
de tous its trois: (- la corn,,di,, pour faire wftli
de ses caprices et de ses jetx' lea aventuies les plus
gaics et les contrastes'lcs plus propres A tounieuter
eta fire ressoriir tousids .aracricis de la tagCdie,
pour fire trouver dans les malheuts des ames ten-
dres In source la plus inCpuisable du pa1h6tiquec
et le. seur genred di duleui peutz-trb uu il se mIle
toujours un charme secure ant Ilarmes les plus
ameres; dit 1'oFera pour dialex avec vraisemblahcc
sur la scene toutes les fictitnos it toun les piodigels
di Il Mythologie., pour faire de tous I"s dieux de
lOlympeC et du 'Tartake commie UA cofr i du pus
faibleen apparence de tous ces dieux, pour trant-
forn*et naturellenicrt lua parole etnuti chani d'amour
'toujoirs accompagSn dan' concert h1rnofnicux ct

Cette puissance'si grande et si universellemcnt
cxercec sur touses les productions du genie poitique
des Franaais ne p.aiut long-tems i perSonoe ni Une
usurpation ni un exchs. Le legislateur mCme de
haott,'Parnasse ce severe Boilca qu'rtln .UltU
de ri'aroir pas aihre ics fei&rm es, sanet uin ~jvr eprui
etre d'autres preuves que des satires contre elles,
cc quite prove tolljourI asise mal, Bjoitkau mneC,
parhi les lois de sa poetique, gava cellc (i:
te cette passion lIa.tetoileb peinture'
lEt pour alter, au caur la ts la plus s.

G3ependant, au milieu de tans Ite rhanti f str-
rdonieux, de tant dce jeiiars Ioquens, dtt eC
passion les aimes donr ctre fCai toiies lena dttiulc-
no tenrouviaent pas encore tons leurs secrets, i.'o
les jouiissaucis eti touted leurs peine ..Ns3 rom;n
ct nos poemnes t ravers braucotip d'.ve ,f elC it
d'obstacles, conduisaient les afliant i use gi"dc


di,

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hiop_ o.u u une ran'le f llcit6 alis quand leI
tr Bi ari!S etlaiet finis. Arrives A ce imosment, nos
1om -s e ials:ileni;' a pew tniCs tommte che'z les
se's et l'z leI RoImains les assistant de l'lyinc-
& ,!iaient apris avoir chante iepithald hme.

C'est prcisaer-ent le contraire dtns lC peainmtres
S'anfmour trtcdes wencent, presque totjours o les n6tres friissent.
Vir gie l 6me, dans le tableau des amours cd'une
.." no differ&pas en cela beaucoup de Tibulle
t de I'rcipcce dans Icu:s elgies. Pour les mo-
&ernes, lanjour geinisant et atualeureux est celui
ui ne peut obtnt-r I'objet d& ses desiis ; pour les
a.cits,c c'est ceui qui craint de le perdre ou qui
* perdu.et, ,par cette seule difference, on sent
combien les anciets avaient d'avantages pour pein-
die lanmour tout entier, pour le peindre dans
t sutes ses d slices et dans coues ses douleuis.
Coet( diff&ecr ce est nee sans doute d'uie dilica-
itsser plus severedans nos, teurst; mais pour itre
nagig autant qu'elle devai l'itre, cette delica-
tre iait besoini que d'un eniploi plus d6licat et
lus, hibil ,te -touess les, .re+'uices de. notre
Iange po1rie. eL'61ie, .atcndait dcs poetes qui
sussect tlire xprimer avec dcence a noire langue
des details voluptueux, comme la poesie didaciique
a long-tems attendui des pOetes qui la forIassenrt A
rencldrthee noblesse les. details des travaux et do
la vie chaimpetres.'
Uue langue epure& et enrichie assouplie et en-
haiiie par les Racine et par les Roileau offrait sans
d(uic Au vrai talent toutes les resources nicesnaires
pour re tfe'Tibulle ou le Properce dc notre poesie.
Mais potr avoir attend trop long-terns s'emparer
de ce gcire si touchant les poetss que la nature
et l'amour auraient inspitss,virent naitre dans
oire Tlhtrature ui genre Tatix qui blessait amour
ct la nature, et q(ii pouritant trompa atn instant
le gott' d'une nation iclatie par 'tant de chefs-
Sd'e,.O Nt. Et ce qu'il y a de rem arquable., des mceurs
et une lan.ue tres-scrupuleuset avaient retard la
,i"naisne' dle iligic.; des vices et des travers furent
ra premtere.origine du genre faax qui en usurpa la
place. -, "-
Dfns l'cor' de c prince qui avait plus d'estime
0our Irs lens' que de respect pour les mceurs;
dins la cour de ce regent de France, Philippec
iO.'r)' n, .. oi 1 'on vit presque toujours ce qui
cortompt i e plus profondement les am'es la reu-
nion dsti jtrtucs politiques et des intrigues ga-
lanfs, on avit vu paraitre avec une sore d'klat
de liummesni q4i cotAvraient de quelques graces tun
jargon singulier et ,des caracteres trop dangereak.
Leur pireenoion"etait d'exercer une grande puis-
tice su6 i" "fernimes, ct d, ne leur en laisser
prendie, aucune sur eux ; d'inspirer des gouits ou
des passioris, tan% se dontier wrnm e la peine d'en
ftiindie ; de 'en jouer come des erreurs vicillies
del luis pcres; de se fire egalemient et des con-
qjiL dils tlis ihiient et de cells qui leur cchap-
paient.
Cette' espace d'hommes n'aurait pu trouver des
imitatgl rAgu9,dao, ce cercle etroit des grandeursi
d'une'fir ou I'onnseribIle ivIe que pour cor-
mpr1 it pur Ii e.conomlipu, .et ou, selon
.l'xpteii n enertgique de Tacite, on appelle cela
Ie iield. Mgai ces vi. ceux qi iesa ataient ciees, furent'retraces dans des
romans et dana des mcimoires qujli''aspikaieht qu'A
plaire ; de- ails se rtipandient 4ans ce nmonde oisif
don't les roians "sour la scule littirature, et du
monde parmi ces dcrivains pour qui les succ6s d'un
cetle et d'u n soiter sort la'Ioire. "
Ce alos quea notre Parnasse futlpeup le d'une
(oule d( peils trni trsi d etiA plu poUies patilati
It cedie non de' bosquets ;inmis-de boudoirs ;
Oatiartide leurs. pinceaux ct 1t verdure des val-
Is eta ,cte fleuts des ch .Inps commFi e cd vet-
meac htc dc Ianat'iue cct des ccouleuis lnhces de
Ia pg"ie; q ui auraient' ctu" dgtadcv leuras ivers
ia"les a'vaieit .aita .tinceler d'un autre cclat que
de Clui des diamn s, I; atigues de leurs flicitcs ,
tatquclale ill ce pouvatfflr plus suffira ; tents de
Couire ,que la puissance del'arpour est, come sa
dvinite ,une fictiobh te'tla myitoldgic ; ipuisant
lri^n leur .unesset, qui ne finissait jamais, a
,t't.iir Cdei c(rigs av'ec liite :'ct a t'Ctre unl peu
csOlis .qua de cetix qu is donnament. Ces esainms
'niaE pIi eui s a qui. prtndaient tre poates et
im ne clterchaient jta 'plusIa iangutr du coe'wu
clu celle de P di c a, e i ..ntoui san rs.itsule
"'ir, 1 r Ia ~,irs ds oOvide .: maison leur.
It t i t1ju'i ,c ils n'aicsnt. pas aussi Ars d'8ue

Ptoperce et Tibullea! quels noms powt ceux qui
"iu-ain, pour Ceux quit ne peuvent cieteodresai s f
.irlei lni han arccCt, ni un vcr seoti deu caeur !
i PrOperce ne sont point dcibc ig ; ils
':,u a RI'nmc ,"f arn's la apitiilc cdn M,:rnde, darts
tii tang qua tonche d'ac 'z pra le mahnIr de y" is' u
L ai : mass Sis sont autans; et ptc. d'une cout r
,, criajon des beaux arts et du luxe edcatent dc
,.ute pats ipouri agi+-tIdi Ie pouvoir qrui leO f-
w t Ioutrtinagination, toujoutn Attirte $S tioA-


447
jours fixce ar, amountt sur lea tableaux de la na.
ture ne re'oJt et ne retrace que les duucu, images
de la vie champetre. L'elIgie, dans leuis vers, ne
se pate guete quc d ue tirneuisens duIe ilogue Let de
1'idylle. V'ous r.prochez 1 Ia-ppet'c davir mis
trop souvent les fictiIns de I.a n)thplogie entie,
Cynthie et lujl; mais Tibulle pjaaiit meriter (fuel.
quiefois le mnme reproche et peut-4tr.ne faut-il
b.ticoaup le fairds i A 1'un, ni A Tautre. Cette
mC thol6oge et ses hctions'&aient des en.blenms si
transpareus de ce quA io 'passe autour e 'homnie
et dans lui-m~me Jqu'clls etaien `pour les pas-
sions!, des exp'Itsson0i plutit (ue 'de& voices. Au-
ourd'hui cest pour nous une erudition :.pour Ti-
bulle et pour Properce, c'&tait la religion de leurs
temples et celle de leurs coeurs. Qui voudrait effa-
cer des leg&ies de Properce tt dic Tibulte ces ta-
bleaus de i'Olympe e" du TAiure q"i'i 'revientient
si souvent, et toujoursisous des'couleuts Si poe-
'tiques ? 'ces taibleaux 'qi1 ont tanit' :d'arnalogie ,
taut6o avec' le AIlies de'lamur'n tantot avec ses
totrniens ? D )LiiiLnue pr i,'.''es deIa nature
entire, j.eihL.fli&~cl ots It Iepird dn' dPoe par
ccs mouvemens dt:s cieux et deCs enlTs 'ame est
disposec A recevoir plus pioniplemnnt tfoutes les
impressions de 'ces vers si pur's et .si doux qui
son,t coinme les accerts et come les soupits de
I'armour; de cette' mollesse de style qui done
taut' de grace A totes -les expressions et qui
est elle-meme I'expression la plus fidelle d'une paw-
sion qui gemit encore, alors wme qu'elle est
heureuse. k
Dans aucun terns, on n'a pu s'accorder pour
savoir a .qui de" Tibulle on de Pioperce .il fau
donner la (prdierence : mais jusqu'au moment
od vous avez paru dans Ia literature francaise, vos
lekgies a la main, on pensait unanimerhentuqu'an-
c1n poete elgiaque ne pouvait &tre compare ni
al un ni a lautre. Entr'eux ct vous il n'y a
personae.
Eleonore dant vos -ligies .comme Cynthie
dans les delgies de Propetce, est I'objet du pre-
mier vers et di derniec ; et cependant que de sA-,
tuationis diflerentes que de tableaux vari6e dans
cet asnour don't l'objet et la tendresse sont t6a-
jours les m6mes Ce n'est point l'art, on le voit
bi'n qui a div'se vbs elegies e r quatre livres
mais ce Westt pis non plus le hasard. Ges quatre
livresv distinguent les quatre epoques que la na-
ture du coretu-humain ai mble avoir acquees A
cctte passion qui pread sur lui uin iAdoux et si
terrible empire. '
Dans .e premier livre ,c c'elt la raiMsance de
I'amour tel qp'il est Iptsque, plj fort quie les
acrupules de Finnocence t drd banf stn bohheur
a tous les soup'ons, il ri'a aledo fter que l'exc6s
de ce bonheur meme. Dans le. second ce sent
ces inquietudes d'une jalousie sans motif, ccs re-
proches qui ser4cent .itoins violnas Bils etaient
fondis, a plaintes et ces colrecs ,11i1 Cre-,etrL
les needs qu'elste, semblent briser., Dans le troi-
sieme ce? retoursA une canFiance qui a et trou-
bli et n'a pa's tai trompe 4 cetterenaissance du
bonbeur qui pinetre l'ame d'une joie plus pro-
londe que sa naissance. Dans le pcqu-auicme ds
les premiers vers, on voit que llegie n'y paraitia
plus qu'en. deuil et en larmes ; on voit Eleonore
enchainee a des devoirs trop sacri.espour laisser
a son amant aucune qsperance et cet amant.
trop malheureux pour qu'il lui-reste aucune con-
solation.
Et avec'quelle verit vous peignez dans ces quatre
epoques et f'amtur et'votre ceur, en mniutant tant6t
la nature seule,' tfnt6t Ia nature et ces models
eterriels qu'elle .avait inspires avant vous VOtus
ne pouviez pas comime ibulle etProperce, 'hisger
voir tout votre bonhour, ert sod fe' Voile le.,ei
des fictions ct dans les e'emples taisiirans des
dieux: Pbur attacherle enme incitC a vos' vers ,
vos vers devaient done multiplier davantage ces
details', qni teasent pouttant d'Etre lavolupte s'ils
allarmehtrla pudeur. Vous avez plus osd qu; Ti-
bulle et Properce ; vous avez plus,*veMk de secrets.
M5lis en rendant notre langue poitique plus hardie,
vous lui avezJaissi tous les mysteres de sa decence.
Tous ces tableaux de la nature quc la nature elle-
mnome semble recevoir de l'amour, c ette verdure,
ces fleurs, ces ruisseaux ces bocages qui parais-
saiet-t un peu veillis dans toutes les lanrigucsi
votte talent, commie un printers nouveau, les
a fai( renaitre avet une nouvelle [faichetit et de
nouveaux charges. Dans vos veCa le siup:.,ms
de la jalousie sont des tourmene ils n6 sotitjatinains
des turetus. La phit cruelle de vbs dolcurits, on
le ieni A chaqu&vers, la scale qu vous ne pouviez
pas supporter c'etait 1idee qu'lceonote pouvatt
aussi utre malr'huensc, G'est cette delicatesse d'une
atte tendre don't la gin&rosite dans les transports
meme de la passion veille toujours sur la pudeur
Ct respect toujoursle bonhenr de ce qu'il ain e,
qui a fait tro-ver grace A vos elegie 1 anLiume auprhs
de ces censewrs inexorables don't lea scrupules sem-
blent vouloifr 6touffer le coeur humrain pour le
.erf(crinni-er ; c'est cette meme ddlicatesse exquise
qui pretr A vos premiers essais cett pureth de
go qui n'est jamais le Iruct d'un travail penible,
iaiis dthn nature heureux, ct qui rendit vos elegies
ctastiqus en naissant.


Vous disiez, i a fortune : Donntz ineU ie de
gloire et bem'ca',q de bonh0ur. Elle ous duona
: tout leibuiCLui que voaui hlui deinanpii-z ; et vor
.talci, lit de ce bonbeut mein.e la source et la
Imesure de vote gloire. Ei loisque tant d'tspiraos
i 1a rii ,,,,e- l-. poursuivent iiI'tl r tIn toute
leur vie pa, de petmble', Li.an u:, qu'elle est heu-
reuse la destiXoie de celui qui, en epanc!ant t.acile-
ruent son. tu:ir et',ses passions dacts des vers oiu
il ei j"t6it encore tit des plus douces e reurs
de sa vie les Litres de ,on rimportalite, et arive
a la gloire 'avasnt d'etre.arrive a la fin de sa Jeu-
nesse .. ,,
Aqcun.-avantape ne devait vous manquer dans
cette carriere ou il est si corununti de ne ren-
contrer que des obstacles et des rivAlitis jalouses.
Et sans doute vaus avez onmt6rt pairni les- plus
grands biens de iotre hcuttu,;e desiiiee d'avoir
trouve press de vouls, d'abolt ,oti.le cil:,ql.iu
vous vit naitre ensuite at deiu tiwile lietes .ie
Ia, dars vos etudes,, et ..ians le nmoudt:, utn ani a,
qui la nature avait ddpaiti les mnieies. p.j j.... eC
les inirTaes talnus; d'avoix i ni l'upn ,pur Fautie le&
con'ridens de vo -amours ci devoslvest, les con-
solateura les plus delicats d vos, peincs, etles
censeurs les. pfus eclaires de .vps productions tou- .
chants de vous 6tre presents presqu',n' menme
teams 41ia rrenommie qui na jamais balance qu.en-
tre. vous deux la pahx,,e de l'elegie hangai se
come 'liegie latrine nIe balanga jamais son pre-
mier prix qu'entre Tibulle et Proper.ce qui
fluent egalemuent plus antii que rivaux. Moi qui
,airnai aussi Bertnin, mot qui en ius aim ., .en pro-
nongant son noro dans ce lieu et dans ce morn.ent
de voirc triomnphe, i me semble que je 'i-tianuis
tn instant dants cette enceinte pour le placer a c6ot
de vous, pour lui dcerser le- meme triomphe, et
donrer par-la au v6te 1'unique douceur et unique
&clatcqu peuvent lui manquer encore !
Taut qi'Eleonore avait pp vivrc pOUt -r46lts ,
votre mu'se ne s'eloigna pas plus dell iteu vote
coeur'; elle fut l'unique objei de vos vers c 'ime
de votre'amour :'en-la perdant ,vottre muse plu'
iibrt se poria sor une plus grande variety d'objets;
mnais' elle po'rla aussi dans Adds I'inipressioir t d
cet amour si lung et si tnrdre qui l'avait d'abdrd
'in p ir e -
~ans votre journie chamtnitre, destinee a ic3ilier
pour un-petit nombre d'.niies cCt Aged4'or qui n'eat
peut-trc unpe chimere que parce que nous ne savuis
plus choisir et sentir la nature, votre ian.ginalion
retiu..1ile ct seme avec plus de prolus'on ,oju'es lesa.
images et toutes les fictions craees sops le cieL do
la Grece et de la Sicile, par les Hesiode et rary Jes
Thiociite: : mais au milieu de toutes ces riclss1s*
poetiquCs ce qu'on remarque. c'est cC i,0,i vrai et
deiicat de l amant d'ileqaore .qui sait si bien qtlil
ne taut parer ni ha beautC 4i amour. Quand votu'
traitezuAnsujetdidactique., qiand vous tracez lespret
ceptes d'une Culture, cetre culture est celle des fleurs
ct vous donnez l'ide d'un espeie de g;:orgique,, que
Virgile aurait pu abandonner A Tibulie et Ac Pro-
perce. Comment ne pas reconnaitre le gcrateur et le
model de Ielegie franAgise Id peintre des amours
d'Elionore, dans ces douize tableaux d'une execu-,
tion si parfaite dans des cadres si rcssexr s don't
chacun est un eventment-cotPle't, qui dins
leur succession renfermenttous es vDnemDtens,-d'4
I'amour, et que dans l'antiquitc ,'on peut Ie crolre'-
le pinceau des Apelle aurait transport s sur la toile
pour les suspendre dans lcs'sarctaaiuies les plis
mystdeieeux des temples de Guide Votre esprie
trbs-vari6 change bien -A chaque initant de gefnre
et de tujet. mais votre aimne est par-tout la mime:
c'est elle qui done son caractere a routes vospro-
ductions po6tiques : et c'est pour cela que toutes
out tant dintirt et de charges.
Parmi ce grand ncemb de genies aimabi ou
sublimes que leurs, success depuis `tablioseiuetiide
i1Acadmnitlalc'aialeappelai, nt dans iSon scin,, on
en a tlniarquc ijuLlqucs uns qui out et. lo:i,-ticmi
cartiis, ouusnico Ioujoi,,, ptar leurs plus .beau x
titres A cettedcoration lic1raiiie. L s Ltties pJer-.
'sa ts,, qui oujiaiet les pones ue I:A.-idcrnif l nl ,
i;aise a Montesquicu. lailirent I. ui texiniet a
jamnis. Ces exenapiek sont tr~s tor.na, ; et jau ai
beau m'en.iaitc, je ne ferais oublier A peigcstne
que votFe Guiare des Diux en c augmentdt .eC
uoanbrc.. -. i '. ..' .
Le silence devenu plus pirclo,-d ('as Cetde'c-
ceinte a ce ifiot sia! .Ie a~tut ire Dite i **' o'n
effet.qutil nma ete Icile de prev,:'ir; j, n'ai pu leI
redoater ni pour vous ni pour moi. U 1 u;at -h
intentions sent pures, on ainne tur-tout a i.k t.re,
sa pensce toute entire devant uneassemblee choi-
sic et tiombrouse ou la voix de la.natute et de la
conscieiC C: est toujonis si tie C ie asi fire menIUdre.
En composant ce poeme, en ;e p.*,li .t, et ce
qui devant totes les opinions doithonorer -,bni '
caractere en le signav.t, vous n'avcn pas pu 8saus
doute vous proinetire des succ6 s sans regrets et des
triomphes sans douleur. Vous avez dit ere plus sftr
encore de b isser que de plaire, d'alig.r que d oi-
chanter. Eh qn'il a di Vouts en coditer poul af
Hliger ces anmes innoceCtttes et c ioivesi qdi nu tou-
vant rien dasser pur sun la terre-pour leurs affec-
tions le out touted$ levies vett ciel; qui n'ont


_ ~ C-l I c--111 11 lip I 'I










44-


'onmiileur teison au joug de la foi tue peat
amieux retenir routes let passions sons Ie saint em-
pire de la vertU ; don't les regards dans 'histoire de
l'vangile et du christianismne ne sefixert, que sur
des modiles trop parfaits pour ne point paraitre
clIestes, et don't l'itagination trop efftayde at ice
cercle de reproductions et de destruction o6 tout
sort du neant pour y rentrer seporte incessamment
au-delf' des tormbeaux, au-delA de la nature, pour
irevivre, ,avec kes generations evanouies dans
ane Tdicite qui n'aura de bones ni pour ses dilices
ni pour sa durde ; don't la charity enfin est si tendre
et pourtant si universelle que, pour altercr la
douceur infnie de leurs immortelles esp&rances,
ii suffit de ia seute idee qu'ne religion o a elles
puiseut t.mt de vertus et de bonheur peut trouver
un incridule !
Its sont d'une autre trempe les esprits qui vous.
Out applaud, ili vous out justific meme d'avoir
ap elk le charmoe des passions naturelles et leurs
educations aut.ecours de ce .q'ils croient itre la
,irid. Non moins touches des.mnaux du genre
hlumain, mais airtes de ceite force d'esprit qui
en cheiche dans la nature les causes et les remedes;
pour- guide 'honaime a traers taut de tenebres
e tide dangers semii Ie long de-la vie its ne
decouvretit qu'un seau flamibeau la raison ; et
its accusent les religions d'&teindre ce flambeau,
qui est unique et qui est cleste. ls font 4 routes
ce reprochc que chacuite fait a toutes les autrcs.
La. morale foudie sur des croyances qui peuvent
s'Abrafilr sur des esperances qui peuvent s'affai-
blir leur parait trop' incertaine trop facile a itre
4garee ; tt its veulent 1'6tablir sui les immuables
bases d'un petit nombre de v6ritcs assez sensible
pour Etres saisies par I'ignorance mime, assea
6videntes pout &tre dnmontries aussitOt qu'ellcs
shut exptirhees assez touchanites et assez sublime
pour devenir le premier culte des ames qui les
it coint. Trop amis de l'humanit6 et de la vertu
pour vouloir lear enlever aucune de leurs consola.
tionA et de leu-s esperances, ils leur en ptrsentent
auusi de nmagnifiques et d'impnrissables dans ces
accroissemens de sagessa, de puissance et de fili-
cite qui setonut es risulats necessaires des progress
toujours croissants des lumieres. C'est cet immortal
avenir, qu'ils ouvrent devant 1'espece humane,
qui ne pirit point, et don't les generations fugitives
jouifrot pitr leures 'ffrs pour y atteindre a I'aspect
ineme d& ces tombeiax toujOurs remplis et totijours
videos o',,elles vont s'engloutir et' disparaitre. Its
pensent enfin que si la terre poett meriter un jour
que le l gitlateurdes rmondes leve le voile qui le
c-ihe a tNos regards, et iiterrompe Ie silence ol
il s'envelope, ce jour tesplendira sar' le genre
humain lorsqu'il se presentera l'auteur des trea
p.rvenu .'ux derniers ddveloppemens des germes de
perfictibilint ddposis dana son intelligence.
'Atu 'premier coup d'ceifjete sur ces deux tableaux,
tous les traits. paraisaent mettre en contrast le thr-
tien eti le philosophy : mais les esprits sincerement
souxnSs a la oi., et les esprits qui ne veulent se sou-
nmet"re qu'ia la a:son quelle que soit I'opposition
de leurs iIets, peuvept pius' facilemeni peut-etre
n, on ne Ie croit se ,raprocher et s'uir dans leurs
atlcctions.
Le dieu de l'vangile et du chrntien c'est ainsi
qua'n It nommne, eat nuu dieu de v6rit6; e t c'ea.t
aussi a la verit6, et i 'Etre iternel don't elle est
1'6manation et pour ainsi.dire la parole, que le vrai
philosophy achesce.,ses homages et son amour.
L'an veut fire sortir touts lea vertus de safoi, l'autre
de sa raison; Fun vent enchainer toutes les passions,.
1'autre routes les passions .malfaisantes. O6 est le phi-
losophd qui Il'instant olu une religion Iui paraitfait
plus sainte et plus utile aux jhommes que la raison,
n'abjuretait pas les principles qu'il professe powr em-
brasser leg dogrues qu'il rfute.? Ou est le chr&icen qui
S1'instant o0 'il verrait que sa foi nest qu'une illu-
sion, n'ialt pat se player au* rang des philosopher
pour cornbattr tavec eux ls eircurs qu'il aurait
;rdocs ? L'un et I'autre peuvent ddnc lever en-
te'tble des regards tecounnairsans vers ce gouverne-
,Cnt.doit lIc genie claire par les fatales experiences
de tous les siccleesia si biea comptis qu'll doit prot&-
ger ods tine religion oun e philosophies, mass tout
an people ; qui # si bird senti ue les generations
iscntes objets d' ses spins les plus attentifs de
es mrnnagecns IKs plus delicats, exigent de lui,
pour les opinions sur lesquelles le mceurs d'une
partic de Ia'Natiin' s soat,,sppuyesi', Ic mrnc res-
pect que pour l'ordre public et pourla verts memre;
mais quIel'avenir .envers lecquel il a aussi des devoirs,
anend de lui quail erstouragera l'essor, de routes les
pens6es par cette independaice qui, pour .tout
decouvrir, a besoin du droit de tout dire.
Elle estdonec bien facile entire toutes Ites parties inte'
ress&tii, cetto paix presque aussi sacrie que la v&it,


puisqu'elle est encore plus nscessaire! .Ar qui done
south nourries les divisions ? Par qui cet soulHec per-
pitu llement la discord centre des esprits pour qui
i strait si utile de s'entsndre et dn manes pour qui
il serait doux de s'aimer? Par qui est enduee ternelle
cet* guerre qui nest pas la guerre des dieux, niais
cele es heommes ; qui laisse teciel en paix maisi
qui bouleverse et ensanglante'lh terre ? Piarqui ?
par les ternels artisans des calomnies repandues et
des perseccutions su'scitiesdans tous les siecles centre
let sages qui out voulu enseigner aux homes a se
servir de ia raison ql'ils ont re ue de la nature et de
son auteur ; par ces esprits pervers qui attaquent
avec fureur toutes le vs rtits parce que toutes
alarment leur conscience, et defendent i~,diflerein-
irient toutes les religions, parce qu'ils ne voient
dans toutes que des erreurs accrcditceset consacrees,
don't la defense donnera leurs vices un masque
Set des salairgs ; par, ces, aptres du mauvais sens
et du miauvais ofit, pour qui toute idee nouvelle
est une impi&te, conspiratenr; .qui prichent la servitude aux peu-
pies. aux pulssanccs le despotisme ; et traitant de
chimere tuneste la tendance universelle du genre
huinain vers sonaperfectionnement, travaillent sans
reliche i 6tduffer les plus belles et let dernieres
esperances de la Terre. ,
Est-ce par le chretien, cst-ce par le philosophy
que seront repousses avec plus d'horreur cs esC-
prits mallaisans qui outragent encore plus' la re-
ligion qu'ils, fed dent, que la philosophic qu'ils
attaquent ?
Lorsqu'au milieu de cc sinat auguste qui pre-
sidait aux destinees de Rome, l'incendiaire qui
en naditait la ruine, et don't le pere de la patrie
avail devoil.e les trames. voulut. aller prendre
place. ce orpt de magistrate, quoique eternelle-
ment divisi en deux- parties, se leva tout entier
et d'un seul inouvement pour laisser l'incendiaire
sur son banc', icul ecpouvant6 et furieux de sa
solitude. Ainsi, quelles que soient nos croyances
Qon nos doctrines, tout ce qui port sur la Terre
Ie nom d'homme et qui en esr dignc, doit s'dcarter
aves effroi de ccs ennemis de Ia raison et de
humanityi, pour lea laisser seuls sur ce banec
d'ignominie sur cette sellette of ils se sont
!places d'euxisienes, et on il faut qu'ils resent
export.

LIV RI S DIVERS.
L.' IMP O VI .ATEUR R iANNAIS.
Avec cettei pigraphe : L chaxi des pcnstes est
invention, (la Buycere); par M. S....... (de
l'Oise) (s).
Lief la plume 4la main ( disait le docte Fleury ):
c'est cette rtil6ieqo6n que M. S..-..... auteur du
eicucit qie''os annoncons, declare avoir suivie
t'rente annies :les volumes public aeux qui de-
vront suivre, sont le rasultat de ce soin prevoyant,
et de ce trava4j de tous les jours: d'un amas in-
forme de notes, d'extraits de citations, d'obser-
vations et de souvenirs en- tout genre, it a pu
reislter, avec un just esprit d'analyse et une clas-
sification raisonnke un corps d'ouvrage ayant on
plan et son but d'utilite.
Une objection si'leve ici, non centre l'ouvrage,-
mats centre son titre ; si vous citez tels ou tells
ouvrages, peut r on dirpe A 'auteur de celui ci ;
si vous vous ates born a extraire des pensees de
nos mosalisics. et des faits conpus, ou des traits
piquans qui Mndrithejt de l'ette, en mettant i con-
tribution les dictionnaires historiques des homm:s
illustres d'ane doites, les 6phmuirides les m&-
langes Acde literature 4 l'encyclopediana votre
titrq n'est, pas emp'li; car citer n'est pas impro-
viser.
A cela I'alttetr v pond, qu'il n'ignore pas cc
qu'on intend par la denomination d'improvisateur,
et singulieremesnt par le talent particulier dcs lta
liens pour Pimptovisation ;, mais il so justified dud
choix de son titre par son cpigraphe, et en inter-

(t) Ceux qui doeiretaient recevoir chaque volume de mois
en mois, Aussit6t qe'il paraitra et sans ptcndrc la pine d'cn
fair la dcmandc, ~sOnt invites A so faite iiscrire check Goqjon
fils, librairn caaditcur, onu lui adresser leur jin'riptioii.
Les iwcxirt reeyvio franc de port 'avis paniculirr d
,a mihc nvehtn,') ui ijoQus aYvant f'annonce publique.
L volume sira touijotirs d'af oias 400 ppge. Le ptix eit
ir cvorablement -fii a 3 fr. ;, plus fr. de port quell.c
quc soil la distance pour ceux qui dmcinderoant en s'iln
,.,rivnt, qut J'puvr.ige leut soit pdresa~ directement.
ost ettures e t rgent divent dtre affranchis.


pretant A son avintage la d.finitiba du m t'fin,
provisalsur donnce par I'acadituie franaile.
Rapportant aux anots lhs plus en usa e dans
notre langue les peaskes qui leur ont dfila sa[
sance, et les traits qui .sy rattachent, il croit up
voir dire qu'il improvise et ces traits et ces peon
sees, puisquil les met sous les yeux de sound ec
teur, en lui spargnant un travail don't il, ca
charge, et des recherches qu'il a faite.
Quant & nous nous pensions donner une id;
plus favorable de ce recucil, et inspire un desi
plus riel de le connaitre, en distant qu'il refes4m
de bonnes choses don't uae partte est dej' connue
et en l'annongant come le risultat de l'imagina
tion de son.auteur, et ar-tout de son improvji
tion. Par sa nature, c rectieil faisant passer suc.
cessivement sous les yeux du lecteur une foil
d'objets diflerens, lui rappelle des trails piquans
et dts pensies heureuses AVc c cleriti qui
tent de 'inrovisation et une varit rcrative.
mais dans fa ralite, le litre d'imnprovisateur .n'st
excitement ici que le tynonyme de citateur -- e
sous ce rapport le relcucil pent etre piquant,
la distribution bonnee, les choix heueurx et cl
redaction mithodique, sans que le titr soit dune
exactitude rigoureuse.
Deux volumes de ce recueil paraissent en ce
moment; ils sortent des presses du citoyen Goujoa
fils, imprimeur-libraire, rue Taranne : I'ouvrage
sera de douze volumes. lUs paraitront de mrois en
moss.



0 0 UR 8 D U '-CHANGE,

Bourse d'iater.
C iAN t S t T R ANG t'S.


A. 3o jours. A gojosu.


Amsterdam banco.
--courant......
Londres.... ..
Hambourg......
Madrid vales. ,. .
- Effectif...
Cadix vales......
-- Effectif....
Lisbonne........
Genes effectif...
Livourne........
Naples...........
Milan .......
Bfile.. .........
Francfort...... ..
Auguste .........
Viensi .......


I
ft. 3o c.


fr. c.
4 ftr. 70 c.
fr. c.
4 f. 55 c.
fr.
5fr. 68 ;
5fr. 5 c.


81. s. dp.6F.
palt.
U ft. S5 C.
fr. c.


54 5
56I
t4 ft. 15 t.
589 f
ft. c.
*4 fr.4 c.
4fr. c,

4 fr.6s c
$fr. cg


fm.S~c.


C H A N G


on. .... ....... pair A 5.
arseille.....'..I f p. a o 10 .
Bordeaux........ p. a 1o .
Montpellier...... p. A j.
Gen6ve, .... r
Anveis..........


Cinq p.
Id.Jouis
Bons de
0Bot an
Borls an
Ordon.
Ordon.
Action d


i i p.
xi 4.
^it


c. c. jouiis, de vend. an i1. 55 fr. 3o c,
. de germinal an s... S fr. 75 c.
rembouisement............fr, c,
7........ ... ..... .. .
8... ......... .. ..,... fr. c.
pour teacrip. de dom..... 91 fr. c.
pour rachet de rentes..... .9 fr
c la bar qe d7 France..... 67t* f. 50 c


S Pi TACLEES.

Thiatre de POJira, Au uj jphgain en Aujidt, eu
de Psych .. ', ..
7iThatre o to ,1. Anu. M. M vrd,; Mai" pour
Malice et le Flies amourcublc.
rhfiirt dti'Yaudeville' Auj. Va poutr I'Autre; UN
Rdiunion de Famille; Ie Jowt de Fan.ct la evi.
del'an i t.


L -tionnwdeat is fitih Paris, rue des Poitevins, un* tI. Le ptri t 4* a t0fratce pout trois moi So fran pooeer ts mois'tet ,et soon fracs pour 'annin ntier. O n o'tb
co* moatme.,nin dt chque moits. :. .
1.1 faw t watrotr teo oI ,'s. i rglist .t 1t ift franc de port aU ci6oyme AA;Sd,, ppipritluire de cejournal, rue del Poiteast, n* 8. Tw t!a fe, ,e#s e pifte, ji'S it isl 4 '#"
I) fattyt om'inptdredani Its nvois le port des pays ou I'on no peut.affranchir. Leo lets des dipatnesens non afranchie, no terons po1t01 retiries do lanposto.
1, ut> avoirtain pout plus de sOrort, de charger colls qui renfctment des voltrs .
Tout te .qu concern, la rddactiqn doit Str adre id au rddacteur rue doe Pehcvminu t 1, depuis neuf hiure, duicj a.o iUtquc't inq hautts do s i.t

A Paris, do 'imprim.rie 'e H. Agasse, proprriAtire dot Monittur, sutc idesPoitervins,'ar i3.


~ ~__C~~~~m_ __


YI


jrn
























































































w


F"


EX T E R I E U R.
TU R Q U I E.

Constantinole 3 dicembre. (11 frimnaire.)

La plus gRand' parties des habitans de cette
Ville et des fauxbourgs out pass ces jnui dterniefis
dans des transes mortelles. L'approche de deux
I,,dtas rebelles A la te d'on grand nombre de
bri.,ands ; les relations. qui pa.rurent s'etablir entree
leas~mi&ontens du dedans et les ennemis du de-
hors, nous plongea dans usic consternation qui
ne peut tre compare qu'a celle qui suivit la
nouvelle de ce combat funeste qui forga le grand-
visir A signer en Bulgarie un trait avec 1armiee
russe victorieuse., L'xecution des Inesures prises
dans les conseils -qui curcnt lheu a plusieurs re.
prises et qui durprent fort long-terns, lut suivie
de 1effet desire : les brigands fuient forcs de
sloigner a 'Iapproche de 1'arree des janissaires,
et les pcontens de se refugier dags le fond de
leurs maisOns. Nous respirons, et nous nous flat-
tons de jouir de quelque tranquillity pend cnt un
terlain tms .
L'assapsinat du ntegociant anglais qui se. ren-,
lait en cette ville avec une yalcur de plus de
z,15 iille piastres en pierreries, s'est confirm
j a dt depouilk etblesse wais il a survdcu.
(Extrait du Publiciste.)
DANE MA RC K.-

Copenhague le 27 dcemb.re (5 niv6se.)

in grand nombre de vaisseaux anglais et danois
olti te jets par les tenpktes sur les `c6tes du
Jutil3nd et de la Norwege.
I1 Ast enter' A Pitersboarg dans le course de
h prsontire anae, 83 vaisseaux danois ; il en est
d ti 89.
ALL M A G N E.

Franefort, le S janvier"( 17 nivse.)
commerce dce iotre ville est toujours tres-
fioiiiint, quoique les relations avec Haribourg
etBrfmesoient aujourd'hui trd-insignifiantes.Notre
commerce s'est overt de nouve.iu.x dbouches qui
lindeminisent suflisarnment de ce quil perd d'une
aue maniere.

tP'U'B .LI Ul ITALIENNE.
Sudit du pricis des acles 414 gouvernement tde la
R.puiblique italinne, depuis les ornices de Lyon
jusqua tt moment. {
AllA. .r"(j.oa.)
"jauillit. Le grand-jtige iclaircit quelques doutes
luf Ics premieres redamations laites A 1'occasion de
Antbilk entt dans la 16gion italienne.
To0 jillet. "Le ministry de l'intdrieur defend par
Oin mared, de faire paitre les bestiaux, couper; lQ
ji,, atrachcr les racines les herbes et bruyeres le
0g tw,,foqsss, des digues de torren de Bozzente,
Gradeluso et Fontanile de Tradate.
141 jillitt. La cornulte-d' lat decr'-:e la creation
ie decux commisi,,u. l'un en.dctJ 'aa.itre au-
dcl.- ',J qi jlug 'ron i' lhtai e,,,ent tou4
aIrev~enu seslits centre I'odtr c public prev, s.ir
j.*idiu 16 teiruidbor an 5: 5' es ienblemens sc-
ditieux arrives dans quelques conMtnuc < -'fcCi-
Sii.,'de ,a ricquiiioi.dic. coscrits, out pxoyoque
C te z qure. .. ...
0u juillei. Le prard-jiieL, par sa circulaite de cc
J3 ib x C~ cnwniifairei du gouvcrnIeent pies. le
rirbrtnalix., t6iermine le seiq de I aI. X dc la'IaLi
i. i' Isptribi 1o80-', sur le paper tinfl'rd,',de'
litar ul ParnIende de ido liWes portIc dan3Mi ctee
S. tmgmente thaque \wis qh'il y a Une uouiellec
et ra rcfotioan .... ..

t iillett. Le rand judge met etn activte es regle-
lttht de disciplineinte inale de l'cx.Lombardie
wta l. l4partement 4c Mella it ctablit Usne
Preurt d 4i'ce dtpatCreceot ,~t des magistlati.con-
Ihaicurs .
' jillca. L' ticd CLXXIIde'l a loiddttaejail-
let diniei .pcnant recotrs aux ttibunaux supe-
nts4 potrm d cni de pjstite, U6 lenteur de proce-
esCt w tscrr vitt, idan touss4 s tribnaui.ts de
Sfepuhliqua, par arrat& du grand-juge.


23 jiillet. Lea rigletnens de discipline interinale 26 octobre. Le corps-lUgislatif par une lo .
de I'cx-'.ombardie sont mis en activity, par ordre fixe les forces A suivre pour la convocation du' griidjuge, ,' nsi le nouvel arrondissement de col!eges 6lectoraux et le mode A observer par
1Adige et daus le d&partement du Basso-Po ; et on eux et par la censure dans I'exercice des foucti.-ni
y organize les pritutes., ajsi que des magistrates qui leur sont delgtuees par la constitution.
Sconcillatunrs.


26 juillet. Le vice-president, par un arrt 6ta-
bit des. fonds pour 'Flabilliment fourniture et
entretien des troupes a pied etA cheval,ct Ia fetrure
des chevaux de ces dernict ,,-
29 juillet. Le grand -juge ordonne provisoire-
ment que toues les foeis 'qi'i s agira'.des crimes
de debauches ily aura dcs seances a huis-clos.
ierl aoit. La consulate d'etat nomme definitive-
werit les memnbres composant les tribunaux consti-
tutionels d'appel dans Jes departemens de l'Alto-PS,
du Mella du Mincioet du Sgrio. .
,3 aoit. L'adminis:ration des biens consacres aux
htablissemens religicux onu ceux de bienfaisance,
est organisde; et ses rgglenaeiu sont contenus dans
un arrt ddu vice-prisident.'u
6 uoit. Dordhavant, suivant un arrte du vice-
prsident on ne pourra admettre Qu conserver per-
sonne dans aucun employ public quand on ne
pourra pas justifier par, des certificates des lieux
du, domicile que :on n'a pas. ete complique
d4ns un procia-criminel avec blame dans le
ji0gement .
"14 aout. Le idlai accord aux conscrits pour se
epicenter i leurs muhiciihlites, ou au juty.de
conscription est proroge au 20o septemubre inclu-
siverient.
t6 a 1oit. On abolitlei vice-prefectures de Cento
et de Castelnuovo.
25 aoeit. Par a'rr&t du vice-president on rend
les biens allodiaux aux ex-feudataires ou A leurs
hiteriti ers.
25 aoAt. Le grand-juge envoie aux autorites
constitutes chacuie en cc qui les concern les
dcterwoinations, arret6es entire lui et le ministre de
la guerre relatives AlIa procdurire et au jugement
des causes ou straient, impliques des miliiaires et
de.s gens qui-ne seraient p.,- miluaires.
27 aoit. La vice-prefecture de Crema est abolie,
et son arrondissetient est reuni a la jaiisdiction
immediate dela prefecture de l'Alto-P6. *
-27 aoit. Par arirtA du vice-prcsident', la for-
mation d'un corps d'arme italienne est ordo nee;
elle doit passer en Francd pour faire parties de la
grande cnediion et server s .us les ordres.imme-
d'llIS du PRIu.Mltr CONSUL PR i'tN,'..,
S8 sefitembre. Publication du deciet de Ja con-
suite d'etat qui autorise le gouveinement A prendre
toutes les nmesures n6cessairs pour se garantir
et se d6fendre des attaques des-Anglais et qui
met a sa disposition quatre millions delivres de
Milan, pour la construction de deux frigates et de
douze chaloupes canonnieres.
Slo-.septembre. La reunion du corps-legislatif est
ordonnee4, ,par le president., pour le 2o octobei
prochain. .
15 septembre. Le vicerprisident, par un arrete ,
accord une indeirinite aux propritaires des barn -
ques civiles dins )a cornmnume 4 Bologne les-
quelles out .6, upprimees par ordie du grand-
jue,,pour placer, plus avantageuisement les uti-
bunaux.
a2 sfitembre. Le gouvernemont pour l'avantagge
de la jeunesse uhi -1 .ir s1 lirer A 'etude, ouvre
un c .il e ija i.-iI.Il a Payie .
.2a ptcnbiA'-. Par'iarr6t, d i grnl,1t-iiije les rd-
glemens de discipline- inritdiale de l'ter-L'ombhardie
sont rmis enatctivitd dan l'es proviieeesLdoe la Val-
teliuc, :Chi.i1cnio ct Bi.'tuiic:,. ainsi que dans le
department de. lAgogne -et 'ot i onianiie, les
pr f IeI.i r s et es bu,,:.,-x de (Tr,;ii,ul ri .
;:Uj7 if.Vi'Ohra: Lkes -_rglemens atuq'oels ont asso-
jettis les ouvrages animprimer soot publids danr
turn Jaicid l viczrpr'sitcnt.
let october. Le ministre de lin.tdrieur d'apris
le nouveau plan arrete6pour le FORUM-BONAPARIE ,
irvite tous les citoyens A fire dcs soumissions pour
driblaver ks eniplacemenis destliiifs A lf1vation des
mrnumens qu'on dbit faire et il indique les con-
ditions de ces soumissions.
" 21 oc'tnbit. Le v;'ce e.rsident ordonne la for-
matioti d dn" I.11 I'l.,. de canotlniers q. i doitt
etre''t .. Hei au s.:-ii:' des barques canonideres
Set'des i..6,tctrir:c pouC-la defense des c6tes de Ia
Republique.


27 octobre. Le coips-legislatif decrete en prin-
I cipe qu'il y aura une loi sur I'&tablissement des
poids et measures deduits de I'uuit6 lineaire : .
mise en activity de cet tablissement gdrwral est
fixed a trois ans.
28 octobre. Loi rendue par le corps-legislatif,
par laquelle (en confirtnant les pouvoirs conferc's
au, gouvernement sur l'arrestation des personnel
suspects des vagabonds et gens sans aveu ) il
ordonnie a tous les chefs de-la police de fire
elargir dans le terme de huit jours, ou tradui-.
aux tribunaux competens tous ceux qui s8nt
arrenes.
31 octobre. Le corps-ligislatif accord aux conm-
mandeurs de Malte une pension viagere, egale
au quart du revenue de leurs cmmrnanderies?, :t
condition qu'a F'poque de cette loi ils aient
habit six nmois, et qu'ils habitent dorinavant ton-
jours dans le territoire de la Rppublique : a loi
leur accord en outre pour indemnit de f'ai-
riere la some correspondante au huitierne de
ce que leur auraient di produire leur b6tefice.
Dans le courant de ce mois d'octobre, les mi-
nistres ort tend publics leurs comptes : ils oft
fait voir 1'emplol des fonds mnis leur disposition ,
et la date de la creation de ces fonds depuis
le 14 fevricr jusqu' la fin de decembre J18r:
ces etats oflrent un excedent de recette.
4 novembre. Loi du corps-legislatif qui indique
quelles sont les versonnes qui peuvent sc fire
repri6s ier par des fond6s de procuration dans
les conseils comnimunaux de la troisieme classes.
5 novembre. Loi sur le traltement des prifes,
sous-prefets et autres employes du gouvernement
dans les d6partermens.
14 toavembre. Par une loi express le corps-
Mgislalif met la disposition dou gouvernement
5,20,000ooo liv. pour les d6penses exttaor,'inaires
des constructions navales ainsi que pour Ies frais
de I'habillement, ceux des chevaux armeaient et
escorted des troupes destinies pour la grain-e exkc-
dition. II y auia une surimposition A raison "do
six deniers par chaque ecu, dans la some laqueile
sera fixed tpar estimation !'imp&t foncier.
18 novembre. Le corps-legislatif ordonne des
changemens iu plan de 1'&ole militaire de i.Mo-
dene-: il augm ente le nombre des dleveS ; il accoida
plus de terns pour F'instruction, etc. etc.
19 novembre. La comptabilite national est orga-
nisce par ue lIii ; eie est confie A une com-
mission qui entreta en axeicice le 15 dcienIl:re
prochai. '
24 novembre. Loi qui defend Fetablissqment des
Iycees ou des gymnases dans les endroits ou if y
a des universities.
12 decembre. La liquidation et classification de la
dette publique a ete uu des piemi.: rs objets de la
sollicitude du gouvernement. La constitution avait
deja d&clare nationleleses dettes 5ies diveis3s pro-
vmnces qui font parties de la Republique rcservant
ai la legislation de determiner ks dispositions rela-
tives a celles des communes. Le corps-ldgislatif1,
danssa premiere seance, avait, par sz loi di 14 sep-
telnbre, fixed a tout le courant 'dc',_ -eiri-.ie de
I'annde i8o0 la d&claration des cr6ances envers la
flati0h sous pelne de la perte des dettes, si cett;
ieclaration n' tait pas faite danis 'ifitervalle prescrit,
suspendant, jusqu'A la premise d4 no.uveaux fonds.
le dernier pavement pour capital et interets d'une
dette national quelconque, anterieure all 14 ,e-
vrier dei ette annee, jour auquel le gouvernement
cdnstitutionnel fut etabli. A present, voulantt etn-
loyer envers cette denitrte classe de creancierts,
es measures les plus indiilgi.teIs ,par la loide
ce 6u'r "le gouvernement leur accord tout le
mo1is d'avtil prochain ,pour pidrei'ter leuiscrearn-es
A I'office de liquidation et classification Et dana
le eas oh .par cette -liquidaion definitive it
apparaitri que la nation eut payer cases crrinciers-,
des rerntesqui ne devaient Etre a sa ch a g4 ni en
totalite Iit en paitie par la meme loi elle, se re-
serve le druit d en repeter le just reniboursement.
Voice les trois aiticles'de cette loi:
Art. Pr. Tout ird'ancier envers la nation pour
des causes ant-rieuites au 14 tevrielt 1812, i' 1t. est:
tenti'a presenttu ses piVopres cleialics Ia 1 "ii.e e
liquidation et classification de la detnu publique


- N,, i's.


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR 'UNIVERSEL.


A dater du 7 niv6se an 8, les Actes du G(;',.., rnnm: nt ct dc&Auoirites constitutes, contenus dans le M o N ITE v s, sent ojf als.


Samedi 23 ni6se an t 2 de la RNpuhlique ( 14 janvier 1804.)













da:in tout le courant d'avril 1804. Pass6 ledit temts, Di
tout rnoyeni munie extraordinaire e t inadmissible de
pour la diclaratiorn desdites creances. Be
II. Les etablissemens du culte d'instrnc'ion et
de bienfaisance publbque soot obliges de presenter I
a 1I rffce de liq idation leur propre creance; les sij
communes et tout lei crianciers, tant rangers R(
que nationaux y sout tenus sans distinction la
de personnel ou de cause quoique les rentes en ur
lntur favur fussent, de dwoit ou de fait, acuellement d'
en course, et quoique leurs raisons fussent en contes- d<
station actuelle pros les autorit6s judiciaires ou I'
administrative, par-devant lesquelles its pourront
poursuivre la cause pendante. Les creanciers des
months et banques piubliques, pour qui les autorites vi
departementales respective auraient fait en masse
les declarations, sont exempts decette obligation.
Ill. La nation se reserve le droit de rdpiter le
remboursernent des rentes payee dans Ie casoit
par la liquidation definitive, T serat constant ,
qu'elles ne doivent d tre a i-sa charge, men totalit'
ni en parties.

REPUBLIQUE HELVETIQUE. &
r
Ftibourg, 4 janvier (13 nivose.) e
LU cit. d'Aftry, landammann de la Suisse, partit g
de Fribourg Ie tl. janvior, pour so rendre A la c
Saint-Gine, village limitrophe du canton de Berne; e
it etait accompagne du chancelier et du greffier de 1l
la confederation de plusieurs membres du gouver- u
nement du canton de Fribourg, du commandant s
de la place et de sovolontaires a cheval. Les canon- b
viers avec quatre pieces de champagne avaient dte a
envoyds en avant ainsi que 40 volontaires a pied e
qui servaient d'escorte aux archives de la confu- t
duration. P
A l'invitation du landamman, le g neral Ney, (
ministre plenipotentiaire de France, et M. le major
Duverger minastie resident de Ilecteur de Bavieret,
se rendirent en mnie-tems que li i la Saint-Gine ,
on ils hurent accueillis par une salve d'artillerie. "
Un instant aprs le citoyen Wattewille, avoyer
du canton de Berne, et nouveau landammann de
la Suisse y arriva de son c6t6 accompagn' de
plusieurs merribres du gouvernement de ce canton ,
et dune belle escorted 'de volontaires a pied eti
cheval M. de Crumipipen ministry plenipotentiaire
de S. M. 1. et R.. M. de Caamato ministry pleni-
potentaire de S. M. C., et le cit. Venturi charge
d aflaires de la R publique italienae arriverent
,galement de Berne avec les personnel attaches a
leaurs lgations.
On se rdunit dans une salle prepare i cet effet,
et apr6s un discours prealable le citoyen d'Affiy
remit a son successeur le iceau de la confederation,
l'acte de mediation et les traits d'alliance et de
capitulation militaire nouvellement conclus avec la
France. On dressa de cette premise un proces-verbal,
M. d'Affry presenta ensuite au nouveau landam-
mann le cit. Mousson du canton de Vandel, le
cit. Gady de Fribourg 'un chancelier et l'autre
gretfier de la confederation helv6tique. It les lui
recommanda vivement en faisant un just loge deu
leurs talent,. et il terminason discours en embrassant
son successeur, celui-ci repondit avec franchise,
mnodestie et sensibility.
Cette touchante c.krimonie qui tirait un nouveau
degree d'inteirt de la cordialit6 et des timoiguages
d'egards qui .1'accompagnerent, se terminal par un
dejeuner de campagne et I'on se separa a e heures
de l'aprks-midi au bruit du canon.
r Rt O Cr A V E It B A L.

Artjourd'hul Ie te janvier d l'annee 18o04aprd
la naissance de Jksug-Christ A ouze heures du
mati leurs excellences M. Louis d'Affry ancien
landammann, et M. Rddolphe Wattwille, entrant
en fonctions dans la place do landammann de laI
conrfd&ration suisse, se sout rencontri A la
Saint-Gine sur la frontier des cantons de Berne
et de Fribourg, pour mettre nc execution le
passage du directorat du canton do Fribourg i
celui de Berne d'apr6s le prescrit des articles
X111 et XIV du pace lddial du 19 fTvrier i8o3.
Ce changemetit de regime consiitutionnel a eu lieu
au mroyen de la premise qui a eti faite j M. Ic
nouveau landaimnnann da sceau de !Etat de
la confEddration du there original de l'acte de
snediation et de toute l'archive central de la
Suisse, ainsi qu'en lu presiutani le clancrcllir et
le greffiet de la conledcrationi, pour des aujour-
d'hui, et pendant I'anee 1844, travailler sous
ses ordrc.
Auquel acte de rdmise solennelle futent pr6sens
come t6mioins ct corttge des deux landammann
wcspectifs; en premier lieu, tous les ministres des
puissances etrangeres accredits .au sein de la con-
eddration suisse, et de la part dti louable canton
de Fribourg, M. le conseiller-d'etat Nicolas de
Castella rnaichal de camp au ci-devaul service
de France. Jean-Anuroine Herrensclhiwaind con.
seille-d'6tat et Fiaan ois Pierre -Friddric de


45o

iesbach, lieutenans de gouvernement du district -
e Fribourg; et de la part du louable canton de L<
rue MM. Fred&ric de Frendenveich, conseiller- d<
etat et Ferdinand-Louis\ Jenner, tresorier. p1
En foi de quoi le present procis-verbal a 6t6
gn6 pat es susdits MM. Louis dAffry et
odolphe de Watiwille, scelle et consign par
chancellerie dansm une triple expedition, don't
n double a &t remis A M. I'ancien landammann
Aflry, un autre A M. le landammann regitant
e Wattwille eti e troisieme a et6 d6pos~ i
archive central de- la confeddration. ,
Ait,.si fait et passe a la Saint-Gine le er jan- d
icr 18o4. 7
Signi, LouiS b'AFiRY, B. DE WATTWILLE,
MoussoN, chancellier.
GADY, grefier.

Bdl4e It 7 janvier ( 15 nivole.)

Notre gouvernement vient de rTdablir les an-
iennes quipze tribes denotre ville, en leur ren-
[ant leur ancienne organisation, sous la scule
estriction qu'i n'y est plus attache, ainsi qu'il en
tait autrefois aucun privilege ni droit poltique,
acte de mediation ayant aboli toutes les prero
,atives de cette nature. Tout citoVen du canton
Ie Bale, delia Suise en general eterde la France ,
xerqant un art pu metier quelconque, ou faisant
e commerce seront tens de se fare inscrire dans
ne de ces tribus a'ils ont l'intention de con- ,
erver leur 6tablissement dans Il canton, on s'ils
e proposeat de s'y dtablir. 11s seront tenus
ussi de payer une some pour let reception
:t annueHaemcnt une petite retribution pour 1'en-
retien de la tribu. Chaque tribu aura douze .pr&
posts nommes A vie ayant le titre de mattress
meister) : iSs seront charges de Iadministration
les biens et des capitaux de leur tiba et du
maintien des riglemens determines pour chaque
trib.... L'ordonnanice rendue a ce sujet par l e
petit-conscil, a iti g niraiement approuvc.

AN G LET E R R E.

Londres Ie.9 decembre ( 17 frimaire.)

(Extrait du Su.)

Les gindraux francais Morgan et Noguhs, apre
avoir tt rngulitement changes. asont parties iamedi
dernier pour Gosport ,o ils doivent s'embarquer
pour se rendre a Morlaix. Its sont atcompagnes
d'un gentill nimme inglais ehargi de lettres pour
la France et qu doit hire .oute avec Paris. ...
La gazette d'hier au soir porte que le i ats
matin, on a ddcqcvert an pLulard seditieux et
incendiaire affich6 sur une porte faisant face au
chemin public entire le Palac,-GCueen et le p6onk
Framwellgate ; ce placard, adrcss6 aux volontaires
lea engage a mettre bas ltesarmes, et i ne faire-
aucune rdstsiance a l'aimee francaise. On promet
une recompense de ,too liv. st. A celui qui dicou-
vrira 'auteur de certe affiche siditieuse.
Du l S dicemtbre.
Lord Saint Vincent est arrive mardi en cette
ville en consequence des lettres qu'on lui avait
adressies le' martin du meme jour par courier
extraordinaire. On dit que ces lettres oat pour
objet de n6uvelles measures de defense A mettre
de suite a execution sur les c6tts des comtis de
Norfolk, de Lincoln et d'York.
D 16 dicembre,
Un navive du convoy part pour Opporto et
la Miditerranke vient de lrentrr A Falmouth.
11 announce que Ie coup de vent de dimanche
dernier a disperse tout le convoi.

s6 ,17 dicembrt.
On dit que la nmalle arrive hier de Hambourg
nous apporte de tristes nouvelles. II paraitrait que
soixante A cent navire ianglais.auraient htd poussas
et awuaieM fait naufrage our- les cotes; de la Nor-
wege ,,et 'qumn 'isseaui de &64 ise serait perdu
corps et bins sut :elles de ha Zclande ,
On assuft e' das lesapremicis cercles de lh
ville que le government s'attend chaquejour que
I'ennemi tentera son expedition.
11 est certain que l'cscadre du Teuel est' corn
plettement equipp e prite a mictre en mer et que
I'embargo mis en dernier lieu sur les vaisseaux
marchands qui se trouvent dans les ports de
Hollande *t de Flandres, a procur6 les moyens
de transporter les troupes cnnemis plus stirement
qu'en ne l'avait fait jus ua'alors. On croit que
c'est pour cela que lord Saint-Vincent est revenue
mardi dernier A la vilk t ainsi que pour confer
sur des unesures maitinmes Ai adopter pour la defense
des cotes de youtjint dc Norfolk, Lincoln et York


,Une personne qui se troupe en ce ntroment i
ondres, a vu So- navires de, diflrentes gran-
ers i, et formant deux iottilles s'aniter au
ort d'Anvers dans Wir trajet pour se rendi, A
unkerque.
B A N QtLU Z'AN L e It R ,
rontant, des billets dt Ia banque d'Ang terre Et,
circulation It Ir juin, le ie avilt ele ev Ocit,
at is s5 nQvembre i8o3, tel qu'il a itesotnis l
de ce raois la chambre des communes.
Montait des billets de baaque, de5' liv. et au:
essus y comprise les bank-post-bills, payable A
jours de vue: .
Au zie juin 83 ....... 12,847,540 liv. st.
o*raoit.. ........... 3oi3,t,8o
"r octobre.......... 12,570,500
a5 novembre........ 3,5oa,69o
Montant de billets de ba"ique de a liv. et iv.
Au i rjuin........... 3,a53,600 liv. st,.
scraout............. 3,721,3o
iOr octobre.. .. ..... 4,,o52,o06
25 novembe........, "4,429,40
Elfi-Bey, lord Blantyrel, le colonel Moore, f'in
erpitie du roi, M. Hugues,-et trois des chels
de Mamelucks ont etc secrentImeunt preserves i
S. M. A Windsor, et le mime soir is ont din4
:hez lord Hobart, A sa maison de Growenoi-PIhce.
Les ordres les plus pr6cis out t donni$ pour
qu'on lui rende les plus grands honnieurslors de
son embarcation A Portsmouth. Sur le desire qu'it
en avait tdmoign6 on lui a permis de voir les
chantietrs les arsenaux, et le port.
-Des lettres de laTrinite rapportent que ies c6tes
de l'ouest de cette lie sont infesties par neuf cor-
taires franjais pami lesquels so trouve un bridk
de vo pieces de canon ; qu'ils ont effctue aun dbitn-
qttem eit-prs du fort Abercrombie,: ou.ils aviiepit
4tabli un signal sur la hauteur-, pour avertir leau
croiseur's csd qu'ils appcrcevraiant quelque biti-
ment sous Ie yet.
Du, 34 dicemrbrt.
(Extr.ait du Merning-Chronicle.)
Noua poimmes informs q'il est aujourd'hui
dl'us-ig dans les diff ehs cafes de ccite ville, quain
un stranger y demand des ,lhaiihissemens .ds
s infornier s'il aura besoin- de petite mannaic? sil
repond affirmativement. l'on est dans la- ncfssitl
ou de lui faire credit jusqu'A ia prothaiue occ.
Sion. ou de refufer de lui fomiin cc qu'il d*
mande. .
Du 3o dictimbre. -
Le gouvernement a fait resent A Elfy Bey de
cent sabres qui ont tid choisis a'la Tour, et 'ua
fusil a sept coups. () ,

tes dernicre ouragans out eu lea suites les plui
desasteuses et test a" regret que ,ous sommes
forces d'offrir d'aussi tristes details a nos ect-
teuts, On nande de Plymouth que plusi,euti
vaisseaux ont chasse sur- leums ancres, et d'auinei
ont &choun, ce qui a occasionne do grande avaries.
A Portsmouth, plusieursa vaissaeatx appartenahtt i
la flotte des Indes Occidentales ont beauCdtp
souffert. L'un des vaisseaux .captbrks de la co6m-
pagnie des ndes Hollandaises a could bas. O0
compete plus de trente batimens de la flotte
marchande, icvcantl de la Saltique. qui ont chout
ou p.ri dans la nuit du 3o novembre. On n'ap
per.ott que bri, de aisseaux I'espace de plus 1
six ailles de long de Ia c6te de Lessoc.
Dars les temnptesr',idi 14 et du 5, utigadt4
nonibre de batimenms ont peiisur Its LoIte dklAInde,
dans la baic de Dublin, sturles c6ics de Wexibtd,
Widow et du nord-est. o 3; '
-Lesjournaux dc New-Yorck sont ariV .rb eT
matin. Le gouve.prra-nt vait expidde I e I,
vembre', les oldies neessaires podr prendice f.,
session de la Louisiahe conlormekcnt au tfrai
de cession. .
-" Nods croyons que c'tst sons aticun fondtmefnt
qu'on a rdpandu le bruit que M. Livingptof', qui
ost arrive de; Pari, i4 y a quelques .joups ,
pfroter do propositions pour un ar aingenenlt Al0
a France ct I AngleteFre. Cc M. Livigston
colonel an service des E.ats-Unis. ett ..; 44
M. Livingston I'envoyi americin ia anSts. c
bruit avai t occamionn4 unei haussc dons lea q
publics. Les 3 pour cent consolide IPst w
L'omnium sct A 6 de-pe e. .

Nos gareties ine pzldent depuis qiquelquei ti
que de volonitaireS lcbsdc I c)ctcec pit la rm,
adresse de lems camarades, et mollullt dLn$ il
plu grandes dodeleuri. CGe sons rani6a4 leis bouchi.
(a) Oh la bonne alien de la Porte qal L'An5tIwat
Tout atHssi loyalty anl que da laout de aI9h-
*' "^ *' 1-*1-! L '"' "' '












e fds, tantt la bourre des cartouches qui bles-
ut g trieii riTvices; I luel .i. ce sont les
ettetibubliees d(ans le canon1, tquelqtlefois aussi
tusill, qilme qui creverat. II, arrive en eflCt quIe
le otaire charge son fusilq uatre fois mans qu'il
t fito fu une seule et alors, si ameorce prend.
in'y a ps d canton qui rdsiste. Les bureau de la,
une et ceux du page des carnatx voisins des
dou d'cx ercie sont pleips de blesses et de mou-
et le nal augme te rau lieu de dim.nuer,
r ique les voloutaireS deviennent toujours plus
's, 1l ne faut doc pas s'6tonner st lemahim
Arsdt d paris s'dgayc aux depens de ces nonmbreux
idas. ; Pluseurs corps de volontaires viennent
& faire dei roglenmens, pour prrvenir ces.,accidens,
Cliaque mal-adresse sera dorenavant punie par une
eantde .Pat exempie celui qui aura laiss6 sa ba-
untie t as let-fusit payera cinq shelling et ainsi
ds utres. On a aussi propose d'exercer les volon-
tailes moins aguerns an tfen par petits pelotons
ji qutire ou cinq hommes, parce que la confusion
les eiptchc de lien comprendre lorsqu'ils se trou-
vent dns t les rangs dune conmp.gme nuonbreLs9#..
Notre grande cspiratice repose done sur notre ma-
rine; mals on n en est que plus inquiet pour les.
vtsenaux de CGhatham et de Portsmouth. On craint
ue si les Franjais peuvent op rtr une. descent ,
s ne commicncent par les brfier, et ne cherchernt
ainsi a noule dren le mal que nous letr avons fait
ATouilon. Un autre flan pour nous dans la cruise
actielle'. c'pst la detestable composition de notre
0 n.e de deserve. Oh est oblikg de mettre en sen-
tihelle la porte d'un grand nombre de'baraques
des h nmmes stirs sans quoi tout dserterait dans
ur nrnit,. Ces sentinelles ont ite plusieurs tots
s ,li', par dessoldats ivres de la reserve, qu'elles
e vyoul-ient pas laisser passer, et 1'on a e6t oblige
de les itendre sur la place,.... D'un autre c6te,
aos dons patriotiques ne connaissent 'point de
bone; ils remplissent des feuilles entieres de nos.
jo rnaux. On donne des vaisseaux des bateaux ,
des barques, des canons, des armes de, habits ,
des tsfet de campe'ment ; .on done des regimes ,
des bitiillons ou du moins elursolde : ce ne sont
pas lej richesses qui nous manquent; ,mais on se
tappe'lle quelq'-'1( is avec inquietude, le nirot de
ceRomain, qui ne desirait pas de lossider F'or,
mais de commander a ceux qwi' le possedent.,s
M. BiLegin, celebre physician pratique, vient
de iouriir; l n'a pas survecu- long-tems a son
patron le duc de ,Bedf6rd, chez-qui il demeurait
ordiikirement aWoburn-Abbey o0 il s'occupait
de divers etssis pour appliqueit A la tannerie 1'6corce
de diffeiens arbres. Le resultat de- ses premieres
expiftenccs'a et public e 1 798 dans les T ran-
sactionsphilosofhiques.. Oa espere trouver dans sea
plipier la description de c'elles qu'il a tentres en
800oo. Sa mort itait inattendue ; l'avant-veille, it
asiina encore au theatre de DruryLatie. C'est a
lti quest due l'inve'ntibo d'un nouveau genre de
afetiee-, :tes-recherchres dans tout le royaume,
S tt onnues saus 'l norm deo ceffte-btggins.
-Les Angla is ill'exemple deisFrancais, commen-
cent a faire, descollections d'anecdotes et de bons
innio de lqurs (Qturnes clebres. Le libraire Phi-
lipli. a deja deg Wa/lpoiana ,s Swisiiaua et Addi-
p neana. Cette derriere collection est sur-tour tres-
intiressante. On u'y A pa" s&tlemtnt rassembl6 les
ineolcies ,djai ciaiimnns : on en done beaucoup
qui riiiiient vraieiiint ce tpon;, c'est-A-dire, qui
tauient encore anlites.

S IN T E R'I E'U R

Pais ilc 22nivse.
IE gineial Nogues est arniv a Paris, il est parii
doe Londtes il y 'vpeudeo jours; il avait te tait,
prisonnidr A Saintm-Lucie.oi. il-.n'avait. que 400o
hommnes,'l ignorait, a.d6claratiot de gueri e, lorsque
legk&6il anglais.Crialieldyd6barqrt~uOtmhornirtes;-
it soutint lassautsur un moree, en. chassa trois fois
ks Anglais, leur tua beaucoup de-monde et sp&-
tcilement l'officics qu'ils avaitatt destiny pour 6trc
Souverneutrde file. *
Ltgnral anglis avait accord au'n'" Nogusr
tli pelementaire puri rcetournqr en France; mats
ki croisieres angliseis 'envoyerent en Angleterre,
il a kt long-tems retenut dans de petites villes;
1 a ti~ctonni auwdclt de, toute expression de la
barbaric et de la grossieret des prcjuges qu'on avait
cutlqtles au peupl ccoitre les bian;us. Les hobitanns
nen parlaient quoen leur donhant e1 nom de chiefs
di fiaris eit ioutres les absurditis dnt Ia jour-
tISx sout trcmplisa formnient la royance du people.
.allddiffettgBe entc la civilisation du peuple de
Efrance;. de'lAllemagne ct dtc 'Iaie etlc clle de
lintcrleur de I'Angleterre !
*tQa ia leur esprit public, la peur taiht son-
trhuier degr~ et le nombre des ~ncontens d'un
gouvrme ntej inmpidvoyant qui n'a eU d'autres res-
..i. qu d' armer toute la population, s'accrois-
La paix etait vivement desire par totes les
lasses deoa nation, par plu~aseura princes memes.
L gnaral No ues a din, a Bristol chr ez due de
1


Cumberland qui a Fait la guerre aux Frangais en
Allertiagne leqiel ne doutait pas que. Les Francais
ne passent descendre enAugleyere., *et disait dans
la conversattion que son systemoe etalt qu'oan deyait
so battle en masse.
Tout commencait ressentir la penurie ; la
marine meme eprouvait le besoin d un grand
nonabre d'obiets d'approvisiontaemens. Les forces
de terre si l'on en except les gardes et les troupes
de ligne n'etaient qu'une ridicule caricature. UTn
tirs etait arme'de fusils, et les .deux tiers de
piques.
S'Lidministration actuelle etait tniversellement
xmnprisde ; elle &tait considered come digne
minister d'un roi caduc et inatheireux livr6
-a toutes les intrigues d'une femme ambiticuse et
vindicative. Le praenier sentiments de 1tout soldat
anglais etait un grand m6pris pour' le due d'York,
leur commandant e chef.
D'autres officers arrives par la mcme occasion,
ont fourni les details suiveln:
.. .. :^ ; + !, f ,.., .'
Le parlement est compose de 6oo me0mbres;
il se divise de la nianiere suivante .
Deux cent cinquante votept tqujours pour le
chancelier de I'chiqtuier qjueiti que soit son
opinion, ddclareraiit mn- 'me qq'it fait nuit en
plein midi. Ila sont achetes et pays puur cela.
L'oligarchie anglaisq, isrrn parMM. VWindham,
Melville et Pitt, qui, .comme l.,es ohvgarches de'
Veriise et de Genes ,ne saverit'plus quelle conte-
nance tenir dans la pouvelle piii.n dM I'Europe ',
et don't l'orgueil dont ils solnt boursoufflis ne
leur permettia de voir que quand ifl ie sera plus
tens, disposent de 9g0 rembras.
Le prince de Galles dispose 'de So- membres.
Le part de M. Fox, et des homes qui prt-
fetent le minister actuel que!que nmepris qu'ils
aient pour lui A voir les o.lygarches remonter
au .timon des ,ll'aire ea compete 80.
Le rest. se compose. de gineraux, d'officiers
ct d'autres menmbrcs qui ne sont point au par-
lement.
Le minister actual est reconnu incapable de
fair la paix et, la paix une tois faite manquant
de l'energie necessaire pour la maintenir iniacte
et a I'abri des parts qui .ui sont opposes ; il est
egalcment incapable de sbien.ditiger une guerre
aussi. difflicile, et de tier un part avantageux des
finances dans les circonstaniSrs qui pourront se
presenter. Maig le roit, las d'a*'oir kte sous le joug
de 1'olygatrcie des Pitt, des Temple eic.,. n'en.
vecirplus..ll hait eigalrement opposition, er de-la
I'existectce du minister le .lus i niprisable .dontu
l'Anglckerre ne peut attended aucun bien ni lEu-
tope. aucun repos..
Le roi est souvent maladle.'La reine., qui vou-
drait'se conserver Iinfluence dans les affairs, eloi-
gne le plus qu'eltlepeat le prince de Galles. Ce'lui-ci
apprede bien.la position 'de" Angleterre ; il voit
avec nun profotd 'chagrin son tione qui s'&roule,
absi pays qui se perd. 11 g6mit de voir I'Angle-
tarie engage dars une guerre,ot elle faith son
va-tout. Qu'y peut it ? it est opptime par sa mere,
pas son free, par les nuinistres. Heureuse 'An-
gleterre, 'heureuse I'hudianite si ce prince montait
sur le ctrne avant'que les derniers actes de la
tragedie lussent conmthences -
On ne si fait pas usne idte de la chite du credit
et: des manufactures dcpuis la guerre. 'Les per-
sonnes qui clonnent ces renseignemens ont d6t
A Birmingham, A Manchester Shehfield et Co-
ventry. Les' attaliers y sout itferms daris toute la
force du mot, et les onvriers dissemin&s. Une
grande parties font sentinelle sur les grands chenmins
et'sur les pLxges; les autias ont dans ie plus grand
hesoin et etrent pourtchorcher des subsistances. On
s'csdfdiait, par lapresse', cdun grand nombre d'en-
tr'eux qui ont ete aenvoyds .sur les escadres des
amiraux Cornwallis Keith et Gardner. 11 n'y a
aucun doute qu'aprts 'ue batailic perdue la
mnsti e de ces gens n se reunissent a 'armiee fran-

SLe, commerce maritime des Anglais a beaucoup
'perdu dapuis la guerre. Les vaisscaux nmarchands
:qui. itaient rendus, 3g,ooo liv, sterling pour ,i
commerce de ilUndo, ne so virtdnct aijouiud'hiib
que 9 A io,ooo liv. st., c'est-A-dire le tiers, Toutes
les banques sont dans lA plus grande souffrance.
L'argent ai dispiru et it n'st pas aujourd'hui un
anglis qui ne se Tasseun petit tresor pour les eve--
nermns pressans et qu'on ne calcule pas. P6ur avoir
do 'argent, il faut perdic au moias to pour cent.
On n'obrient une guinte chez les banquiers de
la capital qu'en Iescomptant chetrment. Au pre-
mier bruit d'une descents eflcctiueec sur quelque
point. les banques particalieres seraient en ban-
queroute. Enlih lAngleterre est dans cette situa-
tion dun vaisscau au milieu d'un violent orage
qui a's aucuu (unihau.e *'dans le pilot qii le
dirige.


CORPS-LEGISLATIF,

Phisidcnce de Fontauet.

SEANCE DU 22 NI VOSE.
Le proc&6-verbal de la seance d'hier est lu et
approve.
.Le cit. Danel ( de Lille) demand la parole,
t, Citoyens 16gislateurs dit-il je viens au nom
de la ville de Lille departernent du Nord, fair
homage au corps-16gislatif d'une mndaille ftapppe
pour perpetuer la mtmoire du passage du PtEMIr.R
CONSUL en cctte cit6.
,, Ce monument prisente d'un cote le portrait
du heros qui nous gouverne; de l'autre il enuonc
les sentiments d'amour de fidliid et de recon-
naissance'gravIs dans le'cceur de tous les Francais.
', Des acclamations universelles et reier6es ont
port jusqu'aux cieux les vceux les plus ardens pour
la prosp&ritd du chef du Gouveerneent; la opule
emnpreAsse d,mirait Ie, guerrier qui a cppdcui si
souvenir nos armes t la victoire le rataurateur
des autos et de l'instructiodpublique; tele benissait
la providence d'avoir doneS la sagesse et la force
A cclui que datis ses d&crets 6ternels elle i\i
destine a retablir la gloire et le bonheur de la
France.
1i Je vous prie citoyens legislateurs, d'agreer
Thommage qui vous ess offrr, corntie un tribute do
la vne&ration des habitans de Lille pour te corps-
legislatif d'ordonner qu'il en soit faith mention a.
p rocis-verbal et que la medaille sera d6posce a
a bibliotheque.
Ces diverse propositions sont adogjies.
Le corps-16gislatif ordonne l'imprcssion du dis-
cours du citoyen Danel.
Le general Sorel occupe le fauteuil A la place
du citoyei Fontanes.
L'ordre du jour appe!le la continuation du choix
des quatre vice-presidtns.
Le corps-legislatif decide apres avoir entendu
les observations do quelques-uns de ses membres,
que les bulletins qui seront deposes dans 'urne ,
porteront sur les six nows qui, dans les deux
pr&ecdens scrutinas, out rtuni le plus grand non-
bre de voix.
L'appel nomnital donne a35 votans ; majority
absoAue it18.
Les citoyens'Pemattin, Jaubertet Rarond ayant
obtenu, le premier a89 suffrages, le second 168
et le troisieme 126, sont proclam~S vice-prqsideus
du corps-!igislatif.
Le president invite fassemblie a s'occuper 'de
suite de'la nomination des quatre secretaiies
difinitifs.
Un premier tour de scrutin donne la majority
absolute des suffrages aux cit, Sapey et Dulaimel.
Le corps-legisiatif se rcunira remain A i heures
pour pr6c6der a I'61ection des deux autres secre-
'taires, ainsi qu'au choix de douze caiididats'pour
la questure conformnment A 'article XVliI du
senatus-con3ulte organique du 28 frimaire dernier.


SCIENCES. P11 'L 0OLOGG1E.
LA CLEI DES LANG.UES, 6t Observations sur
l'origine et la formatib6ndes principles hanates
qu'on part et qtuon ecrit en Europe; par I'abb6
Charles Deninua, ancient professeur-d'eloquence
italienne et de langue grecque a l'universite de
Turin, membro ordinaire dce 'acadkmie des
sciences et belles-lettres de Berlin et de Tarin
et de diverse autires sociiets savantes. Tome I"cr
iot8o. Berlin. 18o4. 4 '
L'auteur drudit de I'ouvrage que nous annon-
gons ici, commence par 6tablit cette vtrite de fait,
que les relations plus tendues que les nations ont
contracts, 'influence que les puissances du Nord
ont acquise sur le Midi, ta consideration litttraiie
que se sent assuree des nations dunt autrctois on
ne connaissait que des ecrits en langue latine,
rendent aujourdhui la connaissance de diverse
lailguos .plus necessaite que jamais : it imported
donc d en faciliter I'etule ; or. pour bien appirndche
une langue, un ties noyens les plus sija est de bien
connaitre Io'rigine des mots qua la comnposent.
L'auteur n'enueprend cependant pas loge de ia
science etymologique, et se bornant A rappeler quo
cette science date du siet de Platon et d Aristote ,
pour ne pas dire de Moyse, il envoie pour l'apo-
logie qu'on pourrat en desire, au Dictionnaire de
Menage et AP 'Encyclopedie.
L'utilit6 de la science itymologique avait frappe
tous les philosophes grecs; elle n'ech.ppa pas A
I'attention du petit nonibre d hommies eclaite qui
ont vecu dans Ils siecles bbscturs et barbaones
I'auteur cite Beda, le roi Alired Jean de Sauis-
bury et le Grecs dc bas-Empiio : lerestaurateurs


~~-~- ~- -~--rr~-rC--r~--IC--r.~CDII~~ --CCL~~II










.s. letresne itk' -Irt en fire l'objet de lurs ttides :
Vei.iquer et les savan idu quinzletie siecle lui
ont cons.icm une partiede leurstravaux : Guillaume
1'bd, Erasme Louis Vives les Etienne ont
prouve, par leurs productions mzme qu'ils re-
,,.,rdaient l'tudc des langues come inseparable
le celle de leur otigine.
Aprcs avoir done uue notice succinte et critique
sm les saivans des diverse nations, qui se sont
occuprs de l'origine des langues 'auteur pai-
vient fi 1epoque ou le. Dictionnaire etymologique
de Menace fit une si grande sensation ; cependant
quelqu.es exagerations, certaines conjectures don-
aiees pour de< decouvertes etymologiques allaient
tappcl dc ridicule ceux qui se livraient a cette
science sans le zele de J&er tc Bignoa et le credit
de son fila.
Les ouvrages don't I'auteur rappelle sommaire-
mient )'existence avaient pou objet I'origine de
telle ou telle langne particuliere : le president De',-
brosses remonta a l'origine des langues ei general;
it en exposa le micanisme. M. Denina croit que
cct ouvrage a (l6 contribuer A donner A Court de
Gebelin I itdeede de sn Monde priniitif.
Ayant ainsi report attention du lecteur sur les
e(rits qui ont preceded celui qu'ilpublie, M. Denina
expose rapidement le systzme d'apres lequel il a
concu le plan de son travail et redige ses rechorches.
t1 dtablit que la difference des langues provient
p incipalement dune difference imperceptible dans
lOrga,.i~aion des races humaines, nees, dduquees
en divers pays ; que d&s-lors il imported de con-
nritre le penchant qu'a chaque nation a proferer
plut6t certaines lettres que d'autres, d'itudier I'cx-
pressrin ct ]la valour donnee par chaque people
aux l6menes de la parole. La commence le obser-
vation, de auteur : il part des idiomes connus
pour etre les peres de la plupart de ceux qu'on
pare on qu'on tudie, il fait voir comment ils sont:
nes et sc sont forms, en quoi ilt se sont bloignas
les uns des antres et en quoi ils se ressemblent
et se rapprothent. rdciproquement. 1 s'attache A
prouver que la cause principal de leur diff rence
consiste dans. la verite de l'aecent, effect indubi-
table d'une difference piesque insensible dans I'or-
ganisation.
Ces principles posis M. Denina .tablit comme
un faith dcsormais hors de toute contestation, que
le fond de toutes les langues de tEurope se trouve
dans le grec et le celto-teutonique; q *e la langue
latine est tucessairement tornre de ces deuxidi6mes,
et que les langues mod-rnes sont nees les unes de
la latine, les auttes de la celto-teutonique.
En consequence, dans le premier volume qu'il
public nujourd'hui, rt que nous arutoncons, il
faite ide la i.ingue grecque, de la celtique et
gerrnani.que, et de cefles qui en sont issues. Dans
cet examen, le fond de ses observations, confor-
ithemer au principe enouce consist a expliquer
comment les mots passant d'un idi6me dans un
autre, out charge tamntt de forme ou de fond,
tant6t de sens : it pense en rdsultat que les
obse, vatiuos' aiderpout beiucoup les Italiens par
ekemple A apprenudre la langue ,frangaise, I'espa-
gnole, et mnlie lallemande ; qd'elles serviront
eg.lement aux Fran.is aux Espagnols, aux
Allemands, pour apprendre 'italien et meme
A faciliter pour les ins et les aures I'tudc du
latin ct du grec.
Nous ne nous soammes point proposes d'appr&ier
ici le miite d'exkcution qui se fait ramarquer dans
cet ouvrage fruit des plus laborieuses recherches,
et de la plus vaste erudition. L'application que
Iauteur faith des principes qu'il a noances sea
observations ses idees sur telle ou telle dtymo.
logie, les rapprochemens qui 1'6clairent, les ana-
logies qui le persuadent, doivent etre lobjet
d'un examen approtondi et nous fourniront sans
doute dans pe l'occasion de payer A M. Denina
un tiibut d'eloges ayant quelque proportion avec
l'importance du sujet fimmensit; du travail,
I'utilitL du livre, ec le savoir de Fauteur. En ce.
moment, nous n'avons desire qu'aunoncer 1'exis-
tence dLe 'ouvrage, et donner une idc e exact,
mais succincte du plan que cet auteur a suivi :
il a pris pour pigraphe die son livre :
Si canitns s ylvats, sint CooNsuCe dignWe.
C'est en effect au PREMIeR CONSUL que M. Pabb6
Denina a dcdie son livre; er faisant succder
glux titles de, premier magistrate des Republiques
fraitcaise et italienne, celui de membre-de l'Institut
national rt sur-tout l'epithete de protecteur de
ce :mictuaire consexvateur des sciences, des lettres
et des arts.


Nous feronss connaire ici le texte me-m de la
d~iicace du livre de M. Denina an PREMIIa.It CONSUL:
quoique les id&es et les genthneus qui y sont expri-
m&s soient ceux qui s.rtI les plus familiers aux
Francais il nous semlble quC leur expression acquiert
un degrf d int&rkt de plus, lorsqu'on le voit s'kchap-
per naturelletient d'une plume destine i signaler,
par les plus utiles tiavaux alliance heureuse des
Muses de 'ltalie A celles de la Frahce.
CITOYEN PREMIER CONSUL,
J'ai lieu de craindre qu'un' ouvrage qui traite
de mots et de latgues, soit peu digne de se
presenter au public dcozt du non de f'baome
incomparable qui dans sa haute pensee, lane
sur des objets plus grands que ceux qu'aucun chef
de nations aitjamais cu en vue, et don't depend le
sort d'une grande parties de l'Europe. Maisquand
je pense que Cesar, que Chtilemagne que le
Grand-Frederic, seuls noms qui puissent etre digne-
inent associes A celui 4eA BONAPARTE, n'ont pas
cru au-dessous, d'eux de s'occuper de. 'ietude et
de la capture des langues je me sens reassure
et j'ose vous fasits hommage d'un travail que je
crois pouvoir .tre de quelqu'utilite i des millions
d'individus don't on sait que instruction Vous
tieat au coeur. Jamais dans aucun Empire de
quelqu'itendue qu'il fitt, on n'a hcrit en autant
de langues diffnrentes, ni park autant de dififrens'
dialectes qu'on on parole dans les pays que vous
gouverncz, depuis les bouches du Rhin et depuis
la mer du Nord jusqu'i I'Adriaiique. C'est dans le
vue de faciliter l'usage. et la connaissance de ces
langues, que jai entrepiis l'ouvrage que vous ne
me refuscrez pas la permission de vous didier.
je suis avec un profound respect,
CITOYEN PREMIER CONSUL,
Votre tres-humble tres-obbissant et
tr-s soumis serviteur.
CHARLES DENINA.
A Berlin, ce te. septembre i8o3.

BEAUX-ARTS.
La regen&ration qui s'est op&r6e dans l'ecole
francaise, ne s'est pas bornee a rendre le senti-
ment du beau aux peintres et aux sculpteurs de
notre terns. L'architecture s'est aussi vu ramente
dans la line trace par nos maTtres dans tous les
genres, les anciens Ila noblesse des formes, la sim-
plicit6 des details Tait le caractere de leurs mo-
numens; nos -artistes s'attachent de plus en plus
a imprimer ce caraciere a leurs productions et
meme dans l'impoifsbilite oai i!s se trouvent de
produire rien qui soit au-dessus de leurs models,
il en est qui dans de sages imitations, trouvent,
des moyens assures 'de succes. Ces riflexions nous
sont sugger&es A la vue de la nouvelle salle actuel-
lement consacree auxsfeancesdu tribunat.
Cette salle est d'une forme demi-circulaire d6-
corce par un stylobate et une colonnade en stuc,
d'ordre ionique, copronne de son entablement et
sapportant la galerie des tribunes publiques. La
hauteur de cette ordonnance est couple aux deux
tiers, par un premier rang de tribunes destinies
aux autotites constitutes. Les plafonds de ces tri-
bunes sont enrichis d'ornemens sculp,'s et choisis
dana l'antique. Cette colonnade se lie a deux grandes
parties droites portant arc-doubIeau et dans la facet
qui lui est oppose ajustic dans le genre des
thermes anciens, est pratiqute la place occup-e
par Ie bureau du pidsident.-A droite et a gauche
sont les portes d'entrke de la salle, dessinees sur
Ie modele de la porte du Pantheon A Rome. Au
droit des deux parties lossess et en iretur sont
placees sur des piedestaux en marbre blanc venine ,
les statues de Demosthenes et de Ciceron la
premiere est du citoyan Lesueur, la deuxieme du
citoyen Lemnot: la place destined an president et'
la parties circulaire derriere la colonnade, sontg
revenues de dwaperici orndes de couronues ct de
franges en or.
Dans l'hN micycle sont places trois rangs de tables
servant de bureaux aux tribune. Le parquet est
remarquable par la combinaison et lajustement de
sesa compartimens fait en bois de France, tels qhe
chdne platane, merisier, noyer, ctc.
Cette sdalle est traitce dans oP, style antique
L'ai-liiecie 'cst: ttacb a en rappeler la pu|iret
et la sev&rite. II a employ dans ses votites les;
trois plus beaux genres: de caissons : savoi,r
dauns la grande, cblairee par Ie haut, le caisson
carte dou" ntheon ia Rome= ; dans I'arc-doubleau,


celui octogone du temple de la Paix t
place du president, le caisson lozant.. pour lI
dii Soleil et de la Lune. On retu d 1ple
frise l'ornenimit du temple de ]a CO cQdns
dans les plafonds des tribunes des auto r. .' et
tues, ceux du temple du Jupiter toea conti.
Jupiter stator. a .+et t
Le plan de cette salle, et la maniere don't il
membres de l'autorit6 aux stances de auel
elle est destine des artistes et des amis de ,a
qui en ont fait lobjet d'un examen sat
lordonnance en a &et jugee d'une sim T1t,
noble les details d'un goft puEpt at le.dis.
butions intricures bien entendues. Cette no
velle production du citoyen Beaumont, architecte
du tribunat, ne peut qu'ajotter A la reputation
qu'il s'itait acquase.

LIVR E, S DIVER S.
Plan du Poeme de Ch4rlemagne, su vi du ter Chant
en vers, et d'un choix de Poesies diveuses, par
C. Theveneau.
Prix 4 franc 5o cent. et 5 fr. 5o cent. franc
de port. c
A Paris, chez Courcier imprimeur- libraire
quai des Augustins ; no 71. .
(Nous donnerons incessamment f'analyse de cet
ouvrage. )
Philosophie nllmeniaire ou Mithode ana ue
appliquee aux sciences et aux lanes, ;pat ic
cit. Mongin professeur de Grammnatre g ne ral,
c'&ole central de la Meutthe.
Prix des deux volumes, in-So, 6 'fr.
A Nancy, chez Haener et de la Haye, imprimeuri.

COURSE DU CHANGE./
Bourse d'hier.
C tANGRS tTRANOEIt .
A3 ojours. A go jots.


Amsterdam banco.
-- Courant...
Londres.........
Hambour .....
Madrid vales.....
-- L Efectif.....
Cadix vales......
- Effectif.....
I)sbonner.......
SGenes effectif....
Livourne........
Naples... ......
Bilean............
Francfort........
Augun te.........
Vienne. ... ...
Petersbourg......


4


56 I
4 .o 30
f.
-4 f. 70
f.
14 f. 55
95
4 f. 68
5 f. 5,


81
pair.


c.
c.
c.
c.
c.
c.


p.6f


9 f. 55 c.
f. c:


54
56 5.
4 t. I5 c.
189
f. c.
14 f. 47 e.
f. c.
14 f. 40 ;.
4 f. 62 c.
5 f. c.'

a p.


F. SA c.
".4


C H AN GXS.


Lyon........... p.'1 5 i., t p.
Marseille........ p. 5 oj. I' p.
Bordeaux......... p.a 1o j. -
Montpellier ...... p. a 5 j.
Gen e.......... I 60
Anvers ... .. ...I
aIF It T S P ti B L Ito S.
Cinq p. cent c., jo. devend. an t.l 5&'ffr %5 c.
Jdn.Jouissance do germ. an XII. : Afr e,'
Ptoviaoire.,,....... .. ..... .:.. r. c., e
Bons de rembouitemnt... ..i... it.. c.
Bons trois-quads .... .. .... ... fr c.
Bons an 7 .. ... .... .. ..... .. n c
Lons an 8....... ....... .. C.
Coupures............,,,.., .. J fr. c.
'Ordon. pour rescript. de domaiues.a ,s 91 Ir.... c.
Ordon. pour rachat de rentes......* f, ic.
Idem. Non rclamtcs das 1es de'paPt.. fr,. C.
Act. de la Banqie de Fuance....(..' 'o4i fi. 30 C.

8 PE CT A C'L'E S.
htlmra de '0ira Buff. Auj. JaCosa rara (la chose
Thi/ta dt e,.ouvois. Auj. M icle .Cervantesa le
.PaLu Cet IVyqY4ge iterro pu.
Thi, tre d ,Vaudrdn-ihl. AIj. AXlequin afficheur ;
Ila Tapisicri.de MAathild et la Patodie d'Aga-
memnion. .


L' bonuiement ae fait a Patis rue des Poitc ins, ti i Le prig et de 25 franits pour trois mois 50 fi.antic pour mix tnoi t at 0oo franio pour l'an de entietret.O ne sab a n" qi'a
uomeniicIclcnt dr ihsaque nois. i
t1 plr IiA,.i es I uttrs, l'argcut et les effects, frac, de port, au,citoyen Agassc propridiairs de c journal, rue desPoicvins n* xI8.' Toi !'fis, Usani ,xeiotn, dvilsnt i
1a J 1 )',. 11 faut comlprendic danis lcs envois le port des pays u 'i neu pent affraunchir. Les lettres des ddpartemens, non affranchics ne serout point retirtie dc la potc.
fI "anut avoir soin pour plus de stiredte dr1 r. i ceiles qui redlcrmeut des naltigrs.
Tout ce qui coontu nt Ia redaction efit etre ac.i, .ui r 'dacteur rue des Poiteins no i3 depuis sncf hcurs du matin jusqu'i daq heIarrslu 9 r.

A Pais, doe 'imprimeric de H. Agasse, propri6taire da Moniteur, rue ds Poitevins, -09 A3.


* 4 '


_ '"9


I





C


Dimanche 24 nivse an 12 de la Rpnublique ( 15 janviur i 804.)


EXT ERIEU R.

T U R QU I E.

Conltmulinople, 11 novemb. (19 brumaire,)

LA fte donn6e a Tarapia le to noverabre
(8 brumahire) par le gndral Brune ambassa-
Jreur de la Rpub ique franqaise, fut annoncce la
veilep vingt-un coups de canons. II y eut le
jour fI 'la &te, au lever du soil une salve
mniblable. Tous .les Fran ais, 6tablis a Pera et A
(;jlata, se tdinirent d6s le matin. A dix heures
a mpsse commencna ; A midi, on executa un Te
pturn en niusique. Vingt-un.coups de canons fu-
rent tires sur le Bosphore, lorsqu'on demand A
pieu de proteger le Gouvernement et la RWpu-
blique.
Le corp' diplomatique, tous les Francais qui
a'gtaient rendus a Tatapia assisterent au diner
quedonna Pambassadeur de France. M. I'envoye
dellussie ctait retenu chez lui par une indisposi-
tion; ma'is le premier secretair le chancelier et
Je premier drogman de la l.gation russe se trou-
vcrent A cette reunion.
Sur la fin du liner, on proposal tn toast, au
PRsEMJR CONSUL. Tous les convives porterent ce
toast avec les plus grands timoignages de joie.
On alla jouir ensuite de l'illumination des jar-
dins.- Un grand nombre, de globes aux trois cou-
leurs en 6clairaient les allies. Un arc de triomphe
itincelant de lurniere terminait la perspective.
Un tres-beau feu d'artifice Iut execute par Fran-
cesco, de Verone. Le quai de Tarapia fut illu-
mine., Le canal du Bosphore, convert d'une
foule innombrable de caiques, produisait le plus
Lel effit.
Le bal qui s'ouvrit ensuite, se prolongea jus-
qu'au grand jour, chose inusite a Constantinople.
Plusieurs t'oembres du corps diplomatique ; des
s iieurs turcs ; les prices grecs et les boards
qui passent l'&c A Tarapia resterent jusqu'A la fin
dela fdte ; et pendant que r'on dansait dans lea
apparteliens Tepandus dans les jardins, passerent aussi la nuit
: dauser leur Romnika et leur Pyithique.
Le Dix-Huit-Prumaire rappelait aux Francais les
,plus heureux souvenirs : la joie qui les aniriait,
me comrnuniqua i toutes les persornes qui assis-
talent i la f8te.,

A L LE M A G N E.

Vienne, le '3 decembre ( 9 nivoe. )
MS empereur a elev6 M. le come de
Sinzendorf A la dignity de prince d'Empire.
M. le baron de Muhl ,' ministry de Hanovre
pIs notre cour, et le plus ancien membre du
corps diplomatique est mort ces jours derniers,
Al'^ge de 79 ans.
-,M. le cormte de Welsperg gouverneur de la
Styrie, vient d'treo noinme president de la regence
de-l'Autriche anterieure.

S Francfort 7 janvitr ( 17 niiVos. )
Les habitans de Carlsrule sc frlicitent d'avoir
obtenu quell 'lecteur ait dclare cetoe ville commne
eva.nt 6ire la capital et la residence des Etats
badois, tels qu'is. sont actuelletnent organis6s.
L'acte foriIel de cette declaration signed par 1Iec-
teur; et souscrit par le prince dlectoial, est d,&
pose al x archives du pass. Aussit6t qu'on'a eu
0innaissatice de ciete decision le magistrat t unee
tJ)uzaion de la bourgeoisie se sont rendus au
ihateau pour remercier S. A. E. La nouvelle
orgaiatjiion des Ltats badois est actuellement eu
pICine activity.

CarlJ~uhe le janvier (' i5 nivoje.)


La gazette ittmraire de Gcettingue a public, le


entr'autres un nitnmoire avec la devise : Homio na-
ture minister et interptes. Lia so.ietk royale a bien-
t6t reconnu que les expdiencI's, aussi pinibles
que couteuses, continues dtans ce mnmoire, pro-
venaient d'tnr physicie aiiussi intelligent qu'actif.
et que l'objet minme y et.it ti.iiie de mniniere que
'auteur, en sepaant Ic k expel inces, uit s et evi-
dentes dIe cilels qui pouvtlenrr erreregirdes come
douteuses et d higurees par suite de ccrconstances
secondaireg, ainsi qu'n en rpndnt un compete exact
des iustrum'ens. precauI'io.ns el, moyens qu'il avait
employs dans ses experiirs, *avait.-xeplti entie-
tement les intentions et l'A veux de la socie6e.
Cos e:xp&riences .et leu's isuliats pourront d'au-
taut plus cinriib'uer a avancer beaucoup la doc-
trine sur la lumiert et le caloiiue, que jusqu'ici
il n'y a eu presqu'aucunts cxptiicnces laites.sur
cet objet. Ellcs imonlient sut la icuhlic qu'ont les
corps de s'ccha.ufer aux rayoiis du soleil, des rap-
potts bien frappans et inatterdus. qui mr&itent la
plus grande attention pour preparer aux savans
Ia route sur laquelle ils pourront parvenir A.beau-
coup de nouveaux appencus et dicouvertes. La so-
cite, aen consequence a dte unanimement de
Pavis, que I'auteur de cc mnmoire avait m6rite de
plein droit le prix propose (de 5o ducats). Le pa-
pier qui contenait soa nom, ava.rt &te decachetd
par S.A. S. le prince electeurde B.iviere, qui assist
. la seance, on reconnut que M. Charles-Guil-
laume Boeckmnann, pItoe'sur' de physique a Carls-
ruheo, deja connu avainageusement dans le monde
litteraire par plusieuisautres ecrits interessans, etait
I'auteurdumiemoire.
,, Dans la seance suivante la socidte rovale des
sciences a requ M. oe professeur Boeckmann en te-
moignage de sa consideraiuon particuliere, au nom-
bre deses membres),.

ESPAG N E.
Madrid, le i2 decembre' (2 nivse.)
Une indisposition,qui a tout-A-coup attaque le
oi le 9 d cc rios, a. tpandu 'alarme dans
cette vilte, mais il parait qu'elle n'aura pas de
suites tachetuses ; on espere- mme que S. M. sera
en etat d'assister A unc tratand' .'- ...e 't u l
lieu Itj dee ..,,.- ais1 lei environs de
'Escunal.
Le bruit se repandit, le 6 det ce mois, qu'une
maladie epidemique venait de si manifester dans les
prisons de cette ville. On lit aussit6t sortir tons
es prisonuiers, et,on les conduisi dans un village
voisin afin, s'ij y avait lieu, d'eviter que le mal
no fit des progr6s.
-Le 29 du mois dernier il a paru une ordon-
nance de S. M. o apres avoir tabli que la
fievre jaune a ete introduite a Malaga avec des mar-
chandises de contrebande qui y sont paivenuts des
pays o0 regne cette' maladie, l'impunite est pro-
mise A ceux qui ayant eu de ces marchindises,
indiqueront les lieux o6 ils les ont cachecs, ou
les personnel auxquelles is les ont vendues ; une
punition severe sera tilligie a ceux qui ne se seront
pas soumis a cet ordre. On assure que l'on a trouv6
enters dans une ecuric des ballots de coton qui
etaient si impregnes du germe de la maladie que
trois commis des douanes et un esclave des galeres -
employes a en faire la recherche sont mnorts tous
les quatre en fort peu de teams.

AN GLETER RE.

Londres, le 1 o decembre (I 8 frimaire.)
( Extraits du Miror of tAs Times. ) ]
Le bruit s'est repandu hier soir dans les chambres
des lords et des communes, que la rupture etait sur
le point .d'c!ater entre- l'finperettr de Russie ct
le roi de Prusse. L'e peteti.r Artwandre a, dit-on,
fait savoir A la cour de B -rlin qu'il deiapprouvait
enti&rement de violer la neutrahte du Hanovre. S. M. impe-
dale n'ayant point recu de cetoe cour tne response
satisfaisante doit avoir declare que si le roi de
Prusse ne force point les Francais d'6vacuer I'elec-
torat, elle donnerA de suite A ses troupes r ordre
de s'emparer des tciiitoires prussiens en Pologne(l).


--ls "ter er, l'article suivant, qui honore un de
104 conciolens : La classes niathdinatique de la
ocidt roya'e deg sciences ayant propose pour prix (1) Voul avcz la, Imessieurt eIs Anglais, une ttiste consola-
Sd&cerner au mrois de novembre de Van 18o3 tion. Toutes ros intrigues on tic imnpuissattea. Vtous avez
d'iir des e ienres sr i faculty de f bien ipu acht eer qtelqe ministrcs viua uix, bctlo votre louablc
tn ra bous cir'bons es ,liquid c ,etc. babitude C: mais vot n'avct pu parvent a i ealiser vote project
Ad s rthu bou, a'rbon., Iterri tiqutidI etC., inferna,d'eansiaglantei lEurope. Jouisez des revcs quc foirgeCt
sol r de litnute a4 minute aux rayons du vos agiotcrs ; nous nc vous disputous pas ce plaisir maiii
ole tt ic Ifsingiter ides conifrisons miallhma- ,aclhcz qtue loutes Irs puisiauces dlt Continent supporentt
". tiries de ces cxpit inces citte soci t6 a recut avcc peiuc la ttatuic qte vot cxerc i surcat

Nous annoncons avec beaucoup de plaisir
que la rapacity de la France a etc cornplettenmcnt
dg ;ue, a certain regards, dans I'ldectorat d'l-iovr e.
Le brick le Woolwich de S. 'M. commandd, par le
lieutenant John Cox, et parti de P&iersbourg,
vient d'ariver a la douane avec lecs fonds parti-
culiers de S. M., qui s'dlevent 9o00.oo0 liv. st. ;
on avai eu soin a l'approche de l'arn',e tran-
caise, de les transporter hors de I'eiectoiat.
II vient d'arriver a Hereford poor l'usage
du regiment commander par le colonel Mathcw
567 piques, 6800 cartouches A ball, ,20.400 car-
touches sans balls, et i36o pierres a eu ; il y
est pareillement arrive 6oo00 carabines avec lenrs
bayonnettes, pour le regiment du colonel Couercll.
Les piques ont environ neuf pieds de long et
sont garnies de fer A l'extremid infirieure.
II vient aussi d'arriver uni millier de piques a
Ayr, pn Ecosse.
Portsmouth le"to dicembre.
(Extrait du Hamps/ire- Tletgraph.)
1 nous est agreeable de pouvoir tip6ter que la
mise- en circulation dans cette ville, des dollars
et des &cus de France, a &tsuivie des plus heureux
effets. Ceux qui font traffic des especes ont ecoute
nos conseils, et Y'on no doit point ajouter fIi A
l'assertion faite par un journal d'une complexiou
politique assez chaude; savoir, que les consequences
de notre menace sont I'accroissenient dui tr.aic t
un tel degr6 que l'on change maintenant les
billets de banque A un eseompte de 5 ei soutvent
7 et demi pour cent.
( Extrait do mnme paper anglais. )
Berlin le 25 novembre.
Je suis fachb d'avoir A vous annoncrr que de-
puis le retour du comite d'Haugwitz, la bonne in-
telligence qui existait entire notre cour et cellc, de
Petersbourg a essuye quclque alteration. A la
correspondence amicale entire note roi et 'enn-
pereur de Russie ont succede des communica-
tions diplomatiques entree les ambassadcuis les-
pectifs des deux monarques. Vous appciceviez fici-
e re.p., C)e l : I e ,co 1 i : *
out une bonne part dans nos transactions piliti-
ques. Ceci est d'autant plus certain que ,.plus nous
nous brouillons avec la Iussie, plus les Franc..is
tichent de me tre nos intir&ts sur la mnine li:,:e
que ceux de la maison d'Autriche, plus its veulent
nnir ces deuxvieilles et presque iniplacablce ri al.s.
Pour la premiere fois depuis cinq arns nous avsuns
ici un an~bassadeur d'Autriche ; none aribas.sadeur
A Vienne y est aussi bien traits que celui de France,
et mieux que celui de Russie. On dit rnm e. que
Talleyrand a propose de former une triple atliawce
entire la Prusse I'Autriche et la France, contie la
Russie I'Angleterre et la Turquie.
Vous pouvez etre certain que des negociations
de ia plus haute importance touchent A leur fin.
Depuis I'arriv6e d'un courier venue hier de Copen-
hague on dit generalement que les ambassadeuts
de Russie aux course de Suede et de Dannemrarck
ont invite ces course a declarer positivement si ,
en cas d'une rupture 3vec la France elles se pro-
posent de sejoindte A la Russie et A l'Angleterre
pour mettre un teroni aux empiettemens de la
France. On ajoute que la Rusjie ne souffrira point
de neutres dans le nord de l'Europe; que mnix qua
ne sont point arms avec elle seront consideris
tonime etant arms contre elle.
Ces circonstances suffisent en elles-mmnies pour
montrer.que les nlemens de discorde q(ui exisentt
sur le Continent peuvent etre bient6t mis en mou-
vement. S'il en est ainsi, BONAPARTE peut trouvcr
encore un pretexte pour difli&er sa descent en
Angleterre (2).

que la Rustiec t la Prussc vivect dauns Ia mcillcute- i'tcli-
gence ct que quand cette intelligence scrat tronbl-e it
t'unc ni liautre uc parleraient avec cc ton inpdriest, qui
eot inconnu cu Europe ct que vous penez' avc let nababs
des Indes.
( ) Le language qte les journaiix anglais pietcnt i! la
Russie, n'a tlcore (t-I tenu dats le Imonde police qu,: par
l'Angltcttre qui sculc s'cst pertis de blouecr Ict rivi rs ,
el itisutltait A tous Ics pavilions ct cu pcl aut a ttr tottiS
I'Europe.
11 tn'ctt d.,ns Iis principes d'aiuemic puissance contitucn-
I tale d, ans la pctsec 5t-tOtit d'aucuit golvciincinclit ile
vouloir'reionveller la gucTtc dc s t naclcr ides ,>ilfrcs dc
ses voisins d'y su.tcit'r des iutigu.s on d'y d i", ,t gec
dce agents d'intrigues. Le Contmett est trantiulle ct vot
nc pourrez 'agitci. Aucunt pui;isatie duo Cmtintnt n'a le
povoir de picdic un ton imperieux et vixolet.sL A'sLi. ,
ia FraUtce I.t R,ssie I t Prusce la Suet'dc le D.u ianji' ,
pc.ss'ttI u p p t plus o it u pea tnoi, danst la b.ttt!j e; It llu
a'tw n'o asscz de ptui'attcc pout pt,-ctidrc dUjc1;: .' lo
V.nj. 1L : .*: es.


4.


__ __ dl


_ ~ __ _


GAZET-TE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL,


A dater du 7 nivose arn 8, les Actes du Gouvernetnent et des Autotitcs constitutes, conitenus. ans .Cl MONITEUU son t obiciesh.


NO 114.





IVlU IIL I U t


4;4


Le docteur Franklin a dit que viugt atnnes stufi- re
sent pour doubler la population d'un Etat nou- p
vellement form. 11 y a vinigt ans que la Grande- t1
Bretagne a recnnnu independance de 1'Amirique, I'
ct depuis la population de ce pals est revenue it
cinq fois plus considerable qu'elle ne 'ctait alors. l
Les relations politiques de I Europe et les guetres e
occasionnees par l'ambition de la France, occu-
pent tellement les nations de I'Europe qu'elles
remartluent A peine l'accroissement et la force pro- .
gressive d'une puissance qui peut, tot ou tard e
devenir aussi dangereuse dans le monde civilise 1
que la France 'est en Europe. Depuis la reunion
de la Louisiane vendue par la Fiance et des l
pays cedds par diff&entes nations indiennes les t
republicains d'Amerique ont acquis une influence
--plus rdelle et plus relative, plus directed et plus
indirecte que la France en ,tendant ses frontiers
j'squ'aux bords du Rhin on que I'Angleterre par
ses conquetes dans les Indes-Orientales et Occi-
dentales. La Fiance est environnee de nations guer-
rieres, et les pays conquis par les armes brhan-
niques sont dloigns du corps dt l'Empire. Les
Amiricains ne sont ni dans l'un iii dans l'autre cas
ils ont aggrandi leur territoire, et n ont point tir t
I'pde ; ils ont rapproch6 leurs frontieres des riches
colonies espagnoles et portugaises ofu ces deux
royaumes trouvent presque touts leurs ressources .
et auxquales its doiivent le rang qu'ils tiennent
en Europe. Les giographes ne competent pas plus
de 3oo milles anglais de la Louisiane aux plus riches
wnines de I'Espagne.
Si dans le courts des vingt premieres annees qui
vont s'&couler l'Europe se trouve encore engage
dans les guerres qui la d6solent depuis onze ans.
et. si ,p' ndant ce laps de terns les Etats' d'Ame-
rique s'accroissent en population ,: en puissance et
en territoire, dans la maime proportion qu'ils l'ont
fait depuis leur independance il ne faut pas &tre
un profand politique pour prevoir qu avant un
demi-siecle tout le Continent de 1'Amerique former
unprepubliqueplusune eplusindivisuble que laFrance
elle-meme puisque par sa position geograpbique ,
et par les resources de son continent elle pourra
commerce A-la-fois en Europe et en Asie, et
faire des conqu6tes .soit en Afrique soit dans les
Indes Occidentales. (3)
C'est avec peine que nous lisons dans le discourse
oficiel de M. jcfferson des reproches itditects a
i'Angleterre et des eloges directs a la France ,
cette nation qui vole et vend les Etats. qui reduit
les peuples a 1'esclavage, qui de ipubliques faith
des provinces de royaumes, et de royaumes ,. des
provinces de r.publiques qiii ne suit que les
suggestions de le'goismr.enfi j ecs rtee
proques Le president des Etats Unis malgr' sa
partialite pour la France ne peut oublier qu'aussi
long-terns que cette nation a regarded la paix avec
I'Angleterre comme assure. les citoyens de l'Ame-
rique ontu t6 pills et insults A la Louisiane et A
Saint-Domingue. II doit savoir que si les troupes ,
sous les ordres du general Victor, avaient pu sle
rendre en Amienque, et que si par ses armemens ,
I'Anitleterre n'avait point prevenu les desseins de
la Frawce contre les Etats-Unis, it est plus vrai-
semblable qu'au lieu d'acheter la Louisiaue et
de la sunir a leur territoire, ces Etats auraient
eux-memcs &et subjugues, et seraient devenus tribu-
taires des Francais. (4)
Le Gouvernernent eclairi de la France n'avait
pint dessein de disposer de la Louisiane avant
que le Gouvernemeut interessi de l'Angleterre eat
plis des measures pour empccher que les troupes
irancaises ne parvinssent en Ambrique. II est heu-
reux pour les loyaux sujets de la Grande-Bretagne.
et pitwr les loyaux citoyens de l'Am6rique, que
les Etats-Unis en general ne partagent point la
gefiomanie de leur premier magistrate; mrais il est
pitoyable qu'un home auquel on confie l'exer-
cice d'un grand pouvoir, ait toujours en vue,
somme un BONAPARTE (5) ses haines et ses pre-
vientions particulieres, et uIu'etant le premier des
cifoyens il parle et agisse comme loisqu'il etait
le plus vil des intrigans.

Du 24 d&cemnbre ( 2 nlivoe.

La nature de la guerre qui nous menace exige
de notre pair des measures de prudence extiaor-
dinaires. La France combat pour le pillage et la
dnmination : nous combattons pour notre existence
et notre liberty.


(3) Sans doute I'Amiique h'aitcra du coImmerce des
puissawccs de 'Eumope, et si 'Augletcrre est gonveince
par uie succession de roli aussi cntetes ct aussi eaul con-
teilh's que le roi actual de la Grandc-Btctague aualhcur
A I'Europc !
(4) Vous allez voir que ccet la France qui a pendant
taut d'aunccs ivrainisi l'Arnenquc; que c''et la Frauce don't
S lcr ariuncs sc sont i long-tecs opposdecs a sa liberty ct a
s.ou in dpcudance.
(5) iNlis lie savous pas si M. Jefferisoni scrait plus flatt6
d'itte comp.ik a iutnapartc qu'a GCogeos ?


L'ennemi .ne peut supposed qu'il recevra des
rentioris; des Nctards lui seraient done ftuestes ,
puisqu'ils nous doinaecaicLt les moyvens de conceO-
rer nos forces. BONAPARTE suit la nmaxiic que
'on atttibue a Csar : it combat sans dtlib&rer ;
I compete sur li riapidite de ses mouvemenrs et sur
a violence de son attaque ; it croit quie la fortune
est pour celuiqui ne perd pas. de tennis.
Si le PREMIER CONSUL descend en Angleterre,
la chance la nmoins d6favorable qu'il puisse avoir
est dc nous combattre en bataille range. Lors de
la bataille. d'Arbelles, Alexandre ne put inspire
un aussi grand courage aux Mac6doniens qu'en
leur faisant sentir que cette batailie gagnee leurs
travaux etaient finis. Si Darius eit menage ses
ntoyens; s'il efit harceli les Maccdoniens avec. sa
cavalerie lkgere, intercepted lurs renitorts; s'illes
eft epuises par des escarmouches, it est vraisem-
blable que sa patrie n'aurait point te subjuguee.
BONAPARIE est chaque jour sur le point d'arri-
ver; mais it n'arrive point. Les homes qui con-
naissent par expeticnce It'kybetnum mao* du canal
britannique; ceux qui-t, pendanttdes sgmaines en-
tieres oatni erre dans les brouillards, sans pouvoir
retrouver leur chemin ces hommes craindront
sans doute qu'une artme d'invasion atrive sur nos
co.'ts.
M. Tandy qui parait etre impliqud dans la
rebellion jouissait de la meilleure reputation. Ses
amis qui sont tres-nombreux rapportent qu'ayant
renvoye des domestiques qui le volaient ces der-
niers ont imagine centre lui les accusations qui
l'ont fait atrrter.
Nos ennemis paraissent etre dans le mI me cas
que le grand philosophy qui placait le Monde
sur un 6lIphant, i'd6lphant sur une tontue, mass
qui ne savait o6 poser cette derninre. Its ont vingt
moyens de sortir furtivement et de naviguer en
sirete le long de leurs c6tes ; mtiais ils n'ont aucun
moyen de s'dloign'er, et d'aller plus avant que la
poitde de leurs batteries. "
( Extraittde CObservct.)
_- D'apres Ids renseignenmens que lui a fourr.i
la society Jennerienne M. Addington a compare
les effects respectits de la petite-v&ole naturel'e,
de la petite-verole inoculie et de la vaccine.
11 resulie de cette comparison qu'un individu
sur six ou la douzieme parties de la race hu-
maine, mcurent de la petite -vetole'naturelle;
que 3ooo en meurent chaque annee dans la ville
de Londres, et 40,000 dans le royaume Uni;
qu'un.sur cent dans le royaume, .on trois sur
cent a Londres neurent de la petite verole
:.--- :, l;a nait est encore -sans example
que la vaccine inocud .:.. oe.n ahlement.
ait en des suites funestes.
Du 31. Le 25 dicembre jour de Notl, 'on
a essnyc sur toute notre- cte particulieremeut
aussi centre Ouessant et cel!e de France, un ouragin
de la plus grande violence; et ccttu premiere tem-
pete a trC suivie le 7 d'une second au mmne
degri de force ou de fureur. Le 26 au soir, la
frigate la Doris se prcsenta A i'ouverture de la
rade de Plymouth fiisant au tdllgraphe le signal
de d6tresse et celui de secours A appotte a une
escadre. Aussit6t il fut d6peche des chanters lu-
sicurs alleges, charges d'ancres cables, corda es,
matures, canons etc. A l'usage des vaisseaux de
guerre attendus dans Cawsand-Bay. Effectivement,
le 27 avant huit .heares du matin Ion y vit
enter plusieuts vaisseaux de ligne plus endomma-
tgs les uns que les aurres nommement le Saint-
Joseph, de ito canons; le Royal-Souverain de
t o ; le Foudroyant, de 84 ; Ilmnpiteux de 84 ;
le Dragon I1 Conqiteror le Neptune le eni-
rable le Mars, le Minotaure de 74 canons.
L'Impitueux non-sentlement a perdu son mat d'ar-
timon ; mais il a et6 dans un danger imminent de
perir : pendant quelque tears, it se trouva tout-A-
fait sur le cct ; les canons du gaillard d'airieie
la bouche dans l'eau plusieurs des sabords du
premier point entoncis, et deja l'on craignait
qu'il ne pit se reliever. Le Royal Souve ain
a aussi epreuve tant de dommages que la fre-
gate la Doris a dfi le sec6uir en liaccompag-
nant jusques prks du port. Durant la tempetc ,
le Foudroyant fut de tous les vaisseaux le plus sous
le vent, et par .consquent en danger d'&tre jejt6
sur la c6te ennemie : on craignait beatic'p cc
soit pour lui lorsqu'a force de travail et d'e orts
il trouva mnoyen de'se tirer d'un 3 si pcrilleuse
situation. Le Saint-Joseph est le moins endomni1a1
de tous les vaisseaux du premier rang, xentris le
'27 au martin i Plymouth.
Quant A la Ville de Paris, de t to canons, que
l'aiiiral Cornwallis, commandant de 1'escadre,
monte lui-meme, il fu t apperju le s6 la hau-
teur du cap Lizard, et on le croyait on route pour
regatiner son ancienne station ; mais ensuito la
Boadicea, frigate de 38 canons, capiraine Maidand,
qui est aussi revenue *Plymouth avtc pecte dune
grande parties do sa mature, I'a vu e 97 avec
deux auttres vaisseaux de ligne portant le cap
au nord et faisant route ( a ce qu'il paraissait)
pour Torbay, ou oo le Gbro)ait arrive. Efflcti-


vement, les vents continent d'etre si otageUx de
la parties du sud qu i t Iest csque iunpssible dt
tenir ]a mer, au risque d'etre jete so6N le vent
et par consequent d('ethoucr sur la oate, cOnui"i,,
Les fr&mates ell croisiele, de cc oimbl) it .l Atob,
de 40 canons, out pour la p'upart te obliges de
se rctugier egalement dans ltes ports, p esque routes
avec peite de quelques-uns de leurs miasS,.

HOLLANDI Schiedam le 6 jalvitr.

Les habitaris de Elessincue counmeceat a c iire
plus srieusement que jamais que i'expedition
toonire I'Aiglterre ost sur le point d avoir lieu.
Les Anglais publient qu'il y ;a peu de troupes
sur les c6tes. S 'is out cette tiee, is se ttompeti
giossierement. L'ile de VValcheren ou l'on attend
le PREMILE CONSUL, est pour ainsi- dire, cou-
verte de roldais. Depuis quelque tens je general
.Monnet expedite chaque jour des Louitrnes pout
Paris et la Haye ; il eln reoilt galenment de t<.e
deux villes. On gmb.jique tanto6t vmigt lihumme
.d'une compagnie tan6ot vingt homnmes de 'aNtre
pour les accoutunmcr A la mer, et l'ou prendra cAtt
measure A 1'egard do tous leo corps.
S- II n'y a pas moins de 3oo baieaux dans oles
bassins de Flessingue ; ces navires setont jnmonti
par 12 ou 15,0oo ho!mmes. On croit que sous
pcu de jouts I'avant-gaide sera prate A metird
'en sler. Le genial Monnet, commandant en
chel en Zelande acce ee 'les preparatils, en
consequence des ordres positils t reiteres quit
a tecus a cet egard de son gouvernemeit.
-On dit que les i5,oco hommies que l'onest,
sur le point d embarquer a Flcssingue, uitilet( d]
desir de combalure Vennierni.
Le Sund &tait debarrassC de ses glaces dis
le 24 dcembre et la navigation n'etait plus inter-
rompue. Un grand nombre de corpl u lwion'iitc,
de lemrmes .et d'enlans ont ete jets sur les uets
de while de Lessoe.
-Le Holstein tire de grands avantages du blocup
de 'Elbe et du Weser : on porte dans l'int6icui
de ce pays routes las marchandises qui arrivent
A Tonningen.
-- La flotte torque qui se trouve sur les cotes
de la Morie porte d'es troupes de debarquemcnt;
elle a deja debarqu 6nooo hommes'en Albanie.
Les vaisseaux dte iicrre an-lais epienti les mou-
vemens des Fr.m1nyis a UOtante.

Berg-op-7oom le -2 janvier.,
Le n ;- >b:"..t. i.* I.. tauuL. ianaics qu l tait
en garrison dans cette ville vient dc s'embarqucr
pricipitamment pour la Zdlande.
(Extrait du New-Merchait.)


I N T


R 1 E U R.


Turin niv 2 W :,.
L'academie cdes sciences litterature et beaux-arit
de Turin a tenuu. le 27 trinuaie, ue seance pu-
bliqiue dans laquelle on a enitndu avec grand
plaisir plusieurs lectures et particulierenittt celic
d'ui mrnemoire par le citoyen Lecretelle, surla ct-
tique consideree comme emploi des acacldnsics.


Paris le 23 nivJoe.

ACTES DU GOUVERNEMENT.

Paris, le 17 nivdse an 12.
Le GOUVERNEMENT DE LA REPUBULIQE. sur It
rapport du grand-juge ministry de la justice,
Vu l'arrkt! du 4 thermidor an it portant dis-
traction des communes de Teusat, Pugneres,
Saint-Martin-de-la. Riviere Montcabri` et B m-
nieres department de la Haute-Garonne et reu-
nion A celui du Tarn le conseil-d'6tat entendu,
arrte :
Art. 'er. Les communes de Bannieres et Mnt-
cabrie, distraites .du canton de Lenta. arrondii-
sement do Villefranche department de la Hauts'
Garonne. seront comprises dans le canton' d
Lavaur, d6partement du Tarn.
II. Saint Martin de la Riviere et Pugneres.
n'etant que des dependances de la commune de
Teulat, seront rayees de la nomenclature des
communes du canton de Lavaur, depattemeaCit
du Tarn.
III. Le grand-juge ministry de la justice et le
ministre de I intirieur sont charges de I'execution
d(I present arrete, qui sera ins&re an Bulletin des
lois.
Le premier consul, sign/, BONAI'AKTE.
Pasrle premier consu ,
Le setlredtate- sigdi H. B. MAtt.










455


Paris le 7 wivost an 12.
(f GotUERt MKIiNT 01 LA RH l'nlLlQLE sur "le
rppon rdu inimstie des Ii m .
Vi I'artible XIV du tite V de la loi du 14
Sit .l an to, le coniscil-d'etat entendu, arrete :

Art. r. L'article XIV du litre V de la loi du 14
tflical an to sera excute selon sa torme ct
eneur. En conisquencI e tout iudividu autre que
les lertiers de la peihe, ou le pourvu de licec ,
C pourira pichet su les fieuves et rivieres navi-
gables qu'avc unce ligne flottante -tenue ai la

IT. Le ainistre des finances est charge de l'exe-
ninton d& present aniet, qui sera insure an Bulletin
des ls.
Le fiirtnier consul sili BONAPARTE.
Par le premier consul, *
Le .ecriitiretd'itat, rigni, H. l.MAKtT.


Paris le 17 nivose an 12.

LE GouvrRNEMNtNT nE LA REPUBLIQUE, sur le
rapport dtisministre de l'interieur
Vu 1, testament mystique de la .dame Catherine
I vi i veu':e Pelade da 2o septembre 179i requ
le letriiain par Aguithon notaire, par lequel
eOl a IgiI 401 liv. Ia lhospice de Pradelles, et
tile r:inson pour Wre habitee a perpituit6 par
des orplelitis, et apres pl'usieurs' legs faits ia divers
particilieis a notiied pour son heiitier et execu-
teur testametitaire, c citoyen Forestier-Dubesset,
cur dudit Pradelles; i la charge par lui apres
,loihr ,.eI les susdits less, de disposer de ses autres
bieiasn 'faveur des pauvres ;
.L'acte pass le 13 florMal an ii devant Fournet,
notaire portant cession an bureau de bienfti-
saince dudu Pradelles de la part du cit. Pierre
Julien et d mes Anne et Marie-Anne Forestier-
Dt-besset, des droits 6 eux echus 'par le decs
dadit For'etier-Dubesset cure de Pradelles, leur
reie,. taut a heritage qu'a 1'execution du testa-
ment de ladite veuve Pelade;
La petition de la commission administrative de
l'hospice de Pradelles ; .
Celle du bureau de bienlaisance de cette corn-
mune, lavis do. comit'e cousuhlatif de I'ariondis-
sment et, celut du conseil municipal ;
Le conseil-d'tat ,entendu arr&e :
Art. I". Les legs faits .par la dame Catherine
Brun, veuive Pelade consistent en une some
de too liv. en fave'ur de 'hospice de Pradelles. et
tt dans ntie mason pour ctre habit6e i per-
pftvich par les orphclins, seroni accepts par la
commission administrative dudit hospice.
IT. Ce qui restera des hiens de la succession de
ladite veuve Pelade, apses (qle tous les legs con-
tenus en Son testament auront etc acquires, et
don't I'hlitier et executeur testamentaire est tenu
'de disposer en faveur des pauvres, sera accepted
parje bureau de bienfaisance de ladite commune
de Pradelles, qui est en mime -ems autorisk i
exercer les droits don't lyacessioh lui a e6e faite
par lesdils citoyen et .dames Forostier-Dubesset,
frere et Scurs en. verin de l'acte pass* le 3
l1urIal an i devant Fournet ,- notaire lequel
acre demeure en taut que de besoin, confirmed.
1l1. En cas d'opposition de la part des heri-
tiers, lesdits bureau de bienfaisance et commiis-
sion administ-ative ..s front autoriser confor-
mnirpent i'arr&te du 7 messidor an 9, a poursuivre
jiidiciaitement la delivrance des legs qui concernent
cdtaque administration respective.
IV. Le testament, en ce qui concerned la maison
afl ct;e aux orphelins sera avec le present
arrt ett A la. diligence du receveur de l'hos-
pice transcrit sir. le tegistre du bureau des hypo-
iheques de, 'arroutdissement, et il ne sera peicu
pour cette trJn'cijtion que le droit personnel du
conservateut.
V. Par suite des droits transmis an bureau de
htienisande pour r'cx6ctition d *-testament le
ZecOuvrement des creances. de toute espece ao-
Partenant & la succession de la testattice sera
otursuivi', au norn do cette administration, a la
diligence d; son receveur qui era provisoirement
lous les acts conservatoires necessaires.
VI. Lis sormnies en argent provenant desdits legs.
ttont employees en. acquisition de rentes sur
Etat, pout le produit annual atre appliqud aux
b50oins de chaque administration dans les pro-
Portions prescr tes par I'acte testamientaire.
VII. lIe ministry de l'intericur est charge de I'ex&-
cltimn dui present arr& qui sera insere au Bulle-
lit dtcs In i ,
Le premier (otsul, signed BONAPArTE ,
Patr le premier consul,
S 'e settritaied'ita \ignt, H. B. MARM .


PariLs, le 17 nivje an r.1
LK GOu'VERN!I.;NT rDE LA iLI'libLikr' Sur le
rapport du miuifistrc de l'inteieur, le conseil-d kat
entcudu artetc
Art. Iet. Le legs de 900 francs fait aux pauvres
dlssoudtmn, depjrtement de I'lndre par testament
de Louis Tribard et celui de 18oo trancS fait par
le mnme testament, pour servir de dot a trois
files pauvres et vertueuses de.la commune de
Migny, mniee department, seront accepies par
le bureau de bienfaisance de 14 commune d'ls-
soudun ilans l'rnondissement 4uquel est situde
la commune de Migny et employs suivant les
Intentions du testateur.
II. En cas de contestation de la part des hritiers,
ledit bureau de bienfaisance se fera auttriser, con-
fonrmeient a I'arret6 du 7 messidor ao '9 a pour-
suiv;e judiciaiement' la dclivrance de ces legs et
provisoirement tous les acts conservatoires neces-
saires seront fits i la poursuite et diligence de
son receveur. .
III. Le montant du legs de 9ou francs sera em-'
ploye rn acquisition de rentes sur l'Ftat.
IV. Le ministry de I'intrieur eist charge dee 'ex6-
cution du present arrt&, qui sera insmere& au Bulletin
des lois.
Le premier consul, sign, BONAPARTE.
A Par le premier consul
Le recrdtiire-d'itat, sign H. B. MARET.


Paris, le 17 nivose an 2s.
LE GOUVERNEMENT DF. LA Ri.PUBLIOQUE, Sur l
rapport du ministry de l'intcrieur, le conseil-d'etat
entendu, arrete: r .
Art, Ier. Le maire de Bevous dpartemnent des
Basses Alpes est autorisk..t accepted, aw noni
de cette commune le don qui lui est ait de
l'ancien piesbytere et du jardin qui y est attenant.
II. Le mninistre de 1 initrieur est charge de l'exe-
cution duc ptcseat axrit&, qui sera insdre a'u Bulletin
des lois.
Le premier consul, signe BONAPARTE.
Par le premier consul,
Le secrilaire-d'itat, sign H, B. MARLT.


Paris le 17 nivoe air 2.
LU GOUVERNEMENT ,DE LA RitI'unL~QE sur le
rapport du ministry de l'int6sieur, le-conseil-d'&tat
entendu, arrete : ..
Art. let. Le maire de la omnmiuie 'de Pititt,
d_4partement de l'HJrauttt est autoti, a accevter,
an nonm de celte commune le.i'c'l quii lui est
offer, en don par les citoyens(Gaum'et. Canat,-
et autres habitans de Pinet et qui doit etre aflecte
. I'csxercice du culte catholique suivant les condi-
tions enoncies dans actede de donation passe,
le 23 messidor an ii dcvant Rossign6l, notaire.
II. Le ministry de l'interieur est charge de
1'ex6cution du present arr&t qui sera insect au
Bullctisi des lois.
Le prneier consul., signei, BONAPARTE.
Par le premier consul ,
Le secretaire-d'itat sign, H. B: MAET.


Paris, le 17 nivose an t.

LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE Sr Ie
rapport du ministre de l'interieur le conseil-d'itat
entendu arrte : .
Art. er. Le muai'e de le commune de Saint-
Paul-Trois-Chiteaux department de la Dr6me ,
est autorise a accepted, au nom de cette com-
mune Abandon gratuit qui lui est fait par plu-
sieurs habitans, du ci-devant couvent des domi-
nicains, pour qu'il y soit etabli une ecole secon-
daire aux conditions enoncees dans l'acte.de desis-
tement du rer fructidor an 1t.
II. Le ministry de l'int6rieur est charge de l'ex&.
cution du prisent arrtie qui scra inser .auw Bul-
letin des lois. ... -..
Le premier consul signed B6NAPARTI.
Par le premier consul,
Le secritaire d'itat, sign, H. B. MARET.


Paris le 17 tivose an 12.
Ln GOUVERNEtMENT DE LA REPUBLICS sur le
rapport du ministry de l'interieur, le conseil-d'&t:t
entendau
Vn 1o le testament du 4 florrial an to, par le-
quel NoeI Raverat, umilhistre du codte catholique,
a Chesley dipartement de l'Aube a Ikgue a
t'telise le Cheskey aoO fr, pour fire priei Dieu
pour lui.


to. L'acceptation de ce legs par M. l'.orcliev-
que, v,&que de Troyes l'avis du Sous-pridet e
celii du preet.
30. L'article LXXIlf de la loi du 18 germinal
an jo et les attic!es CC. et CCXXVII de cell
du 13 floreil an ii arrte:
'Art. ler. Ia fabrique de la commune de Cheslf-y
est autorise a accepter datns les lormes legaics ,
le legs fait par Noel Raverat a l'eglise de cete
commune.
II. Le ministry de l'interieur cst charge de l'exA-
cution du pr-sent arr&te, qui sera inscr6 au Bul-
letin des lois.
Le premier consul, signiI BONAPARTE.
Par le premier .consul,
Le secritaiie-d'itat ,sight, H. B. MARIm:.



MINISTERE- DU GRAND-JUGE.

Par jugemenit du 17 frimaire an 12i le tribunal
de premiere instance de Charoles, department d6
Saoae-et-Loire a ordonne qu'il serait tait enqure
pour constater I'absence du citoyen Nicolas Emorine
-ls, du lieu de Palinges et a nomrnm, pour ad-
tainistrer les biens qui pourraient lui appartenir,
le citoyen Nicolas Colette, notaire, tA la charge de'
donner caution.



Parjugement du 27 frimaire an 12, sur la de-
mande de Jean-Charles-Nicolas Vicquelin, culti-
vateur, Marie Anne Genivieve Vicquelin, fille
majeure et autres, expositive que Guillaume Vic-
quelin s'est embarqu6 vers la fin de 1791 en qua-
!iti de novice, sur lle Calvados, arm'&
i Bordeaux pour. 'hle de France, et don't on n'avait
point eu de &iouvelles depuis cette 6poque ;

Le tribunal de premiere instance seant a Pont-
Ea'udemer, d &partement de I'Eare a ordonn6
qu'enquete serait e t, contradictoirement avec 1&
commissakre du Gouvernement pies le tdibiinal,
sur I'abserice dudit Guillaume Vicquelin se mo-
tifs et les causes qui ont pu empucher d'avoir do se&
nouvelies.



MINISTER DU TRESOR PUBLIC.

Paiement deila dette publique i effectuer du lnudi
25 nivdse an rs, au sarmedi 3o savoir:
nh* Seomestre an I I, et er Trimestre an it.

Date viagere.
11t. no I". A, ,J, .. dep. le no i jusq. n* -oo
B B............................. 5500oo
3 D, ire tte.................... 5500
4 E G H...................... 2000
5 L,T .......................... 2500
6 F, M,N, O .................... 2000
9 C, ,'s Y, Z................20.. 00oo
IO Q, R, U, V, w, X ............... aooo
'Tons les jours.
11 D. s, 3 et 4 ttes ............. ooo
Jeudi, vendredi et samedi,
28,29 et3o niv6s.,
Pensions civiles et ecclesiastiques.
ae Semestre an I et ier trimestre an ia.

Pensions civiles.
Bureau no 7. Depuis le no i jusqu'au no s3oo, les
27 et 28 niv6se.

Pensions ecclisiastiques.
Bureau no 7. Depuis le no i jusqu'au no 2200, lei
25 26, s9 et 3o nivose.
Pensions civiles.
Bureau no 8. Depuis le no 6oo00 jusqu'auno o8oo.
Tous les jours.
Pensions des veuves des difenseurs de la Palrie.
0it Trimestre an 12.
Bureau no It. Depuis le n O jusqu'au no 4000, ,es
a5, 26et27 niv6se.
Les bureau de pavement seront ouverts depui& /
neauf heures du maua jusqu'd deux.


- -e --- ---- b I











456


CORPS-LE GISLATIF.

Pri'id-ai e de Fontanes.

S EAN CE DU 23 NIV OSE.


Une lettre du secrtaire-d'ktat informed
dent que lundi u5, trois orateurs se
dans le sein du corps lIgislatif pour
la parole, au nom du Gouvemtement.


le prCsi-
rendront
y porter


L'ordre du jour appelle la formation d'un second
tour de -scrutin pour la nomination de deux secrd-
taires dcfinitifs.
Le citoyen Bezard-Mazieres ayant obtenu r54
sutfragcs, et le citoyea Chestrel i5i, its sont
proclaims secretaires.
Le president. Attendu l'heure avancee je con-
suite le corps-legislatif pour savdir s'il veut s'oc-
cuper de site du choix des douze candidates pour
la questure ou s'il remettra cette election a
lundi.*
Le corps-lkgislatif decide qu'il s'en occupera des
aujourd'hui.
On procede a fappel nominal pour un premier
tour de scrutin.

Le citoyen Thiry ayant obtenu la majoritW absolue
des sufirages est proclami candidate.
II1 sera procedd lundi A un second tour de scrutiny
pour continue N'election commence.
La seance est levie a 5 heures et demie.


N AV LG AT I Q N.

Notice sur le canal du Holstein.

La parties de la Basse Allemagne situde entire
l'Elbe et I'Oder, se termine en forme de pres-
qu'ile troite de plus de quatre-vingt licues de
long qui portait jadis le nom de Chersonese-Cim-
briqie. Elle forme aujourd'hui le Holstein, le
Sleswick et le Jutland les deux premiers situis
au niidi et le tioisieme au nord. A l'est de cette
presqu'ile e t la Mer-Baltique a l'ouest la Metr
du Nord qu'on nomme aussi de l'Ouest.
Quand Y'on veut naviguer d'une de ces mers
dans 'autre, il laut a;ller doubler la pointe la
plus semtentrionale du Nord-Jutland et faire un
grand trajet pour gagner les Belts ou le Sund centre
la Zeelande, parties du Danemarck et la Scanie
parties de la Suede.
En terns de paix, ce long trajet n'a que les
inc:oinv6niens ordinaires de la navigation, qui dans
ces meri est en general assez mauvaise ; mais en
teams de guerre les vaisseaux sont exposes a tous
les relards et it"ix vexations que leur font souvent
eplouver les puissances belligerantes.
On a donc pense qu'en formant un canal qui
coupat la presqu'lle et communiquit de la Mer
du Nord a la Baltique on rendrait un veritable
seivice.au, commerce neutre en teams de guerre ,
et a celui des Etats du Danemarck en particulier
dans lesquels se trouvent compris le Holstein ,
le Sleswick et le Jutland ainsi que les miles adja-
centes de la Mer-Baltique.
Plusieurs plans furent proposes lorsque l'on s'oc-
cupa pour la premiere fois, de cette grande et
uile entreprise.
Le premier fut de' conduire le canal du port de
Kiel A 'Eider; le second, de le tirer du port d'Ec-
kenfon au nord 'de Kiel jusqu'au meme term ;
le noisicme d'entrelacer difikrens canaux si la
chose 6eait possible.
Le premier de ces plans fut adopt&, et une
conmiuission fut nommee pour en surveiller et di-
ricer i'excution. A Ia tete de cettC commission
etait M. le prince Charles de Hissd-Cassel, gou-.
verneur general des duches de Holstein et Sleswick;
MM. Dermers et Peymann ingenieurs'distingues,
Jurent charges de prendre les nivellemens et il
rcusihta de leurs travaux qu'attendu que la Met-
Baltiqui n'est levee que de dix pie.is au-dessus
de la mer du Nord, on n'avait besoin que de
pzu d'Acluses.


. Cet ouvrage que le baron de Rusbeck, dans seas
Lettres sur l'Allemagne avait regarded coiine im-
praticable, fut achieve ds 1782. II a six ecluses.
A la premiere on a place sur une table tie
marbre ['inscription suivante : Chiistiani VI1 jussu
etsumptibus Mare Balticum Oceano comnuissum 1782.
Et A la derniere ecluse celle-ci : Christiani V1jursu
et sumptibus Oceanus Mari Ba'ltico commissus 1782,
Ce canal a six lieues de long, sans computer la
parties de 'Eider qui y est jointe. Des navires de
6o,lasts, c'est-A-dire de igo tonneaux et meme
de plus forts peuvent y naviguer. 11 traverse un
pays rich .en toutes sores de productions terri-
toriales ; rnais siur-tout en grains, moutons boeu!f
superbes, et excellent chevaux, connus danS le
commerce sous le nom de danois.
Le canal de Holstein, que l'on nomme aussi
canal de Kiel, commence au port de cette ville;
il passe a Rensbourg Fredericstadt et vient se
better avwc l'Eider dans la mer du Nord ,pres de
Tonninghen -
On voit qu'A l'aid; de cette direction, il fait
cornmuniquir. les deux mers par un chemin tr2s-
court, et que, sans3igaler en beauty note canal
dii Languedoc ,'il en remplit les functions pour
cette parties des Etats du roi de Dannemarck don't
it favotise le commerce et meme la defense en
cas de beAoin par la facility qu'il done pour le
transport des objets d'approvisionnement militaire.
On a 6tabli qnelques droits sur les merchan-
dises et sur les batimens qui le traversent; la
navigation y est aussi assujettie A qualques regle-
mens don't nous croons inutile de fire connaitre
ici les details; mais ils ne sont point de nature
a graver le commerce et sont destinis A f'entretien
et A administration mrme du canal.
Nous ajouterons a ce que nous venons de dire
de cet etablissement que son utility s'est prin-
cipalement fait sentir pendant cette guerre.
Les neutres ont profitW autant qu'il leur, a td
possible de cc moyen de communication, et nous
voyons par des etats authentiques que trois mille
huit cent trente trois vaisseaux y 'ont passe pen-
dant le course de I'annee i8o3.
P aK uC H ET,


LIV IR- S DIVERS.

Troisume 'ivraison du Ripertoire du Theitre.
Francais ou Recueil de toutes les tragedies et
coheidies restdes au theatre depuis le Venceslas de
Rotrou, pour fair suite aux editions in o de
Corheille. Moliere Racine, Regnard', Crebillon,
et au theatre' de Voltaire avcc des notices sur
chaque auteur, et 1'examen de chaque piece par
M. Petitot. dessins de M. Pein, impression de
Didot Y'aind; formant les tomes VII, VIII et IX
de cette collection, qui aura vingt volumes, sui-
vant le prospectus don't toutes les promesses out eti
fidelement suivies jusqu'a present.
Le tome XII le seul consacri aux drames, con-
tient It Pere defamille, de Diderot ; le Philosopihe
sans le savour, de Sedaine; Bieverley, de Saurmin;
et Melanie, de la Harpe, avec les changemens faits
par I'autcur en 1802.
Les tomes VIII et IX commencent Ic recueil des
comedieLen 5 actes, et contiennent huit pieces,
depuis la Mere Coquette, de Quinault, donnde en
Ai665 jusquau Jaloux disabuse, de Campistron
joud pour la premiere fois en 17o9.
Prix, 7 fr. le'vol.; paper velin, gravures avant
la lettre, 14 fr.; il faut ajouter i fr. 5o cent. pour
recevoir franc de port, par la poste.
A Paris, chez Perlet, libraire, ruc de Tournon,
no 1l33.
Cours theorique et pratique de clinique externe ,
par Ph. J. Desault, chirurgien en chef de I'HItel-
Dieu de Paris, ou Extrait de ses lemons redigees
et publishes par J. J. J. Cassius, docteur en me-
decine prolesseur de physique, de chimie, d'his-
toire natutrelle et directeur de 1'Ecole central du
department de la Crcuse de l'Athinee des arts ,
de la Soiciet6 academique des sciences; de la.So-
ciet des .sciences lettres et arts de Paris ; de la
Socin6i ,galvanique ; de la Soci&i des sciences de
Douai, etcr.; vol. in8o de prks de 1ooo pages
d'impression.
Prix broclh s to fr. ,et 13 fr. francs de port par
la post.
A Paris,' chez Delaplace, libraire rue des-
Grands-Augustins, no 3.


L'Amour et Psychi poeme en huit chant,
second edition, revue, corrige et pr'c-de -'
epitre au Consul Lebrun par A. Series bibli
thecaire du Prytanee frangais. bb
Cette second edition avec figure est impr
avec soin sur paper fin d'Angoul prie. e
Prix pour Paris, I fr. So cent. et franc d,
port, pour les d6partemens, a tir.
.A Paris, chez Tiger', imprimeur-libraire atte.
nant le college de France. -
Rerueil des ordonnances de police XIe ...
I vol. in-j 2 Prix, broche a hf(. poir Pans e
t ftr. 50o c. pour les departemens.
A Pairs, chez Bertrand -Pottier, imprimeur.
libraire, rue Galande, no 56 ; et chez Athur.
Bertrand, libraire quai des Augustins, no 35.

Les divers outrages du citoyen Maudru, annonci,
an no 277 an 8, aux ns 154, 354 ant 10, Ct
312 an i t; savoir le .Nouveau Systime de lecture
applicable A toites les langues adpt6' par le
Gouvernement en l'an 8, comme livre classique;
2o les Elimens raisonnis de lecture, ou Abrdg du
Systeine ci-dessus enonc6;' 30 le Tableau prosoediqg
faisant parties du miune Systeme, se trouuent chez
1'auteur, rue du Pot-de-Fer Saint-Germain, no 959.
Les prix sont de t2 francs pour le Systame conm.
plet de lecture ; i franc 75 cent., pour les El-.
mens; i franc 5o cent., pour le tableau prose.
dique.
Des retards et des ddfauts d'expidition, occa.
sionnes par l'ignorance oih sont demeuries plu-
sieurs personnel d'une adresse exacte, ont rendu
la publication de cet avis nicessaire.


COURSE DU CHANGE.

Bourse d'hier.
CHANGES -TRANGE t s.


A 3ojours. A gojoull.

Amsterdam banco. 53 54
--courant...... 56 56
Londres.. .. ... 24 fr. 3o c. 24 tr. 15 c.
Hambourg ..... 19 189
Madrid vales. fr. c fr. c.
-- Effectif..... 14 ir. 70 c. 14 fr. 47 c.
Cadix vales.. f. c. ft. c.
S Ef ctif.... fr 55 c. 14 fr. 4o c.
Lisbonne ........ 495 fr.
Genes effectif... 4 fr. 68 c. 4 fr. 6R
Livourne. ....... 5 ftr. 5 c. 5 fr. c,,
Na ples...........
Milan ........ 8 1. s. dp.6f.
Baile.. ......... pair. I p.
Francfot. ........
Auguse. . fr. 55 c.
Vienne........ fr. c. I ft. 89 c.
SH A N G E S,
Lyon........... pair a 5 j. I p.
Marseille.......I T p. a 10 j. I p.
Bordeaux........ p. A so j. I p.
Montpellier...... p. A 5 j.
Geneve......... 160 T
Anvers...... ....
I F vt T S r U B L I C S.
Cinq p. c. c. jouis. de vend. an i 54 fr. 75 c-'
Id.Jouis. de germinal an s....... t tfr. c-
Bons de remboursement .......... f. c.
Bons an 7. ........................ cC.
Bons an 8 ..................... fr. c.
Ordon. pour rescrip. de dom..... 91 Ir. tC
Ordon. pour rachat de renters ..... fr. c.
Action delIa banqie de France. iO095 ff- c'

S P E C T A C L E S.
The tre de I'Opera. Auj. la Caravane du Caire
suivi du Devin du Village.
Theaitre Louvois. Auj. M. Musard ; le vieu
Comidien, le Vicillard et les jeunes Gens.
Thidare di Vaudeville. Auj. la Reunion de Fainilel
le jour de Fan; la Tapisserie de la teine
Mathilde et M. Guillaume.


L i-ho, 'nienrit se t:t x Paris, rue des Poitwcvna no S. Le plix est de o 5 frauca pour troi anois 'S tranc pour ix mois et too framc pour I aunc entire. On n e boIne qu a
11 tait A lrc,s 11 fbut otrm',entre.daim lcs etvois le port tAct paya oi ton ne pent affrauchir. Lt. Ilttitr des ddpartemnct non affranthies, ne scront point retires, de la potte.
It .n aivoiir cmn pour plui de tarete dc charger celles qi trnfcrrment desavoltrs..
TouLt on1 cotniet'e h redaction doit Sre adrene au ridactent mue des Poitevans, n* xi depuis cuf h ures du main jusqu't cinq hcurte du woit.

A Paris de l'impnimei-.e de H. Agasse, proprietaire du Moniteur, rue des Poitevins, n t 3.


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A dater du 7 niv6se an 8, les Actes du Gouvernement at des Autorites constitutes, contenus dans Ie MONIrrER rent ojfflcies.


Lundi 05 nwvse an 1 2 de la Rdpublique ( 16 janvier 1804.)


EXT ERI EEU Re.

ANG L PETER R .

Londres le 2 janvier ( ii nivose. )

NoUs apprenons que le regiment de dragons
c9nim and6 par son altesse royale le prince de
Galles el qlui se trouve, maintenant en garnison
B flighton, vent de recevoir l'ordre de ,e rendre
aOuiltlrd. On dit que cet ordre a pour objet
,dasstirer la sfreti personnelle de 'heritier pre-
lsoiptif. Ceux qui out refuse au prince de Galles
un commnandemnent conveiiable son rang lui'
onfait coun4itre que si invasion avait lieu, son
poste serait a a 'tte de son regiment. D'apr6s
cette disposition on aura cru devoir eloigner le
reginient don't il est question d'un point sur
lequeld 'elemi poutrait efiectuer son ddbarque-
utctt.
On croit. d'un autre cote, que le prince de
Galles doit etre douloureusement affect de cette,
tnesure. En eflet, S. A. R. ne pourra partager les
dangeis publics ni concourir A la dense genrale
aveccecourage qui lui est natural. Si 1on eut expose
S. A. coniec simple colonel de dragons c'efit
't6 lui faire. un affront que le people eit improve.
puis done qu'il est resolu que le prince de Galles
n'aura point de commandement, on veut lui 6ter
les nioyens de prendre une part active au grand et
dangereux dimele qnu-se prepare. Nous ne nous
erfiettrons point de faire d'autres observations sur
a situation vraiment extraobr~inaire dans laquelle
S. A. R. se trove, en ce moment.
Les bruits relatifs ,l'invasion sont aussi con-
tradictoires que jamais. On assure d'un cote iue
les preparatifs des Francais en Hollande ne sont
point aussi avances qu'on l'avait d'abord rapportC.
I'autres prsonnes sont persuades que l'invasion
au i lint cette semahie.
Nous croyons que lon ne sait point encore si
l'amiral Cornwallis est arrive Torbay.
On announce que des depkches de la plus haute
importance ont dte rescues de lord Gardner. On les
a suite trasmisys att comte Saint-Vincent, qui,
se trouvait dans les environs de Brentwood.
L'expedition hollandaise qui doit envahir
fEcosse, former deux divisions de 40,000 homes
ciaque; I'une partira du Texel et Fautre de Fles-
ringue.
Une personnel, parties lundi soir d'Amsterdam,
announce que 9000 Hollandais et I ,ooo Frangais,
sons les ordres des gendraux Victor et Dumonceau,
se sont embarqu s au Trexel. On ajoute que le
PREMIER CONSUL est arrive le 23 aunHelder; qu'il a
surveill les embarquemiens, et que plusieurs navires
de transport s'6tant froissis, il en est risult6 des
avaries qui ont occasionn6 le ddbarquement des
troupes. Un schuyt a coule bas avec son 6quipage,
compost de 3oo hommes.
On dit qu'un brick francais est entr d, jeudi
dernier, par le passage des Aiguilles, qu'il a tra-
vers8 la rade de Spithead, et qu'il est sorti par Saint-
Helens apres s'Etre empard d'un bateau monte par


quelques homines. On a plusieurs fois tired sur cc
bicq mais on ne 1'a point touch.
Le bureau de la guerre a donned l'ordre aux
diff&rentes course de lieutenans d'exiger d'une ma-
mnere peremptoire, que tous les regimens de milice
fussent de suite mis au complete. Ceux qui ne se
con brmeront point a cet ordre seroni condamnes
S1'amende.
Les yeomen de M. Addington portent des cas-
qnes de Luivre; mais il est a prtesumerque l tete
de leur chef est garnie dep lofib.
Ceux qui accaparent I'ahrgent et mnprisent les
billets, oublient que si l'ennemi debarque, il pen-
sera comme eux, et que, malgrd leur sagesse on
les volera de ,prf6rence.
---Le rmtiore qui n'a td que visible en Angle-
terre, a fait un grand bruit en France. *
( Extrait du Morning-Chronicle.')
Ce n'tst que par la Tamise, a dit le markchal
de Saxe, qu'on peut attaquer l'Angleterre avec espoir
de succis. La vigilance du gouvernement vient de
rendre une pareille atiaque inpraticable par la
maniere d6nt eat maintenant d&fendue 1'enmbou-
chure de la riviere. Le plan ci-dessous peut donner
une id6e de la batteries flottante qui sans mettre
obstacle au commerce de la Tamise, est en dtat
de braver tous les efforts de l'ennemi :
L'Hiroine, de 24 canons, lieutenant colonel
Coton ;
L'Unitie, de 40 canons, capitaine Woolmore ;
Le Modests, de 94 canons, capitaines Burten et
Fraser;
Le Qubec de 24 canons, capitaines Calvert et
Lawrens; I
Le Soltebay, de 24 canons, capitaines Travers
et Curtis ;
La Ressourte, de s4,canons capitaines Brown
et Sealy ;
L'lris de 24 canons capitaines Easterby et
Huddart;
La Ritribution, de 24 canons, capitaines Pelley
et Dufli; .
La Vestale de 24 canons capitaines Reed et
King;
Le DNedalus de 24 canons, capitaines sir R.
Preston et Chapman. I '
M. le message Wagstaff est arrive hier avec
des dp&ches de Munich [i).
II partira ce soir du bureau de la poste un
paquet de lettres pour la Hollande.
(Extrait du Times. )
Le Times nous ayant annonrck pompeusement
que I'amiraute avait ordonn6 la construction de
s8 sloops de guerre', nous avons promise de mettre
sous les yeux de nos lecteurs une liste des bateaux


(i) Ce courier est un de ceux qui vous portent des nou-
velles non de vos relations politiques mais, des ttrames
honteuses que vous ourdissez.


de differences grandeurs qlue I'on a vendus on mis
hors de. service. Nous remplissons notre engage-
ment et nous laissons au. public a juger si dans
la guerre., actueUe nous avons un plus giand
besoin de petits batimens que dans la gueire pre-
cedente. Le PREMIER CONSUL a declare lui-m!dme
que, dfit-il sacrifier armee sur artdee, il fera son
expedition; et c'est htuit mnois aprts cette menace
que lamiraute commence a constluire 28 sloops
de guerre pour subvenir au deficit.

Liste des sloops de guerre, baitimens armres,
cutters, etc. vendus mis hors de service
ou perdus :
Le Trimmer le Waarzaamdeid I'lncendiary,
le Selby etc. etc. etc.; total de ces bitimens, 56.

Listes des canonnieres ,:brulots, barges et hens ar-
mes etc. construits par ordre de lord Spencer ,
pour. la defense de la Grande Bretagne et de HIr-
ande vendus ou mis hors de service par
I'amirauti actuelle savoir :
Le Safeguard, le Speaker, le Terror, etc. etc. etc.
Total des canonnieres brulots, barges et heus
arms 90; le nombre des brigs, cutters, lougres
et shodners loues, s'elevait a 1 16.'
On voit d'apres cela que pendant I'administration
de lord Spencer nous avions deux cents soixante-
deux bateaux LIe guerre que nous ne possedons plus.
Nous reconnaissons qu'un certain nombre de ces ba-
teaux pouvaient &tre perdus ou ne point convenir
au service ; mais dans ce cas il etait du devoir do
I'amirauti actuelle de les romplacer par d'aurres.
Qu'a-t-on fait cependant? On a loud quelques
rnauvais cutters et quelques nmauvais lougres; et
ipres luit mois de reflexions on a fait un march
pour viinIt-iuil sloops de guerre. Outre le grand
nombre des bateaux sus-design6s, et quoique nous
fussions alors menaces d'une invasion lord Spencer
avait equipp~ une flotte pour la mer Baltique,.
Divers officers se presentent pour servir et
Ianraraute se voit obligee de repondre qu'ellce n'a
ni sloops ni canonnieres a mettre sous eiur coin-
niandement.
Nous n'avons point de croiseu:s devant les pots
de France, si I on excepte Boulogne; et nos con-ouis,
ne sent point proteges.
( Extrait di True-Briton. 7


I N T E RI E U


R..:


Paris le 2 4 ftvose.
Le PREMIER CONSUL a passe la revue de l'avant-.
garde dCs troupes Italiennes qui se rendent atu
camp de Saint-Onier; elle etait compose de la
premiere demi-brigade d'infanterie lkgere d nto
escadron d'artillerie A cheval d'une co'tipagnie
de sapeurs, et du 2c regiment de hussaids.
Apres la revue, les officers et sous-officiers se
sont fornmes en cercle. Le PREMIER CONSUL leur
a donned leurs drapeaux et tendards.
Les troupes ont ensuite d1filW. Le PRM1InEMa
CONSUL a 6et satisfait de leur instruction et do
leur tenue.


Co cN CO RDATo

Fra la Repubblica italiana e sua santitd Pio VII.

11 president della Repubblica italiana, PRIMo
CONSOLF della Repubblica francese e sua santita
Sso mmo pontefice Pio VII, hanno respettivament
r loro plenipotenziarii nominate i
II president della Repubblica italiana, PRIMO
CON$OLE della Repubblica francese ii cittadino
Fer(liindo Marescalchi consultore di stato e mni-
"istro delle relazioni estere press lui resident,
Itltnito di pleni tacoltA ;

Sua santita l'emminentissimo signor D. Giovanni
Oaittia Caprara della S. R. C. del titolo di S.
nfonrio, pPete cardinal, arcivescovo di Milano ,
' "e"a santit sua et della S. sede legato a later
oin Francia, munito di facolth in buona e dovuta
torma

i qu.i, dopo d'esuersi scambievolmente con.
8egnati gl istromenti della rispettiva plenipotenza,
nanno convenuto delle cose che sieguono t


CONVENTION
Inter Rempublicam ilalicamn et sanctitatem suant
Pium VII.
Proeses Reipublicae italicae PRIMuS gallicane Rei-
publicxe CONSUL atque sanctitas sua summus
pontifex Pius VII in suos respective plenipotentia-
rios nominarunt:

Praeses Reipublicae Pa imps.gallicanae Reipublicoe
CONSUL civem Ferdinandurni Marescalchi consul-
torem status et exterarum relationum administrum
apud ipsum t;esidentem plenis facultatibus mu-
nitum;
Sanctitas sua eminentissimum D. Joannem Bap-
tistam Caprara S. R. E. tituli S. Honuphrii
presbyterum cardinalem, archiepiscopum Mediola-
nensem et sarictitatis sue et S;. sedis in 'Galliis
de later legatun, miunitum facultatibus in bona
et debita forma ;
Qui post sibi mutuo tradita respective plenipo-
tentie instrument dc iis, qua sequuntur conve-
nerunt. .


CO N C ORDAT

Entre la Republique italienne et sa saintetd Pie VII.

Le president de la Republique italienne, Pirastt'i
CONSUL de la Republique franchise et sa sainteie
le souverain Pontife Pie VII, onut nomme respective-
ment, pour leurs ministres pldnipotentiaires, le
president de la Republique italienne, PaRtMirit
CONSUL de la Republique franchise Ie cit. Feri-
nand Marescalchi, consulted r d'tat et ministre des
affaires rangerse, resident auprvs de sa persorine
muni de ses pleins pouvoirs;

Sa saintet6 son eminence, D. Jean-Baptiste Ca-
prara cardinal-pir&re, de la S. R., du titre do
Saint-Onuphre archeveque de Milan e t legat
later da sa saintete et du saint-sidge en France
muni de pouvoirs en bonne et due torne, lesquels,
aptis change faith des tires de leur plenipotenco
respective, sout convenus de ce qui suit .


N0o ii5.


GAZETI


_I_______LIIII^-LCL-LII ---CLII_


_CI-rp--~I1I---------r-----~--- ~~~ --_1111 -- ~ .., ..;.~....IY ........


-----------~-I -` -s`~------------~-------- -~-~-----~----I


IONALE ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


-~--31*lllllC11---~131~11~ --- -- e











458


CCONeORDATO
Fra*- la Refubbtiea italiana ed it somtho poitefice
Pio VII.
PR 0o M 1 0.
II president della Repubblica italiana, PRIMO
CONSOLE della Repubblica francese e la safitith
di nostro signore papa Pio YJI, animati da eguale
desiderio, che in della Repubblica sia fissato uno
stabile regolamento di quanto spetta alley cose
*ecclesiasticbe e volendo che la rehgione cttolici
apostolica romana sia conservata intatta rie suoi
dogmi, sono convenuti ec' seguenti articoli:

Articolo IPr. La religion cattolica apostolica
romana contiqua ad qssere la religion delta Repub-
blica italiana. ,
II. Sua santith nelle debate forme assogetteri alia
giurisdizione metropolitan delic chiese arcivesco-
viii di Milano di Bologna .di Ravenna e di Fer-
imra le infrascritte cheese vescovili, cioe, quelle di
Brescia, di BergAmo, di Pavia. di Corm6u',"di
Crena di Novara, di Vigevano, di Cremonae
edi Lodi all' acivescovado di Milano, di cui saranneo
suffragance.
.Le chiese di Modena, di Reggio, d'Imola e di
Caypi saranno sufiragance dell arcivescovado di
Bologna.
'T 'lle di Cesena di Forli di Faenza, di
Riniiiiio, e 'di Cervia saranno suffragance dell'
arcivescovado di Ravenna.
Quelle di Mantova. dj Comacchio di Adria et di
Verona' dalla parte' de!lj Repubblica italiana, s, -
ranno sufifragance dcli" arcivescovado6di Ferrara.


Ill.41 santo padft"alle istanze del president della
Repubblica iatliana condiscen'de alia sopprissione
delle due chiesw'vescovili'di'Sarsina e di Bertinoro,
t delle due ,abbazie nullihe di Asola e di Nonan-
tola a condizioie ,; che le rispettive diocesi sono
iunite di coimun concerto ad altre diocesi vicini,
e che gli atuaoi vescovi, ed abbati, qualora non
fossero uiaskciSi ad 'alie sedi, ricevano 'un ade-
guato compenscd atlb cessione della giurisdiizione,
e congrua deile quaUi' godevano, auenute nelle
convenienL tiorme le I rinunzie deS detti vescovi ed
abbati i beni e le rendite delle suddite chiese ed
abbazie-, situat n nella-tepubblica italiana, saranno
dalla medesitna anti. asua fipartiti ed incorporate
ad altre Quidazioni eccltiasiiche di concerto col
.governo. -


IV. ednsiderazione della utilifi che dal present
concordato ridonda agl' interessi della chiesa e
della religion, sua santita accord al president
della Repubblica italiana la nomina di tutti gli
arcivescovadi e vescovadi della Repubblica italiana
medesima, ed agli ecclesiastici da esse president
nominate, forniti delle doti volute dui sacri canoni,
sua santita dara la cononica istituzione second le
furme stability.
V. Gli arcivescovi e vescovi presteranno it giura-
mento di fidelti nell mpani del president della
Repubblica second la infrascritta formola.: io
i giuro e prornetto sul santi evangelj ubbidienza
,i e fidelta al governor della Repubblica italiana.
,, Similniente prometto che non tert6 alcuna
91 intelligenza, non interverro in alcun consiglio
C, e non prendero parte in alcuna union sospetta o
s dentro o muori della Repubblica che sia pregitu-
ti dizievole alia pubblica tranquillity, e manifes-
7, tero at governor cio ch' io sappia trattarsi o nella
Smluia diocesi, o ahrove in pregiudizio della stato. >i


VI. II medesitno giuramento presteranno i par-
rochi alla presenza delle autorita civil costituite
dt l president della Repubblica.
VII. Sara sempre libero a qualunque vescovo,di
eohinnicatw senza vttuno ostacolo colla santa seds
Sopira tutte le minterie spiritod!i e gli Qggtti ccle-
siastici.
VIII. Parirpenti s rajibero ai vescovji sc river
tra i chierici e promuovere agli ordini a titol
di benerlieci, di cappellania, di legatq Pio d
pulIinoni.. o di altralgitmina asscga0zione tuft
quelli cie giudiileranino essre necess.uii ed Util
alle rispettive chiece e diocesi.
IX. Si conserveranno i caipituli delle chiese me
ttopolitane e Collegiate almeno pliu insigni, C tali capituli '"g
dianuio d'una convenient dotazione di beni
Timiluiente godlfanno d'una convenient dotazioh
di benii Ie iense arcivescovili e vescovili, li sendi
narj le fabbticlie delle cheese metropolitan deli
cattedrali e collegiate almeno pih insigni,
le parilochie.
Tali d:laiz;.,i saranno stability dentro il pi
breve spazo di timnpo di concerto fia la santit
ua, e il presidents della Repubblica.


CONVKNTIO


' CoNcoRtAT


Inter Rermpublicam italtiam et summum ontificeiS Entre Ia Ripublique italienne et lS souverain ,ontifi
P mVIl, Pite ,i.


P 1 i 0 eItI U M.
Preses Reipublicxe italica: PEIMUS gallicana Re-
publica CoNSUL et sanctitas sua summus pontifiex
Pius V.I pari studio cupie.tes ut in eadem 9
Republica certus stabilisque ordo in iis quae ad ,
res ecclesiasticas pertinent, "constituatur; vole -'
tesque ut religion catholica apostolica romanaitu i
suis dogmatibus integra servetux, in'sequentes art-
Culos convenerunt;

Articulus L Religio catholica apostolica romana
ease permit religion Reipublice. .

II.t Sanctitas sua debitis fotmis subjiciet uri i
nmetropolitico. tclesiarim archiepiscopalium Me- j
diolanensis, HBononirnsis RavennJatenbi, Ferra-
riensis iilrasciplt.is ecclesias episcopales, nimirums
Brixienieiii, Bergoiensnmn Papiensem, Noroco- I
rnenserni, C remensem Novarenspm Vigevanen-
sem. Cremonensem, Laudensemn archiepiscopaius
Mediolanensi cujus suffraganea erunt;
Ecclesiae vero Mutinensis. Rlheieinis, Impolensis,
Carpensis suffraganewa erunt aidhiepiscopai~s Bonao-
niensis; ; ,
Caesenatensis, Forlivensis, Faventissa, Arimi-
niensis ;jCerviensis suffraganeseierunt archiepisco-
patfis Ravennatensis,;
Mantuana, Comaclensis Adrienss Verone a
part italicas, suffragancie eruint archiepiscopatus
Ferrariensis.'


III. Sanctitas sita ad instantiam Pi.sidks Reipu-
blic itallce indulget suppressioni duarum epis-
copalium 'ecclesiaruium.- nimirum Sarsine et Bri.-
tinori, et duarums abbatiarum nullius nimirum
Asule et Nonanule ea tamen condition, uc t et
respective diveccses, cllatis cure Preside ejusdem
Reipublicae consiliis aliis proximis diecesibus
uniantur et episcopi atque abbates nisi forte
translati aut transferendi sint ad-alias" sedes juilte
compensentur pro cessione jurisdictions, et to-ri-
grue quibus antea fruebantur,. et debitis forms ab
iasdem resignations respectivarum ecclesiarum ob,
tineantur. Bona redditusque suptrdictaLmii ecclte-
siarum et abbatiatum quae in Republica italics
continentur, ab eadem saaictitate sqa colatis csm v
gubernio consiiiis, aliis ecclesiasticis fondgtionibuV
distribuentur atque adjicientir.


IV. Attenta utilitate quae ex lac convention
manat in ea quse ad res ecclesie et religiqnis per-
tinent, sanctitas sua concedit a prmeses Reipubliem
italicae nominare possit ad ones archiepiscopatut
et episcopatus ejusdem Reipublicae ct etclesiasticis
viris ab ecodem Preside nominatis, iis dotibus
praditis, quas sacrin canones requirunt aadem
sanctitis sna canonicam iustitutionem dabit juxta
formas consults.
.Archiepiscopi et episcopi emittent juramentum
fiil atis in manibis Praesidii Reipublicae juxta
infrascriptam tformulam : Ego"juro et promitto
ni ad sancta dei evangelia obediniamn el fideli .
i tatetn gubernio italice Reipublicae. Item pro-
,n mitto, me nullam Ccomm'unicatimn'i hliabiiurumr,
', nulli consilio interfutruim, nullumque suspec-
1 tam unionem neque intra neque extra conser-
i vaturum quae tranquillitati publicae noceat; et
i, si tarn in diaecesi mea quam alibi noverimn aliquld
,, in status damnumtractaid; guberni6 manifestabo.>



VI. Parochi idem juramentum eaittent coram
potestatibus civiibus a Reipublicae Praqide copn-
titutis. ,. ;
i VII. Cuilibet 6pi i rebus omnibus pirltualibus aique nevotiis eccle-
- siastici absque ullo impimeincmno, cVm sanctt.a
sede commnunicare.
e VIll. Liberum pariter erit episcopis clericos cons-
o tituie atque ad4 2 rdins prnopovere iliinlo bane-
i fici cppellXani.v Ilgatit p!i patrimo)il out;
ti cjusvyiS ltetiaieoJgitimne apsiganaimis o0 pOmneS
li quop aisiessarioi atque utilps qppe repelivi ecece-
siis ac dioecesibus existimaverint.
S IX. Servabu ntr capitula ccclesvisr.m mctrpolima-
a narurnf Ialhedrilinia, iterp collCgiat4turni, ,41-
- tern iinsiioiurnl caqute coovenmerti bonorunu
; dotatione frucntur convenienia item bo0oruni do-
e tatione hIuelur men'mr artCliepi;ples et C ?tpi-"
i, copales seminarian, fabricoe ecclesiarum metropo-
e litanarum cathedralium et collegiatarum, saltem
e insigniorum et paroeaie.

i H e dotationes quam citius fieri poterit a sarictihate
ta sua collatis cum gubernio coaniliis colastituentur.


P R o 0 S .i u M .
Le president de la Republique italinn, pp
siWit CONSUL de la Ripublique fran cais e i
qaintete le souverain pontife PI e VII ,'anim:sd'u1
gal desir de voir etablir dans la susdite Repu-
blique un'6glement fixe surcc qui coacermne!
zffaires ecclesiastiques, 'et voulant que la 'teligio
catholique rom-n.ine soit couservce intact dan
ses dogrnes soet convenus des articles qui sui.
vent :
Art. Ir'. La e rigion catholique apostolique ro.
mnaine continue d'etre la'religion de la IKpu,.
blique.
II. Sa sainteie ; dans les formes ) gales sous la
jurisdiction mitropolitaine des dglises arcini co'
pales de Milan Bologue Ravennes et Ferrare,
)es Eglises piacopales don't les noms suivent: Ies
sieges de B-escia, de Bergame de Pavia, de
Corio, de Cretia de, Novarre de Vi-evano
de Cremone et de Lodli itlont sous la jurnsdiction
mntropolitaine de l'archevechi. le Milan., don't
jls ;sont suffragans.
Ceux de Moodene de Reggio. d'inola et de
Carpa seront sufiagans de latclheviL'e de Bo-
logne.
Ceux de Sesene, de Forli de Faenza, de Ri-
miano et de Cervia seront suffragans de I'archevech6
de Ravenne. .
Ceux tde Mantoue de Cumacclio, d'Adria et
de Verone, pour la parties qui appiatitit |la
Rdpublique tallenne seront suffrigans de I'arche.
vech6 de Ferrare.
i III. Le sainr-pcr., sur la denande iistante du,
p resident de l.t Republique italienpe con(irn
a suppression des deux 6glises kpiscopales de
Sarsina et de Bertinorp st de "dcux glises abba-
tiales d'Azola et de Nonantola, a condition nean-
moins que le1 deux dioceCes rtespctifs, apres en
avoir dediber1 avec Ie president de la Rcpibliqiue,
s-ront reunis a d'autres dioceses voisins, que lei
eveques et abb6s nioins qd'ils o'aient t6,ou
ne soient a r'aven'r ippeles : d'autres sidges, aiuont
une compensation legitime pour la cesioau de
jurisdiction et de congrue don't its jouissaient au-
paravant, et qu'on obtiendra d'eux la resignation
en former de leurs 6glises respective. Les biens
et revenues desdites eglises qui sour dans leterri-
toire de la R publique italienne seront distri-
bes$ et ajotitts par sa sairtetd do concert avec
il .gauvrnenment, a d'autrie fondaions eccll-
sijasfiquep.
IV. En consideration de l'utilite qui risolte de
cfO Concordat pour J'glise et la religion, sa sain-
tatr consent a cc quel president de la Rcpublique
itAlicpnqe nor.mMe 4 toes le archevech6is t ever
chls de la R6publique; et sa sainttc6 donneva,
dans les forms accoutumes, institution cano-
nique aux sujets nomm:s par le president, et
qua auront 1ey qualitis requires par les saints
canons.
Les archevdques et ev0ques praterant le ser-
mert de fidlhiti entire les mains du president de
Ila Re.publique sclon la formule prescrite : joe
, juree et protnets sur les saints ivangiles, obbis-
ii sanee et fidelity au Gouveruement de la R pu-
,, blique italienne : je promets parcillement que
If je n'aurai aucune intclligepce, n'assisterai a
"1 auctun conseil, et ne prendrai p.rt a aucune
), association suspected soit au-dcdani soit a;-
,i dchors de la R16publique, qui soit prijuilcibIle
, & la tranquillity publique, et que e jrielerai'
,, au Gouvernement tout ce que je saurai se tramet
si au-dedans ou au-deliors de mon diocese, au pr-
i judice de 'Etat. i9
VI. Les curds prteront le mime serment en pre-
sence de autorits civiles constitubee pat le
president.
VII. Toot archievOqu t iv&que potlrra tpujours
librement et sans obstacle cimnmuniquer avWcle
saint-siegg pour toutF ,les 1 aticres spilituelcs ct
aflaires ecclisiasiqug s.
VIII.. I1 ser; libre cgalaminet a.un ev&ques d'lever
Sa cirenatuime et aux oidres, h titre de binenic
de chapelle, de le q pieux de poatdrxiome onl de
tout awtre attribution dgitime tous leis hl.es
qu'ils jugeront ptre nicessaires et utiles aux ~iises
et dioceses respectils.
,;.IX..Le ~hapitrcs des. cglises mrtropolitainl et
cathitrAles seront conserves, ainsi que ceuxs
iollMigialcs, a t onins les plus nmarquantel.. 9c
chapaire jouiront d'urle dotstion convenable a'ns
que les ,uIi.,es Archiepicopales pet Ppiic"'p) :: I
seminaires, les fabriques des 4glises metropolitaineC
des cahl6drales et colldgiales au moins les pli"
mairquantes e t le paroisses.

Cei donations setont W tables da(n le plus cO "t
dlai, de concert enitre sa saint't, et le president
de la KIpublique julienne,


* .I











Linseviirmento l discplina ,. educazione
ed jI. i riiN i iJ.''i. del isen-inLtij vescovili sono
,ogetti all' autorith dei vescovi respettivi seconido
le rme ifairi" h'.
II I conservatory, gli ospedali, I lfimdazioni di
tarilA ,'ed altii consinmili hiohi pit in ad.ietro ,go-
rin-.i i d;i ,I ll r I 'j ne .l cl c aj t1.11e saranno per
I l'-,, % ,,iir J1 ihaIIIIi I n i tii scuti dtiocesi da utui
c- 1,1 legrnqine di pevsone per mict .ecclh-siastiche,
Ber il ti' Ca me la c i .)lan i'. J I i 'lI, IIe d; ella i,- ,..
DlicaS.,0li'l a eiC : -,sIone se.co. ,'I.. le eccjesias-
tithe <.c dJil vesCpvo gli irir.,nn, pr.....i c.
Alle ongOrWl'iO"i presiederA seripre it vescovo,
eui altrc siar libero d( vistare qupi luoghi chw
lrgiiiniliem>. so.nio Pmministrati dai l.aici.
XII. Sua santhit accord ai vescovi i 'diritto di
coialcrnil le 1arrocchie che verranno a vacarte in
o,,ni tempo promesso it cafncotso nelle patliochie
di liberal collazione, i vescovi le conferirantio ai
bsuggei ch' eglino giudicheranno i pih degni. Nelle
parrochie poi di gius-patronato ecclesiastico pre-
S nesso pure il concorso, daranno l1instituzione a
unelli clie il piirono ecclesiastic presenterit come
i{ pij degi o fi.i li approvatildagli esarmiinatori. Final..
niente ndlle piarochiie di gids-patronato laico il
vejcovo istituiLA iI presentato, purch sull' esame
jia linvcliuno I.dneo. Jn tutti pesro sopradetti casi, i
vescovi non suglieranno se non person accette el
govehto.;
XIII.Jlvescovo alItr le altre pene' canoniche po tr
punire i;i ectil sii.ici tolper ill anche pn rminchia-
dri neli tnei aiuIij e nellp case dei iegulari.
XV., Nessun pAi" oco potrh essere astretto ada'am-
infiatr.ic ifl igi.niinr del matrimonio a chiunque
sia legato da qualchedtno degl' irmpediinenti caho-
XV. Non i .fara alcuna soppressione di fonda-
vicr'i tnCij si.%l ich,. qufii ihlnle esse sieno senza inter-
ve(i.' d'hll' jnlorita della santa sede apostolica.
XVI. Air'.<- Ie straordinarie vicende dei passati
tempi,, ,e gli *.f.irm che ne sOno derivati, e prin-
cipalmnente in vista dell' utility che da quest con-
cordato ridonda alle case concernenti la religion,
ed anche per I'oggetto di provvedere alla tranquil-
45lit liilbica sua sanita dichiara che quelli i
quali hantio acquistato dei beni eccle iastici alie-
nati, noir avranno alcuna molestia ne da se, nc dai
roman pontitfici suoi successor, ed in conseguenza
1., pioprii.-t .lcgli stessi beni le rendite c i diritti a
q!uelli aiiei sar.iino imtiiutabili-presso I medesimi,
c quelli che harinno causa da loro.
XVII. fiesta sevciainn.ic proibito tutto cib che ,
o colle parole o col fatto o in ioscritto', tende
acortrompere i buoni costurni 6 at disprezzo della
ieligiotte cattolica et de' suoi ministryi.
XVIII. II clero sara esente da ogni sorte di
setvisio military,1
XIX. Sua antith riconosce nel Presidente della
RIpubblica italiana gli stessi diritti e privilege che
ricodosceva nella mn-aesta dell' imnperadore come
luca di Milano.
XX..Quanto gli altri oggetti ecclesiastici de'
quall non stata fatta espressa ipenzione nei
presnIti articoji, Ic coe riniarranno, e saranno
legolete a tenore della vegliaaie discipline della
chiesa. Sopravacuenda qu.dche difficult il Pre,
sidente della Republica, e it santo padre si riser-
vano di concertarsi fra loro.
XXI, It present concordato 6 sostituito a tutte
l ..legi orlina.ionu e decreti emnanati finora
lepubblica iili.I sopri rtaterie di religion.

SXXIt. Ambedui le patti contraenti promettono,
C.4lsi.t o essae, quanto i loto successor osserve-
rli),0 eliigiou.inienic tulte le cose, dellequali si
convcnuto per l'una paste e per l'altra nei
.teftiti articoli. ,
It cambio clelle ratifiche sark fatto in Parigi,
deitro la spazio di due mesi.
Fatto in Parig.i il jiine sedici di settembre dell'
I0 4 ille o K.^ii twt.* ,
FERDINANDA MARESCALCHI.
G. 1. Card. CAPRARO legato.

eORPS .-LEGISLATIF.
SDiso reloeanciddans la si/nc du s6 nieost par
S d eteGovensement, charge uac le- co stillers-d dtaj
L"t de la Lozere et D)tuboiu des Vos.tes, de donner
Onmunitcaton du senatus-consulte organtque d4
Sfrimaire.
Citoyens legislateurs,
La mission doat nous sonimes t l.isg~i nous faith,
atCemoment ,;ptouver un sentiment bien doux:


459
X Doctiin ce ac 'I,( liii.'] ,~i. i hili i.i education ,
et administration seuiinariorumi et'i',-: iliumn sub-
jicitur tr auctoriuati epis.goporuli reItpecutioruim
juxta forruas ,i t ,ira10 .' /,
XI. ConservatOria hospitalia fund4tiones cha-
ritati et alia hljuii&ili pia loca qua sancta a
solis ecclesiastics persons req.b'l-.ii regentur
dein~ctps in sinulis dir ctib,, a congregation part
num cro, echc i.i.,li,i.'1, eti sxculaiilim constitutim.
R2s'pu'blicxe pieses 0li .c .1.'tCdacs personas .eccle-
siastics vero eC4 quas iiisma eid-n C1 pia1.-uabit.

'Congreguitionibus p -i:v..lchbit emper episcnpus,
ctAi etioam liberuit er it vsitae ea loca qiiueegitime a
l"icis admninistral untur.
XII. Sanctitas sua concedit. episcopis jus confe-
rendi -parecias, que *quevis ainn.l tunipore erunt
*vacatura ; nque prxevio concurus. p.ntcii s libere
collationis conferent Iis quos ipi.dihniir'-sjudi-
cabunt: in parecias veio juios pmonati-,s ecclesias-
tici instituent eos quos praevi6 pariter concursu ,
tanquam digniores winter approbatus et examina-
toribus, pai i',nusi eccle.icstifi. us prasentabit in par-
raciis vero laici patrtonatus prw sentatos instituent,
durinriodo praeniiaso examine done tfuerint invent.
In omnibus autem'pr.te icis casibus", cpiicoi peIr- .
sonas non seligent nisi guberiiu accepts.


XIII. Episcopus pra:ter ceferas canonicas px:nas,V
poterit in ecclesiastices culpabiles animadveriere
cos etiam claudendo in seminaiiis et in domibus
regulariqm.
XIV. Nemo ex parochis adigi poterit ad admi-
niistrandum sacramentuni matrimonii ui piam qui
obstrictus sit aliquo ex canonicis impediments.
XV. Nulla iuppressio fundat;onum ecclesiastic.-
rum quarunicuniqtiie absque apostplicge sedis auc-
toritatis interveritu fht.
" XVI. Attentis extraordinariis prxteriorum tem-
porum v'cibuser eff ctibus qui eas sunt conse-
quuti, et potissimum attenta utilitati quea ex hac
convention manat in ea quze ad res religionis
pertinent atque ut etiam public tranquitlitati
consulatur, declarat sanctitas sua eos qui borna
eccleiae alienata acquisiverunt, molestiam nullam
habituros neque a se, neque a Romanis pontifici-
bus successoribus suis ; at consequenter proprietas
corumdem bonorum redditts et jura its in-
haerentia immutabilia permes ipsos" eunt, atque ab-
ipsis causam habentes. 1
XVII. District prohibe'tur quidquid, sive verbo,
sive factis, sive scriptis tendit ad bonos'm rnoas
corrumpendos et ad contemptum catholicae reli-
gionis, ejusque ministrorum, '
XVIII. Clerus aqualibet servitio militaii jxemptus
eri. .
XIX. Sanctitas sua agnoscit in Praside Reipu-
blicae italica eadem jura ac privilegia, qus in ma-
jestate impetatoris, uti Duce Mediolani agnos-
cebat.
XX. Quo ad caetera vero rcs ecclesiasticas spec-
tantja quorum nulla express mention in his arti-
culis fact est, manebunt ominia, et administra-
buntur juista vigentem ecclesie disciplinam. Si
quae vero supervenerit difficultas, preses Reipu-
blicas et sanctitas sua secum conlerre sibi reservant.

XXI. Presens copvcntio substituitur omnibus
legibus ordinationibus et dectetis a Republica
italics circa res religionis huc unique latis.

XXII; Utraque coptrahentium pars spondet, se,
tuccessoresque suos, omnia. de quibus in his
articulis uttinque conventum est, sancta esse ser-
vaturos.
Ratificationum tradition flet Parisiis intr; duorum
mensium spatium .
Datum Parisiis die decima sexia seplemb1 is anno
miilleino octingentissimo tertio.


f UItDNANDUS MAIARSCALCMI.
J. B. card. CAPBAKA, idgat.


nous potton, les temoignags dclatans de satisfac.
tion et de conliance qui vous ont eit donnis par
Plorgane constitutionnel de la volonut national.
Apples par le Peuple francais pour voter la loi,
vous pourrez encore porter su G6bvernement qui
vous aura interroges le tibut entier de vos sen-
timens ct de vos lumieres.
Le senatus-consulte organique don't vous en-
tendrez la lecture, hbnore aussi le corps-16gislatif
dans la' personnel du magistrate qui pronIocera la
loi : sa nomination sere plus solenelle ses fonc-


X. L'ttnscivnemri'rni la discipline, I'""di flil-n ef
t'.jldhIu.iii4 i.'n ides smnininaires episcopaux, sont
s., nit a l'.a t.-,i des vdques respectifs, d'api'e
les foni es c anoniques.
XI. Les conservatoires, les ti6pitaux les. fbn-
dations de charity et autres 4tablissemens picux de
m&uie nature gouvernes antiiricrement par Ice
seuls eccclsiastiques seront Ai l'avenir admninisti',s,
dans lchailue diocese, par uwe congregation com-
pocee moitid d'ecclesiastiques et nioiti6 de seculiers.
Le president de la Republique clioisira. les sculiipis,
de ilknei que les e.idsiajtiques qui lui serouit pro-
poses par l'ev&que.
Les congregations seront toujours pr6siddes par
l'eveque qui aura egalement la libert- de visitor
les lieux qui sont sous I'administration legitiime
des laics.
Art. XII. Sa.saintotd accord, aux dvques le
droit de conferer les'cures qui viendront a vaquer .
a uelquelqu ue de l'annee que ce soit. Daus
les parisses a collation libre, ils nommeront ,
apres avoir ouvert un concourse les sujets qu'ils
jugeront les plus dignes. I)ans les paroisses a pa-
tronage ecclesiastique, le concours -prealablenicrit
6tabli, ils 'drnneront l'institution a celui que le
patron ecclsiastique presentera comme le plus'
digne entire les sujets approuves par les examiua-
teurs. Enfin dans les paroisses a patronage lac ,
I'eveque donnera 1'instiution au sujet piesente ,
pourvu qu'il ait f&t trouvedign6 a Iexamen; wmaIs,
dans tous les cas les eveques ne pourront choisir
que des stje'ts agrees par le Gouvernernent.
XIII. .L' veque, outre les autres peines canor
niquen, ppurra punir les ecclesiastiquea coupa-
bles, et miem les condamner a la rcltion davts,
les seminaires et dans les maisons religieuses.
XIV. Aucan cur ne. pourra tre fQIce a admi-
nistrer le sacrenment de manage a quiconque se
trouvera lid par quelqu'empfchement canonique.
XV. Aucune suppression de foundation eccle-
siastique queloonque ne pourra se fire sans fin-
tervention du saint-siege apostolique.
XVL Eu egards aux revolutiois extraordinaires qui
ont eu lieu et aux eveneniens qui en ont 6t6 la
suite, et sur-tout en consideration de la grande
utility qui result pour la religion du present con-
cordat. Enfin, pour assurer la tranquillity publiqu ,
sa saintct declare que ceux qui ont acquis des
biens eccdsiastiques alinties, ne seront inquietis
ni par elle, ni par les pontifes ses successeurs;
en consequence, la' propriety. desdits biens, les
rentes et droits y annexes resteront invariablement.
au pouv6ir des acquereurs et leurs ayant-cause.


,XVII, t'out geste parole ou' &crit qui pourrait
tendre a corromnpre les bonnes moeurs, ou avilir
la religion- catholique ou ses ministres, est stricte-
neat prohibe.
- XVIII. Les ecclksiastiques seront exempts de tout
service militaire.
XIX. Sa saintet6 reconnait dans le president de
la Republique italienne les niemes droits et privi-
leges qu'elle reconnaissait dans sar majest6 impiiale,
comnme duc de Milan.
XX. Quant aux autres objets ecclisiastiques qui
ne sont pas expressement mentionn6s dans les piC-
sens articles, les choses resteront et seront reglees
d'apres la discipline actuelle de FEglise. Quant aux
difficultis qui pourraient survenir le president de
la Republique et le saint-pere s'en reservent la con-
naissance de concert entr'eux.
XXL Le present concordat est substitute toutes
les lois, ordonnances et decrets emanes jusqu'ici
de la Rdpublique italienue, sur les matieres de
religion.
XXII. Chacune des deux patties contractantes
s'egage pour elle et ses successeurs, a observer
religieusement tout ce done il a &td convenu de
part et d autre.
L'Uchange des ratifications sera fait a Paris danrts
t'espace de deux mois le b6 de septembre da
'a i8o03.

FERDINAND -MARiESCALCHI.
J. B. CAPRARA, igat.
tions plus durables, sa dignibW plus imposante;
et ii le PREMIER CONSUL doit avoir quclqu'intluance
dans le choix d'un president que des relations
plus suivies rapprocheront davantage du Gouver-
stwmeat, ce choix, toujours tair dans un petit
hombre de candidates n'en iera pas moins 'og-
vrage du corps-lkgislatif qui les aura presents.
Enihn vos sessions s'ouvriont A l'avenir par
e PREMIER CONSUL lni-mnme avec la pompe et
'eclat convenables a une branch distiuguee de
a representation d'un grand ycup!c.
C est sous ces heureux auspices que vois allex


_ s_- -- IC~-C- "


I













rentrer dans la carrier elle offre encore un vaste
damp a votre aelt. L'itifatigtble activity du gfnie
qui gouverne a sonde en mifme teams tous les maux
de la Rcpublique ; les racines en Araient antiques
aigis et des poisons ihabilement pr6pards par des
mains enneumies en avaicent encore augment la

Sans doute les plaies les plus dangereuses sont
eicatnises; mais tant de maux des maux-si invi-
teles ne se guertssent pas A-la-fois et dans un court
space ; il en est don't le remede ne se rencontre
que dans le regime soutenu d'une legislation douce
et sage; et si I'honneur de la presenter est reserve
au Gouvernement le corps-legislatif s'associe a sa
gloire par I'adoption qu'il salt fair de tout cc
qui peut 6tre bon et utile.
Vous avez deja dans le cours- de la derniere
session, pos let fondemens d'un Code sur les
ptincipes Aternels d'une .justice immuable; vous
couronnerez ce grand edifice ; c'est un monument
que vous aurez dlev a la sfireti, a la liberty,
a la proprible bienfaits sans lesquels it ne peut y
avoir pour les citoyens ni paix ni bonheur.
Les nations jugeront vote ouvrage ; il n'appar-
/tient tqu'au terns de marquer aux ligislateurs la
place qui leur est due: mais ce que nous pou-
vons Tr6voir et garanfir, c'est le sentiment de sur-
prise ct d'admiration don't nos neveux ne pourront
jamais se defendre. quand its verront, du choc de
toutes les passions, de i'agitation des esprits dans
tous les sens, de la confusion d'une administration
s_ ans regle du. sein d'une corruption totale,
du cahos eufin de 1'anarchic s'ilever un Gou-
vernement qui, dis sa naissance, aura reuni toute
la vigueur de la jeunesse a toute la prudence de la
maturity; qui. deployant au meme degri activiiA et
sagesse, a inspire en mcmetems confiancea tous les
0gouvernemensjustes et moderes, effroi aux gouverne-
mens ambitieux et parjures ; qui sans cesse occupy
de preparatifs militairesdontildutmime crer tous
les clemens reparant cependant chaque jour et
dans chaque branch de I'administration des
inaux sans nombre- et des desordres incalcula-
bles fonde encore, au mime instant le
bonheur des generations futures en assurant
i'etat et la fortune des citoyens par un Code civil;
leur sfiret6 leur liberty, par un Code criminal et
de police ; leur aisance et leur prosperity par un
Code de commerce; les progress de agriculture
par un Code rural; et enfin la destruction du
monstre le plus devorant par un Code, de pro-
cedure.
Voila, voili, lea traits qui distingueront dans
la posterity et notre stecle et I'homme qui lui
donnera son nom, par ce que dja il luri a imt-
prime son eclat.
SVoila citoyens legislateurs, les travaux 'auxquels
vous avez merit d'etre associs et je le repete
en finissant, it est doux pour nous de vous presenter,
au moment o~d vous vous Alancez dans la car-
riere, le nouveau sinatus-consulte organique mIo-
nument de satisfaction pour ce que vous avez deja
fait et presage assure de cc que vous ferez daus
la suite.


BEAU X-A R T S.
AU REDACTEU R.
Vous avez dejA rendu compete monsieur, de
l'imprcssion qu't produite la nouvelle salle des sAan-
ces du tribuiat, due au cit. Beaumont. Deux artistes
statuaires ont concouru, par leirs belle's produc-
tions 1'embellissement de cette salle. Pcrrpettez-
mnoi d'essayer de donner A vos lecteurs une ide de
ces deux statues don't vous avez park.
C;cron est represented au moment of il dicouvre
,la conjuration dtie Catilina. De la main gauche il
tient la listed des conspirateurs, de la droite les
lettres des conjures remises par Crassus. Son atti-
tude exprinme J'tonnement et la noble fermete que
dIploya ce grand-hromme dans cette p6rilleuse et
grande circonstanci. Ses regards, fixes sur cette
liste odieuse y remarquent avec indignation le
nomt des persona es les plus illustres et lea plus
puissans de Roume. Le danger est imminent, les
mnomens present. la moindale hesitation lamoin-
dre faiblesse, et Ro me ne sera bient6t plus qu'un
mnonceau de fuines et de cendres; mais la serenit:
Ides traits du consul la resolution courageuse qu'ils
annoncent, assures que la republique sera sauvee.
On ne peut qu'applaudir aux taleIs de l'auteur.
II a su donner A cel te figure, digne du grand nom


460

du pers6nnage qu'elle reptrsente, tout le caractere
et I'rnergie don't rdie tait susceptible. La toge est
ajustee avec beatcoup de goat. On y retiouve la
puret< de siyle qui distingue les productions du cit.
Lemot, qui Pon dpit le beau bas-relief de la tri-
bune du corpitlgislatif.
D6mosthenes pronounce devant le people d'A-
thenes une de ses eloquentes Philippiques: son
bras droit est level ; il tient son discourse A la
main la chaleur de sa declamation le lui fait
serrer forteinent; sa poitrine est'decouvere ; de
la main gauche ii content son manteau ; le d6-
sordre mcme de l'ajustemnent donne du mouve-
ment A la figure, et de l'interet A Faction. On
desirerait seu'ement plus de fermet. et de decision
dans I'attitude un costume plus grec et dans
les draperies plus ,de style et de finesse; mais les.
nuds sont d'un bon caractere, la tate a de 1'ex-
pression et cette figure fait beaucoup d'honneur
au talent du citoyen Lesueur.
M ... .... .
I ".

-VA C C I N E.
Le comitn de vaccine 4tabli a Anvers ayant
eu connaissance par les journaux d'une lettre
pubi6ee sous le nom du docteur Decarro, de
Vienne, sur la facult, antid- ppstilentielle de la
vaccine, crut qu'il ,&ait de son devoir d'eclaicir
un objet aussi 'important. A cet effect, it s'adressa
A ce docteur pour s'informer de la veracile de ces
int6ressantes nouvelles. M. Decarro ayant repondu
A cette invitation le comit6 s'empresse de com-
muniquer au public la lettre qu'il a rieue ; la
voici:
Aux membres du comity de vaccine a Anvers,
dipartement 4ds Deux-Nethes. .- Vienne, le 12
novembre.
Messieurs, je m'empresse de satisfaire au desir
que. vous mc temoignez par votre lettre, d'avoir
des &claircissemens sur la nouvelle ddcouverte
annoncee par quelques medecins du Levant. .La
lettre public dans le journal de Francfort, et qui
a &t6 copiSe dans une multitude de journaux est
en effet de moi. La Bibliotheque brita.nnique doit
aussi contenir une notice plus ditaillee des faits
sur lesquels repose la croyance qu'On commence a
donner a cette nouvelle propriete du vaccine niais
c'est dans l'ouvrage intituI6 : Histoire de la Vacrina-
tion en Turquie, en Grece et aux Indes orientales ,
in-80. A Vienne, chez Geistingcr, que je viens
de publier, quite vous trouverez tout ce qui m'a et&
communique jusqu'a present a cct egard. J'en ai
remis tin' exemplaire a votre adresse a l'ambassade
de France.'
II y a prs d'un an et demi qu'un ni6decin
francais M. Lafont, itabli A Salonique et qui
s'est beaucoup distingue par le zele avec lequel it
y a pratiqu6 la vaccination me communiqtia
quelques observations qui lui taisaient soupconner
que les vaccines 6taient momis susceptibles de la
peste que les autres ; mais it ne m'en parlait que
comme d'une observation qui m&ritait son atten-
tion sans vouloir 1'etablir come un principe.
Quelque teams apres, un autre inmdecin frari'a-s ,
M. Auban, me mandait de Constantinople, sans
aucuns details, qu'il croyoit que les vaccines ne
prenaient par la peste. Ces deux observations, faites
par deux mndecins qui ne se connaissaient point,
et qui n'avaient pas eu entr'eux la moindre commu-
nication me parurent meriter une mention dans
un ouvrage destined A rendre compete de Ia vaccina-*
tion, dans le pays oil se trouvaient ces medecins. Je
citai done leurs lettres sans y ajouter de riflexions,
et je les encourageai fortement i donner touted leur
attention sur un objet aussi important. Les choses en
talentt li, et mon ouvrage pret a sortir de la press ,
lorsqueje requs une lettre de M. Auban qui m'an-
noncait,, en date du 25 juillet qu'il croyait pou-
voir me dire, presqu'avec certitude, ce qu'il n'avait
consider que come probabis, que la vaccine est
un preservatif de la peste. Voici les preuves de son
assertion :
lo. Sur pr6s de 6000 vaccines, aucun n'a pris la
peste quoiqu'ils aient ete r pandus dans toute la
ville et les fauxbourgs de Constantinople ;
ao. Des etfans vaccines ont suci impuniment le
lait des nourrices pestifrees;
3o. Le dqcteur Valli, italien, venu en Turquie
pour &udier la peste, mais sans etre instruit des
odiivelles observations, a et6 tellement convaincu
d &t6 vaccine dix mois auparavant it n'a point hesit6
a s'enfermer dans un laareth o0 il a eu commu-


nication avee les pestif6res de diverse m:niiei t
imrpuna ment;
4. Echapp6e a ce premier danger il s'est ex-
pose a celui de s'inoculer un melange de pus va-
riolique et pestilentiel la t ain ,J..I .,arisel
ressentir d efdet.
50o. Le docteur Auban ayant entendu dire ,que
les vaches de deux villages un a une lieue
l'autre A deux de Constantinople avaient use
eruption v6siculaire aux pis il s'y est rendu avec
plusieurs personnel atltachees A I'.unub.'is.ide de'
France ; on a v6rifi, que l'&ruption de ces vachesi
6t\it le vrai cowpox, et I'ona vu une plistule vaccine
sur le doigt d'une femmr e qui I'avait contracted en
trayant : d'aprts les interrogations taites A divers
habitans de ces-villages il result que l'on n'y a
jamais vu ni li peste ni la petite-verole lots mnnme
qu'elles ont fait les plus aflieux ravtges dans les
lieux voisins etqtie si uu habitant de ces villages
contract aillenis une de ces maladies et la rap-
porte chez lui it ne la coiiiiuniquijCe uanais aux'
autres.
M. Auban ajoute que l'opinion publiclue est si
favorable A cette propriety de la vaccine, que
plusieurs personnel, sur-tout parmi les Arminiens
s Tlont vacciner pour se preserver de la peste. II
mtandait aussi que let ditcteur Valli se disposait a
r tpetcr ses experiences avec diw virus pestilentiel
non melange; it me priait de donner a cette
decouverce toute 14 publicity possible, et je I'aij
faith.
M. Auban a ajout6 a sa lettre les proces-ver.
baux des recherches faites dans les deux villages.
lls sonit tres-curieux, et je les ai consigns dans
mon ouvrage.
Je me suis born absolument au role d'histo-'
rien ; je n'ai rien prononc< sur in sujet, de cette
importance qui me parait demander ehcore bien,
des observations et des recherches pour avoir la
consistance necessaire. Je n'ai pas mnime hasardi
des r6tlexions medical quoiqu'elles se presen-
tent en foule; imais les fits qu'on m'a commu-
niques sans &tre conclusifs sont trop remar-
quables pour ne lea pas faire connaitre. Depuis ce
tems-lA je n'ai aucune nouvelle de Constanti-
nople.
Pour verifier l'assertion des medecins du Levant,
j'ai multiplied mes correspondances dans ce pays-lita,
j'ai meme suggere aux protomediens de Hongrie, la
nececsit6 de laite faite dks recherches analogues dans,
les provinces limitrophes de la iTrquie, ca la peste
tegne quelquefois. Je pIends publiquenIent l'enga-
gement de commrunsquer'au public le rcsultat de
mues recherches, q'i'il wil favorable ou ddtavorable
A la dicouverte announce ; mais je ne saurais asstz
le mettre en garde sur les nouvelles qui ne serontpas
marquees an coin de l'aulienticite la plus irrecp-
sable ..
Je desire beaucoup, messieus que votis Jd)iinit
de la publicity en France au details quej'ai Ihon-
neur de vous, envoyer. L'objet est trop important,
pour qu'on soit A cet 6gard dans l'incertitude.
Agr6ez, messieurs, l'assurance de mon respect et
de mon divouement.
J. DE CARROT. D. M.

C OUR S.
Aujourd'hui 25 niv6se huit heures du soir,
cinquieme s6ance du course de d clamation, par
Larive ; h6tel Choiseul rue Neuve Grange-
Batelliere no 3.
On continue de souscrire mdme rue, no 5,
mason de M. Baudouin.

LIV RES DIVER S.
L'ARITHMfTIwquE des premieres ecoles ettdes ecoles
secondaires approuvee par le citoyen Chaptal,
ministre de I'interieur, contenant un grand nnmbre
d'applications au commerce, aux impositions et aux
measures de stperficie et de solidity et ternmin6e
par une instruction famniliere sur le mode de peser-
et de calculer avec les nouveaux poids; par Guil-
lard professeur de mathniatiques. i volume in'i.8.
Prix, 3 et 4 fr. franc de port.
A Paris, chez Marie Gattey, veuve Devaux,
libraire, rue de Mklte, n 38, .

8SPECTA CLES.
Theatre de I'Opera Buffa. Auj. della Griselda
drame en 2 actes..
Thleatre Louvois. Auj. la Wer repr. de Marton et
Frontin ou Assaut de valets; les deux Meres,
et la petite Ville.
Thietre du Vaudeville. Auj. l'Avare et son arm;
Fanchon la viellcuse.


L'::honIuement set ait aParit, rue des Poicvins, au* it. Le pria est dc 25 francs pour troiA mois, 5e francs pour six moist at xoo francs pour rannde entice. On ne s'abonnc qu'ati
umitiicucement de chatquc taois.
It tai adieser'lcIs lettres 'argert, et les effects, franc de port, au citoyen Agasse, propriditair de ccjournal, rue des Poivtyins nO T8. Tou let ejts, sani exceptions, dIoivnt ~frn
son ;i d4,t. 11 utn comprendre dlaus ltc ncvoisle port dcs pays on 'on ce pent affranclir. Les tIttr&s des d4partmeni, nou affianchice, nescrout point tetirtes de la poStW.
I1 ant avoir oin pour plus de sircte dce charger cells qui renferment des oalerrs.
'J out cc qti concv ie la redaction deit sue address au redacteur rue des Poitevins no i0 depuis neuf lcartss du matin jusqu'a iraqhcuresda s oir.


A Paris, de 'imprigaeric de H. Asgase, propri: i" e d IeSaitm f rAc d -'Poitvinss, no 3.


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: ; *., Mardi !'.6 nivo:e an ia de 'a R publique ( i' jfinvier t8o0.)


Sari e101 tfli .Ise. t '

ACTES DU GOUVERNEMENT. .,:

EXroSE oi l.AA sirv4IO.N t LA EUB IQUE.,'
Du, '. nvose an i' di' la Ripubitque.'


L I Wpublique a ctl foiere do changer d'attfi-
udem, maits ell n'a point chilngo de situation
ellecdns'e rAe't ooudrs, dans lei entiment de sa
voice, le ga' de s1a prosperity. Tout lait canlme
dan l ivntieeur de la France, lorsqu'au comment.
cement de fannee dernicrej n'Ois entretenions
encore I'pepdrance d n'unei aix durable. Tout est
it calrne depui qu'u, "puisance jalouse a
Allhmrn ls torches, d Ia g uerre ; mais sous celte
detniCr epoque, 1 'union des iiWrertS et des sen-
Slimens s'et mnntrce plus pleine et'plus enwiere;,
I'esprir publist'est.developp6 avec plus d 'nergie.
pani let nouveau% de'partencns que It PREMIER
CONSUL a parcouruS, it a entendu, cOimme "dans
le anciens, les accens d'une.,adignation vraiment
fanaise; i, re gouvernrnient ennemi de no,tre ,ptsperit, iMjeux,
encore que dans les elans d p a jpie pub)ique ct,
d'urc a fection personnelle leur attachment a.
la patie,,,leurc: dvuemenrt a sa destine. ,
Danonusrlesdparemenns ,.les'ministres du du1he
ont usi de'l'inglinine doe a religion piur consacret
(e, nouVemrnt sporntand ide caprits. Ds& dep ot
d'rmes quc. ,dl scbellea fugitiUnavajeni conl ees
.1 hi:tere;,pouF Ios,repr ndre < 4ns Gq yenir que,
ket tforgeak un ,~co.upale, prdyoyanrce ont qte
' iMv!s au prgpiecr signal du danger .et livres aux
migianats pour enaramp,r nos .d~ignseuis.
Le gouveineient britannique tenteia -dejeter,
el .peui-etre il ak deja jeli su. nos c6t:s, quel-
qane-una dc cI monstres qu'il a nourii pendant
1I paiY, 0..u dchire JI. s)l qui les a vus naitire ;
mais its ny retrduveroat plus ces lbandes implies
qui furnt lesipattumens do leurs premiers crqiies j
i tetrar ites a dijsotites ou la justjcp en a PVw
nos contrees: ils ii'y etrouvesont ni cette cre-
dliic don't ils abuscreut, ni ces haines don't ils
ailgicerent les poignards. 'L'exp~ricncc a eclair&6
ous lea expaisI; la sagesse des lois et de 'admi-
itlraiion a adconcific tol ls cocus.,
Environnid par-tout de la force publique, par-
tout itteints par les tribunatix ces fionaeics affreux
li poutront ddsormais ni fire des rebelles, ni
Ocunmmencer imptiniment leur metier de brigands
tt assi ins. "
Tout-A-r'heure une miserable tentative a dti fate
dans Ia Vendee ; la conscription en. tait le pr&-
ttte mais citoyens pr6tres, soldats, tout s'est
(banlk pour, la defensecommune ; ceux qui,
dain d'autrei terms, furent des maoteurs de trou-
bles, ont vents offrir leurs bras a 'autorit6 pu-
blique, et, dans leurs personnel et dans leurs
families, des gages de leiur foi et de leur d6-
louement. ,.
Enhn, ce qui caract&rise sur tout la security des
CtoyeOn, Ie retour des affections sociales, la bien-
fsance se deploie tous les jours davantage; de
tus ctison, offre des dons I'infortune, ct des
fOndations a des ,tablissemens utiles.
I Lgverrc n'st, point interrompu les pensees de
l Px; et le Gouvernement a poursuivi avec
costance tout ce qua tend A mettre la conisti-`
ttion dans les moeurs et dans Ic temperament des
otn -, tout cc qui doit attacher a sa durie tons
"umtties et totites les esperances. ...
Ainsi, le snat a &t place A la hauteur, o0 son
rasirnurion I'appelait. Une dotation tell que la coas-
uon l'avant detminge I'entoure d'uuc gUan-.
ur imnposante.
..oslegislattln'apparaitra plus qu'environn ic
lamajeetc que c Tl&uicnt ses fo6ctions, onP ne le
clt. he'a plus vainement hourss de ses6ances. Un
r^ident annuel scia Ic: centre de sea mouvemens,
.af"g de se pensecs et de sea vceux dans sea
,ntiolns avec le gouvernemenct Ce corps aura enfin
., bdignit1 qui nc pouvait exiser avec des forces
'il e. Ic dieminei.
ta c tnlhge leclotrauix se sont tenus par-tout
ves cc talme, avec cette sagesse qui garantissentL
la ei1,rux choix. I
i La h lOWd'honnehr existe dans 16 parties sup&
flrnet de o organisation et dans une parties des
.1 MA qua doivent la composer. Ces el6mlens
fottrei gaux, attendent d'un dernier choix leurs
tonb et eurs laces. Cortbicnde traits hono-
4C I*a ub1laque aura dane cadinsi! qtti de
la Rcpublique aura a-ns (Cald insinotir ,


plout'encourager pour r&ompenser les service, et Le drohtde barrier a product en 1'an t quinze
les vew:'! I millions; dix de plus out dd consacres dans la
t AW cnneil d'taf ., uri'iutre institution prepare m me ann6e a lentretien et au perfectionneineut
aux choix du gouverernmcnt, des homrnies pour des routes.
totntes les branches st irieilre' de 'addninisrration; Les routes anciennes ont 6t6 entretenues et rdpa-
deb'auIliteurs s'y formnent dansaarelier des reglemnens rees ;- des routes ont it6 lies a d'autres routes
et des lois; il s'y pienererit des' principes et des par des constructipns.nouvelles. DWs cete ann6e,
,iiiaxinies de tordire-public. Tpnjours edvt'ifirjri6s de les voilures franchissent le Simplon et le Mont-
,temoins'et de juges, s6uveritso6ls let vietlx-'u gou- Cnis.
velnement *'souvent dans dekmissions inlorLidtes On ditablit, au point de Tours, trois arches
.ils :arriveronr aux fonctionspublques avec li matu- croules. .
ite de l'exp&rience, et avec lagtrantie qe donnent De nouveaux points sont en construction A
un caractere, tine conduit etr des connaissances Corbeil a Roanne, At146mours, sur 'Isere sur
eprouvis. le Roubion, sur la Durance, sur le Rhin.
Des lvces, des coles .aecondaiies :'dlevent de Avignon et Villeneuve communiqueront par un
tous clts 't ne s'el,'vent pas encore assez rapide- pont entrepris par une association particuliere.
rentt au gre de I'mpanience de< ciloyens. Das regld- Trois ponts- avaient et commences A Paris,
mens commnms, une. discipline commune;, un avec des fods que des citoyens, avaient fournis :
m6me systinie d'instrution, y vnt lforerr des deux ont etE ach0qes er parties avec les tonds
generations qui soutiendront la gloire de la France publics ; et les droits cjuis'y percoivent assurent,
dpar des ;alen,, et ses institutions par des principes et dans n nombre deterinind d'anndes 'intert et Il
desvertus. :. -" reuboursement des'avances.
Un prytande unique, le prtyande de Saint cyr, Un .trseme de a ances
Srecoit, s Ienfans des citoyens qui. ontmorrspour la id roidieme, le plus iateressant de tous (celui
patrie:dja education y repire enhouasme ardn des Plantes,) es en construction et
militair e u. .' sera biento termin6. 11 degagera linterieur de
mihtaire. Paris d'une cirolation embarrassante se liera avec
A Fontaineblea.'l'&colesp&ciale miliaire compete ,une place stupetbe, depuis long-terns decretee,
plusieurs centaines desoldats qu'on plote ia disci- qu'embelliront ds plantatIobs et les eautx de la
,pline, qu'on endurcit a la fatigue, qui acquiere,iviere d Ourcqt, tsur laquell abotiront en
avec les habitudes du nimier, les connaissanccs de line droite la rue Saini-Antoie et culle de
d'art: : son faubour.
L'&cole de Cptopieqte offre aspect d'tine vaste ''
rImaufacture oucirq cemts jcrnes gesA"passeit de pont seul former l'objet d une d6pense que
lt'dtie dans les aeliers',-des'itLieril'a'erude. Aprs contivrirnt rapidement les droits qui y seront
:quelques moji, ils.ei'ecutfne:, avec la pv&ision d' perus. La place et tous ses accessories ne conte-
Intelligence, des ouviages quon n'en audrait ront a emplacements et les mines sur
obtenus apms .des annes ri'un vulgaire appientis- lquells eHedot sever.
.sage.; tbientit le commerce e I'industrie jouiiont Les,travau ,du canal de Saint-Quentin s'operent
de leur travail etdes-soinsdu Gout enement; sura square pojq. alaoits. Deja une galetie souter-
SLe, gie l'artillerie n'ont plus qu'urne mine raine est peicee dans une etendue de mile metres;
ecolc etiune isspituion commune. deux et-uscn, sonz terminees, huit autres s'avan-
La madecine est par-tout sounuie atu nouveau cent, d'autres softent des foundations ; et cette vast
regime que la loi lui a ,prescitt. )ans uni rfeorme enterprise. t lliaa dans quelques annees une na-
sataire, on a trquv les nasyns'de, simpliliet-la viga on coriplIle.
dipense et d'ajioitey 4 ,'iinstruction. Les tihaux d'Arles ,d'Aigues Mortes de la
L'excercice de lapharmacie a t muis soi la gards Sao6e iet de.(Vronne; celti qui unira leRhlne at
'des lumiereset de a pr'ii. hi-celui,.qui..,- pial'-, e Blavet, 1 doit porter 1a
Un r6glenent a placeenttre le inie et i'ouvrier, navigation, au- entire dcel'aticicne Bretagne ,' sont
"des juges qua ternmnent leurn different avec la c6re- tous comnmetahc6s, Qi ltus scant achev.,s dans uai
rile qu'exigent leurs inier 4t e leus besoms, et teams proportiinde aux, travaux uu'ils exigent.
aussi avec iimpariialit' ie comn.inde la justice. Le canal qui doitjoindre l'Escaut la Meuse et
LeCode civil s achee ; er d.r. celte session, le Rhin, n'est d.ja plus dane la scule pelsee du
ourront &e' soumis aux dilibtei.iions du corps Gouvernement: des re:connaiisances ouet i6t faites
kgislatif'les derwtieis piojets de lois qui en comn- str le terrein ; des fonds soot d.ji prevais pour
pleient 1 ensemble. ex6cuton d'une.entreprise quti nous ouvrira P'Alle-
i Le Code judiciaire, appele par tous les veu, mage et rendia a notre commerce et a notre
stibit en c moment les discutions qut le 4ondui"..t industries, des parties de notre propre teriroire qua
a sa matulit&. leur situation livrat a 'aindustrie et au comnmece
Le Code criminal advance; et du Code de corn- des tranets.
merce, les parries que paraissent reclairer e pls La i de .nce A la Vilaine uira
imprikuteruent les irconstances, sont en etat de La junction de ]a Rance a la Vltaine u.-ra la
recovoir le scrau de ila loi dans la session pro- Manche a l'Ocean, porter la prosperte et la
l n. : civilisation dans des contrees o6u l.iui-.lt 1 agrin-
Dc nouve.ux chefs-deuvre sont venus embellir culture et ics arts, ou les uceurs arestes sont
nos musees; et tandis que reste de l'Europe encore etraogeres A nos ,nceiurs. Ds cett ann 'e
envie 'nos richesses 1 os jeunes artistes voni des s6mmes considerable ont et6 allectees a cette
encore au sein de litalies; echauffer leur genie operation.
A la vue do ses grands monumens ct respirer len- Le desshecement des marais de Rochefo t sou-
thousiasme qui.es a.enfantes. vent tent6 souvent abandonnu6, s'exute avec
Dais Ic d6partementa de.Marengo, sous, les murs cOlrtance, Un million sera destine cette annee a
te cette Alexandrie qui sera un des plus puissans porter la !'salubrte dans ce port qui devor.it nos
boulevarts de la France, s'est form he premier sans et ses habitans. La culture et Iks homthes
cimp de nos vterans: lI, ils conserveront le sou- s'6tendront sur des terreins voues depuis long-temns
venir.de 'leurs, exploits, et l'orgueil de leurs vic- aux maladies et a a 1 populationo.
tones; its inspireront A leurs nouveaux conci- Au sein du Cotentin, un dessechement non
toyns l'amour et Il respect d cette patrie qu'ils moins important, don't le project est fait, don't
ont agrandie, et qui les a recompenses; its lais- la depense largement calculecseta ncsasairement
seront dans leurs enfans, des hiriticrs de leur cou- rembours6e par le rcsultat de operation trans-
rage, et do nouveaux d6fenseurs de cette patrie former en riches paturages d'autres inmaais d'une
don't its recucilleront les bicnfaiti. .- vaste ctendue qui ne sont aujourd'hui qu'u tloyer
Dans hancien.territoire de la ItRpublique, dans de contagion toujours renaissant.
la Belgique, d'antiques fortifications qui n'etaient Les tfonds necessaires cette entreprise* sont
plus que d'inutiles monrumens des malheurs de portes dans le budget de Fian la. En miWne tenm
nos ptres ou des accroissemens progicasifs de la un poun sur la Vire liera le department de la
France, seront demolies. Les terneins qui avaient Manche au departcnleut du Calvados supprimera
eti sacrifiss a leur defense seront rendus a la un passage toujours dangereux et souvent ftueste ,
rulture et au commerce ; et, avec les fonds que et abregera de quelquesn mynametres la route qui
produitont ces demolitions et ces terreins, seront conduit de Paris A Cherbourg.
construice de nOuvelles forteresses sur nos nou- Sr n aue po 'du dpaartcement de ]a Man-
velles fiontiercs.che un canal est preet qui potra le sable
Sous un milleursysteme d'adjudication la taxc ie la mer et la fncodirjte une contee stril ,
tdentictien des routes a pris de nouveau accrois- e er conductons iile, e a t a-
aemenm des fermiers d'une annie etaient ansc ie de bnnera au cisitisntions i et a ulua-
emulation ; des ferniers de portions trop morcelees rine des bois rie a A e
ttai,:n sans fortune et sans garantie.r myriametres du rivage.
Ut) adjudications trienntles, des adjudications Sur to'us le c.,i tu sur routes les cotes de la
de plusieurs barriers A-la-ois ont appeal des Belgiqu les digues mines par le temns, atta-
concurient plu nuabroui, plus ide s ptu ps s par la mer, se reparent, s'etendent et so
hardi,. I for~~fnt,


I'-Ljc~-


i


~L~


IU----LIII~---CI


-AZETTENATIALEo E IMONITEUR UNIVERSE.


ar dn p t. p 8.' le Actes du uuvermeent ot des Autotiti, constntues, comeius dins I M o i u lnt 'ffs'lr.
I.. ..













La jetke -et l ebaiiin d'Ostende font gatantis
4les progrts de la digradationa; un o6nt-ouvnira
une communication important a la vile, et I'agri-
ulture s'enrichira- d'un terrein prcieux, recon-
quis su la mer.
Anvers a vu arreter tout-i-coup un port nhili-
ait'e un arsenal et des vaisseauA de guerre sur le
* chanter. Deux millions assigns sur la ventO des
domaines nationaux, iitus. danis les dkpartemcns
de l'Escaut et des Deux-N&thes, sont consactis a
la restauration et a 4'agrandissemeiu db sbmnancien
port. Sur la foi de ce gage,, eI commerce fait dles
avances les travaux sort commences,. et, dans
lanxnee prochaine, ils seront conduits a leur per-
t ction. .... ... .
A Boulogne, au Havre sur route cette c6te
que nos ceniemis appellent desormnais urtt tost da'
Ji r, de grand ouvrages S'exicutent Ou s'achevent.
La digue de Cherbour% long-terns abandonnee,
long-tents l'objet de l'incertitude et du doute
woit enfin du sein des caux ; et dejh elle est Ain
icacil pour nos ennemis, et une piotecLion pour
ino navigateurs. ATabri de cette digue au fond
dune rade immense un port se reuse oi r, dans
quelques annees, la Republique aura ses arsenaux
et des Ilottes.
A la Rochelle, Cette a Marseille, a Nice, on
repare avec des fonds assures les ravages de l'in-
souciance et du terns. C'est sur-tout dans nos villes
maritimes, o0\ la stagnation du commerce a mi -
tiplii les malheurs et les beqoins que la pre-
vovance du Gouvernement s'est attache a creer
des icssources dans des travaux utiles ou ne-
cessaires.
La navigation interieure perissait par i'oabli
des principles et des regles; ell est desormais sou-
mise A un regime tutelaire et conservateur. Un
droit est consa'cr i son entretien, aux travaux
qu'ele exige aux ameliorations que 1'inteirt pu-
blic appelle : place sous la surveillance des pre-
lett, elle a encore dans les chambres de commerce,
des gardens utiles, des temoins et des censeurs de
la comptabilite des'fonds qu'elle produit; enfin des
honimes Eclairds qui discutent les projects forwies
pour la conserve ou p6ur 1'etendr,.
Le droit de peche dans les rivieres navigables,
est redevenu ce qu'il dut toujours tre une pro-
priit6 publique. II est confie i la garden dbe 'ad-
ritinistration forestiere ; et des adjudications"trien-
nales lii donnent dans des fermiCes, des con-
,servateurs encore plus actifs parce qu'ils sont plus
int&resses.
L'ann6e& derniere a eit une ann6e prosper pour
nos finances ; les rigies ount heureusement trompe
les calculs qui ed avaient d'avance diterminE let
products. Les contributions directs ont cte perques
avcc plus d'aisancc. LOs op&tations qui ldoivent
etablix les rapports de la contribution fonciere,
de department i department, marchent avec
rapidity. La repartition deviendra invariable; on
anc verra plus cette lutte d'intrets different qui
corrompait la justice publique et cette rivalite
jalouse qui menaSait l'industrie et la prosp;rite
de tous les departemens. ,,
Des prefets ds conseils generaux,. ont demanded
que la menie operation s'etendit a toutes les com-
munes de leur dEpartement pour determiner
entire elles les bases d'une repartition proportion-
nelle. Un arr&te du Gouvernement a autoris6 ce
travail gEneral, devenu plus simple, plus .cono-
rnique par 1 succ6s du travail partial. Ainsi, dans
quelques anhics, toutes les communes de la R6-
publique auront chacune dans une carte parti-
culiere, le plan de kur territoire, les divisions,
les rapports des properties qui le composent; et
le6 conseils generaux et les conseils d'arrondisse-
ment, trouveront dans la reunion de tous cos
plans, les 1i mens d'une repartition just dans ses
cases et perpetuelle dans ses proportions.
La came d'amortissement remplit avec cons-
fance, avcc fidelitd, sa destination. Deij proprie-
taire dune parties de la dette publique chaque
jour elle accroih un trisor qui garantit a I'Etat
une prompted liberation : une comptabilitE severe,
une lidelitW inviolable ont mnrite aux adminis-
trateurs la confiance du Gouvernement, et leur
assurent I'int&ret des citoyens.
La refonte des monnaies s'execute sans mou-
vement, sans secouse : elle etait un fliau quand
les principles taienti miconnus; elle est devenue
Operation la plus simple depuis que la foi pu-
blique et les regles du bon sens en ont fixed les
conditions.
Au tresor, le credit public- s'est soutenu au
milieu des secousses de la guerre et des rumeuts
intdressecs.
Le tresur public fournissait aux depenses deo
colonies, soit par des envois directs de fouds
poit par des operations sur le continent de l'Ame
rique. Les administrateurs pouvaient, si les fond
itaient insufthsans, s'en procurer par des traites su
le tresor public, mais avec des foirmes prescrites e
dans ue mnesure determine.
Touut- coup une masse de traits ( quarante
deux millions) a ete creee a Saint-Donuingue., san
|'aveu du GouvernetMent, sans proportion avec le
besoms actuls, sans proportion avoc lef besoin
A vnir.


5



,
S
r
t


s
*s
Is


462

gEis hijruniits ans caTacteg lese it colporties a la rol d'Anglternre, est n entree nos mains, le gage
I lavane, laJeiaiqueo,aix Etats-Unis cles y out de lt justice qutil cra force de nous rendre.
et6 par-tout exposes suar les laces ia de honteuit Chaque jour le depotisim britannique ajoute
iub.ii, livir, i des hlioes qua i'avatent verse ni A ses usurpations ur leis mers. I)ans la derniere
a1gent ut iii nJiaaidi, ou qt n de.vaient en four- guetre, il' avait dpoulant6 le neutre en s'arrno-
nir la vafeur que quand le pavement en aurait et gaunt, par une- pr&ention- inique -t. rivoltante
effectud aut trsor public. D-e a, un avilissement le droit de diclarer des cdtes entiurs tn at dl p
stUidaleuix en An&rique tt jaigiotage plus scan-, Iecui. Dans cette guerre, it vient d'augAdnter'son
d.ditu cn'fturope. code monstrueux du prtendu droit de bloquer des
-'itait pour le Gouvrnemement un devoir tigou- ritieres, des fliuves.
reux d'4reter le cours de cetteimprudent; motesu. Si le rol d'Angletepe a jurk' de coitinterIt
de saiver la nation les pennies u on clle .iaji. me- eic jusqu'& ce qu'il ait- rdult a France i.ce'
nace, de r.chcter sur-tout son credit par us traits dkshonorap~ pque sousclivirent autrelois lI
,~usto .sevenrt e. ; .. malheur et la fiiblesse, la gueira seia longue. La
Unageint du trtsor public at en voy a Sain i rance a copsenti dans Armicus de condition
DoiiI,,gu ib charge dev.irfi*fr cs journaux et a modertes; iella i'en rtconnait.a jamais de nioiq
caiss me, s popycr-geni nr;. 4 consite. co bin p livorables ; ell no reconnaita sur-tout ianai
traifts, avaient eti crees, par uelle autorit- et a, i lc .ouveitement britanniqu le 'droit de'
sou3 queile Iprme ; combien avaient eti ncgocices ie remphr doe se. eggeins que ce qui con-
et a qudles condwons; si pou r des versemnens iecls, vint au calcu liprdgrcsits de son ambition lt
at saps versemens cffecticl, si pour eicindre unc dette wroit d'exigt ecncre d'ailtr.es ganties apr ,'
leoitime si pour des marches simulis. ga"rti dc "a foi dnoe. E.! siA Ptrait" d.Aicn
Ooze millions de trances, qutn'ctaientpas encore n'est point execut .o om eron pour uhn tritc
.en circulation ,ont (ti annulds. Des renseignemens nouveau une fo, plus saints ,eq dcs sermons plus
ont ctk obtinus sutrlesautreas.f sacris ? .
LUs traits don't la valour intEgralO a t&d reTue, La Loui"ane ..sH disonnqais associ e i ',ind .
ont ,ti acquitties.avec les minutes du ,our de pendance des EtatsUpisA.d'AmnriJue. Npus con-
'bchance au jour du paieiens.celels quiont itd sieon l desaiii, que lorsouvenir dune com-
livrees sans valeur effective sontarguies de fanwt, uc origin aittachera toujours a .os int6rts
puisque les lettIres de change portentPour argent t ue des relation favorables de commerce uniro l
verse., quoiqu le proces-verbal :de paiement cons+ long-terns t notre prosprit. ..
tate qu'i n'a rien eci verse ; t elles seront soutmises Ls Etats-Unis d ent a Frace lun
a un severe examen. Aitsi. le Gquvernement satis- LesEtats-Unisdoivenvala France leurindlpa-
era utice qui it au cr ci gm dance ils nous devront desoruais leur aflcanmsst.
et ,ccle qu'il doit i Ia nation don't il est charge in llur gra ^ e
'de difendre les droits. L'Espagne rrste neiutre. I ,
La paix. tait dans le vatuR comnie dans, 'in- L'Helvitie est radsis sur ',ss fotidemeni, et sa
teretdu Gouvernement. .11avaitr,voulue au milieu constitution n'a subi que les changeriiens quc la
des chances encore incctaines, de la guerrip; il iarche du tens et des opinions lhi aconimandei.
I'avait volge, au milieu 4cs.,vuitoires. C'est, la 4a retraite dd'nos troupes atteste la s6curitJ inte-
prospeiite de la Republique qui l avail desonmas r4cure et la fin de"toistes sis divisions. Les anciennes
attach! touted .sa .gloire. Au-dedans -il revillalt capitulations oht kte ienouveles;- et la Franc;ea
l'indcst.rie, i& encourageait lei yt~; il. entrCprenait retrouvi ses premiers et set plus fidelis alits.
ou des travaux tiles, du des A fiummens dCe lgWn Le calnir egni dae i tali e; division de
deur national. Nos vaisseauK etatept disperses suer .~Iarme d la R' publiquic italienne tiverse en cc
routes les mers, ct tianquilcs si la fi ,dos traits. moment ia France pour allr 'camperavec les nOtres
Uls n'itaient employee qu'i tendre nos colonies sur les c6tes de 1'Octan. Ces bitaillons y trouve.
i Is France t iau bonhlur; aucun armementdants ront par-tout des vesiigkis de la patience, de It
nos ports, rien de menacant sur-nos froiticres. 'bravoure et des grandes action de Idurs ancties.
Et c'est li le moment que thoisit I'e gouvern- L'Empire ottoman, travaillE par des intrigues
ment britannique. pour aarmer I sa nation pout sputerraines, aura, dans l'intut&r de la France,
couvnir la Manche de vaisseaux, pour insulted lappui que d'antiques liaisons, un trait recent
motre commerce par des visites injurieuses; not; e ;sa position gkograpihique lui donnent droit
c6tes et nos ports-, lea c6te et les pots de nb' de rdclamer.
allies, par la presence de frcei menaates. La tran uillitr rendue a Continent par le trait
Si, au 17 vent6se de 'n -i1, it existait aucun ,dt Lunevillc est assuiae pas lesa deniers atues do
armament imposant' dans les ports de FrmniL.c t la t$iec de Ratisbonne. L'interetclairddes gandes
de Hoflande s'ils'y executaiF ua scul mouvemcrn puissances, la fidlite'duGouvernement a culiver
auquel Ia difianc. li plus oinbrageuse pfit donner ayec ellea lea relations de bienveillance et d'amitii,
une interpretation sinist e, nous sommes l agrs- lajustice 'energie de la nation, les forc
seurs; le message du roi d'AnglIetcire et sn9 atii- 14 Rpubliqu enrpdi6d6dint.
tude hostile ont etc commandos par une irgitame p.irier ( prevoyance, et le people anglais a, du croire que Par le preierm conuil.
nous meinacions son indipendance, sareligion, sa Ltesecditare-dtdal, segni,"H. B. MAIErT.
c nst nitution I '


Mais si les assertions du message eraient fausses,
si elles tilent dementics par la conscience de
l'Europe, come par la conscience du gou'erne-
ment britannique, ce gouvCrnement a tronipe sa
nation; il 'a trompee pour Ia prcipiter sansdi-
liberation dans une guecre don't les terrible effects
comniencerit a se laire sentir en Angleterre et
don't les resultats peuvept etre si decisils pouir ies
destinies futures du peuple an'glais.
Toutefois l'agresseur doit ecul repoqdre des eala-
mitEs qui present sur I'humapit.. .
Malte, le motif de cette guerre, itait au pou-
voir des Anglais ; c'eat &6e a la France d'arnter
pour en assurer l'indipendance et c'est la France
qui .attend en silence la justice de lAngleterre,
et c'est I'Angletere qui commence la guerre et qui
la commence sans la dEclarer.
Dans la dispersion de nos vaisseaux dans la
sccuriti do notre commerce nos pertes devaient
etre immenscs. Nous, les avions. prcvues, ct house
ls cussions supporters sans decouragement to sans
faiblesse : heureusement elles ont 6t6 au-dessous
do notre attente. Nos vaisseaux de guerre sont
rentris dans les port do l'Euirope,; tn seul, quai
depuis long- terms etait condaimna d n'etre plus
qu un .vaisseau de transport, est tomb6 au pdu-_
voir de I'ennemai.
De deux cents millions que les croiseurs anglais
poilvaient ravir Ai notre commoiece, plus des deui
tiers ont e& sauves i nos corsaires ont veng& nos
perits pat des prises importantes, ot lea venge-
ront par de plus importauteb encore.
Tabago Sainte-Licie, taijent sans defense., et,
n'ont pu que so tndre aux premieres forces qui
s'y sont presenties; mis hnos grants colonies nous
resent, at les attaques que les ennemis ont hasar-
d(es contt'elles out et& vaines.
L'Hanovre est en notre pouvoir. Vingt-cinq mille
hoimmes des mneilleures troupes mnnemnies ont pose
les armes et sontu estes prisonniers de guerre.
Notre cavalerie s'est'r emonte aux dipens de la
av ihlrie cnnClie; Ct uane possession cCher au


CO R:P S.- L EG ISLAT FF.
'Prsidence de Fontandf.

St AN E Du t5 NIV.OSE.
Aprbs I'adoption du procds-verbal, oi inQro-
dilit les' conseillers'd'itat Begouen Dauchy et
S&inte-Suzanne, .orateurs.du Gouvrrptnment,a chr-
gis de presenter au lcorps-lkgislatif I'exposi d la
situation de Ila Ripubliquc.,
Lie citoyen, Dauchy porte la parole et done lc-
ture de cct expos'e..
S(Voyz ACTES *Du GOUVERNEMENT.)
Cette lecture achevie., lee president .rjpond ea
ces terms aux orateurs. du Gouvernement:
"Citoyens conseillers-d'etat, lecorps-legislatiffn'A
jamais vi que leg int&rts'de la patric et cux %d
Gouvernemeni, qui no peuvent pl's diffiere au-
jourd'hui : il a constamiment chechI dans la con,
titutionw ses devoirs plutot quo ses privileges; i
'est occupide la nation et non de lui-mcAmf, ..t
il a ,di Be roie assez 'grand totc les fois' qu't
itair utile'' il promet de no point chadgcr. La re-
connaissancc te peut rien ajouter a sOt zele,,
et de tous les avantages 'que peot lut don.lr I,
nouvelle organisation" l'e preaer a ie yeux
de manifester avec plus d'edla et drautorttt (le
principles qui furent toujours les tilcn.
,, Le tableau que voys avez.,track de: not
situation int6ieure, est aussi ranurant lquefiddte.
Le Gouverinemeht ne trdmpc pointed IP I'Cplt
franais, Ses dIputcs quious.cout'tel, rasic l
bids ici de tous le. departemens recennaRse
chacuu des bien(aits don't vos nowo avrz pYrEWsI
l'ciscth'le. lit ont vu ce quc vous avez pe, '
et toutesles voix de la France sOIevnt Ion LICq1C
sorte de cette enceite pour repdre tnui4ig1-C
la fidclit de ves disc(uls.












,, iCens conirillers-d' tt, le c6rps-l.gilatif,
m ;s, de. 1 r.iclc S' d9 t V dui s"
u .t, onshie uogtsiqueS did 8 Irimaire demier
SIt ilet lu e n '(Conl geinral pour examiner
IipLAC 1 ,ed',imeC-isge qe yvou lui avez souiis
Sprendre ul e aIliberiation cdige de lui et dp
,pememeniltqui vous envoi.,I" '
On demande 'impression de l'expos6 don't il
j*i t d i e dojnne coeniuunication a.u corps-lgi6-
il1, er de Ia r~pone du president.'
'imrpiession est ordonnee..
on introduit les conseillers*d'etat Treilhard,
Detlerron et Gaily.
e iiirdent. Les orateurs du Gouvemement ont

Treilhard. Citoyens legislateut s, le moment est
eFIu de reCptemIre ld&ifice e e notre 1kgislation
.)iit ,:,'us avez si heurcusement posi les bases dan
le cois de voire 'dieriee session, et nous vous,
ortf"nS I le I. titresdu li.e livre d GCode civil
1,. l distintlio des itiuns.
Apses v'oir, par des lois sages,- assure etat de,
t,is Ies Franiats, di convent de s'occuper de leurs
pi ,feites. ,
C'est pootr acquerir avec security c'est pour
jofit' eh .ii<. que Ihonine sac'ilie iune portion
de son independence quand it se reunite en
socet .. .
I)tns onr etat ou. tout strait common a tous,
pe tonibetre'serait asisre de rieni, et celui que
la-force'mettrait aujoard'hui et6 possession pour-
i ct domain fire depossede par la force.
Ce nest done pas assez d'avoir consider li'homme
sous tous ses rapports d'avoir place sous la sauve-
garde des, lois, son etat, l'itat de son epouse,
celui de ses enfans; d'avoir garanti une protection
it.iciale, aux mineuts, aux absent, a tous ceux
elin qJui, par la l.aiblesse de leur Age on de leur
r.tson, ou pour toute autre cause, ne peuvent
iteousser les attaques qui leur sent livrees; il faut
a us aisurer le librec exercise de nos faculties il
fbut nous conseiver Ie fruit de nos travaux et de
noie indusiric it faut enfin garantir la prolpritd :
li proprieid base (oui\lainentale et run des plus
Psains ni.oliles de Ila society. Qui poutrait en
e1fft aspiicr a la qualite d'epoux desire celle de
pete, si en prolongeant notre existence au-delA du
tlepas, nous ne transmettions pas avec ele, Jes
douceurs qui l'ont embellie oun du moins con-
solfe? ? ,
S11 ct donc necessaire, apres s'tre octupe des
Sljerioniues dc s'occuper des biens; c'est l'objet -u
| buid et du troiiienie livre du Code.
Uans le deuxienic live on consider les biens
suiLsleurs ditdrenfes moditi actions; dans le troiiemni
tile Ie cpnsidere sous le tappoit des diffrentec
nunisetes, par lesquelles on peut les acquerir ec
li tlainieitre.
Dl)ja. dins !e course de la derniere session, vou!
aMz blanctionne deuxi litres de ce dernier livre
dtiuld {e successions et celui des donations : leur im-
pottance a fait intetvertir pour eux l'ordre du tra
vail, et devancer I'instant o6 its devaient vous etr'
prisemnts ; nous gallons reprendre la premiere scri<
'de titris, et vous vdus occuperez du second livre
(tB-a dlre des biens considres sous leurs different!
luraodifications.
Ce livre renferme quatre ti trek':
lt la distinction des biens ;
De la propriaei;
hD euufruit et de I'habitation ;
Des servitudes ou serviceifonciers;
Voila, en effet, les seules modifications don't le
ptOprictes-soient suscep,ibles dans notrne organisa
tim polihique et social ; il ne peut exister sur le
biens aucune autre espece de droits : ou I'on a un,
pr'utri'i 6 plcine et eintiere', qui renferme &galemen
tt le droit dejouir, et Ia droit de disposer; ou l'oa
"n'aqu'uu simple droit de jouissance sans pouvoi
dsposer du fonds, ou enfin on n'a que des service
fanciers a pretendre sur la propriet6 d'un tiers
services qui ne peuvent etre etablis que pour l'usagi
ttlutilit6 d'un hiritage ; services qui n'entrainen
a iucin,ssuj6tissernentite la personnel; services enfil
qui n'ont.rien de comrmiun avec les dependance
foodales, bhis&espour toujours.
Nous ne vous pr6senterons aujourd'hui que 1
premier litre, celui de la distinction des biens : it nt
renfermne que trois chapittes : des, i~smetbles, de
mtubles, des biens dans leurs rappoyrts avec ceuxrqu
les ossedent. .
es litres sont prcdd&s d'un article unique, qu
iitingue tous lea biens en meubles on imnmeubles
distinction sotis laquelle se rangent evidernmmen
teutes.les especes de biens; il est impossible d'er
coacevoir.qui ne doivent pas kre compris dan
'une de ces deux classes.
U 11itt un-temsoiles immeubles formnaient la por
tion la plus pr&.ieutfedu patrimoine des citoyens, e
e eletms, ptet i.trc n'est pas celni o les Imeurs or
,tt le momn saines. Mais depuis que les communi
(.ij.nsJ dvenues plus faciles, plus active, plu
tendues, ont rapipoth6 entr'eux les bommes d
toutes les nations; depuis que le commerce, e
xndant, pour ainsi dire, Jes productions de toe
Pays, cnmmauncs tous les pe.uples a doun& d


463

i puissan resserts A Pindustrie, et a tri- de nouz
lles jouissances, c'est-i-dire de nouveaux be-
solns;, et peut-ftre des vices nouveaty : :la fortune
mobiliaire des citoyenA s'est consideLblemcnt
accrue, et cette revolution n'a pu nre iagu&Ie,c
ni aux mceurs, ni a lt gislation.
SOnri'a pas d ;iiimachei amunt d'impottancre a utle
portion de terre, .umrelois patiimoirie uniquedes
cityvens, et qui aujourd'hui ne toyime peit-.tre
pas la m oitie de'leur Iortune. Ainsi ont disparu les
affectations des.biens aux lamnilles sous ia desig-
nation de peopies pinpres ancient, retrait ligna-
ger;'et les transactions entire [es citoyeas commne
eis lois sur les 'successiois .. se trouvent bien
Mioins compliqUes.
II serait deplaci d'exmniiner ici ct qte la socikte
peut avoir.perdu, ce qu'elle peut avoii gagne dans
ces clangeneus : le lgildateur adipte ses lois a
1Ftat actuel des pcuples pour qui elles sontfaites.
Non que je pitende qu'il doive obeir aveugl-
rsient aux directions boni)qs b't miauvaises de iea-
prit et des icur; publique.; mais il e prepare
la reforme quand elk eat. revenue necessaire,
par des voles enies at detouinees, par des aeg l6
means sages qui'isaint inriensiblement redres-
sent sans briser, et corrigent sans revolver.
Je reviens an ier chapilte du titre dela diblinction
des biens; celui dfs inmts#btes '
II est des objets immeubles i par letwe nature
come les fonds de terre, let b&timens: on ne peiut
pas se meprendre sur leur quality ; elle estsensible:
on ne peut pas davantage mncconnahre- la quality
d'immeub'e dans les usines qui font panie d'an bati-
reicnt dans les tuyaux qui y conduisent des eaux,
et darts d'autres objets dela m~ntne espede qui
s'identifient avec limnmeubie et :ne font qu'un
spul tout avec lui.
11 n'est pas moirls vident que les recoltes quand
elles sont encore pendantt, part lea racines, les
coupes de'bois qui ne.sont'pas encore abattues ,
r'ayant pas cessi de faire parties du tfonds, sont
ec restent immeubles jusqu'au mni6ent d i-elles
en seront separes. '
Mais it est quelques objets qui,- au premier
apperqu, peuvent laisser des doutes sur leur quality.
R'egardera-t-orn 'cAr. effet comme iminetble un
pressoir par exemple don't toutes. les- pieces
peuvent ktre separces et enlev&s sans degrader
e fonds, mais qui y a 3 6t plice come nkessaire
al'exploitation ? I :
Mettra-t-on aussi dans la classes des immeublest-
un droit de passage sur uo heritage voisin l'usu,
huit d'une terre une action en ievendication d'un
immeuble ?
Vous concevez que le legislateicur ne se prop6se
Spas de donner des decisions pirticulieies sur ch'aque
espece douteuse qui pett s~ presenter ; sot9 devoir
cat de tracer des regles large cit gnerales qui
retfermenet des priricipes da solution pour toutes
lds questions; c'est ce que 'on a du taire et c'est
aussi cc que l'on a fait.
Pour determiner si un objet doit et e, on non,
considiri comnmeimmeuble, il faut 'rechercher sa
destination, il faut examiner quelle est la chose
e sur laquelle il s'exerce ; voila deux principles fT-
conds en consequences, et qui doivcni resoudre
Stous lea doutes.
Ainsi toute action tendant A revendiquer un
iuitmeuble sera considered comme immeuble par
1'bbjet auquel elle s'applique : pourrait-on refuser
la quality d'immeuble- aune action qui represent
l'immeuble et qui en tient la place ?
L'usuliuit d'un immeuble les services fonciers
sur un immeuble seront 6galement iimmeubles
s par le m&nec motif; car ils s'appliquent sur des
I- immeubles.
S La regle puis6e dans la destination du pere de
e famille, n'est pas moits just moins nccessai're
t ni moins facile A appliques qe laprecedente.
n Tout cA qu'un propriktaire place dans son do-
r maine ,.pour sonservice et son exploitation, prend
s la quality d'inintieuble par destination ; les'choses
ainsi places deviennent en effet une partie du
Sfonds puisqu'ou ne pourrait les enlever sans le
it det&iorer et le .degrader esentiellenrient, et sans
n rendie son exploitation im[p.iiible ; la regle etablie
s sur la destination do propiietairte, est donc fondec
el sur la justice, et sur l'interkt evidefit de la
e socidt. "
e Cejte regle embrasse dians son esprit tous lea
s objets qu'un propritairemattache au 'fondsa4 per-
i petuelle demeure, damn l'ntention de l'amnliorer
out de l'embellir.
Ai Ce principe n'est pas nouveau, inais il s'elevait
: de numbrcuses ,dificultis sur son application : lei
it tribunaux retentissaieut de denlels sur les ques-
n, tions de savoir si des tableaux des glaces des
s stilues avaient tt places, ou non, a perpetuelle
derneure ; parce que les lois n' eablissaient pas de
Srqege precise pour juger cette question de fait. Nous
,t pr.pioiis. de prevenir a cet egard toute difficult
t 'il.ias la fuite, e hxant les signes caracteristiqes
, d'une intention de placer des meubles a perpe&
s tulile denmcure. Ainsi se trouvera tarie une source
e aboindante de proves entire le, citoyens, et c'est
n un grnid bien pour la ',:n': ..
is Le chapitre second du prijek de loi trait des
e meiublcs.-


Vne Cthise est itettbi pair i nature, qtsand lid
est transportable d'un lieu a uu autret oit qu'dIle
le meuve par elle-mamec commie ls animau toi.
qu'elle ne putsse changer de place ,que pr 'ttffet
i'effet d'une force 6crangerc comiIe les chose
inanimees.
Cette. definition s'eniend assez d'ellemcmet eto
ha pasibesoin d'Etre expliquie.
II serait sans doute inutile d'observer ici queles
chases ,nobiliaires qui n'obn acquis la qualite6 d'ini-
meubles que pat ldur d itination ,"eprenenient leu
quality de meubles lorsqlie cette deCiination est'
-changde : ainsi tne glace ou uni tableau eti
levcs de leur parquet par '1 pete de l.tmille
avec I'intention de ne pa, les y replaced, tede-
vienient meobles; ls n'i ateni imieuble, ,ue par
desii'natibn ils tssent d'tr e inmmeubles par une
destination coniraire.
Mais s" l est difliiile qu'i s leeldes ditescuhe
sericuses sur la question .de savo. ,i .une chose,
estmeuble par sa iiatule, il eitect ciis et nienie
Ipretdent d'en prevoir str crtapiis objets d.ont I9
quality nest pas aussi sensible come par teu 3,
ple des uoliationii des actions ou iterrs daps
lfs companies de finajice de copiamerce oui d'in-
dustride, t enfin des renltes,
' Quant auxobligations;vous pr&voyeZ bient qu on
( place ceiles qi, ont powurobjet des soumcs ex\i-
gibles out des effects mobiliers dcns lin classeL.dc
pmeubles 'par le mhme motif qui. faitireputer im-
miteubles les actions tendant A tevendiquet uw iam-
,rmeuble.
Les actions' ou int&~i &aris les companies de
finance de commerce ou industries sbnt aussi-
ranges dans la ma me classes ,.parce que Aes ben.-,
ficesqu'elles, procurent'sont mobiliers, et la a<4gle 1
est just mme lorsque les compagniesde ,cornU
merce, de finance ou d'industrie out du.'acqtiurit
quelques immetibles pour l'exploitation de l'entre-
priso, Gette entrepriseest toujours le principal objet
de. .l1'association don't Fimmoeuble n'est que Facces-
spire et la quality d'une chose ne peut itre
dbterminue que par la consid&ratiori'de son objet
principal.. ,
Observons cependant que les actions on interis
dans les companies de commerce, d'industrie,
on de finance, e sont scputis meubles qu'a l'4gard
de chaque assoei- seulement et tant qite dure la
society, car les immeubles appartenant a fen-
treptise, sont toujours immeubles sans contredit,
3s 1l'gard des crcanciers de ces companies et
ils sont encore immeubles A L'egard des associes,
loisque 14 society& iant rompue il s'agit d'en regler
et d'en paitager les bendices Ou les pertes.
Nous avons aussi plac6 les rentes dans la classes
*des ,meubles..
GCetait autrifois UTe question tres-controverse ,
de savoir si les rentes fonstituees, eiien metubh i
ou imrnmeubles ; la coutume, de Paris les reputait
immeubles, d'autres coutumes les r6putaient meu-
bles;. dans cette divers cd lusages., la nature de
la rente etait r6gl(Ie par le domicile du-creancier
Aiqui clie iait due. La rente etant un droit person-
nel, no pouvait en effect etre rigie que par la loi
qui regissait la personnel : il .resultait; de-la que,
dansun teams 06 les heiitiers des meubles n'6taient
pas toujours heritiers des imnmeubles, un homrne
qui ne possedait que des rentes pouvait sans
dceiatturer sa fortune ddranger A son gr l'ordre
des successions, en rendant sa proptiete mobi-
ligsire ou immobiliaire suivant qu'il lui convey'
nait de fixer son domicile sous l'empire de tell
ou telle coutume.
Cette bizarerie a dui disparaitre, ct tauImoment
o0 nous crions une legislation fonde' str la nature
mrme .des chose, nous n'avous pas df ranger
dans la classes desimmeubles des 6dbjets urementrt
personnel qui n'ont en eux-memnes rien d'im-
mobilicr, et qui peuvent exister, sans nlvme leur
supposed .une hypotheque sur des immeubles.
Que les rentes constitutes aient 6te consid&res
comme immeubles, lorsqu'il 6tait defendu de sti-
puler l'intiret de I'argent, lorsqu'on ne pouvait
constituer-une rente sans feindre o que'celui
qtfi en fournissait le capital' alienait a perpetuite;
? que celui qui constituait la rented se d6saisis-
ait d'un heritage c en investissait son creancier,
q9i en percevant ensuite les arrerages de cette
i" nte, n'4eait cense recevoir quo les fruits de l'im-
trieuble don't soi debiieur s'etait fictivement des-
r isi cela pent se concevoir ; mais tant de sub.
ltijit n'est plus de .notre siecle.; il faut partir
Sairjourd'hui de v&Iitis generalement reconnues
l'argent pent produire des interdts trts-legitinmes,
sans qu i soit besoin de recouori a une alienation
fictive du capital et une rente nie prcsentant dans
sdn characters riert d'immobilier ne peuti'tre dd-
caree'-que meauble dans nos lois.
eII s'elevait aussi de grades contestatious sur
l'acception des mots nambles reubles meublans ,
biens smeubles, mobitier, effcts imr.obiliers, quand
ilas taient emplbyo dans les actes ; nous avons cru
ne devoir pas laisser subsister une incertitude qui
tut queliuefois ts-emiibarrasante pour les juges,
et toujours tuineuse pour las plaidetis: nous avons
en consequence hsc Ie sens precis de touted ces ex-
pfcsi5ions.


rFp









Nous avons atssi fait disparapire les doqtes tur
qii-ques aJutes po 'tls qui-uous t itaieeit signals pat
le,i ombreux ptorcs don't ils liurent l'obj'et.11seraitt
superflu de vous e r entretenir dana ce rtfoinent et
d'entrer dans le details 'la lecture de la loi vous le,
fera suffisamment tonKnatre, ainsi que la sagesse des
motils qui Font provoquee.
}e passe au traidemne et dernier cbapitre celui
des biens dans leurs rapports ovec ceux qui les posse-
dent. .
Les lots toniaii ~ distinguwaient, dans les biens,
ceux qui son cornmiinsa top les hioninis come
Sair comin la'ni din uln people ne peut en-
valnir la dominjiRon sans se declarer le plus odicux
et le plis isnse des tihans ;les choses publi'ques,
comme les chemiis, ,lcst ports les rivages de la
mer et'autres objets de cette nature ; lesicboses qui
i'a[ppaten.iaetit it personnel res nulius : telles
etaientu cells consacrees au service divin : \es cboses
qui appartenaient aux communautes d'habitans,
coimmie les th~ttres et auires etablissen'ins de cette
espcce, et enfin les chosess dites res si gulorum,
c'est-A-dire celles qui se trouvaitnt dans le com-
merce, parcequ'elles aietn sbuceptibles de p'o-
priet priv&e. ,
Les biens c6mpris dans cette derniere classes sont
les seuls don't le Code civil doive s'occuper ; les
autres soot du resort. ou d'un Code de droit pu-
blic, ou, de lois admjnistratives et Pon n'a dfi en
fire mention que pouriannoncer qu'ils &aient sou-i
mis a des lois particulieres. .
Les biens .usceptibles de proprikt6 prive penu-
ventitrec dans la possession de la nation oun des
communes.
Deja- vous avez erfige en loi dans le course de
votre derriere session la maxime que les biens,
qui n'ont pas de maitre, appartennent a la nation ;
consequence necessaire de 'abolition du droit du
,premier occupant, droit inadmissible dans une
society prganis6e. .
En vous proposanti aujourd'hui de declare que
les biens vacans ei sans maitres et les biens des
persofines qui ne hlaissent pas d'heritiers appar-
tiennent aussi h la nation nous ne vous presen-
toins pas nne disposition nouvelle ; c'est une suite
naturele de ce que vous avez deji sanctionnd.
Ces biehs, 4uoique susceptibles de propriite
privie sont administers et ali6nes par des regles
et dans des' forces qui heur sont propres pen-
dant qu'ils se trouveiht hours de la propridtd des
particuliers.
Ce qu'il imnportait sur-tout d'itablir solennelle-
ment dans le Code c'est que les partictliers ont
la libre disposition des biens qui leur appartien-
nent; voilh la principal disposition du chap. Il;'
voilA la sauvegarde et la garantie de la propriele.
'Cependant cette maxime elle-m&me pourraitt
devenir funeste si l'usage que chaeun peut fire
d'tnc sa proprtiti ait pas surveillk Far la loi.,
Si un particulier s'obstinait i ne pas riparer sa
mason et A mettre en danger par cette manicre
d'user de sa chose, la vie de ceux qui traverseraient
la rue, point de doute qu'itldevrait etre forc6 par
la puissance publique a demolir ou a reparer : il
serait facile de citer d'antres abus de propridt,
qui corapromettraient et la sfirete des citoyens et
quelque fois mnme la tranquillity de la society
eitiere.
II a donc fall en mmse-tems qu'on assurait aux
particuliers la libre disposition de leurs blens,
aijuter A cette maxime' inviolable le principle non
moins sacred que cette disposition 6tait neanmoins
sounise aux modifications 6tablies par les lois, et
c'est par cette precaution sage et prudent que la
suret et la propriety de tous se trouvent efficace-
nient. gar nties : ce nfest pas par des mouvemens
capricieux et arbitraires que a faculty de disposer
de sa chose pourra &re modifiee; c'est par la loi
seule c'esti-dire par la volont6 national don't
vous etes les organes, et votre sagesse est un garant
que cette volonit n'admet de modifications que
pour des motifs d'une haute consideration.
Enfin le dernier article de la loi nous ramene
a ce que nous vous annoucions en cammenant:
on ne peut avoir sur les biens que trois sorts de
droits, on us droit de propriete, ou une simple
joui0sance ou seulement des services fonciers :
Ainsi, notre Code abolit jusquau mnoindre vestige
do ce domaine de superiority, jadis connue sous
les noms de seigneurie fiodale et censuelle.
Les cities de la propriety do l'usufruit, des
servitudes, vous seront bieotbt prbsentis ; notre
mission se borne au titre de la distinction des
biens don't je vais donner lecture.
Le citoyen Treilhard done lecture du project de
lo ; en voici le texte
LIVR.E D EU XIE ME.
Dei biens et des dijfirentes modifications de la
pIo prii ti
T IT IRE PREMIER.


De la distinction des biens.
Art. DX. Tous ls bicus sont meubles
stnubles.


ou im-


464
C A P IrT It.E ? R tZ I tE .
SDes immeubles. .
DXI. Les biens sont immeirbles oun pa'r lear
nature, on par leur destination', ou par lobjet
auquel ils s'appliquent.'
DXIl. Les fonds de' trrer t les batimens sont
imrmeibles paf leur nature.
DXIII. Les 'noulins *;i vent ou a epm, fixes sur
piliers et faisani parties du bitiment', sont aussi
immeubles par leur nature'.
DXIV. Lea recoltes pendantres par les racines et
les fruits des arbres non encore recueillis, sont
pareillement immeuble; "
DEs que les grains sont coups et les huitt
dctaches. quoique non enlekvs, ils sont meubles.
Si une parties seulement de la -rdcolte est cou-
pde, cette parnie scale est riCeuble.
DXV. Les coupes ordinaiies des bois taillis nu
des futaies mises en coupes riglkes, ne deviennent
meubles qd'au 'fur et i measure que les arbres sont
abattus. .
DXVL Les animauxique le proprimaire du fonds
livre au fermier ou an metayer pour la culture,
estimes tit non sont censds immubles tantqu'ils
demeurenr attaches au fonds par I'efet de la
convention '
Ceux ,qu"i donne A cheptel i d'autres qu'au
fermier ou metayer sont meubles.
DXVIL .Les tuyaux servant a la conduite des eaux
dans une mason bu autre heritage ,sont immeubles
et font parties du fonds auquel iIs sont attaches.
DXVIIL Les.objets que le proprietaire d'un fonds
y a places poor le-service et exploitation de ice
fonds sont immeubles par destination. I.
Ainsi sont im.neubles par destination Iqand
ils ont t& places.par le proprietaire pour le service
et exploitation du fonds, .
Les apimaux attaches a la' culture,
Les ustensiles. aratoires.,
Les semences donn.es aux fermiers ou colons
partiaires.,
Les .pigeons,, des colombiers ,
Les lapins des garepnes,
Les tuches. i n iel,
Les poissons des angs ...
Les pressoirs, chaudieres, alambics, puvesC et
tones -
Les ustensiles npcessaires a exploitation des
forges, papeteries et autres usines, -
Les pailles ct en'rass.
Sont aussi im teiibles par destination tous efftts
mobiliers que le pioprietaire a aLadchLi au bfons it
perpetuelle lemeure.
DXiX. Le propritaire est cense avoir artach6i a
'son fonds des effects mobiliersa tperpetuelle de-
meure, quand ils y soot scells, ea plitre ou A
ch;ux et cisment. ou lorsqu'ils no peuvent dire
dutachis sans kre fractuics et dteioir's ou sans
briser ct dlezdrioier la parties du fonds A laquella ils.
som attaches.
Les glaces d'un appartement sont censees mises A
perpetuelle demeure., lorsque le parquet su'r lequel
elles sont attaches fait corps avec la boiserie.
I en est de menme des tableaux et autres orne-
mens. Quant aux statues, elles sont i mmeubles
lorsqu'elles sont places dans une niche pratiquee
expres pour les recevdir ,' encore qu'clles puisse
etre enlevdes sans fracture 0ou deterioration.
DXX. Sont immeubles par l'objet auquel ils
s'appliquent,
L'usufruit des choses immobiliaires.
Les servitudes ou services tfoncieis,
Les actions qui tendent revendiquer un immeuble.
C H AP ITRi II.
Des ineubles."
DXXI. Les biens sont meubles par leur nature,
ou par la determination de la loi.
DXXII. Sont meubles par leur nature les corps
qui peuvent se transporter d'un lieu a un autre ,
soit qu'ils se oineuvent.par eux-memes come les
animaux, soit qu'ils ne puissent changer de place
que par 'effet d'une force &trangere come les
choses inanimges.
DXXIII. Sent meubles par la determination de
la. loi Is obligations et actions qui ont pour objet
des Pomxmes exigibles on des effets mobiliers, les
actions ou ntirets dans.les,compagnies.de finance ,
de commerce ou d'induitirie, encore que des im-
meubles dipendant de ces entreprises appartiennent
auicompagniis. Ces actions ou anlerets sont riputis
meubles a tgard de chaqui associ sculement, tant
que dure la soci&i6.
Sont aussi meubles par la determination de la loi,
les rentes perp6tuelles on viageres, soit sur la Repu-
blique soit sur des particuliers.
DXXIV. Les bateauxi, bacs, navires, moulins
et bains sur bateaux, et generalement toutes usines
non fix6es par des pilliers et ne faisant point parties
delamaison, sont meubles; lasaisiede quelques-uns
de ces objets peut cependant, a cause de leur impor-
tance, &tre soumise it des formes particulieres,
ainsi qu'il sera explique danm le code de procedure
civile,
DXXV. Les maturiaux provenant de la dmrnoli-
tion d'un edifice, eeux asseiblIs pour en construire
un nouveau, sont meubles jusqu'a ce qu'ils soient
employs par l'ouvrictdan uas construction,


DXXMV. Le mqotinub#lts empIpv e "1 .ell .j
dispositions de la loi on de I-nIliI.in sas, aus
Addition pi designation ne compiend pas I' Vs
comnptait, I's plie'rries les dettes actives ,
ivres, les me L.,ilie, les i'stutiilenis des science
des arts et metiers, lchlige' de corps, les chevaui
quipages armes. gr.ins vis foln et -i.
denres ; il ne (.ompiend pas aussi ce qui ,
I'objetid'un commerce. I-
1)XXVi. Lets mots meibles lrieulats ne coi
prennent que .lesi'teubles dcstin s'll I'ui ae et
Iornement des apparto.n-ns counie tanis,.e
lits sicgts, glaces, pendules, tables., puiv et'autres objets de cette nature.
Les tableaux et les statues qui font parties dn neu.i
ble d'it appartewenty sonst aussi cotmpr; mai
non les collections de' tableaux qui peuvent n i
dans, les galleries ou pieces particulieres.
A lI en eat de msme des porcelains; celles seune,
mient qui font parties de la decoration d'un appate,
ment, sont comprises- sous la ,dnominatinion d
rneubles -mewbtans. : '
DXXVII. L'expression bitns meubles ; celle f,
mobilter ou d'effets nobiliers, coiiprenneat ..,&.
ralement tout ce qui est cens6 reabled'aipi; Ika
regles ci-dessus etablies.
. La vente ou le don d'une mason meublei nt
comprend que le4 meubles mdeublans.
DXXIX. La vente ou le don d'une maison avec
tout ce qui a'y trouvt ne ctimprend pakl'ar!nti
comptant, iii les deites active et auties doit ,
don't les titres peuvent etre, deuosis dans la trai.
son ; tous les autres' efetY mobiliers y sont coapmis.
C H A P I T It E II I.
Des biens dans lez,r fipport avec ceux qui les,
fossedent. :
DXXX. Les particuliers ont la libre disposition
des biens qui leur' appartinnenet, sois les modi.
lications 6tablies par les lois.
Les biens qui n'appattiennent pas a des piarti-
culiers sone advninistres et ne peuvent ite alineti
que dans les torines et suivant des'rcgles qui leur
sont paiticulieres. .
DXXXI. Les cheniiris, routes et rues i a k c,.rue.
.de la nation, les Ikuves Ct (ivicres na.igiblice
ouflottables let sivages lais ct relais de a me n,
les pots les havres les rades et elementmt
utotes *les portions du territoire n.TI. n l qui ni
sont 'pas susceptibles dune proptiide pji' )e ons
cr.nsisljies. comnme des depenudances du doi.anirl;
public. ,
Si DXXXII Tous les biens vacans et sani niies,
et ceux des personnel qui decerle !..nit licrii'es,
on ditt les sutcc-es.iois soitt abandbntnecs, aplav-
tiennent Ala nation,
DXXX1II. Les portes, murs, fosstis remparts des
places de guerre et des iorteresses tfont aussi parties
du domain public.
DXXXIV. 11 en est de meme des terreins !des
fortifications et remparts des places qui ne sont plus
places de guerre ; ils appartiennent h la nation, s'ils
n'ont &t6 valablemtent aliene, obu si la propriety
n'en a pas ett prescrite contre elle.
DXX XV. Les bieris communaux sont ceux a la
propritei ou au produit desqueis les habitans d'unq
ou plusieurs communautis out un droit acquis.
DXXXVI. On pent avoir sur les biens ou un
droit de propriee, onu un simple droit de jouis-
sauce ou seulement des services fonciers a pre-
tendrc.
La discussion de ce project est indiquie as
4 pluvifse.
Les orateurs du Gouvernement se retirent, et
le corps 1gislatif se forme de suite en comite
genera.
La seance redevenue phiblique, on continue
1'klection des douze candidates pour la questure.
Le citoyen Lesperut obtient seul la majority ab-
solue des suffrages. 11 est proclaim second can-
didat.
La stance est levie.

COURT 8 D'U CHANGE.
Bourse d'higr.
I V F E T S U 113 L U C S.


Cinq p.. ceot c., jo. de end.ian rsi..
Ordon. pour rescript. de domaines..
Act. de la Banque de France.......


54 fr. 7o c.
9i ft. c.
xo87 fr. 5o c.


SPECTACLES.
Thihetre de VlOpira. Auj. Strtiramis suivi de
Td16maque.- Sanmedi 3o, bal masque.
Thiate de Louvois. Auj. M. Musard le Col a
tiral et 1Epteuve reciproqcue.
Thidtre du Vaudeville. Aujourd'hui 'Intendant,
la Tapisserie de Mathilde ct le Prix.
Thidtre de la Citi. Incessamment I'ouverture, pat
Ia Soci&t du Th6atre Olympique.
A Paris, de Fimprinteriede H. AGAss5, proprie6tAr
dW Mositour', roe dcs Poitevins ,no 3.


77


I























































































I


5


;' 1 7. MLcroedi 7

!N,,TER IEU R.
'!i'11 P a i ; le 2 6 .... n ? V O J C
C OR PS L E G,ISLAT FI
Prisidpnce de Fonlicis.
NCE P)U 26 N!I V OS E.
'* '( h'eilleA.,elat PIorialis, re hi,:r et Pelet 9
(de 1l o ie ), sont iritroduit's dans le sein du
topi Igislat'ly .
Cesota1euts sont charges d1 pr('senter Ile 1 l itre, (
du live l du Colle civil, a)ant pour titre : de la
Ploprette. '
Fortalis. Citoyens leg;,lJteurs, le project .de lo0i
qui vous est so ti1is dhiait la propiete ,et en fixe r
ls c.raTILILIes ."'i1iels 11i determine le pouvoil
Jc I'ltat o, ,e lie stirrls pr'ptneei fdes ctoyens;;
il reglE Ic ridtuie *Ct les liiiites du ,iroit de prIp)rile t
ii.,l,'; en lii mInme, et dans ses rapports ave
Ieqs divieeriespeces de biens.
D.1), cette matieve, plus'que dins aucune autre,
ilimported'ecarter les hypotheses les fausses doc-
.tirits, ei de ne- taisonner que d' pres des faits
dimples, don't ,la v6ritm se trouve consacree par
rexperiennce de tousle es figes. p
L'homme en naissant n'apporte qu.e des
bas; il, eSt clsarge ldu toin de sa conservation ;
it ne s3urtal existed ni vivre sans consommer ; il
,a done un droit rnaturel aux choses necessaires a
.a subsistatoce et a. sou, entretten.' ]
11 exerce cc droit par I'occupation par le tra- ,
v.ailipr rIapplication ij ,,)ij;ible et just de ses '
lells et de ses forces.
A si, le besqin et lPiduirice sont les deux
linopei createurs de la proppte. ,
udelque, eclivaius supposent que les biens de
la terre ont ele orlgmairnement oniiouns Cette
communaute, dans le sens rigoureux qu'on y
amidie, n'a i jatnais exist4 ni pu exiter. Sansd
*lo ui la 'Pioidn.'c olfre si, dnins it 'universa'-
lit.' mnis>,,:u( i'ujlhte e i L.A.,o des indiidu ,
car il n'y a qrie des individus'das' la nature. La
tene est cominiune, disaient les philosophies et les
juriscnnsulres de lantiquite cotnme iest *'un
th~atte public qui attend que chacus viesine y
prtendre sa place pasiculieme. Les bi nis reputes
;cotimuns avatt l'occupation, tne, sont., a parler
tavec miactitude, que des, bins vacans. Apies
Voccupatinn ils dcviennent propres 'h celui oui a
ceux qui les occupent. La necessity constitue unn
vTritable droit : or c'est la necessity mme,. c'Pst-
i-dife la plus imprieuse de toutes les lois qul
nobs tom'nulae l'usat des choses sani ltequelle-
it nous seat irinp-osble de sub,.ister. Mais h' droit,
dlacquerir ces choscs et d'du user, ne seralt-il pas
entiteement nul, sans I'appropriation, qui seule
PlaenUt endre utile en le lianta la certitude de
conserver ce que lon acquiert ?
Mlfions-nous d,:s s)stnies dans.lcsquels on ne
semble faire de la terre la propriete commune
de rtos, que pour se irnnager le pr6texte de ne
respecter ,s droits de personnel ,
Si hous decouvrons le berceau des nations. nousS
demeurons convaincus qu'il y a des proprietaires
depuis qu'il y a des homes. Le savage n'est-ilA
P ai minic des fruits qu'il a cueillis pour sa nour-
liture, de la fourrure ou du feuillage don't ii se
.ouvre pour so premunir coutte les injures, de
lair. de l'amp qu'il porte pour sa dtiense etI
de spacee dans lequel it construit sa modest
chaumiere ? On tiouve dans tous les terns et par-
touit, des traces du droit individual sde propriet.,
'exercice dc ce droit, come celui d0e tous nos
autres droits tamres,, s'est etendu et s'cst per-
fectionni par la raison par l'experience et par:
310s dkcouvertes een tout genre. Mais le principle.
du droit est en nous ; ii n'est point le r6saltat
diune convention humaine ou d'une loi positive }4
it ets dans la constitution mlime de notre etre,
tdang nos differentes relations aveC les objets:
qui nous tuvironnert.
Noss apprenons par I'histoire que d'abord le
dtAoit k proptri ne'cst applique qu'a des chbses
nbi lancs., minesure que la piopulaoI'm .ugrimote,.
on !ent la ne&essit6 d'augmenter les myenus de'
substance. Alors avec l'agriculture et les diffl&
ari on voit naitre la propriop te tonciere et
e.EMivelnfrt toutes Jes especes de propri&tce. te
S"ch"ese qui rnarchent a sa suite,
haeques plhihilophes .paraisseat etonnes, que;
deonmrne puisse devemir proprietaire d'une portion
e s qi n'est pas ota ouvr'age ,ji doit durer
"s qe lui, et qui n'st souinise qu'a des l'yis ijuc
t nin'a point faites. M.li cet etoinlement tine
Lse-talpas, si ps l'on'*i :..i.'c 1o01 1s prodiges de
main d'(:, .. c cest-a-dire, tout ce que industries
l ,.,,'rn, pcut ajouter a l'ouvrage de I a Nature ?
,

u!


IIIZNc ,1a i 2 d" la Ipubeique { i S janvir I 804..)


.Les productions spontane s de nqtre sol n'eussent,
Au siufrin qia des hordes errmntes de sauvages,
uniquelment occupies a toutJitriaire pour fouiii, l
cur consoinmation. et ledllues .1 se devorerentre
eIcs, apres avoir tout datru. Des pquples., simple-I
ment chasseurs ou pasteurs l'eussent janaui pu 4
iornier de grands peuples.,La multiplication, du
en re humatia a sulvi par-lout Ii.? ,i, ngrt' de l'agri-
'iilture et des arts; etr erel mtihliphcation, de la-
:jelle sont sorties tat de nations qui out brillk et
qui bdillhit encoc tur le globe etait entree d.rin
es vastes desseins de hI Providence sti les enlans
dls hornmes.
Ouit, citoyenS lcgislateirs c'eqt par notre indlus-
tri que ious, avb>ei conquis l sol sur lequel nous
existons; c'est par elle que nous avons rendu la terre
plus: habitable plus propre it devenir notre de-
neute. La tiche de P'horncm etait, pour ainsi dire,
d atlievet le grand ouvrjort de la creation.
Or. que deviendraien;t'tagricultur.e et les. arts,
sans la propticte, fianciere. qui nest que le droit de
Fosseder, avec cr..nrtnieii la portion de terrein a
aquelle nous avons apglique nps penibles.travaux
et nos justes esperances
Quand on jette les yeux sur ce qui.se passe dans
le monde, on est fiapp6 de voir que les divers pen-
pies coonus prosperent biien moips en raison de la
ertilit naitcmlle du sol qui Is noulii qu'eniaison
de la sagesse des maximes qtri 1..s I ',.:mver-nen t.
D'imnienses contres, dans rlscquellc I. Nature
semble., d'une main libeiale 1ipandre toussess
brenlaiis sont i:ondairmui t la istifilitd, et portent
l'empreinte de ia, devastation parce quce les pro-
prietts n'y sont point astsuices ; ailleurs, 1'industrie
encourage par la certitude de jouir de is' piopres
conqu&tes, transformed des dN ens en camp;gnes
anites, c-nse des canaux desseihe des marais, et,
couvie d'abondanttS moisbons' des plains qui ne
pnodtJisjientjusjue-ia que la contagion et la miort.
A cte de nous, un people induisrieux, aujour-
d'hui notre allie ,at tait sortir du sein des eaux la
terre suxlaqucdle il s'est 6tabli, et qui est entiere-'
ment louvrage des liomrnes. ,
En un.moat, c'est la proprid'i qui a fond& les
society s humaines ; c'est elle quia vivifie, etendiu,
agrarndi notre propre existence ,,"- 'est par idle-que
l'indu4trie d& Ilhomme-,, cet esprit de mouvementt
et de vie qui anime tout, a etd ported sur les eaux ,
et a. fait clire sous les divers cliiiats tous les
gerries de ich.esse et de puissance. .
C Geux.li connaissent.bien mal le cteur human,
qui regardent la division des patriimoijhes comroe la
source"de1 querellesk des inegalites et des injus-
tices qui ont afflige l'humanite. On fait honneir ai
Thoimms qui eire dans les bois et sans propriets,
.de vivre dcgag6 de toutes les ambitions qui tour-,
mentent nos petites ames. N'imaginons pas pour
cela qu'il soit sage et mod&r6 it nest qu'indolent,'
il a peu de desires pace quil a peu de connais-
sances il ne pr~voit rien, et.c est son insen'sibilide
Armimesur I'aveuir qui le rend plus terrible quand il,
est vivement secoue parl'inmpulsion et la presence du
besoin ; il veum alors obtenir par ia force ce qu'il a'
dedaign6 de se procurer par le travail il devient
injuste et cruel.
SD'ailleurs *c'est une erreur de penser que des
peoples chez qui, les propriktis ne scraient point
diviscs n'auraient aucune occasion de querelle.
GCe peoples ne se disputeraient ils pas la terre vague
et inculte, comme parmi nous les citoyens plaident
pour les hiitages? ne trouveraient ils pas de ftie-
quentes occasions de guene pour leurs chases,
ppur leuts peches pour la nounriture de leurs
bestiaux ?
SL'dat savage est 1'exrfance d'une nation et l'on
.sait que l'entance d'une nation nest pas son alge
d'innocence.
Loin que la division des patrinoines ait pu d6e-
truire la justice et la morale c'est au contraire la
peoprite reconnue et constatee par cette divi-
sion, qui adevelopp6 et affermi les premsiees regles
de la morale et de la'justice. Car, pour rendre
A chacun le ,ien' il faut que chacun puisse avoir
quelque chose. j'ajoute que les hpinmmes portant
leurs regards dans l'avenir, et sachant qu'ils ont
quelque bien a perdre il n'y en a aucurn qui
.t'ait A craindre pour soi la represaille des torts
qu'il pourrait taire a autrui.
Ce n'est pas non plus au droit de propri6te qu'il
faut attribuer l'origine de finigalite parmi les
liommes.
Les honrmes ne naissent cgauxi ni en taille, ni
en force, nPi en indusirie ni en talens. Le hazard
et ltec evnemens niettent encore enlr'eux des dilni-
rences. Ces inegatiits premieres qui sont l'ouvra!e
IMcne ,de la nature, eitrinient nccess nrement cells
que l'on rcnconute cdans la socidie.
On aurait tort de craindre les abuse de la rihesse
et des differences sociales qui'peuvent exister entire


les homes. L'humanitte,la I,. ,',.,'.ce la pi{i ,
toutes les veirtus don't la. semnence as e jelse dIts
le coeur humain supposent ctes differences, etront
pour objet dcadoucir et de compenwer les ine6t-
lits qui ca naissent, et qui torment le tabie&u
de la vie,
De plus, les besoins r6ciproques et la force dugl
hoses, 6tabliss'.nt entire celui qui a peu et celhi
qui a beaucoup ,- entire lhotrime.inidustrieux 'et
celui, qui lest moins entire le magistrate et le simple
particulier, plus de biens que tous les faux sys-
tlnme.One pourraient en *romrpre.
Naspirons Honc pas a -re plus humans que
la nature. ni plus sages que la rictessit.
Aussi vous vous empresserez citoyens l6gisla-
tcars de consacrer par vos suflrages le grafid
principle de lai propriety presentee dans Je project
de loi, cornimele droit de jour et dedisposer ides
thoses de la maniere la flush absolute. Mais come
its hqmmes vivent en soci6ci et sous des lois,
ils ne .sauraient avoir lec droit de contrevenir aux
lois qui regissent la society.'
II est d une ;iaJisIation bier ordoonnre de regler
l'exercice du droit de pmoprie;t', (cimnie olfre',le
l'exercice de tous les autres dyoits. Autre chose
pst 1inudpendance autre chose est la lihcrt-. La
veritable libertd.ne s'acquietrt quo par I1 sacrifice.
de l'indipendance.
Les peuples qui vivent entiree eux cdns I'&:at do
nature sont ind6pendans sans e&re libres'; ils oa-nt
tLuiins forcans oiu l tIes. Lesi cito-yels ont librcs
sans etre .inoependans pace qu'ils sont suumis a
des lois qui tls protegent contre les autres et contre
esix- oemes.
La vraie libert6d onsiste dans une saae compo-
sition des dIroits et es pouvoirs individuals avec
le bien conimun. Quand chacun peut fire ce qui
lui plait il peut faire ce qui nuit A autrui it
petit faire ce qui nuft au plus granmi nombre. La
licence de ihaquie particulier opcrerait iniaillible-
ment e ni.illieuri de tous.
II faut d cln des lois pour ditiger les actions rela-
tives a I L..e ;des biens. commrne il en est Ioir
dirnger cIlIe qu i sont relatives a l usage des tacultes
pe sonnelles.
On doit etre libre avec les lois et jamlias contia
elles. De IA en reconnaissant daris le propii-taii,
le droit dle jouir eit de disposer de sa iroptirtw
de Ia maniere Ia plus absolue nous avols ajoute:
p Iouivi qu'il n'en iasse pas un usage /',uhibe par
les lois ou par Its reglemens.
C'est ici le -noment deltraiter une grande quec,
tinn : quel esr le pouvoir de l'Etal ur tles biens
des panriculiers ?
Au citoyen appartient la propriety et au sou-
verain i Empire (i). Telle es.t la maxime de tous
les pays et de itous Ics ters. C'cst ce qti a fair
dire aux publicistes : que la libre ct tr:nquille
jo'unsance des biens que 1on possede csr le
Sdiroir esse-ntiel dc tout people ,qui n'est point
esclave; que chaque citoyen doit harder sa
:, propriete sans trouble ; que cette proprie.e ne
doit jamais recevoir d atteinte et qu'clle doit
11 eire assuree commnne la- constitution nemie el.'
,, I'Etat (2). P'
L'Empire qui est I.~ partage tdu souverain ,ne
renferme aucune idee 'de dlomaine prc-prmient
dit (3). II consi-te uniquenient dans la puiss.uicc
de gouvertner. I! n'est que le droit de pie.b i e
et d'orclonncr ce qu'il faut pour le bien general.
et de dirioger cn consequence, leschoses ctl es
persooines.li n'atteint les actions libres des citovet.,
qu'autaIt qu'elles doivent etre tournees vers l'rdr
public. II ne done A l'Eiat stui .es. biens des
citoyens que le d6ioit de rtegler 1 nua.;e de ces bic,;s
par des lois civiles le pouvoirdce disposer de
ces biens pour des 9o jets il',.iitlt'.,-publiqute 'iet
la' faculh6 fIe lever des iml A;.ur Sul ts mnio<-s biewi
Cesdiflfrens droitsreunis ..,i ,i- l cc qu'eG,.'.iii. ')i ,
Puiffendorf(5), et autres, appellent le adeuqii itil-
nes du souverain -1os t8dont le viti scs dicve-
loppe par ces' aiteurs, ne suppose 11u-i -dit
de proptriede et rt'est relatif (Jqu' des pirf.gli-
lives inseparables de la puisi-ance publique.
Cependant des juiisconsultes cdikbr-es craignmnt
que, dans une maerei a'sisi delicate, on puittr-yp
aisdment abuser dcs expresi'ons les pl'.us ilnitic5ies,
se soit leaves avec fiuce coitre kIs rmots : dusLnuti
(i) Oinnia rex .imperio josjidr s igli domio. Stuiequ-,
Lit. 7 chap. 4 et 5 de Beneticiis. :v
(a) Blshener hr,'odurtio ll juit thbi, a, p. 5o ; ie ',
de lin Suveainett Liv. 4, cha.lp 10; Lsf tt des Lois, Liv. ,
chap. 2.
(3) I finm ion in iund lirtl :i. f:, n: vi l i.riln p, u
.r.ni uc civtum ; Voltf je.V 0 niU a p-l ).r. 4 1. 103-
(4)lDCe I ai: elt d l(t ni ic ,. 1 6, th.. ,
(. 6 ; Liv. 'a 4 tl).'l, li 7r' Liv. 3 It-. 20.
(5) i, ..'.,' .,la Mnature ct de ,.. i iv. 8, (ll. 5.


GAZETTE NATIONAL ou LE MONITEUR UNIVERSAL.


A dater d, 7 rii,.se an 8, les Actes du Gouvernetent et des Autoritds constiltues, contends dans'ie MIONIrrEUR -t ojfifeh.














iminisit, qu'ils ont :ega id oomme plains d'in-
correction et d'inrexactitud'e. Les discussions les plus
solennelles sur ce point out long-temst ix6 latten-
tion de toutes les univeisites de i'Europe (6). Maiss
it faut convenir que cette dispute se reduisait ai
iue pure question de mots, puisqu'en lisant les
'euvrages qui ont etk respectivement public on
Seappercoit que tous nos controversistes s'accor-
daient sur le fund mrme des choses et que ceux
d'entr'eux qui parlaient des prerogatives du do-
.inamae einnent, les limitaient aux droits que les
autres faisaient driver de empire ou ;de la sou-
0rai LiLi.
En France, et vers le milieu du dernier si&cle,
noqs avons vu paraitre des ecrivains don't les opi-
vions systematiques etaient vraiment capable de
compromettre lesantiques maximes de l odre na-
turel et social. Ces ccrivains substituaient au droit
incontestable qu'a 'Etat ou le souverain do lever des
.subsides, un ptljendu droil de copropriit isur le
tiers du product net-des bins des titoyes.
Les hotmmes qui prEchaient cette doctrine, se
proposaient de remplacer routes les lois fondameln-
tales des nations, par la pr tendue force de t'evi-
(le ncmoi ate presque toujours obscurcie par les
intr&ts et les passions, et toutes les forms con-
nues de gouvernement, par un despotisme ligal (7) ,
qui impliqluerait contradiction jusque dans les
termnes; car le smot desputisme qui announce le
fl6au de l'hurnanitui, devait-il jamais ktre plac6 4
c6te du mot ligal, qui caracterise le regne bien-
;wla! (t, d,( -h ?
Hicuieuseiimeut toutes res erreurs viennent
echouer contre les principles consacres par le droit
nature et public des nations. II est reconnu par
tout. que les raisons qui motivent pour les parti-
cutlers la ndcessite du droit de propriety sont
etrangerest a l'Etat ou au souverain don't la vie po-
litique n'est pas sujette aux mrnmes besoins que la
vie naturelle des individus.
Nous convenons que I'Etat ne pourrait subsister,
s'ill n'avait les nmovens de pourvoir aux frais de son,
gouverrienient. Mais en se procurant ces moyens,
par la levee des subsides le souverain n'exerce
point un droit de prOprit6 ; it n'exerce qu'un
simple pouvoir administration.
C'est encore non romme propriktaire superieur
et universal du territoire, mais comme adminis-
'trateur supreme de f'int&&t public que le souve-
rain filit des lois civiles pour regler l'usage des
proprikts prives. Ces proprietts ne sont )a ma-
tiere des lois que comme objet de protection et
de garanie et non come objet de disposition
arbitraire. Les lois ne sont pas de purs actes de puis-
sance : ce sont des'actes de justice'et de raison.
Quand le legislateur public des rcglemens sur les
propriktrs parliculieres i n'intervient pas come
maitre, mahi; Lniquemrent conm e arbitre come
regulateur, pour le maintien du bon ordre et de
la paix
Lors de 1'6trange revolution qui fat operee par
ftkablissemnent du regirne todal toutes les idees
sur le droit de propriety lfurent dtnatures, et toutes
les veritabies uiaximes furent obscurcies; chaque
printe, dans ses Etats, voulut s'arroger des droits
utiles sur es terres des paliculiers et s'attribuer Ie'
domaine absolu de toutes les choses publiques.
C'est dans ce terns que l'on vit naitre